15-26 Mars 2008 - Marseille Cette manifestation se caractérise par son ouverture dans la chanson française et francophone : créations, prestations scéniques, spectacles d'artistes reconnus, découvertes, émergence et promotion des jeunes talents.
Alexis HK et Renan Luce (festival Avec le Temps) - 25 mars 2008 - Espace Julien Marseille Nous voilà à l'Espace Julien pour une nouvelle soirée du Festival avec le Temps.
Cette fois c'est Renan Luce la tête d'affiche.
Je dois avouer aux fans de Renan Luce que moi j'étais venu voir Alexis HK...
Le concert avait commencé depuis quelques minutes (à l'heure quoi...!) quand je suis .../...
Nous voilà à l'Espace Julien pour une nouvelle soirée du Festival avec le Temps.
Cette fois c'est Renan Luce la tête d'affiche.
Je dois avouer aux fans de Renan Luce que moi j'étais venu voir Alexis HK...
Le concert avait commencé depuis quelques minutes (à l'heure quoi...!) quand je suis arrivée.
Le plus dur a été de me faufiler pour apercevoir mon idole à moi!!! Alexis HKaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah!!!!
Ce bel homme que j'avais raté lors de son précédent passage au Poste à Galène il y a quelques années...Ce soir je ne pourrai l'écouter que durant une demie heure, le temps qui lui a été imparti pour faire la première partie de l'idole du reste du public!!
Donc c'est avec un grand plaisir que je découvre en public, ce chanteur à la voix grave, à l'humour troublant et aux mélodies simples mais pas simplistes.
Sa playlist se déroule tout au long d'une histoire d'amour entre lui et une jeune femme gothique, Sepultura, qu'il essayera d'épater en se renversant un plat de fondue brûlante sur le corps...
la belle sera à ses côtés à son réveil à l'hôpital (avec en cadeau une statuette de Freddy) et jusqu'à la fin de ses jours.. et toute cette histoire est entrecoupée de son Coming out extrait de son dernier album; d'un morceau qu'il appelle La famille Ronchonchon (histoire de râleurs qui fait beaucoup rire les fan de R.L.), un peu léger et moins recherché que ses morceaux du premiers album.
Heureusement il nous chantera aussi Mitch, le prince du ring et finira avec son premier "succès" : C'que t'es belle. Et puis le voilà déjà parti, pourtant il était très classe avec son costard marron foncé, sa gratte, tout seul, comme un grand qu'il est...c'était trop court.
J'espère qu'une autre salle de Marseille le programmera bientôt...Il a une réelle présence sur scène où il semble très à l'aise.
Et voici donc Renan Luce avec sa guitare, accompagné par un batteur, un contrebassiste, un bassiste...moins la classe que Alexis, mais bon, il ne faut pas juger les gens sur l'apparence me dis-je!
Les filles hurlent, leurs copains les serrent dans leurs bras en les écoutant dire de Renan Luce "qu'il est bôôô"...
Il nous explique que jusqu'à présent on lui avait refusé de venir jouer à Marseille, mais que ce soir il est là, et tout le monde est content! Il y a de beaux éclairages sur scène, les femmes sont en émoi, beaucoup d'émotion traverse la salle quand quand il chante son histoire à propos de la feuille blanche, le public l'accompagne... bref beaucoup de succès pour Renan Luce.
Moi je pars après 4 morceaux, je ne suis pas fan de ces rimes simplistes, de ces mélodies faciles, consensuelles...
Et comme je suis toujours d'une grande mauvaise foi quand j'ai des chouchoux, je finirai en disant que si le bon goût musical était mieux distribué, ce serait Renan Luce qui ferait la première partie de Alexis HK!!
Benoit Doremus (festival Avec le Temps) - 21 mars 2008 - Lollipop Music Store - Marseille
Allez un petit mot sur Benoit Doremus parce que ce serait bête qu’il n’y ait aucune trace de son premier passage à Marseille … Sachant que le soir je ne pourrai pas aller le voir à l’Espace Julien, pour une fois je n’arrive pas en retard au Lollipop Music Store … et comme à chaque fois que je .../...
