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Les Eurockéennes De Belfort 29 juin au 1er Juillet - Belfort Les Eurockéennes de Belfort fêtent cette année leurs 23 ans ! Trois jours, cinq scènes et plus de 70 formations rock, pop, électro, folk et métal au programme ...
Têtes d’affiches ou formations parmi les plus excitantes du moment, le festival français installé aux côtés des plus grands évènements européens offre, depuis plus de 20 ans, au cœur d’un espace naturel préservé, une programmation mêlant pop, rock, métal, hip hop, world… 3 jours de vacances musicales devant des concerts d’exception et sous les tentes d’un camping festif (gratuit pour tout porteur de billets) pour une édition 2011 qui s’annonce toujours plus ambitieuse et détonante. A consulter sur ConcertandCo, les chroniques et les photos de l'édition 2011 des Eurockéennes, ainsi que les comptes rendus du festival les années passées...
Les Eurockéennes De Belfort : vos critiques de concert |
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2 personnes aiment ce festival.
Présentation complète : LCD Soundsystem live 2010
Gablé Vs Rien : le match au minigolf 2010
Hunger, Watson, Faccini Eurocks 2010
Général Elektriks fait joujou Eurocks 2010
Dans les petits papiers d'Emilie Simon Eurocks 2010
Et bien d'autres sur Sourdoreillle.net
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Eurockéennes 2012 : The Cure etc etc
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Presqu'ïle de Malsaucy - Belfort (90)
(14h)
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The Cure Groupe phare des années 80, The Cure reste un excellent groupe au 21ème siècle... Robert Smith est ses acolytes ont créé au fil des années un répertoire unique, entre pop catchy, post punk étrange et rock gothique envoûtant. Tournée en 2012 !
47.5 euros 
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49 avis et critiques de concert
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(mes) Eurockéennes 2011, 3/3 : Katerine, Beady Eye, Aaron, Carte blanche Katerine + Cabaret New Burlesque, Arctic Monkeys - 3 juillet 2011 - Presqu'Ile du Malsaucy, Evette Salbert (critique écrite le 07/07/2011 par Philippe) La veille, c'est par ici !
Ce dimanche, troisième et dernier jour d'un festival décidément copieux et pratiquement sans faute de goût (citadelle d'Arras, suivez mon regard), commence par un bon repas à la fraîche entre amis, couronné dans l'après-midi par un alcootest réussi à l'approche des .../...
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La veille, c'est par ici !
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Ce dimanche, troisième et dernier jour d'un festival décidément copieux et pratiquement sans faute de goût (citadelle d'Arras, suivez mon regard), commence par un bon repas à la fraîche entre amis, couronné dans l'après-midi par un alcootest réussi à l'approche des Eurockéennes ! Bon, on ne peut pas dire qu'on nous ait pris en traître : les pandores sont toujours placés au même endroit et on ne les avait pas encore vus en 2011 ! En tout cas, voilà qui mérite un coup à boire dès l'arrivée, pour se remettre de nos émotions !
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A propos d'alcool, signalons le plus beau geste militant de ces Eurockéennes (initié par de vaillants alsaciens, à n'en pas douter) : introduire et faire circuler une magnifique bouteille de Kronenbourg gonflable, incarnant à merveille la résistance à l'envahisseur Heineken, qui a racheté puis fermé toutes les brasseries d'Alsace... Et dont nous avons subi la déco siglée et l'urine de vache tout le week-end, nostalgiques de la bière alsacienne qui s'affichait bien plus modestement ici... C'est dit !

On est toujours contents de retrouver ce pitre de Philippe Katerine, pas repassé par ici depuis 2006, dont on a l'honneur et l'avantage de partager l'humour décalé, scatologique et ravageur, et qu'on a pas eu le plaisir de voir tourner sur son très régressif dernier album... Il s'avère dès le départ qu'on est quand même face à une performance artistique, et pas juste une vaste déconnade à la Wampas : si ses musiciens (ex Little-Rabbits) sont bien sapés comme des ploucs, ils jouent fort et bien !

Si ses choristes n'ont pas toutes un physique de bimbo, elles chantent également juste et exécutent parfaitement les chorégraphies d'un ridicule accompli, tout comme Katerine lui-même. Où le kitsch est élevé au rang d'art majeur... A part nous chier à la raie au nom de la Reine, curieusement oublié, il va alors tout nous faire : nous dire Bonjour !, insulter la valeur la plus à droite de notre devise nationale (Liberté, mon Cul !), nous faire des Bisous bien sûr (apparition des jolies danseuses en short et t-shirt multicolores et très seyants !), manger sa Banane (des centaines de fruits s'envolent aussitôt du public, il arrive à en éviter la plupart, mais pas tous)...
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... Se moquer de ces putains de Téléphones, ou encore déclarer son amour pour nos Fesses, tandis que la scène se remplit de fesseurs, de fesseuses et de fessé(e)s - bien sûr il est aux premières loges, avec sa mini-jupe atroce ! Fin de la séquence sur la toujours très percutante 100 % V.I.P., qui déclenche une belle folie sur le gazon : il faut reconnaître que le bonhomme s'y entend pour soulever une armée !Bien évidemment il n'est pas avare de conneries entre les morceaux, systématiquement percutantes et drôles, comme lorsqu'il suggère gentiment à 4 personnes intégralement couvertes de Lycra (Spandex, le déguisement tendance en 2011 !), de "renoncer à Satan"...

