Critique de concert Enzo Carniel Trio Invite Raphaël Imbert (Festival Jazz Sur La Ville)

Jazz Sur La Ville 5ème édition jour 7
Convaincu par son original duo trombone – piano avec Philippe Renault, je m’étais promis de revoir Enzo Carniel au plus vite. Il est cette fois-ci à la tête de son propre trio et invite le saxophoniste Raphaël Imbert (et non pas le trompettiste Nicolas Folmer pressenti un temps comme certains programmes de Jazz Sur La Ville l’indiquent encore).

Un petit standard pour commencer, Beatrice. Cédrick Bec y époussette méticuleusement ses cymbales avant de durcir le trait. Le crescendo nous fait entrer dans le vif du sujet. Quelques secondes suffisent au pianiste pour nous faire comprendre à travers son jeu fluide, expressif, virevoltant, pourquoi il va intégrer le Conservatoire National Supérieur de Paris. Son piano sonne davantage classique que jazz et voir arriver le saxophone nous laisse espérer un délicieux cocktail.

Car Raphaël Imbert est entré en scène. Au sax alto d’abord. Plusieurs pièces se sont-elles succédé ? Etait-ce plusieurs parties d’une même œuvre ? Enzo Carniel jette entre elles des ponts qui deviennent vite de véritables démonstrations de piano. Nous n’osons pas applaudir tout ébaubis que nous sommes. Ce n’est qu’à son issue que nous apprendrons qu’il s’agissait d’une suite en trois parties, composition d’Enzo (la seule de la soirée sauf erreur). Une pièce variée, incluant une ballade somptueusement rythmée par la contrebasse de Damien Varaillon.

La place prise par les saxophones de Raphaël Imbert croît au fil du set : l’alto est capable d’une tendresse absolue sur Everything Happens To Me où sa torride déclaration à je ne sais quelle saxophonette a peu de chance d’engendrer un râteau ; le ténor jette à l’Atlantique un poignant message / hommage à Claude Jaoui déjà adressé en mars dernier quelques jours après sa disparition.

Enzo Carniel : piano / Raphaël Imbert : saxophones / Damien Varaillon : contrebasse / Cédrick Bec : batterie.
Et puis il y eut Valensole Encounter évoquant la "vision" d’un habitant de Valensole en 1965, village mondialement connu depuis dans le domaine de l’ufologie. Une création du troisième type intersidérante. Croyez-moi si vous voulez mais les petits hommes verts étaient présents au Cri du Port. Tous les spectateurs présents en sont témoins. On imagine la dimension qu’obtiendrait cette pièce jouée dans le champ même ou Monsieur Masse a vu surgir ses extra-terrestres.
Nous en avions quatre sur la scène ce soir, mais leurs petits doigts n’étaient pas raides…
Bonus vidéo :
Convaincu par son original duo trombone – piano avec Philippe Renault, je m’étais promis de revoir Enzo Carniel au plus vite. Il est cette fois-ci à la tête de son propre trio et invite le saxophoniste Raphaël Imbert (et non pas le trompettiste Nicolas Folmer pressenti un temps comme certains programmes de Jazz Sur La Ville l’indiquent encore).

Un petit standard pour commencer, Beatrice. Cédrick Bec y époussette méticuleusement ses cymbales avant de durcir le trait. Le crescendo nous fait entrer dans le vif du sujet. Quelques secondes suffisent au pianiste pour nous faire comprendre à travers son jeu fluide, expressif, virevoltant, pourquoi il va intégrer le Conservatoire National Supérieur de Paris. Son piano sonne davantage classique que jazz et voir arriver le saxophone nous laisse espérer un délicieux cocktail.

Car Raphaël Imbert est entré en scène. Au sax alto d’abord. Plusieurs pièces se sont-elles succédé ? Etait-ce plusieurs parties d’une même œuvre ? Enzo Carniel jette entre elles des ponts qui deviennent vite de véritables démonstrations de piano. Nous n’osons pas applaudir tout ébaubis que nous sommes. Ce n’est qu’à son issue que nous apprendrons qu’il s’agissait d’une suite en trois parties, composition d’Enzo (la seule de la soirée sauf erreur). Une pièce variée, incluant une ballade somptueusement rythmée par la contrebasse de Damien Varaillon.

La place prise par les saxophones de Raphaël Imbert croît au fil du set : l’alto est capable d’une tendresse absolue sur Everything Happens To Me où sa torride déclaration à je ne sais quelle saxophonette a peu de chance d’engendrer un râteau ; le ténor jette à l’Atlantique un poignant message / hommage à Claude Jaoui déjà adressé en mars dernier quelques jours après sa disparition.

Et puis il y eut Valensole Encounter évoquant la "vision" d’un habitant de Valensole en 1965, village mondialement connu depuis dans le domaine de l’ufologie. Une création du troisième type intersidérante. Croyez-moi si vous voulez mais les petits hommes verts étaient présents au Cri du Port. Tous les spectateurs présents en sont témoins. On imagine la dimension qu’obtiendrait cette pièce jouée dans le champ même ou Monsieur Masse a vu surgir ses extra-terrestres.
Nous en avions quatre sur la scène ce soir, mais leurs petits doigts n’étaient pas raides…
Signature : mcyavellle 21/10/2010
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