Allez un petit mot sur Benoit Doremus parce que ce serait bête qu’il n’y ait aucune trace de son premier passage à Marseille … Sachant que le soir je ne pourrai pas aller le voir à l’Espace Julien, pour une fois je n’arrive pas en retard au Lollipop Music Store … et comme à chaque fois que je suis à l’heure, c’est le showcas qui commence en retard …. Il faut dire qu’il n’y a vraiment pas grand monde aujourd’hui ….
On peut chercher beaucoup d’explications du genre horaire pas pratique pour les gens qui travaillent, mais je crois surtout que les marseillais ne connaissent pas encore Doremus et qu’ils ne sont pas assez curieux pour se déplacer (même quand c’est gratuit) … tant pis pour ceux qui après le prochain album paieront leurs places plus chers et se regretteront de ne pas l’avoir découvert à ses débuts et dans un cadre aussi intimiste.
Je suis là car j’ai beaucoup aimé son disque Jeunesse se passe … en le découvrant en chair et en os je suis surpris, il est plus petit et plus jeune que l’idée que je m’en étais fait d’après la pochette. Il a l’air assez timide aussi, mais sans être mal à l’aise ; au contraire. Très bon contact avec le public ; à l’image de ce que j’avais ressenti en écoutant le disque : sincère, vrai, touchant.
Lui à la guitare accompagné de son accordéoniste, nous feront 4-5 morceaux dont le tube je chante faux, j’écris de la main gauche mais aussi Rien à te mettre … j’aurais beaucoup aimé qu’il joue le poison mais tant pis pour moi, ça m’apprendra à ne pas aller le voir le soir même … Des quelques échos que j’ai eu il n’y avait pas foule le soir (plus qu’ici quand même) et le concert fut très sympa (et plus « rock » avec tous les musiciens).
Bref merci au Festival Avec le Temps d’avoir fait venir parmi leurs classiques (Arno, Lavilliers, Mano Solo) ce nouvel artiste à Marseille, comme ils avaient fait venir l’année dernière Claire Diterzi ….
Oshen (festival Avec le Temps 2008) - 18 mars 2008 - Le Paradox - Marseille Mardi soir, 22h comme chaque semaine, j’entame mon retour de Radio Grenouille vers la Plaine à la recherche d’une fin de soirée sympathique. Ce soir et on peut même aisément dire cette semaine les possibilités de sortir écouter de la bonne musique ne manquent pas !
Mano solo à l’espace julien et .../...
Mardi soir, 22h comme chaque semaine, j’entame mon retour de Radio Grenouille vers la Plaine à la recherche d’une fin de soirée sympathique. Ce soir et on peut même aisément dire cette semaine les possibilités de sortir écouter de la bonne musique ne manquent pas ! Mano solo à l’espace julien et l’ « ex » marseillaise Oshen au Paradox se partagent l’affiche dans une zone de quelques mètres carrés. Assez tenté par la deuxième solution, Oshen donc, dont j’avais découvert il y a quelques temps le premier album et assez arrangé par l’horaire tardif (23h30) du début du show, je prenais donc la route du Paradox, lieu que par ailleurs je découvrais pour la première fois.
Le petit corridor qui longe le bar à l’entrée pour amener à la salle, me fait craindre un instant la config, « serré-serré ». Fausse peur, le corridor débouche sur une salle sympathique entrecoupée de piliers qui il vrai doivent gêner un peu les soirs de grosse affluence mais participent à une chaleureuse déco où se place une scène assez profonde et large pour pouvoir y faire évoluer tout type de groupe. Dès mon arrivée, je vois arriver Pirlouiiiit, son appareil photo autour du cou évidemment qui après Mano Solo venait continuer sa mission. Le fait le voir ne m’étonna pas plus que ça, vu que ma découverte de l’artiste passa par de nombreuses interviews qu’il réalisa pour Liveinmarseille et Nouvelle vague. Pressé et visiblement éprouvé par sa soirée déjà bien remplie et par la semaine qui arrive, il me traqua (ce n’est pas la première fois) pour écrire cette chronique, me voilà donc vous raconter cette soirée.