Vient alors une séquence "name-dropping" avec ses cauchemars droitiers terrifiants (être poursuivi par Marine, sucer Johnny etc.), et la liste des fameux Vivants qu'il aime (et qui le sont plus ou moins, vivants, en l'occurrence). Encore un ou deux titres et il est temps de lâcher du gros appat : Excuse-moi (en version techno-rock musclée), et au rappel l'entame de Louxor, commencée seul à la batterie, J'en ai marre entamée a capella et hilarante, et enfin Louxor J'adore, jouée en bonne et dûe forme, avec de géniaux costumes sur les filles qui en font des soubrettes de face et des squelettes de dos... Une heure de plaisir simple et intense, et de grosse marrade : merci Philippe ... et à tout à l'heure !
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On a quitté ce peigne-cul de Liam Gallagher sur un rendez-vous manqué, lors du très cocasse split d'Oasis (arrivé hélas en coulisses, et non sur scène) - soit le groupe le plus surestimé des 20 dernières années - à Rock en Seine, il y a 2 ans. On passe trois chansons en sa compagnie : rien de nouveau sous le soleil, il a presque reconstitué son groupe, il a toujours une pure tête à claques et des poses arrogantes, le nom de son groupe écrit à l'échelle de son égo... Et conserve donc le titre envié de rockeur le plus insupportable d'Albion !
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Sinon, sa britpop est toujours aussi gnan-gnan, rebattue dans ses riffs et ses airs, ni faite ni à faire. D'ailleurs à 100 personnes près, l'intégralité du public de la grande scène roupille au soleil couchant en rotant sa bière. On fait donc un rapide passage au village VIP, moins agréable qu'avant car coincé dans les bois (à moins d'être un mécène : eux ont une belle terrasse donnant sur la grande scène !), puis un petit quart d'heure sur la plage où de grands enfants jouent au sable, pendant qu'un groupe de hip-hop assez quelconque (Odd future) s'égosille sans parvenir davantage à mettre le feu. Incontestablement, le temps de mou du festival, prolongé avec le groupe qui suit (le "kararocke" nous ayant été déconseillé par ailleurs...)

Bon, ce qu'on aime bien chez Aaron, c'est la chanson U-Turn, mais surtout parce qu'on a aimé le film qui allait avec... Pour le reste, leur trip hop agréable à l'oreille, est quand même gentiment chiante, trois crans en dessous de celle d'Archive-de-la-bonne-époque... On ne s'explique pas vraiment les yeux fardés du chanteur et après quelques titres, il est avéré que tout sonne un peu pareil et qu'on est surtout très agacé par son côté animateur BAFA (Alleeeeez ! on dirait qu'on pèterait les plombs, la, tout de suite, tous avec mouaaaa !). On laisse donc les plus jeunes en sa compagnie, pour aller manger un kebab (infâme : ça au moins ça ne changera jamais aux Eurockéennes, dommage, on avait tenu presque 3 jours sans craquer !) et s'asseoir en bonne place pour le mystérieux show qui doit suivre, et qui suscite une grosse curiosité de notre part.
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Ayant déjà au moins 5 ou 6 fois communié avec les toujours passionnants Arcade Fire (et la dernière fois encore fin 2010), on va cette fois-ci leur faire faux bond (d'autres gens ont le droit de savoir à quel point ils sont excellents !) et s'intéresser à une projet très excitant sur le papier : une carte blanche à Katerine et aux pétillantes strip-teaseuses du New Burlesque, qui nous ont enchanté de leur joie de vivre dans le film Tournée... La prestation commence donc en petit comité, sur la plage (au vu de la grosse pointure sus-citée).
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Le spectacle sera découpé en plusieurs parties, en gros : les filles, Katerine, puis les filles ET Katerine. Départ sur une série de strip-tease de costumes extravagants donc, chacune annonçant la suivante dans son style.Après le strip inaugural de la présentatrice, une petite très gironde se désape sur Purple Haze (notre photo), la "créature" (une grande brune au delà de l'incendiaire, dans une robe vermeil tout droit sortie d'un Tex Avery) sur un air des années folles.
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Puis la blonde Mimi Le Meaux (héroïne principale du film), également sublime (quasiment une réincarnation de Marilyn Monroe !) s'en vient faire une somptueuse danse du ventre, une autre coiffée d'une immense tiare céleste préfèrera Waintin for The Sun et finira par un slam dans le public, ni plus ni moins ! Dernier grand moment de cette partie, le strip du cowboy (un mec méchamment gaulé et monté à cheval, si, si : cf lien vidéos en fin de chronique!), car bien sûr le Cabaret New Burlesque s'adresse à tous les publics ! Arrive ensuite, en grande tenue de smoking, le groupe qui accompagnera Katerine sur un certain nombre de reprises, pas toutes inoubliables d'ailleurs.

