Critique de concert The A-Phones + Irritones

Réjouissant concert de rentrée punqueroque à la Machine à Coudre, dont les notes de chronique furent hélas égarées et que le chroniqueur passa dans des vapeurs alcoolisées et donc une humeur joviale et plutôt distraite. Ne vous attendez donc pas à une chronique d'une précision terrifiante... De toutes façons les groupes du jour ont déjà été décortiqués avec le plus grand sérieux par le passé ici-même par votre serviteur alors merde, faisez-en des chroniques vous.

Une chose a pourtant frappé les esprits même les plus embrouillés ce soir-là : outre le forfait des Lazybones (inhabituel de la part de ces garçons plutôt sérieux), les The Keith Richards Overdose ont, encore, encore, encore, eu un problème, d'humeur cette fois-ci. La liste de leurs concerts annulés doit désormais égaler celle des concerts tenus (en y incluant pour simplifier les concerts tenus avec un membre en moins) : 4 partout, à peu près ? Fidèle à sa légende naissante (et assez distrayante), le surpuissant combo de Cramped rock a toutefois soufflé le chaud et le froid toute la semaine, faisant modifier l'agenda de LiveinMarseille tous les deux jours : joueront, joueront pas, les Quiches ?

Finalement, joueront pas, et tant pis pour le vaillant Miguel qui n'a du coup pas manqué de remarquer que a) il joue dans deux groupes d'affilée ce soir et b) il est malade et fiévreux. Il démarre donc dans les A-Phones, pas réentendus depuis un moment et qui semblent avoir progressé en précision. On ne peut qu'espérer pour lui qu'il a pris un bon remontant - ça semble être le cas. Dans notre souvenir, la prestation post-punk est carrée et assez enthousiasmante, à un enchaînement raté près, et la moitié du Lollipop Music Store y aboie joliment au son des titres pétaradants de son backing-band, le bassiste et le guitariste servant de choristes à leurs heures perdues.

Le batteur qu'on disait mourant semble avoir oublié instantanément ses souffrances, les titres enchaînent sans coup férir, devant une salle plutôt bien pleine et plutôt très contente de ce qu'elle voit et entend. Le groupe paraît désormais archi-mûr pour enregistrer un disque et on est espère que quelqu'un chez eux va s'en rendre compte bientôt. Ca rendra nos chroniques plus efficaces en matière de titlespotting, parce qu'il reste quand même totalement déloyal, je trouve, d'appeler une chanson punk Fired by email quand son refrain fait : Gimme gimme gimme gimme... more reasons !

Setlist A-Phones :
Geneva
French Movie
Trackers
Rockstar
Computer
Knive & Diamond
Let me Try
Easy pop Song
Punk rocker
Fired by email
Pressure
Quelques ricanements, cervoises, blah blahs plus tard (on s'est notamment moqué gentiment de l'archi-pro Polo, et sa petite valise de pédales d'effets bien rangées), et re-re-re-revoici les Irritones, emmenés par leur leader toujours plein de hargne, de connerie et peut-être d'autres choses moins avouables. Le mot "pétaradant" est toujours le premier qui vient à l'écoute de leur répertoire de punk-rock sautillant et agressif, en tout points aussi jouissifs qu'un certain nombre de groupes dans lesquels a posé/déconné/braillé précédemment leur chanteur Olivier Gasoil. Mais c'est là-aussi archi au point avec une section latérale estampillée Rickenbacker, en tout points parfaite, comportant l'autre moitié de Lollipop Music store..

Au contraire du précédent, ce groupe-ci a eu l'excellent idée d'enregistrer il y a quelques mois un LP en polychlorure de vinyle blanc immaculé (chroniqué n'importe comment par ici), ce qui permet de repérer instantanément les titres les plus saignants. Il faut dire que Negative Dots, Rejection (is all we got), Cannibal Kids, Danse en France, Mikado, Jesus Christ, Pretentious, soit une grosse moitié de la set-list, sont autant de petites décharges de plaisir certifié punk rock '77 régressif et explosif tout à la fois. En outre on se fait la réflexion en plein concert que le père Gasoil, qu'on regarde quand même faire le con sur scène environ 4 fois par ans, et depuis 8 ans quand même, a toujours encore de la ressource pour amuser la galerie.

Ce soir, il porte donc un magnifique marcel blanc sur lequel il a du suer un bon quart d'heure pour écrire toute la set-list... alors qu'il ne lui faudra que trente secondes pour commencer à le déchirer avec les dents. Quelque part bien planqué dans un bidon tout rond au fond de la salle, sa progéniture est heureusement dispensée de voir son futur papa se ridiculiser avec autant d'enthousiasme. Ce n'est sûrement que partie remise. Au moins, Miguel a survécu, c'est toujours ça de pris, y compris à un rappel, la seule immense surprise de ce soir...

Setlist Irritones :
Negative Dots
Rejection (is all we got)
Modern Light
Cannibal Kids
Optical Nerves
Danse en France
Pepsi COla Freaks
Mikado
Ad Nauseam
Jesus Christ (don't talk to me about)
Japanese
Accident
Pretentious
(rappel)
Computer Staat
Jesus Christ (etc)
Au final, deux concerts parfaitement classieux et qui nous ont donné beaucoup de plaisir, tout comme de retrouver cet endroit que le monde entier nous envie, la Machine à Coudre de la rue Jean Roque (essayez donc de le dire à toute vitesse, pour voir). Cuit à point, on rentrera toutefois sans attendre comme le veut la tradition qu'on nous en vire. Une question débattue sur tout le chemin du retour restera en suspens : est-ce vraiment tricher quand on prétend avoir arrêté la bière, que de boire une cervoise ? Le monde peut-il à ce point être cruel ?
Photos par Marwan Khelif : bravo à lui, et bienvenue (voir aussi sa chronique ici!)

