Critique de concert Duo Francesco Bearzatti - Oscar Marchioni (Festival Jazz Sur La Ville)

Jazz Sur La Ville 5ème édition jour 5.
D’abord, un lieu : l’Institut Culturel Italien, dans le Vème arrondissement de Marseille, sa vaste cour, sa spacieuse salle de spectacle que l’on atteint après la traversée d’un long couloir aux murs moquettés sur lesquels sont fièrement exhibées des affiches de l’âge d’or du cinéma italien : Les Nuits Blanches, Fellini Roma, Rocco Et Ses Frères, Portier De Nuit, Divorce À L’Italienne…
Ensuite, un pianiste : Oscar Marchioni. Je le découvre ce soir. De plus en plus à l’aise au fil du spectacle, emprunté sur les deux premiers titres, se libérant par la suite pour dompter son demi-queue et atteindre la perfection à mi concert.
Enfin, un génie : Francesco Bearzatti. Après son Tinissima Quartet avec ses comparses italiens, après son trio avec des musiciens américains, voici un troisième projet en duo cette fois, encore différent, toujours envoutant.
Il dévoile quelques pans de sa tumultueuse vie sentimentale, les trois premières pièces portant le nom de trois de ses "copines" successives. Sans les connaître, on peut imaginer à l’écoute des sentiments exprimés par son saxophone, que sa "copine actuelle" est un océan de tendresse, la "copine précédente" douce mais à l’humeur changeante, sa "première copine" frêle et insouciante.

"C’est fini avec les copines" dit-il avant de présenter la pièce suivante, Rue Des Nanettes, lieu de son premier appartement parisien. Aborderait-il à présent ses logements successifs ? Il l’avait joué à Cairanne avec une orchestration fort différente et pour cause : la légèreté du piano ne m’évoque plus grisaille et vitres embuées mais plutôt fenêtres ouvertes et vue sur les toits.
Car Francesco Bearzatti a le don de faire surgir des images de son saxophone. C’est plus flagrant encore lorsque, dans ce lieu de culture italienne, il présente un autre de ses projets (concocté avec Thierry Péala) à travers l’interprétation d’un thème que leur a inspiré le film Gendarmes Et Voleurs avec Totò.
Une samba de Chico Duarte, un hommage à Duke Ellington et une valse sont tout aussi évocateurs. Et puis il y a ce moment où il souffle conjointement dans deux instruments. Son ténor (main gauche) et le corps supérieur de sa clarinette (main droite). Frissons garantis.
Son nouveau projet (la vie de Malcolm X, à nouveau avec son quartet italien) vient de voir le jour. Une douloureuse impatience me gagne.
Bonus vidéo :
D’abord, un lieu : l’Institut Culturel Italien, dans le Vème arrondissement de Marseille, sa vaste cour, sa spacieuse salle de spectacle que l’on atteint après la traversée d’un long couloir aux murs moquettés sur lesquels sont fièrement exhibées des affiches de l’âge d’or du cinéma italien : Les Nuits Blanches, Fellini Roma, Rocco Et Ses Frères, Portier De Nuit, Divorce À L’Italienne…
Ensuite, un pianiste : Oscar Marchioni. Je le découvre ce soir. De plus en plus à l’aise au fil du spectacle, emprunté sur les deux premiers titres, se libérant par la suite pour dompter son demi-queue et atteindre la perfection à mi concert.
Enfin, un génie : Francesco Bearzatti. Après son Tinissima Quartet avec ses comparses italiens, après son trio avec des musiciens américains, voici un troisième projet en duo cette fois, encore différent, toujours envoutant.
Il dévoile quelques pans de sa tumultueuse vie sentimentale, les trois premières pièces portant le nom de trois de ses "copines" successives. Sans les connaître, on peut imaginer à l’écoute des sentiments exprimés par son saxophone, que sa "copine actuelle" est un océan de tendresse, la "copine précédente" douce mais à l’humeur changeante, sa "première copine" frêle et insouciante.

"C’est fini avec les copines" dit-il avant de présenter la pièce suivante, Rue Des Nanettes, lieu de son premier appartement parisien. Aborderait-il à présent ses logements successifs ? Il l’avait joué à Cairanne avec une orchestration fort différente et pour cause : la légèreté du piano ne m’évoque plus grisaille et vitres embuées mais plutôt fenêtres ouvertes et vue sur les toits.
Car Francesco Bearzatti a le don de faire surgir des images de son saxophone. C’est plus flagrant encore lorsque, dans ce lieu de culture italienne, il présente un autre de ses projets (concocté avec Thierry Péala) à travers l’interprétation d’un thème que leur a inspiré le film Gendarmes Et Voleurs avec Totò.
Une samba de Chico Duarte, un hommage à Duke Ellington et une valse sont tout aussi évocateurs. Et puis il y a ce moment où il souffle conjointement dans deux instruments. Son ténor (main gauche) et le corps supérieur de sa clarinette (main droite). Frissons garantis.
Son nouveau projet (la vie de Malcolm X, à nouveau avec son quartet italien) vient de voir le jour. Une douloureuse impatience me gagne.
Signature : mcyavellle 14/10/2010
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Photographe : pixxxo
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le 9 octobre 2011 - La Mesón - Marseille (par Mardal)

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Institut Culturel Italien


le 13 Décembre 2011 - Institut Culturel Italien - Marseille (par Mardal)
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