Banana Split (moyenne), Elle est d'ailleurs (très drôle), Capri c'est fini (proprement massacrée), Partir un jour (version jazzy), Confidence pour Confidence, etc, etc... Frôlé par l'ennui, on songe qu'il est trop tard pour aller voir Arcade Fire... Mais heureusement le New Burlesque revient : strip-tease "Kentucky Fried Chicken" pour le mâle (avec lancer final d'aile de poulet dans le public, sortie d'où vous pouvez l'imaginer), puis encore une ou deux reprises stupides mais agrémentées des filles sur scène (Mimi en guèpière et culotte noire, waouuuuuh !) : Mercedes Benz, par exemple...
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La fin est néanmoins plus chiadée, avec un superbe Have Love will Travel (des Sonics bien sûr !), B.O. du film et vrai grand moment de rock'n'roll sexy, tout comme le seul et unique standard français de rockabilly grand public : C'est Lundi... de Jesse Garon bien sûr ! C'est l'heure pour Katerine de se faire déshabiller par les filles (ça, c'était à prévoir) sur l'air d' "il est vraiment phénoménal", avant de terminer, en slip donc, sur un Louxor J'adore presque inaudible puisque le son et la lumière ont pété sur la plage (ou ont été coupés ?). Malgré cette fin en queue de poisson, un spectacle très distrayant et qui a permis d'approcher, n'en doutons pas, les plus troublantes créatures du Nouveau Monde !
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Le final se joue cette année avec ceux qui sont en train de devenir (pour le meilleur ou pour le pire, on ne le sait pas encore ?), le nouveau plus grand groupe de rock anglais du monde, les Arctic Monkeys, qui nous passionnèrent il y a 5 ans, à l'époque de leur premier LP, soutenu haut et fort dans des prestations scéniques enthousiasmantes d'énergie survoltée. Depuis, ils ont sorti 3 LP et chacun nous a un peu moins intéressé que les précédents, malgré l'influence stoner de tonton Josh Homme, et des chansons mieux écrites (mais nettement moins jouissives).
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Retour sur la grande scène donc, (il y a 5 ans c'était sous le chapiteau), où le concert démarre en trombe avec Brainstorm et This house is a circus... Comme pour les QOTSA hier : pas de frime, pas d'esbroufe et de nom écrit en grand. Les Arctic Monkeys sont là pour jouer du rock et foutre le feu sans allumettes, point barre : ils en jouent fort, et juste ! Still Take you Home est la première d'une longue série de titres des deux premiers albums (c'est bien aimable, c'est nos préférés !), suivie d'un comique "T'asseois pas, j'ai bougé la chaise" (en français dans le texte, et néanmoins avec une superbe son stoner : ah, si seulement les BB Brunes pouvaient entendre ça !)
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Pretty Visitors (qu'on avait un peu oubliée) a également un son très lourd : c'est une bombe sur scène, mais pas autant que, un peu plus tard, Teddy Picker, l'un de leurs premiers tubes "historiques" (d'il y a 5 ans !) qui déclence une grosse bronca empoussiérée du public. A partir de là, le public va en gros s'agiter & s'époumonner jusqu'à la fin, sur une set-list aux petits oignons en pickles : Brick by brick (au son bodybuildé), la balade du dernier qui fait "sha la la la" (une pause bienvenue), avant un terrifiant enchaînement The View from the Afternoon // I Bet you Look good on the Dancefloor : sanglant !
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Devant le constat que les meilleurs titres semblent passées, on s'inquiète un poil mais sans raisons : la série continue certes avec un ou deux titres moins marquants mais se conclut avec Do Me a Favor, puis la faussement calme When the sun comes down. Le rappel, car bien sûr avec une telle clameur il fallait qu'il y en ait un, se fait en mode mélancolique/balade : Fluorescent Adolescent, puis 505, nostalgique et puissante à la fois ! Une bonne idée que de conclure le festival là-dessus, en nous préparant à l'idée un peu déprimante que c'est fini pour cette année ; en tout cas les Arctic Monkeys ont conclu sans fausse notes sur un concert tonifiant et sonique !
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Et voilà ! C'en est déjà terminé de cette 23 ième édition des Eurockéennes ! Parfaitement réussie, puisqu'elle a permis aux organisateurs de réaffirmer leur style (pêcheurs de prospects prometteurs, et attrapeurs de têtes d'affiche pointues), et de retoiletter magnifiquement le site tout en améliorant globalement son ergonomie. Couronnement de cet effort, 95 000 entrées, c'est à dire à peu près complet tous les jours et au moins 5 000 festivaliers de plus qu'en 2010 ! Et pour les participants, nous avons vécu de grandes sensations musicales, eshétiques et visuelles (en y ajoutant les Plasticiens Volants finaux, qui ont conclu l'édition après notre départ) : voilà une édition qui fera réellement date dans l'histoire du festival !
Alors comme toujours, souhaitons une Longue Vie aux Eurockéennes ! A l'année prochaine ... et aux 18 suivantes, espérons-le !
Illustrations par Philippe, Photos à venir par Andy Trax !
Bonus : quelques vidéos-souvenir (attention, explicit strip-tease included) par ici !
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Flashback : Chroniques de (mes) 18 Eurockéennes (!) :
2010, 2009, 2008, 2007, 2006, 2005, 2004, 2003.... et plus anciennes encore, en continu et en trois parties depuis, euh, 1994...
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(mes) Eurockéennes 2011, 2/3 : Anna Calvi, Kyuss Lives !, Raphaël Saadiq, Motörhead, Queens of the Stone Age - 2 juillet 2011 - Presqu'île du Malsaucy, Evette Salbert, 3 juillet 2011 (critique écrite le 04/07/2011 par Philippe) La veille, c'est par ici !
Pour ce deuxième jour, la tempête de ciel bleu se poursuit, joliment agrémentée de nuages : il fait très chaud et, en attendant ses petits camarades qui font la queue, le chroniqueur regarde les hommes tomber, comme des mouches : certains arrivés "fatigués" de leur .../...
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Pour ce deuxième jour, la tempête de ciel bleu se poursuit, joliment agrémentée de nuages : il fait très chaud et, en attendant ses petits camarades qui font la queue, le chroniqueur regarde les hommes tomber, comme des mouches : certains arrivés "fatigués" de leur après-midi au camping s'effondrent une fois passé l'entrée : ils ont tout donné ! D'autres qui ont trop joué dehors, comme ce musicien de la fanfare rock Les Archers/Artsonic retrouvé en position latérale de sécurité - encore que pour celui-ci, on a un doute puisqu'il semble avoir été secouru par les faux vigiles de la compagnie Théatre Group'...
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En goguette sur le site, décidément si agréable que même les stars ont envie de s'y balader, on croise le grand Nick Oliveri accompagné du nouveau guitariste de Kyuss, tous deux en admiration devant le Klaxonarion. A ce sujet, un grand coup de chapeau à l'organisation qui a mobilisé, pas moins de 7 ou 8 compagnies d'arts de rue (selon qu'on compte le Ullmann Kararocke et le Silent Party, ou non) : même sans avoir croisé ou été chez tout le monde, on a été surpris au moins une fois par jour, et c'était fort agréable !