Une chose a pourtant frappé les esprits même les plus embrouillés ce soir-là : outre le forfait des Lazybones (inhabituel de la part de ces garçons plutôt sérieux), les The Keith Richards Overdose ont, encore, encore, encore, eu un problème, d'humeur cette fois-ci. La liste de leurs concerts annulés doit désormais égaler celle des concerts tenus (en y incluant pour simplifier les concerts tenus avec un membre en moins) : 4 partout, à peu près ? Fidèle à sa légende naissante (et assez distrayante), le surpuissant combo de Cramped rock a toutefois soufflé le chaud et le froid toute la semaine, faisant modifier l'agenda de LiveinMarseille tous les deux jours : joueront, joueront pas, les Quiches ?

Finalement, joueront pas, et tant pis pour le vaillant Miguel qui n'a du coup pas manqué de remarquer que a) il joue dans deux groupes d'affilée ce soir et b) il est malade et fiévreux. Il démarre donc dans les A-Phones, pas réentendus depuis un moment et qui semblent avoir progressé en précision. On ne peut qu'espérer pour lui qu'il a pris un bon remontant - ça semble être le cas. Dans notre souvenir, la prestation post-punk est carrée et assez enthousiasmante, à un enchaînement raté près, et la moitié du Lollipop Music Store y aboie joliment au son des titres pétaradants de son backing-band, le bassiste et le guitariste servant de choristes à leurs heures perdues.

Le batteur qu'on disait mourant semble avoir oublié instantanément ses souffrances, les titres enchaînent sans coup férir, devant une salle plutôt bien pleine et plutôt très contente de ce qu'elle voit et entend. Le groupe paraît désormais archi-mûr pour enregistrer un disque et on est espère que quelqu'un chez eux va s'en rendre compte bientôt. Ca rendra nos chroniques plus efficaces en matière de titlespotting, parce qu'il reste quand même totalement déloyal, je trouve, d'appeler une chanson punk Fired by email quand son refrain fait : Gimme gimme gimme gimme... more reasons !

Setlist A-Phones :
Geneva
French Movie
Trackers
Rockstar
Computer
Knive & Diamond
Let me Try
Easy pop Song
Punk rocker
Fired by email
Pressure
Quelques ricanements, cervoises, blah blahs plus tard (on s'est notamment moqué gentiment de l'archi-pro Polo, et sa petite valise de pédales d'effets bien rangées), et re-re-re-revoici les Irritones, emmenés par leur leader toujours plein de hargne, de connerie et peut-être d'autres choses moins avouables. Le mot "pétaradant" est toujours le premier qui vient à l'écoute de leur répertoire de punk-rock sautillant et agressif, en tout points aussi jouissifs qu'un certain nombre de groupes dans lesquels a posé/déconné/braillé précédemment leur chanteur Olivier Gasoil. Mais c'est là-aussi archi au point avec une section latérale estampillée Rickenbacker, en tout points parfaite, comportant l'autre moitié de Lollipop Music store..

Au contraire du précédent, ce groupe-ci a eu l'excellent idée d'enregistrer il y a quelques mois un LP en polychlorure de vinyle blanc immaculé (chroniqué n'importe comment par ici), ce qui permet de repérer instantanément les titres les plus saignants. Il faut dire que Negative Dots, Rejection (is all we got), Cannibal Kids, Danse en France, Mikado, Jesus Christ, Pretentious, soit une grosse moitié de la set-list, sont autant de petites décharges de plaisir certifié punk rock '77 régressif et explosif tout à la fois. En outre on se fait la réflexion en plein concert que le père Gasoil, qu'on regarde quand même faire le con sur scène environ 4 fois par ans, et depuis 8 ans quand même, a toujours encore de la ressource pour amuser la galerie.

Ce soir, il porte donc un magnifique marcel blanc sur lequel il a du suer un bon quart d'heure pour écrire toute la set-list... alors qu'il ne lui faudra que trente secondes pour commencer à le déchirer avec les dents. Quelque part bien planqué dans un bidon tout rond au fond de la salle, sa progéniture est heureusement dispensée de voir son futur papa se ridiculiser avec autant d'enthousiasme. Ce n'est sûrement que partie remise. Au moins, Miguel a survécu, c'est toujours ça de pris, y compris à un rappel, la seule immense surprise de ce soir...

Setlist Irritones :
Negative Dots
Rejection (is all we got)
Modern Light
Cannibal Kids
Optical Nerves
Danse en France
Pepsi COla Freaks
Mikado
Ad Nauseam
Jesus Christ (don't talk to me about)
Japanese
Accident
Pretentious
(rappel)
Computer Staat
Jesus Christ (etc)
Au final, deux concerts parfaitement classieux et qui nous ont donné beaucoup de plaisir, tout comme de retrouver cet endroit que le monde entier nous envie, la Machine à Coudre de la rue Jean Roque (essayez donc de le dire à toute vitesse, pour voir). Cuit à point, on rentrera toutefois sans attendre comme le veut la tradition qu'on nous en vire. Une question débattue sur tout le chemin du retour restera en suspens : est-ce vraiment tricher quand on prétend avoir arrêté la bière, que de boire une cervoise ? Le monde peut-il à ce point être cruel ?
Photos par Marwan Khelif : bravo à lui, et bienvenue (voir aussi sa chronique ici!)
Signature : Philippele 23/09/2010
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Photographe : mkhelif
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>> Réponse (le 29/09/2010 par Zboing zboing) 2 groupes et pas une photo de Miguel, faut le faire quand même. vous le boycottez ? il est pas si vilain quand même. > Réagir à cette critique

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