Configuration minimaliste sur scène, Tatiana Mladenovitch à la batterie, Christophe Rodomisto à la basse et plus rarement à la guitare et Oshen, donc au chant et à la guitare. Au premier regard, on comprend tout de suite qu’Oshen aime la scène, le contact avec le public, susciter des réactions, voler des sourires. Elle dégage une belle énergie pendant les morceaux, n’hésitant pas à user de mimiques mais sans jamais trop en faire. Avec elle, on reste toujours en deçà de la limite du surjoué, elle fait vivre vocalement et corporellement ses compositions. Elle installe une sympathie contagieuse qui rend sa mise en scène intimiste sans qu’on ait jamais l’impression de tomber dans le millimétré, le public n’a donc pas l’impression d’être un élément du décor, il fait partie du spectacle et c’est ce qui fait la différence.
Il apprécie et ça se comprend même si à mon goût il ne se fait pas assez entendre où alors est ce moi qui crie trop dans les concerts mais après ma pause cigarette, point de cris dans la salle, juste de sages mais appuyés applaudissements. Enfin, que voulez-vous, j’aime quand le public donne de la voix, c’est une peu dans ma culture. Dans un ton ironique et souvent empreint de légèreté, elle développe sous toutes les coutures un thème qui semble lui tenir particulièrement à cœur « La relation homme-femme », la drôlerie de l’incompréhension de ces deux univers si éloignés et si dépendants l’un de l’autre.
Que ce soit à travers le théâtral « Jim » où elle essaie désespérément de séduire son collègue de boulot (son patron ?) ou dans la relation à rebondissement « Tu m’as quitté », la relation apparaît toujours conflictuelle. Elle ironise sur cette incompréhension mutuelle, cette quête incompatible du soi dans l’autre allant même jusqu’à avouer sa « flemme d’aimer ». Ses textes rafraichissants désacralisent l’amour parfait des chansons de variétés pour les tracas et les interrogations internes qu’il suscite chez la femme et par extension chez l’homme. La solution à ces problèmes ?? vivre en couple comme des « poissons rouges » oubliant, ce qui s’est passé jusqu’aux cinq secondes précédant l’action !
Par rapport à ce que j’ai entendu du deuxième album, la configuration scénique enlève les artifices, les surcharges mélodiques et permet à mon goût d’apprécier d’avantage les morceaux et l’univers d’Oshen. Les chœurs de Tatiana et Christophe viennent de temps à autres habiller avec bonheur le minimalisme instrumental du trio. La batteuse ou le bassiste en quittant même la scène pour certain morceau encore plus épuré laissent toute la place au texte et à l’interprétation de la chanteuse.
Avant le rappel, le morceau « Plus quinze ans » glisse joliment accompagné uniquement des tapements de mains d’Oshen et de ses musiciens jusqu’à faire chanter le dernier refrain par tout le public conquis. Suivra un morceau inspiré par les dernières élections présidentielles « Te souviens-tu de la violence », avec un joli texte mais j’avoue bizarrement avoir été moins traversé par l’interprétation de la chanteuse alors qu’en règle générale ce sont plutôt ces thèmes qui me marquent.
Enfin, peu importe, elle enchaine tambours battants un hymne humoristique aux hommes qu’elle a côtoyé sur notre doux territoire phocéen « les marseillais », où l’on retrouve toutes les caricature des cacous machos qu’on a tant l’habitude de voir dans notre sphère sociale et géographique. Ce qu’on retiendra de ce morceau bien sur des éclats de rires vu qu’on connaît l’autodérision légendaire des males marseillais et surtout que le plus grand de nos avantages et de « ne pas être des parisiens ». Avant de pouvoir d’imiter nos congénaires de la capitale, une longue séance de fou-rire et de diverses déconcentrations de la chanteuse animera l’ambiance. Elle en profitera au passage pour égratigner un peu bassement quelques unes de ses rivales sur la nouvelle scène française féminine (Camille et Olivia Ruiz). Et retrouvant ses esprits, elle nous fit donc passer le message que les marseillais sont bien moins futiles et matérialistes que les parisiens, on verra ça dans six ans après la troisième législature de J.C. !!