Mais trêve de flânage, on est venus très à l'heure aujourd'hui et ce n'est pas par hasard. Si des lecteurs de ce site ont tapé récemment Anna Calvi dans le moteur de recherche, ils n'ont pas manqué de remarquer que votre serviteur est tombé en amour loup-de-tex-avery-esque de sa musique sur disque, et s'est longuement épanché sur son éblouissante performance scénique à Saint-Brieuc, il y a trois semaines (autant dire, sans elle, une éternité !).
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Retour tout devant la green room donc, pour découvrir un show un poil moins intense et tendu : rapport au beau temps et à la scène ouverte, peu propices à la communion, ou à ses cheveux aujourd'hui détachés, trahissant une humeur plus détendue ? Il n'en reste pas moins que la set-list, trop courte, est encore magistrale. Rider to the sea, la belle griffe rageusement sa Telecaster ; Suzanne and I, Blackout, elle laisse sa voix (et son trio toujours discret et impeccable) se dégourdir les jambes ; I'll be your Man, premier moment de sensualité troublante, appuyé par un guitariste rythmique qu'on verra assez peu aujourd'hui...

On remarque que cette délicieuse petite chose est montée sur des talons aiguille vertigineux : mais quelle taille peut-elle bien faire ? Et question subsidiaire, où cache-t-elle les poumons qui lui donnent un tel coffre ? First We Kiss, mes amiEs me confirment qu'en effet, c'est très beau, même sans la chorale et les violons (il faut dire qu'elle a tout enregistré elle-même, sur son disque !). Moulinette ? Jeff Buckley a joué sur cette même scène en 1995, et cette guitariste lui rend superbement hommage... Surrender ? C'est Elvis lui-même qui se déhanche, dans l'ombre : reprise sublime, qui occasionne quelques hurlements de plaisir dans la foule...

Desire ? La chair de poule, inattendue sur ce titre, me cueille à chaud, et cette fois, pas sur la pourtant toujours intense Jezebel d'Aznavour : elle n'a pas crié aussi fort que l'autre fois, ça ne se fait pas, à l'heure de la sieste, là-bas sous les arbres ... Car la jeune fille est timide et polie, ose à peine présenter ses musiciens, avant de reprendre la musique et la transe : fin sur la magnifique Love won't be leaving, agrémentée d'un long solo où sa guitare crache du feu. 40 minutes à peine, ouch ! et même pas de The Devil : voilà encore un splendide concert d'Anna Calvi qui engendre une délicieuse frustration : à très bientôt, mademoiselle !
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On avouera n'avoir pas pris le temps de réviser aussi sérieusement qu'il aurait fallu l'oeuvre très lourde et très riche de Kyuss, dont l'historique album éponyme est un peu la Pierre de Rosette du rock stoner. On en est pas moins surexcités de voir sur scène ce groupe, parents indignes des QOTSA, également à l'affiche ce jour, et qu'on croyait disparu à tout jamais... On arrive alors qu'ils sont occupés, depuis quelques secondes, à déverser des hectolitres de plomb liquide sur la plage, appuyés par la voix fascinante de John Garcia et occasionnellement, celle de Nick Oliveri.
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On espérait vaguement le voir sur scène (même si leur rupture fut douloureuse), mais en tout cas il est bien présent en coulisse : Josh Homme est bien évidemment venu écouter Nick Oliveri et Brant Bjork, ses potes du lycée, venus rallumer les cendres jamais vraiment éteintes : Kyuss Lives ! Ca sonne comme une incantation... Des bières volent par dessus nos têtes, et des festivaliers aux t-shirts Motörhead aussi, nombreux aujourd'hui et déjà très énervés. Victimes des vapeurs toxiques que distille cette musique ? Celles du Malin, à n'en pas douter.
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Ce groove vrombissant qui est au fond la synthèse de tout ce qu'on aime dans le rock, et dont les morceaux sont tendus, telluriques, globalement fascinants. Une avalanche de titres parmi lesquels on reconnaît les bétonnées Gardenia & Conan Troutman, les riffs vrombissants et la fin-qui-ne-finit-jamais de Supa Scoopa And Mighty Scoop, la célèbre et géniale Odyssey aux longs ponts de basse, ou encore bien plus tard, l'infernale El Rodeo, acclamée à juste titre dès ses premières notes !
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Titre pendant lequel je réalise qu'on voit à travers les oreilles, mais aussi à travers le nez de ma voisine, qui est décidément très, très piercée... Aïe aïe aïe ! Le groupe, pas hyper causant, affiche en tout cas des bananes jusqu'aux oreilles et un plaisir évident de rejouer ensemble. 1 h 30 de Kyuss, c'est copieux - plus que le flammekueche avalé pendant le show à l'occasion d'une petite pause - et presque un peu bourratif, mais quel plaisir qu'un set si complet (désolé Gaëtan, mais on a pas eu le temps de dire bonjour : "nous ne faisons que passer !", etc), set terminé par la bouillante 100 ° et la jouissive Green Machine !

