Rock français déjanté et poétique. Des fous furieux sur scène !
Dernière actu : C'est Dionysos qui assurera la première partie du concert de Mika au Parc des Princes le 4 Juillet.
Un concert qui s'annonce plus que prometteur avec deux "grands" artistes connus pour mettre de l'ambiance sur scène...
Dionysos - 25 avril 2008 - Orléans (Zénith) un concert énormissime !!! un tourbillon d'énergie à en perdre la tête, une ambiance surréaliste à la Tim Burton rockeur, de délicieuses mélodies ponctuées de riffs explosifs, bref, un concentré du .../...
un concert énormissime !!! un tourbillon d'énergie à en perdre la tête, une ambiance surréaliste à la Tim Burton rockeur, de délicieuses mélodies ponctuées de riffs explosifs, bref, un concentré du plus grand bonheur à ne rater sous aucun prétexte ! Réagir à cette critique
Dionysos + Poney Express - 28 mars 2008 - Zénith d'Auvergne, Cournon
2H15 de show pour Dionysos, un chanteur hystérique au point de se fouler une cheville, deux longs plongeons dans le public pour Mathias, 9 musiciens sur scène (2 cuivres et un claviers en plus .../...
2H15 de show pour Dionysos, un chanteur hystérique au point de se fouler une cheville, deux longs plongeons dans le public pour Mathias, 9 musiciens sur scène (2 cuivres et un claviers en plus donc), un répertoire majoritairement réjouissant, un décor classieux évoquant joliment La mécanique du cœur, une prestation percutante de la troupe au grand complet, une première partie bien assurée par Poney Express, un zénith d'Auvergne bien rempli et chauffé à blanc... Voilà le résumé de la soirée du vendredi 28 mars 2008 à Cournon, prés de Clermont-Ferrand.
Poney Express :
Juste avant le méga show spécial zénith de Dionysos, Poney Express a délivré une prestation tout en discrétion et en délicatesse. Le groupe du bassiste de Louise Attaque et de sa petite copine (une charmante rousse avec un joli brin de voix) a convaincu par sa simplicité et la qualité de ses chansons country folk pop. Sorte d'hommage sans prétention aux Violent Femmes chanté en français et arrangé près de l'os (basse, guitare sèche, batterie et c'est tout), Poney Express a le grand mérite de composer de petites chansons simples, fraiches et entêtantes... A suivre.
Dionysos :
Juste après, la prestation de Dionysos semblait calibrée pour la tournée des zéniths : décors immenses (et réussis), 3 musiciens supplémentaires pour gonfler le son, lumières impressionnantes, show où tout le groupe mouille la chemise, Giant Mathias en tête... C'est véritablement du grand art, on ne peut qu'en convenir et ce même si l'on n'est pas convaincu par les chansons trop « variétés françaises » de La Mécanique du cœur. Si l'on fait un peu la moue au début sur les titres les plus récents de Dionysos et sur les réorchestrations avec cuivres des anciens morceaux, très rapidement l'abattage de Mathias et de sa troupe emporte tout sur son passage.
Comme la majorité du public, on redevient illico presto de grands enfants, émerveillés par un spectacle à l'américaine avec effets bien appuyés. Mathias Malzieu en fait littéralement des kilos, mais c'est pour ça qu'on l'aime : il hurle, saute partout, se jette dans le public avec une jubilation visible, raconte sa vie (« C'est mon amoureuse qui m'a convaincu de faire des zéniths, elle avait raison, c'est super ! » « Vous êtes aussi chauds qu'à la Coopérative de Mai... » ) et se lance dans moult facéties vocales ou physiques. En 2h15 de concert (rappels enthousiasmants compris), Dionysos a visité sa discographie avec bonheur ; à part deux ou trois titres un peu trop pompiers variétoches, le reste du set est un véritable tourbillon d'émotions chanson/rock 'n roll. Giant Jack, Song for jedi, L'homme qui pondait des œufs, La métamorphose de mister chat, Neige et Summertime Blues (une super reprise d'Eddie Cochran) resteront comme de grands moments de communion avec un groupe Dionysos en forme olympique.
A lire également, une interview de Mathias en 2002.
Dionysos - 6 mars 2008 - Genève Début de la tournée de la "mécanique du coeur". Magnifique concert en toute intimité. Ils se défoncent sur scène. Ils improvisent régulièrement, c'est génial.
