Critique de concert Jean-Marc Montera & Ahmad Compaoré / Gianni Gebbia & Eiko Ishibashi

Ce soir, Jean-Marc Montera reçoit à domicile, au GRIM (Groupe de Recherche et d’Improvisation Musicale), qu’il dirige depuis plus de trente ans. En compagnie d’Ahmad Compaoré, batteur versatile et accoutumé aux musiques dites d’avant-garde (il a notamment joué avec Fred Frith), il nous propose un set, assez court, de trois improvisations libres, oscillant entre la musique contemporaine et le rock indépendant.
Ne cherchez pas ici de réelle mélodie, de structures, de thèmes récurrents, car tout est question de timbres, de sons. Les instruments (une guitare et une batterie), perdent leur rôle initial au profit de celui d’outil, malmené par des objets de toute sorte. Jean-Marc Montera frotte ses cordes avec une brosse et un pinceau ou coince des couteaux entre les cordes, tout en manipulant des effets de toute sortes, tandis qu’Ahmad Compaoré fait tomber des chaines sur ses fûts, les frappe de la paume de la main, du talon, ou avec toute sorte de percussions (mais jamais avec des baguettes).
Les deux musiciens n’en étant pas à leur première coopération, une véritable complicité transparait à la scène, et fait ressortir un véritable plaisir de jouer chez les deux hommes.
Mais est ce le jeu trop énergique d’ Ahmad Compaoré ou la sonorisation de la salle ? Toujours est il que la guitare de Jean-Marc Montera est bien souvent noyée par les fûts du batteur, gâchant les passages les plus emportés du concert. Reste néanmoins un concert agréable, bien que sans grande surprise pour qui est habitué du lieu.
Après un brève entracte, c’est au tour de Gianni Gebbia (saxophone) et Eiko Ishibashi (piano, chant, batterie, électronique) de se produire.
Ce duo Italiano-Japonais ouvre sur des vocalises harmonisées, doublées par le saxophone qui suit puis se détourne sans cesse de l’harmonie induite par le chant. Les notes se répondent, s’accordent, se repoussent créant un effet de phase envahissant toute la salle dans un déluge de commas. Dès cette introduction, j’aime ce groupe. Mais la suite du morceau me laisse perplexe. Alors qu’Eiko Ishibashi commence à chanter, le morceau se détourne des terrains expérimentaux pour ne proposer qu’une chanson "Pop", niaise, plate et sans saveurs. Le programme du concert évoquait bien l’influence de la musique pop sur le duo, mais je dois bien admettre que cet aspect de leur musique s’est révélé plus qu’agaçant.
Ce premier morceau est, en effet, représentatif du reste du répertoire qui nous est proposé. Ainsi, le duo nous livre quelques pépites de rock avant-gardiste, évoquant tour à tour This Heat ou John Zorn, et les parsème de petites ritournelles navrantes.
Reste la virtuosité des deux musiciens, et notamment le saxophone qui hurle, couine, murmure, souffle, claque, grince. Gianni Gebbia maîtrise parfaitement son instrument, et joue des effets d’embouchure avec une facilité déconcertante.
En bref, un set en demi teinte pour Gianni Gebbia et Eiko Ishibashi, qui a manqué d’être excellent s’il n’avait pris le parti de le consteller de petites chansonnettes.
La soirée se clôture par une improvisation entre les quatre musiciens, à l’instigation de Gianni Gebbia et Eiko Ishibashi, sur un thème de jazz. Jean-Marc Montera, visiblement mal à l’aise face à une improvisation nécessitant plus de rigueur qu’il n’en a l’habitude, restant en retrait, et Ahmad Compaoré mettant du temps à prendre ses marques avant de se résoudre à prendre ses baguettes et à adopter un jeu plus classique, cette improvisation se révèle de trop, et sera donc vite oubliée.
Ne cherchez pas ici de réelle mélodie, de structures, de thèmes récurrents, car tout est question de timbres, de sons. Les instruments (une guitare et une batterie), perdent leur rôle initial au profit de celui d’outil, malmené par des objets de toute sorte. Jean-Marc Montera frotte ses cordes avec une brosse et un pinceau ou coince des couteaux entre les cordes, tout en manipulant des effets de toute sortes, tandis qu’Ahmad Compaoré fait tomber des chaines sur ses fûts, les frappe de la paume de la main, du talon, ou avec toute sorte de percussions (mais jamais avec des baguettes).