Autre moment attendu du festival, une performance live du soulman Raphaël Saadiq, annoncé par un speaker magnifiquement déguisé en Lemmy, et venu présenter son chaud-bouillant Stone Rollin'. Cette fois-ci, on sera déçu : les morceaux sont joués hyper-speedés, enchaînés comms s'il craignait qu'on s'échappe : le groupe envoie Heart Attack, Radio et les autres sans souffler, et du coup, pratiquement sans groover non plus ! L'essai réussi sur disque n'est donc pas transformé sur scène, contrairement à Amy Winehouse ou à Gnarls Barkley, qui nous ont enflammé par le passé...C'est raté donc : on a rien écouté et au final, on s'échappe quand même !

Il est vrai qu'on s'est aussi donné pour but d'être bien placés pour saluer comme il se doit les dieux du rock'n'roll binaire : jamais venu ici sauf erreur, Motörhead est dans la place ! Troisième rendez-vous (à peine ? diront les vrais fans de Lemmy et sa bande...) avec le groupe de vieux messieurs indignes : la dernière fois on avait les pieds dans la boue jusqu'aux chevilles, et très franchement, ça ne va pas nous manquer particulièrement ! En plus, ils ont sorti un 435 ième album album qui s'est avéré, ô joie, plus varié et plus plaisant que les précédents.

Toujours très urbain, le Sudiste de L.A. déclare : Good afternoon, ladies & gentlemen, We are Motörhead, and we play rock'n'roll ! (a-t-il jamais dit autre chose ?) Et c'est directement dans un grand brouillard de décibels et de poussières que partent les premières grenades, dans une ambiance déchaînée : Iron Fist et Stay Clean ! Dès Back in Line, des mosh-pit se forment un peu partout et on comprend que ne pas perdre ses lunettes dans ce bordel va être coton... Le chanteur cherche comme toujours vaguement (et d'un ton goguenard) à placer son dernier album, mais s'autorise aussi des vieilleries plaisantes comme Metropolis, pas reconnue à vrai dire !

Over The Top, par contre, déclenche ce qu'il faut bien appeler une baston générale dans la fosse. A ce stade, lassées d'être bousculées par des trains de viande saoûle qui se ruent vers la scène, les filles ont fui - mais les garçons s'amusent comme des petits fous, un certain nombre s'envolent par dessus les autres, tandis que Lemmy gargouille une recette de groupie flambée quelconque, que Phil Campbell assaille nonchalamment mais bruyamment sa guitare (et son chewing-gum) et que Mickey Dee, toujours plus proche du batteur du Muppet Show, pratique un énorme et impressionnant raffut sur son incroyable bazar !

I know how to die (laissez-moi rire, m'sieu Kilmister !) est donc suivie de l'inévitable solo de batterie de 27 minutes, puis du message politique (Just because you got the power...), du rock'n'roll servi saignant avec Gone to Brazil, de la totalement jouissive Killed by Death - la plus belle LaPalissade de l'histoire du rock anglophone, indeed ! - hurlée en choeur par toute la fosse. Et puis bien sûr l'indépassable Ace of Spades (aaaargh ! mais quel pied bordel de Zeus !), la présentation des musiciens et la tuerie totale (et trois fois reprise, comme le veut la tradition) qui finit tous leurs gigs : OverKill ! Concert totalement parfait et ultra jouissif qui nous laisse proprement assommés, rouges de poussière jusque dans les oreilles et sur les rotules : ça fait du bien aussi quand ça s'arrête ! L'acouphène après Motörhead, c'est encore du Motörhead...
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Seul petit souci, la soirée n'est pas exactement terminée... On est restés sur place, à regarder des extraits de vieux concerts des Eurocks (Noir Désir, 1997, toute une époque !), pour notre x-ième rendez-vous (dont au moins un ici-même en 2007), avec les Queens of the Stone Age, l'un des tous meilleurs groupes de scène du monde, et grands arpenteurs de festivals. A chaque rendez-vous, les prestations de Josh Homme (y compris en configuration Them Crooked Vultures), tout comme ses disques fabuleux d'ailleurs, nous font l'effet d'un coup de boule rotatif !