Europe 2 (qui est une radio de merde, attention, comme à peu près toutes les radios hertziennes nationales, je le dis sans haine aucune) se croit très maligne en organisant un plateau "Nouvelle Scène", non pas avec les Naast ou les Plastiscines, mais avec deux têtes d'affiche qui :
a) ont fait chacune entre 5 et 7 albums selon qu'on compte les LP ;
b) ont au moins 20 ans de carrière (et donc de scène) à elles deux ;
c) méritent mieux que de jouer moins d'une heure chacune - on a déjà pu vérifier aux Eurockéennes de 2006 que les deux étaient à l'étroit dans ce format.
Le problème c'est que s'agissant de Dionysos (meilleur groupe de scène français actuel) et de Katerine (meilleur performer déjanté actuel), il est difficile de snober un tel concert. On se rend donc la queue entre les jambes aux Docks des Suds (où l'on a passé de plutôt bons moments lors de la dernière fiesta), en petite configuration ce soir dans la fameuse salle à acoustique pourrave et à colonnes en béton (oui, il est vrai que c'est un hangar et non une salle de concerts). L'organisation toujours pertinente du lieu continue à confisquer les bouteilles en plastique à l'entrée, pour mieux vendre des bouteilles en alu rigide à l'intérieur et, curieusement, le générateur à eau bouillante des toilettes n'a pas l'air de marcher ce soir.
Bref, ayant raté le tout premier groupe, on suit de loin Balbino Medellin et son cartel. Le gaillard, très gaulé, joue des chansons bien troussées de java rock (quoi que sonnant un peu toutes pareilles), en français ou en espagnol, qui rappellent en effet Mano Solo dont il est (fut ?) le guitariste (et non de Manu Chao, m'enfin Stefan !).
Le public apprécie bien et reprend en choeur quand il le lui demande. A défaut d'être passionnant, c'est agréable et ça ne dure pas trop longtemps - comme première partie ça le fait bien !
Et voilà déjà les Dionysos, qui après avoir piloté une grosse machine (tout un orchestre, la Synfonietta de Belfort) se catapultent en petit comité sur la scène avec une intro électro. A croire qu'ils ne doivent plus supporter Danny Elfman, à force, après pas loin de deux ans de tournée sur l'excellent album Monsters in Love...
Le public est tout acquis à la cause de Giant Jack et obéit au doigt et à l'oeil au troll bondissant. Il faut dire que tout le monde ce soir doit déjà les avoir vus : après un mémorable concert à l'Espace Julien fin 2005, il sont repassés par l'Usine (par Céline) en mars 2006 et même revenus en décembre au Dôme (par Naïs) convaincre les derniers rescapés. Autant dire qu'on frôlerait l'overdose si on n'adorait pas leurs prestations !
En tout cas ce n'est pas parce que le son est plutôt sale (la faute au lieu) qu'on va bouder notre plaisir : L'Homme qui pond des oeufs et sa fin pétaradante qui déclenche déjà un petit pogo (on est toujours surpris de voir à quel point les chansons à peine rock sur album, peuvent sonner punk-rock sur scène) ; Miss Acacia et son ukulele (dont les paroles et la musique semblent se modifier au fil du temps, ça commence à parler bébé grave chez Mr Malzieu ...) ; Tes Lacets dont des Fées qui fait sauter toute la salle, et où il propose encore et toujours à la délicieuse Babetouchka de la tomber - personne ne sait ce qu'en pense la Femme Chocolat d'ailleurs...
Mathias enchaîne les bides comiques entre les chansons comme à son habitude ; Miky Biky fait exploser le riff Bloody Betty avec un son, j'allais dire garage, mais plutôt "hangar" ; tout le monde reprend le "Ta Gueule" de la Métamorphose de Mr Chat, où je remarque l'apparition de divers instruments (thérémine, melodica etc).
Suit l'inévitable Song for Jedi, assez calme mais avec de très plaisants interludes morriconiens (en duo sifflet/banjo), et la non moins indispensable Coccinelle II où tout le monde attend avec plaisir de pouvoir palper le chanteur, qui ne manquera pas d'aller crowd-surfer jusqu'au fond de la salle et crier des trucs que personne n'entendra, comme il le fait depuis au moins 8 ans sur cette chanson !