Les deux musiciens n’en étant pas à leur première coopération, une véritable complicité transparait à la scène, et fait ressortir un véritable plaisir de jouer chez les deux hommes.
Mais est ce le jeu trop énergique d’ Ahmad Compaoré ou la sonorisation de la salle ? Toujours est il que la guitare de Jean-Marc Montera est bien souvent noyée par les fûts du batteur, gâchant les passages les plus emportés du concert. Reste néanmoins un concert agréable, bien que sans grande surprise pour qui est habitué du lieu.
Après un brève entracte, c’est au tour de Gianni Gebbia (saxophone) et Eiko Ishibashi (piano, chant, batterie, électronique) de se produire.
Ce duo Italiano-Japonais ouvre sur des vocalises harmonisées, doublées par le saxophone qui suit puis se détourne sans cesse de l’harmonie induite par le chant. Les notes se répondent, s’accordent, se repoussent créant un effet de phase envahissant toute la salle dans un déluge de commas. Dès cette introduction, j’aime ce groupe. Mais la suite du morceau me laisse perplexe. Alors qu’Eiko Ishibashi commence à chanter, le morceau se détourne des terrains expérimentaux pour ne proposer qu’une chanson "Pop", niaise, plate et sans saveurs. Le programme du concert évoquait bien l’influence de la musique pop sur le duo, mais je dois bien admettre que cet aspect de leur musique s’est révélé plus qu’agaçant.
Ce premier morceau est, en effet, représentatif du reste du répertoire qui nous est proposé. Ainsi, le duo nous livre quelques pépites de rock avant-gardiste, évoquant tour à tour This Heat ou John Zorn, et les parsème de petites ritournelles navrantes.
Reste la virtuosité des deux musiciens, et notamment le saxophone qui hurle, couine, murmure, souffle, claque, grince. Gianni Gebbia maîtrise parfaitement son instrument, et joue des effets d’embouchure avec une facilité déconcertante.
En bref, un set en demi teinte pour Gianni Gebbia et Eiko Ishibashi, qui a manqué d’être excellent s’il n’avait pris le parti de le consteller de petites chansonnettes.
La soirée se clôture par une improvisation entre les quatre musiciens, à l’instigation de Gianni Gebbia et Eiko Ishibashi, sur un thème de jazz. Jean-Marc Montera, visiblement mal à l’aise face à une improvisation nécessitant plus de rigueur qu’il n’en a l’habitude, restant en retrait, et Ahmad Compaoré mettant du temps à prendre ses marques avant de se résoudre à prendre ses baguettes et à adopter un jeu plus classique, cette improvisation se révèle de trop, et sera donc vite oubliée.
Signature : the duke of prunes
le 16/03/2010
Envoyer un message à the duke of prunes
Voir toutes les critiques de concert rédigées par the duke of prunes
le 16/03/2010
Envoyer un message à the duke of prunes
Voir toutes les critiques de concert rédigées par the duke of prunes
Photographe : guigogane
Envoyer un message à guigogane
Voir toutes les critiques de concert photographiées par guigogane


le 10 avril 2011 - Cabaret Aléatoire - Marseille (par Mcyavell)


le 6 juillet 2010 - Salle Vallier, Marseille (par stéphane sarpaux)


le 17 avril 2010 - Cabaret Aléatoire, Friche Belle de Mai, Marseille (par McYavell)


le 18 février 2012 - la Meson, Marseille (par Pirlouiiiit)


le 17 décembre 2011 - le Floor - Marseille (par Pirlouiiiit)


le 10 décembre 2011 - le Paradox - Marseille (par Pirlouiiiit)


le 08 octobre 2011 - rue Consolat - Marseille (par Pirlouiiiit)
GRIM (Montévidéo) - Marseille


le 31 Mars 2012 - Espace Montevideo, Marseille (par Sami)


le 20 décembre 2011 - Espace Montévidéo - Marseille (par Pirlouiiiit)

le 21 juin 2011 - Le Montevideo, & partout à Marseille (par Philippe)
Copyright © Neolab Production 2000-2012. Reproduction totale ou partielle interdite sans accord préalable.
Conditions générales d'utilisation
Conditions générales d'utilisation

