C'est avec son habituel (et très sexy) déhanché que le grand rouquin (plus ou moins barbu aujourd'hui !) ouvre une set-list à en vomir ses 12 bières de bonheur : Feel Good Hit of the Summer, The Lost art of Keeping a Secret, c'est toujours de la balle. Le frontman s'amuse de notre mal à repartir, ricane et nous refait crier jusqu'à atteindre le volume souhaité, sûr de son fait. Et avec You think you ain't worth..., il nous re-scotche au plafond d'où on était brièvement redescendu après les précédents !
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"Goddammit, I Love Motörhead !", précise d'ailleurs en passant Josh qui, avec sa veste en jeans siglée Cramps, a décidément des goûts irréprochables en musique ! Il faut dire que Joey Castillo, Troy van Leuwen ou Dean Fertita, tous impeccables à leur poste, auraient déjà chacun le charisme suffisant pour tenir un groupe ! Burn The Witch & Do it Again, un peu de groove dans ce monde de brutes - mais du venin stoner instillé sans qu'on s'en aperçoive, Make it with Chu à l'attention des filles dans la place (généralement fascinées par le bonhomme), et l'explosive Little Sister (géante, mais plutôt pour les garçons)...

Ou encore, 3's and 7's pour se rouler par terre en bavant devant ces désormais 3 guitaristes (Dean est venu prêter main forte), First it Giveth comme toujours fabuleuse et qui met le public sous hypnose... N'en jetez plus, ô Reines de l'Age de Pierre, ou plutôt si, jetez nous encore les magistrales Gone with the flow, donnez-nous aujourd'hui notre No One Knows quotidien, votre plus grand tube et qui met toute le public de la grande scène sens dessus-dessous, et soumettez-nous à la tentation zombie avec Song for the Dead, énorme et vénéneuse, pour achever de nous tuer... Amen !