M'étant rapproché depuis quelques chansons pour profiter de l'ambiance (et de la boucle musicale terrifiante et que j'adore qui accompagne cette navigation), j'aurai le plaisir de participer : je lui avait déjà soutenu diverses parties du corps, ce coup-ci M. Malzieu me fait l'honneur de me serrer la main (ou plutôt de l'aggripper pour aller plus loin) - il ne s'en est certes pas rendu compte mais moi, ça me fait bien plaisir d'avoir serré la louche d'un tel cador !
Tout à mon challenge de faire encore mieux, je le porterai également au retour. Après un final apocalyptique et sans ses chaussures, le troll est ramené sur scène où il fera force mamours à ses musiciens. Le public fait un triomphe au groupe, aussi bien pour ce trop petit concert que pour l'ensemble de sa tournée. Ils ont bien gagné le droit de se reposer un peu. See you soon, Monsters in Live !
Et revoilà un autre cirque bien rodé, celui de M. Philippe Katerine qui, pour mémoire, est venu il y a moins d'un an enflammer le Moulin.
Portant veste blanche, pantalon cuir et barrette dans les cheveux, il commence avec sensiblement la même set-list, d'abord calme : Etres Humains enchaînée avec Excuse-Moi, Qu'est-ce qu'il dit ? - ça paraît quand même assez mou en comparaison avec les précédents, jusqu'à ce que le public s'anime avec le Train de 19 h. Lui aussi sonne carrément plus punk sur scène que sur album, et pour cause : à la place du synthé et de la boite à rythme, il a juste mis... les excellents Little Rabbits (enfin j'en ai reconnu au moins 2) !
Suit une chanson que j'aime bien mais au titre inconnu ("J'ai posé un avion dans un jardin d'enfants"), la toujours superbe et aérienne 78-2008, une autre que je ne reconnais pas (voilà au moins un type qui prend quelques risques en piochant dans ses vieux albums !), d'ailleurs je découvre aussi la sympathique Parlez-vous anglais M Katerine ?. En une heure je trouve qu'on aurait pu couper à l'agaçante 29.04.2005 (quoique, en période électorale ?) mais il faut reconnaître qu'elle est musicalement entraînante.
L'artiste continue son numéro de vieille tante sympathique : Répétez après Moi et Patati et Patata (on remarque dans le public un J.L. Benhammias un peu désabusé, ça doit lui rappeler certaines réunions politiques...), puis encore une chanson noisy inconnue où il fait le pître et qui se finit en rires sinistres.
On réentend aussi Etres Humains chanté par un enfant, avant que PK désormais torse nu nous fasse une version solo et plutôt intéressante à la batterie de Louxor - va-t'il avoir les couilles de dynamiter ainsi son tube ? En tout cas ils exécutent un 100 % VIP toujours aussi entraînant et funky (avec la fameuse nuance "hangar" de ce soir), avant de quitter la scène (ouaouh, c'est court !).
Sans trop se faire prier, Kat revient nous rappeler qu'avant tout, Je Vous Emmerde (il manque toujours hélas la fille qui l'insulte copieusement sur disque). Il fait suivre par l'énormissime Borderline, véritable manifeste punk-rock, avant de dynamiter l'ambiance à nouveau avec un morbide Titanic a capella.
C'est donc avec soulagement qu'on échappera à l'habituelle conférence sur les étrons (timing serré oblige) puisque le groupe revient en tenue de rigueur (slips verts, sous-pull roses, perruque blonde même pour celui des musiciens qui l'est déjà), le doigt en l'air : mais si, on va l'avoir, notre final sur Louxor j'Adore !!!
Après avoir copieusement insulté ce DJ farceur, on se rend compte que 57 minutes de Katerine restent quand même un très bon moment, et de déconnade, et de rock'n'roll, même si l'effet de surprise ne joue plus trop la troisième fois !! Lui aussi a bien gagné le droit de se reposer un peu de cette longue tournée...
Au final, s'il est difficile de passer après Dionysos (on ne souhaite ça à personne et d'ailleurs n'importe quel programmateur un peu plus malin qu'Europe 2 les aurait mis dans l'autre sens), il faut reconnaître que Katerine prend davantage de risques, et en changeant largement de set-list, nous a plus surpris !
Et puis, juste pour montrer que je ne suis pas si méchant : merci à Europe 2 de nous avoir proposé en rattrapage deux excellents groupes de scène, le même soir et pour 20 euros !
