Première fois que je vais voir un concert au Palais des Congrès, endroit très classe où sont généralement programmés spectacles comiques et stars de la variétoche toutes aussi risibles mais pas pour .../...
Première fois que je vais voir un concert au Palais des Congrès, endroit très classe où sont généralement programmés spectacles comiques et stars de la variétoche toutes aussi risibles mais pas pour les mêmes raisons :-)
Très difficile de se garer dans le coin et c'est en voyant tous ces gens grimés en bleu et blanc que je me suis souvenu qu'il y avait un match au vélodrome à deux pas, c'est malin...
Une fois les invitations retirées, d'autres surprises m'attendent, une bonne (c'est une salle non fumeur) et une assez désagréable, que des places assises, les meilleures déjà prises, une tuile pour voir de près la belle New Yorkaise, finalement de là ou je suis placé elle est au pire de dos, au mieux de 3/4.
Habillée très sobrement, un haut satiné noir et un pantalon jean (!) elle arrive discrètement avec ses musiciens, un contrebassiste, un batteur et un guitariste, tous plus agés qu'elle.
Après une chanson inédite, elle chantera pour commencer le sublime
"Nightingale" et enchainera en alternance des reprises de
Mick Jagger,
The Band et
AC-DC, quelques nouvelles chansons et la plupart des titres de son album
"Come away with me".
Un disque qui l'air de rien m'aura beaucoup accompagné cette année et remporte un succès merité un peu partout, prouvant que des musiques comme le jazz ou le blues avaient encore leur place dans un showbiz de plus en plus préfabriqué par les chaines de tv.
C'est donc avec plaisir qu'on se delectera de versions frissonantes de
"Feelin the same way",
"Seven years",
"I've got to see you again" (joué de façon bien plus enlevée que sur disque) et bien sûr cette perle mélancolique qu'est
"Don't know why".
Elle chante divinement bien, est adorable avec le public et a pas mal d'humour, surtout quand elle se moque du calme ahurissant des lieux en imitant au piano une sonnerie de portable.
Ca me donne l'occasion de parler de ce public mou du genou auquel je n'ai pas l'habitude de me meler, entre ceux qui font "chut" quand d'autres tapent dans leurs mains et ce gars pas loin de moi qui avait des jumelles comme à l'opéra (ou au turf) l'ambiance était feutrée mais assez soporifique.
Mais le talent de
Norah Jones ne s'est pas démenti au cours de la soirée, son groupe économe de gestes a parfaitement mis en valeur sa voix (je me répète mais elle a vraiment quelque chose de troublant) et au final on repart de là avec le sourrire et les yeux qui petillent, tout content d'avoir passé un moment aussi savoureux.
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