Critique de concert Other Lives, Mona, Concrete Knives, Timber Timbre (Festival Des Inrocks 2011)

Une date du festival des Inrocks à Marseille, c'est mine de rien un petit évènement en soi, la dernière remonte à 1995, autant dire une éternité.
Je n'y étais pas mais j'ai suivi les suivantes comme tout provincial de l'ère pré internet via les émissions de Bernard Lenoir.
Hasard ou coïncidence, alors que ce dernier vient de quitter France Inter, le festival fait son retour ce soir dans un Cabaret Aléatoire étonnamment bien rempli par un dimanche de pluie.
Enfin mon étonnement réside surtout du fait qu'il n'y ait pas de groupes un peu "hype" comme à Toulouse ou Lyon mais peut être que le relatif succès de ce soir incitera les organisateurs à revenir dans le coin.
C'est Other Lives qui ouvre la soirée, comparés ici et là à Fleet Foxes et The National, rien que ça.
Autant le dire tout net, c'est une des plus belles ouvertures entendues cette année, une musique à faire chavirer les cœurs les plus endurcis, les hipsters les plus blasés.
Dès les aériens "As I Lay My Head Down" et "For 12", on est happé par ces voix célestes et ces instrumentations ambitieuses, qui, une fois n'est pas coutume, ne souffrent pas de l'accoustique des lieux.
Beaucoup de charme, d'envie, de magnétisme chez ces Américains dont on ne décéléra aucune faiblesse, et qu'on reverra volontiers plus longtemps.
Changement radical de style avec Mona, un genre de boys band coiffé comme Fonzie qu'on rebaptiserait bien "Princes Of Leon" tant leur rock semble davantage destiné à enflammer des stades.
Dans le genre c'est plutôt efficace, un peu bourrin après la grâce d'Other Lives mais rien de vraiment honteux.
A défaut d'avoir convaincu tout le monde, ils ont les groupies (et leur papa visiblement) les plus démonstratives de la soirée.
Et puis un groupe qui massacre "Can't get my eyes off you" en intro d'un de leurs morceaux ne peut pas être foncièrement mauvais.
Les Concrete Knives étaient à l'affiche de Marsatac le mois dernier, c'est donc une petite séance de rattrapage pour ceux qui comme moi avaient préféré rester devant The Do.
Le genre de groupe un peu gadget mais éminemment sympathique, avec une chanteuse aux faux airs de Miranda July, et bien décidée à faire la nique à Ida de Glass Candy aux prochains championnats d'aerobic.
Du post punk dansant à la B 52's qui semblent n'avoir qu'une chanson déclinée à l'envi, avec des riffs malins et des percussions qui vont bien.
Le public remue bien du popotin et a tranché : c'était le moment fun de la soirée.
On avait commencé la soirée avec du beau, on la termine avec du sublime.
Timber Timbre justifie son statut pas gagné d'avance de tête d'affiche avec un concert aussi intimiste et bouleversant que peuvent l'être leurs disques.
Leur dernier en date "Creep On Creepin On" est largement joué ce soir, avec en point d'orgue un "Black Water" à donner des frissons.
Une ambiance très particulière du début à la fin, où seules leurs interventions avec l'accent Québecois prêtent à sourire.
A l'image de cet éclairage façon sous marin, on plonge et divague sans retenue dans cette musique qui arrive enfin à imposer le silence dans la salle.
Le mélange voix de crooneur appuyée par une guitare discrète, des notes de piano entêtantes et un piano hanté donnent une touche finale très classieuse, qui marquera à coup sur ceux et celles qui ont eu la curiosité de venir ce soir.
Je n'y étais pas mais j'ai suivi les suivantes comme tout provincial de l'ère pré internet via les émissions de Bernard Lenoir.
Hasard ou coïncidence, alors que ce dernier vient de quitter France Inter, le festival fait son retour ce soir dans un Cabaret Aléatoire étonnamment bien rempli par un dimanche de pluie.
Enfin mon étonnement réside surtout du fait qu'il n'y ait pas de groupes un peu "hype" comme à Toulouse ou Lyon mais peut être que le relatif succès de ce soir incitera les organisateurs à revenir dans le coin.
C'est Other Lives qui ouvre la soirée, comparés ici et là à Fleet Foxes et The National, rien que ça.
Autant le dire tout net, c'est une des plus belles ouvertures entendues cette année, une musique à faire chavirer les cœurs les plus endurcis, les hipsters les plus blasés.
Dès les aériens "As I Lay My Head Down" et "For 12", on est happé par ces voix célestes et ces instrumentations ambitieuses, qui, une fois n'est pas coutume, ne souffrent pas de l'accoustique des lieux.
Beaucoup de charme, d'envie, de magnétisme chez ces Américains dont on ne décéléra aucune faiblesse, et qu'on reverra volontiers plus longtemps.
Changement radical de style avec Mona, un genre de boys band coiffé comme Fonzie qu'on rebaptiserait bien "Princes Of Leon" tant leur rock semble davantage destiné à enflammer des stades.
Dans le genre c'est plutôt efficace, un peu bourrin après la grâce d'Other Lives mais rien de vraiment honteux.
A défaut d'avoir convaincu tout le monde, ils ont les groupies (et leur papa visiblement) les plus démonstratives de la soirée.
Et puis un groupe qui massacre "Can't get my eyes off you" en intro d'un de leurs morceaux ne peut pas être foncièrement mauvais.
Les Concrete Knives étaient à l'affiche de Marsatac le mois dernier, c'est donc une petite séance de rattrapage pour ceux qui comme moi avaient préféré rester devant The Do.
Le genre de groupe un peu gadget mais éminemment sympathique, avec une chanteuse aux faux airs de Miranda July, et bien décidée à faire la nique à Ida de Glass Candy aux prochains championnats d'aerobic.
Du post punk dansant à la B 52's qui semblent n'avoir qu'une chanson déclinée à l'envi, avec des riffs malins et des percussions qui vont bien.
Le public remue bien du popotin et a tranché : c'était le moment fun de la soirée.
On avait commencé la soirée avec du beau, on la termine avec du sublime.
Timber Timbre justifie son statut pas gagné d'avance de tête d'affiche avec un concert aussi intimiste et bouleversant que peuvent l'être leurs disques.
Leur dernier en date "Creep On Creepin On" est largement joué ce soir, avec en point d'orgue un "Black Water" à donner des frissons.
Une ambiance très particulière du début à la fin, où seules leurs interventions avec l'accent Québecois prêtent à sourire.
A l'image de cet éclairage façon sous marin, on plonge et divague sans retenue dans cette musique qui arrive enfin à imposer le silence dans la salle.
Le mélange voix de crooneur appuyée par une guitare discrète, des notes de piano entêtantes et un piano hanté donnent une touche finale très classieuse, qui marquera à coup sur ceux et celles qui ont eu la curiosité de venir ce soir.
Signature : samile 07/11/2011
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Photographe : lartsenic
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>> Réponse (le 07/11/2011 par Yvan)



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