Car oui, après ces énormes raclées de rock, plus personne parmi nous n'a l'envie de se frotter à Boys Noize dont on ne connait de toutes façons que le superbe remix de Feist (My Moon, My Man), encore moins à Atari Teenage Riot dont on a déjà subi assez souvent, ici ou ailleurs, les hilarants mais affreux décibels techno-metalloïdes de son allumé de leader. Même plus le courage pour les habituellement très bons Birdy Nam Nam (quoiqu'apparemment nous n'avons rien raté ce samedi)... Et tout le monde a déjà mangé sa tarte flambée quotidienne (posologie bien connue des alsaciens, nombreux sur le festival) : hop-là hein, tout le monde au lit, après cette hénaurme journée, car demain, il y a encore du beau linge, voire de la belle lingerie !
Illustrations par Philippe, Photos par Andy Trax !
Bonus : quelques vidéos-souvenir par ici !
La suite et fin, c'est par là !
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(mes) Eurockéennes 2011, 1/3 : Keziah Jones, Tiken Jah Fakoly, Staff Benda Bilili, Battles, WU LYF, Metronomy, Stromae - 1er juillet 2011 - Presqu'île du Malsaucy, Evette Salbert (critique écrite le 04/07/2011 par Philippe)
Retour, annoncé ensoleillé pour 3 jours, à nos chères Eurockéennes de Belfort, premier festival qui ouvre l'officiellement chaque été par trois jours de paix et de musique sur la célèbre presqu'Ile du Malsaucy, dans la riante bourgade (enfin, riante, 3 jours par an...) d'Evette-Salbert. 18 .../...
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Retour, annoncé ensoleillé pour 3 jours, à nos chères Eurockéennes de Belfort, premier festival qui ouvre l'officiellement chaque été par trois jours de paix et de musique sur la célèbre presqu'Ile du Malsaucy, dans la riante bourgade (enfin, riante, 3 jours par an...) d'Evette-Salbert. 18 éditions sans discontinuer : un enfant qui aurait été conçu dans la tente voisine de la nôtre au camping du festival par des parents surexcités (comme nous) à la fin du concert de Rage Against the Machine en 1994, a peut-être passé les barrières d'entrées tout seul en même temps que nous aujourd'hui : il est presque majeur !
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Après une édition 2010 passionnante musicalement mais un peu chiche en décoration, tout comme en équipements de prise d'image, les organisateurs ont annoncé un site profondément remanié, qu'on attend impatiemment de redécouvrir. La disparition annoncée du grand chapiteau où l'on a vécu tant de concerts incroyables ou magiques a titillé notre curiosité, tout comme l'annonce d'une nouvelle scène... off-shore ! Et le moins qu'on puisse dire est que le paysage est profondément remodelé, en effet.
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Mis à part la déco mochasse d'Heineken, cette nouvelle esplanade Green Room ouvre davantage la scène et permet de voir les concerts de plus loin, d'autant qu'on y a remis des écrans géants : elle est parfaite... par beau temps ! La scène installée sur le plan d'eau est magnifique et ouvre également davantage la vue, les pieds dans le sable, et avec un décor idyllique derrière. Seule étrangeté, une scène Loggia mal fichue pour son accès (beaucoup de temps perdu à chaque fois), à laquelle on est donc assez peu allés. A signaler aussi, des amusants musiciens ambulants, monomaniaques et en uniforme, qui nous ont accueillis dès la gare de Belfort, et divers animations comme le très drôle Klaxonarion, machine ambulante et klaxonnante actionnée par deux mécanos à l'air salace.
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Depuis le temps qu'on en entend parler, on va enfin pouvoir passer un moment avec Keziah Jones, artiste mondialement connu qui a commencé son séjour en France par un contrôle musclé et 45 minutes en garde-à-vue (elle est pas belle, notre France d'aboyeurs à la gueule guéante ?). Hélas, en acoustique et seul avec un percussionniste, même en interprétant ses titres connus, il a du mal à retenir l'intérêt très longtemps : le chant et le jeu de guitare sont irréprochables, mais peu marquants. D'ailleurs le public assez dissipé autour de nous en ce bel après-midi n'incite pas à une écoute religieuse : ce serait sûrement mieux en salle...
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Découverte de la Loggia, donc, coincée au fond du site et étonnamment petite (de loin, on l'a prise pour une buvette !) avec les Electric Suicide Club. De la pop à consonances électro/disco, dans le style Two Door Cinema Club : pas encore de quoi fouetter un chat, mais pas mal du tout pour les jeunes français (ils ont gagné l'un des tremplins) : le dernier titre crié et un peu plus punk achève d'enthousiasmer le public plutôt juvénile des premiers rangs, sans pour autant parvenir à enflammer toute la loggia. Laisser mûrir quelques années, enregistrer un EP avec les meilleurs titres, et servir frais !
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Plus que sa musique, on est assez curieux de découvrir le charisme espéré de Tiken Jah Fakoly, dont on s'est enfin décidé à chroniquer la très convaincant et combattif African Revolution. Il débarque en habit de griot, flanqué de délicieuses choristes et avec un vrai big band reggae de 9 musiciens, devant un public encore clairsemé. Pas tout à fait passionnés, on reconnait avec plaisir ses airs militants (dont certains lui ont attiré pas mal d'emmerdes en Afrique) comme Sors de ma Télé, Mon pays va mal, le nouveau African Revolution (un peu trop jamaïcain), et un très réussi Il faut se lever !. Un bon moment, mais qui ne nous a pas fascinés non plus...
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Toujours sur le continent-Mère, ça fera déjà trois fois aujourd'hui qu'on croise la route des congolais roulants mais pas croulants, les joyeux Staff Benda Bilili, dont un chouette documentaire a retracé le parcours incroyable avec une séquence finale assez bouleversante tournée ici-même, aux Eurockéennes 2009, où ils ont cartonné dès leur première apparition sur une scène d'Europe ! Tout le mal qu'on leur souhaite est d'être aussi bien reçus qu'il y a quelques semaines à Art Rock, mais avec un peu plus de soleil.
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Si la sauce met quelques minutes à prendre, ils arrivent comme toujours à se mettre le public dans la poche, avec une montée en puissance : Moto Moindo, Je t'aime et la toujours très punchy Avramandole, qui fait trépigner toute l'esplanade, survolée quelques minutes par un drone mystérieux (espionnage d'un autre groupe peut-être ?), et traversée par Keziah Jones venu en voisin curieux. Avec Staff Benda Bilili et l'explosive Tonkara, le jeune Roger (qui joue toujours de son minimaliste instrument : boite de conserve, corde et tige en bois) et ses acolytes à mobilité pas vraiment réduite, font comme toujours valser les chaises roulantes, dansent par terre et se marrent comme des baleines : très grosse ambiance à la fin du concert !

C'est le moment d'aller sur la plage, découvrir ce que donne en live l'étrange attelage de Battles, dont les deux disques sont rigoureusement inclassables. La première chose qu'on remarque, en arrivant pendant la presque normale Sweetie & Shag est le batteur fascinant (qui ne pratique en gros, ni les rythmes binaires, ni ternaires), construisant des cathédrales de sons hypnotiques avec un guitariste et un joueur de clavier, pas mal occupés tous les deux à bidouiller des machines en plus. On peut regretter leur côté un peu autiste, renforcé par l'absence de chanteurs, puisque des intervenants successifs se succèdent sur les deux écrans, dans des montages hachés et surprenants de leur voix. Mais le titre My Machines traduit une probable obsession pour la bidouille sonore, plus que pour le plaisir de jouer en public...

Ils n'interpréteront pas beaucoup de titres du premier album, à part l'inévitable tube Atlas, mais peu importe : la transe fonctionne et le public se zombifie progressivement, le cerveau vrillé à l'écoute d'une musique constamment surprenante, à l'image de Africastle, de Wall Street ou de la fabuleuse Ice Cream. Malgré quelques passages à vides, ou juste moins originaux (on pense à LCD Soundsystem - et c'est loin de nous déplaire !), le trio force l'admiration et l'on se retrouve finalement hypnotisés par les projections du tas de mousse PU rose qui orne leur deuxième album. Au sens propre, Battles est un groupe "inouï", à éviter en cas de migraine mais à découvrir d'urgence pour les amateurs de sensations nouvelles !
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Après avoir remonté bravement (et difficilement) la foule à contre-sens qui revient des Ting Tings (l'impression d'être Luke Skywalker dans un champ d'astéroïdes), on file découvrir la nouvelle sensation qui fait bander toute la presse rock depuis quelque semaines : les WU LYF ont été programmés dans la minuscule loggia (dont l'accès n'est, décidément, pas naturel !) et qui ont déjà pas mal de fans. On se demande bien pourquoi, à vrai dire : les 4 sont tous plus horripilants les uns que les autres !

