Dire qu'on apprécie la musique d'Elliott Murphy, c'est beaucoup moins branché que de s'extasier sur la qualité des derniers morceaux de Devandra Banhart, et alors ? Même si le (très) proche des divines Coco Rosie sort des disques superbes, s'il se la joue bellâtre hippie et s'il .../...

Dire qu’on apprécie la musique d’
Elliott Murphy, c’est beaucoup moins branché que de s’extasier sur la qualité des derniers morceaux de
Devandra Banhart, et alors ? Même si le (très) proche des divines
Coco Rosie sort des disques superbes, s’il se la joue bellâtre hippie et s’il est jeune, on peut encore écouter autre chose dans le style folk, non ? Le jeunisme, s’il est exclusif, a parfois ses limites…
Loin des projecteurs, 32 ans après ses tonitruants débuts avec l’album
Aquashow, le « vétéran »
Elliott Murphy se porte bien, merci. Il vient même de faire paraître une très bonne compilation de morceaux récents, et il donne toujours des concerts empreints de ferveur et convivialité, la partie dvd live de ce best of en est un parfait exemple. On se souvient par exemple de sa prestation réussie à la
Coopérative de Mai l’année dernière, et d’un concert solo au festival Rock au Max à Clermont-Fd où il avait été rejoint sur les planches par le bassiste des
Skippies (embarqué aujourd’hui dans l'aventure
Bikini Machine) pour reprendre le
Knockin’ on heaven’s door de
Dylan, son modèle avec
Lou Reed.
Elliott Murphy s’inscrit en effet plus que jamais dans la tradition des songwriters folk rock sachant écrire des paroles pas idiotes, les interpréter avec une belle voix grave (évoquant ses héros cités plus haut) et composer des musiques simples qui restent immanquablement dans un coin de la tête. Sans surprise, les quatorze titres écrits entre 1995 et 2005 présents sur ce
Best of tiennent la route et permettent de voyager dans l’univers familier et accueillant du monsieur, entre folk et rock urbain.
Elliott Murphy en est à son 27ème album et il ne semble pas vouloir s’arrêter en si bon chemin… Infatigable, il prend d’ailleurs la
route chaque fois qu’il le peut.
Site Internet :
www.elliottmurphy.com.
7 février 2005 (Last Call / Wagram)