>> Réponse (le 04/03/2007 par Pilou) Super concert Balbino Medellin 10/10- Dyonisos 10/10 et Katerine sans commentaire je suis partie à la 2eme chanson je .../...La suite
Dionysos + Blok H - 8 décembre 2006 - Marseille Le Dôme Petit groupe de Rock Français qui monte, qui monte, qui monte !!! du coup à aujourd'hui ce n'est plus un petit groupe mais un Groupe nationalement Reconnu. Après les avoir ratés à l'Usine je ne .../...
Petit groupe de Rock Français qui monte, qui monte, qui monte !!! du coup à aujourd’hui ce n’est plus un petit groupe mais un Groupe nationalement Reconnu. Après les avoir ratés à l’Usine je ne pouvais pas les rater une fois de plus.
Mais commençons par parler de la 1ere partie, annoncée nulle part. Du coup il faudra attendre que Mathias les remercie pour qu’on sache enfin qui c’était.
Donc Blok H joue du rock de l’époque des Bérus, avec de la guitare qui va bien une bonne petite batterie et un chanteur à la voix cassé et usée par le temps, on sent qu’ils sont presque amateurs, mais c’est sympa et le public commence à être réceptif. Par moment c’est même carrément du Hard-rock (genre année 80) vraiment pas mélodique avec Christophe à la guitare saturée, J-C à la basse, mais à leur début il y a 20ans J-C était à la guitare et donc pour nous montrer comment cela donnait, ils ont inversé les instruments et à partir de ce moment là, on aurait pu penser que c’était le guitariste d’AC/DC ou presque. Les chansons s’enchainent puis il est temps de laisser la place.
Voilà, le moment tant attendu arrive enfin, des musiciens arrivent sur scène, je reconnais Babet Douchka au violon, voix et tambourin cymbalette, mais aussi Guillaume à la basse puis arrive La Star, Mathias, sans qui le spectacle n’aurait pas toute cette saveur. Voilà la musique commence avec Giant Jack, personnage qui vient directement du cerveau de Mathias.
Pour la guitare c’est Miky Biky qui fait DJ aussi selon les morceaux. Rico s’occupe de la batterie et il y a depuis peu un nouveau membre dans le groupe c’est Stéphano (petite anecdote sympathique : au départ Stéphano conduisait les Dionysos dans les tournées et s’occupait d’un peu tout puis maintenant il fait parti du groupe, dixit Mathias, moi j’ai trouvé ça assez sympa pour vous le répéter).
C’est parti pour 2h de folie et d’extravagance à commencer par les sauts qu’il fait sur scène, sans compter le Slam qui va le faire voyager dans toute la salle du Dôme, et même par moment il était tenu debout par le public en folie.
Pour décrire un concert de Dionysos, et bien ce n’est pas possible trop de choses à dire, il faut aller les voir !! Ce n’est pas un simple groupe qui joue les morceaux d’un l’album mais carrément un déchainement de personnes qui sautent, dansent, jouent. Et le décor aussi, c’est presque une comédie musicale, des arbres en fer ( ?) dans le fond, éclairés par plein de spots de différentes couleurs.
Je vais quand même essayer de vous raconter, donc ça commence par Giant Jack puis en vrac pour les morceaux que j’ai reconnu, il y a eu Cerf-volant avec une variation Rap hip-hop et Mathias qui smurfait, coccinelle mais aussi Jedi, repris en chœurs par le public, Miss Acacia.
Puis bien évidemment La Métamorphose de Monsieur Chat, pour ce morceau tout le public était debout (même ceux des tribunes) et on a tous repris en Chœur : "Ta Gueule le Chat". Voilà ce fut la dernière chanson mais ensuite pour leur dernier rappel de la tournée qui se terminait le lendemain sur un festival (donc sans rappel). C’est à ce moment là, qu’il s’est fait porter par le public jusqu’en haut des tribunes, sur le plus au point qu’il ai trouvé dans la salle pour nous remercier, puis il est retourné en slamant.
Après le rappel une fois que tout le groupe a salué le public comme les comédiens au théâtre, ils avaient vraiment l’air ému en saluant. Donc pour clôturer le spectacle Mathias est revenu tout seul sur la scène, il a chanté à capella : « J’ai Froid ; je pleure de la neige », que tout le public a repris en chœur une fois de plus. Puis il nous a remerciés encore une fois a jeté quelqu’une de ces affaires personnelle dans le public, puis il a disparu.
Voilà Adieu Dionysos, et Monsters vivement le prochain album et la prochaine tournée.