Le chanteur a une voix braillarde sans intérêt voire légèrement urticante, le guitariste chante faux et le batteur joue comme un baltringue, quand il n'est pas occupé comme les autres à repousser sa mèche rebelle... A l'écoute de LYF ou de Splitting Blood, on se demande quand même ce qu'on trouve à ces jeunes gens, manifestement pas mûrs techniquement ni artistiquement pour casser la baraque autrement que par un plan com/buzz en béton. Médiocres donc malgré un son, il faut leur laisser ça, relativement original...

On ne fait que passer devant Beth Ditto qui reprend laborieusement des titres de Madonna ou de Queen avec un son très marqué 80's, pour rejoindre le très intrigant groupe Metronomy sur la plage - intrigant par ses compositions "poisseuses et entraînantes", pour citer un collègue, découvertes avec un premier effort Nights Out aussi horripilant qu'addictif... Départ sur l'assez tranquille Everything goes my way, avec un excellent groupe remanié : batteuse nonchalante mais précise (et chanteuse chic à ses heures), son de basse parfait, chanteur et guitariste au poil : voilà un groupe qui sonne, non de Zeus, quel contraste !
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Jolie idée, ils portent tous une lampe blanche sur le torse, qui s'allumera au fil des morceaux. L'ambiance décolle très vite avec Our Love is Underlined : le chanteur Joseph Mount, sympathique en diable, admire la scène magnifique sur laquelle il joue, s'émerveille de pouvoir jouer (l'excellentissime) The Bay en étant posé sur un plan d'eau, s'étonne de la taille du public qui l'a rejointe, et remercie modestement entre les titres.

On ne se force pourtant pas pour lui faire plaisir : des morceaux comme Holiday et Heartbreaker, chouettes mais plutôt cool sur disque, s'avèrent de pures machines à danser de disco déviante ! Tandis que dans un autre genre, la bossa nova de Some Written ou la ballade We Broke Free sont magnifiquement interprétées, et donnent de bienvenus instants de calme. L'irrésistible Corinne fait se déhancher les plagistes très en joie (l'apéro a été chargé pour certains).

A la fin de l'écoute de la quasi-totalité du très réussi album The English Riviera (Note pour plus tard : à chroniquer impérativement !), on constate qu'on tient avec Metronomy un groupe vraiment important et appelé à un bel avenir, et pas une étoile filante du buzz ! Surtout quand ils servent pour le dessert un Radio Ladio totalement déviant et réjouissant. On leur pardonnera donc bien volontiers de nous avoir frustré de The End of You Too... Concert de la journée, à notre goût !

Mais il est temps d'en découdre avec le belge électronique Stromae : on ne sait pas si toutes ses chansons vont nous tirer des grands sourires comme Cheese, mais on veut bien miser une bière pour voir : on arrive alors qu'il nous souhaite la Bienvenue chez moi... Dès Te Quiero, on constate (abstraction faite de la musique, bien sûr) sa fameuse parenté vocale avec Jacques Brel, indéniable ! Accompagné de deux acolytes (ordinateur et batterie électronique), son light show, tout comme le volume sonore et sa précision, sont très impressionnants.

Le tout occasionnera d'ailleurs une spectaculaire coupure de courant de presque 10 minutes en plein milieu, meublée comme il pouvait par le jeune belge filiforme. Entertainer de choc, il parvient à rendre potable sur scène ses titres les plus abscons (Peace or Violence, précisément celle qui fera tout péter, ou encore le prêchi-prêcha d'Houselellujah). Dodo paraît un peu décalée, malgré un joli visuel animé : l'ambiance retombe mais le beat vrillant de Silence la fera repartir sans problèmes, tout comme Rail de Musique qui transforme l'esplanade en nightclub de plein air...

Mais bien évidemment c'est la re-composition en direct (quoique sans Jamel) de son tube total Alors on Danse (mix notamment d'un chien kabyle et d'un canard malade, pour mémoire), qui va rendre le public fou de joie : même les vieux rockeurs aigris que nous sommes ne peuvent pas y résister, c'est un fait ! A signaler aussi, une reprise décalée et plutôt intéressante du Putain, Putain d'Arno/TC Matic, avant de terminer, pour nous sur Je Cours et pour lui, sur une deuxième version d'Alors on Danse (on s'étonnait aussi qu'il ne finisse pas par ça !). Pas mal du tout, jeune homme !
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A ce moment-là, tout le monde est d'accord pour rentrer (en partie parce que la température a chu à 8 °C !), au son lointain de l'électro-pop de The Shoes. On note que les mamies d'Evette-Salbert profitent beaucoup mieux des concerts donnés sur la plage, depuis son changement d'orientation ! Et on découvre l'admirable effet visuel de la scène de la plage, vue de la route, les brumes du plan d'eau étant parcouru par des poursuites de couleur blanche... A n'en pas douter, la déco de la Presqu'Ile du Malsaucy est la plus belle depuis des années !

Illustrations par Philippe, Photos par Andy Trax !
Bonus : quelques vidéos-souvenir par ici !
La suite du festival, c'est par là !
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