Rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa Babeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeet !
Voilà ça c'est fait. :p
Je disais donc. Hier soir je me suis bougé jusqu'au Dôme (distant de 7 mn à pied du boulot hein !) pour vérifier si tout le bien que l'on m'avait dit des français de Dionysos était fondé. Sachant que je ne connaissais, mais alors aucun .../...
Rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa Babeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeet !
Voilà ça c'est fait. :p
Je disais donc. Hier soir je me suis bougé jusqu'au Dôme (distant de 7 mn à pied du boulot hein !) pour vérifier si tout le bien que l'on m'avait dit des français de
Dionysos était fondé. Sachant que je ne connaissais, mais alors aucun de chez aucun titre, c'était la découverte totale.
Comme d'habitude, on rate la première partie à cause de la buvette du Dôme... Ben ouais. La seule salle de France qui sert de la bière sans alcool comme plus fort breuvage, ça force un tantinet à se rincer le gosier avant aux épiciers alentours. Et de fil en aiguille et de tchatche en tchatche, l'heure tourne vite, et on se radine finalement pile à la fin du premier combo, où parait il, il y avait des membres de Louise Attaque dedans. On en mourra pas, et on constate que la salle est assez faiblement garnie, on va dire dans les 3000 personnes.
Le temps d'apprécier le décor prévu pour
Dionysos, fait de pendules style gothique, et les lumières s'éteignent pour laisser place... à un jobastre sautillant !!! "Non mais c'est qui l'énergumène qui chante" est je dois l'avouer ma première pensée ! Avant même de remarquer le charisme et la sensualité de la violoniste, c'est dire !! Yoan t'as intérêt à avoir fait de bonnes photos de la demoiselle, parce que je ne sais pas ce que ça donnait de près, mais de loin elle dégageait quelque chose d'assez fantastique. Dans sa petite robe noire, elle virevoltait, chantait de sa douce voix, et jouait de son violon, avec panache et un fort magnétisme. Et ce ne sont pas mes compagnons de soirée qui vont me contredire, n'est ce pas cher Pinguin ? :p Mais voilà que je m'égare encore en parlant de Babet, décidément...
Donc pour revenir à Mathias, ce frontman exceptionnel ! Pendant deux heures, il va sauter partout, slammer deux fois dans la fosse, dont une fois allant jusqu'à se faire porter aller retour de la scène aux gradins du haut, bref se donner comme j'ai rarement vu ! Donc rien que pour cette performance, chapeau bas ! Je suis fan des chanteurs charismatiques qui se donnent sans compter tout en etant habités et passionnés à l'extrême par leur art, et avec lui j'ai été comblé ! Mais quelle claque quand même ! Il est aussi habité que Cantat, aussi virevoltant qu'un Dickinson (bien que d'une manière autre, dans un style bien différent), aussi unique qu'un...
Mathias Malzieu ! Et ça c'est fort ! très fort. Parfois, et surtout quand il chante en anglais, j'ai l'impression d'entendre Cantat, habité comme lui qui plus est. L'ultime morceau qui a tout détruit en est un parfait exemple avec son final rageur et électrique.
Et il est aussi à l'aise dans les compos plus calmes, plus poétiques et moins chantées, que dans la virulence et l'explosion. Franchement j'ai découvert là un parolier-frontman d'exception. Sincère et proche de son public qui plus est.
Le groupe qui l'accompagne pourrait pâtir de ce fort personnage qui focalise les regards, mais en fait non. On sent les Dionysos soudés, impliqués chacun dans leurs rôles. Et pas manchots. Ils étaient neuf on stage, avec des cuivres et claviers, occupant parfaitement l'espace.
Musicalement c'est, en live parce que je ne connais pas les albums, du rock franchis énervé, avec des paroles anglaises parfois. Cependant, on sent dans l'ambiance, dans la majorité des titres, dans le visuel, que
Tim Burton inspire à mort les français. Les horloges, surtout celle à coté du batteur, ne dépareilleraient pas dans "L'étrange noel de Mr Jack" ou "Edward aux mains d'argent", et y a eu une chanson assez calme, ca ferait parfaitement une BO d'un de ses films ! Apparemment "La mécanique du coeur", dernier opus en date, fut largement représenté, et pour les plus anciens brûlots, le public hurlait à l'unisson les paroles, un bel exemple d'homogénéité artistes-fans.
Dommage par contre que le Dôme nous a prouvé une fois de plus ses limites acoustiques lorsqu'il y a de la saturation en jeu... Il a fallu plusieurs morceaux pour qu'on entende distinctement ce que proférait Mathias, et encore, c'était pas tout le temps net... Encore pire avec le violon de Babet (rhhhhhhhhhhhhhhhhhhhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !), totalement inaudible quand tous les zicos étaient de la partie... Mais joli "duo" quand ils ont fait "Cuninlingus mon amour".
Les deux heures de show sont passées à une vitesse incroyable, signe d'appréciation sans failles pour quelqu'un qui ne connaissait strictement rien au combo jusqu'alors. Et l'apparition de
Olivia Ruiz (qui a participé activement au dernier album m'a t on dit) à un moment c'était bien sympathique.
Bravo aux Dionysos, ils ont la foi et le talent, et mériterait je pense, de toucher un plus large public, car c'était très jeune globalement. Une bien bonne soirée en tous cas.
Photos : Yoan-Loic FaureRéagir à cette critique