Dissonant Nation + Big In Japan 18 Juin 2009- Poste a Galene Marseille Premièrement avant toute chose : il devrait y avoir une loi exigeant la bière a volonté dans tous lieu public quand il fait plus de 40° inside.
La soirée s’annonce donc transpirante au poste a Galène ce soir pour Dissonant Nation & Big In Japan.
Dissonant Nation, décidément on en entend parler, ils sont d’ailleurs programmés au Massilia rock ce .../... La suite
Premièrement avant toute chose : il devrait y avoir une loi exigeant la bière a volonté dans tous lieu public quand il fait plus de 40° inside.
La soirée s’annonce donc transpirante au poste a Galène ce soir pour Dissonant Nation & Big In Japan.
Dissonant Nation, décidément on en entend parler, ils sont d’ailleurs programmés au Massilia rock ce week end, ils ont la forme les gars !
Je les avait déjà croisé à l’Intermédiaire et j’avais bien accroché, il me fallait confirmation, c’est chose faite ce soir !
Comme tous le monde ce qui me saute au yeux et aux oreilles c’est leur énergie, ça envoie niveau son mais surtout sur le jeu de scène.
Ça reste super important pour un style plutôt garage/punk/rock, le but étant quand même de vous faire bouger et pogoter un maximum.
Alors évidemment le premier rang est exclusivement composé de filles, évidemment elles sont peut être pas tout a fait majeurs, ok, ok, en attendant au moins ça se bouge, ça cri, et ça saute dans tous les sens, c’est l’avantage d’un public plutôt jeune.
Du coup on s’éclate bien dans la salle.
Les compos sont ultra efficaces, la reprise de D.A.N.C.E de Justice est bien sympa, enfin moi j’accroche définitivement bien.
On a quand même eu un peu peur pour les jeunes filles chastes en fin de set, quand le chanteur nous l’a joué exhib en se défroquant a moitié sur scène !
Ils sont jeunes, ils ont de beaux cheveux (fallait que je le dise c’est le fond de commerce de l'Oreal le rock), rentrent dans des slims (moi pas, génération d’enfoirés), énergiques comme on rêve que le rock le soit, j’ai envie de dire ça promet, mais c’est déjà bien sympa dans l’état actuel donc … a voir !
Big In Japan : Alors si ils sont big au Japan on va essayer de découvrir ça ; pour ma part je connaissais pas du tout, un peu de mal à identifier le style musical, j’aurai besoin d’aide là.
Je dirais comme ça un mix de rock, de ska, d’expérimentation en tout genre.
Pour cette deuxième partie de concert pas de pogos au programme, plutôt un balancement rythmé d’un pied sur l’autre.
Le batteur et la bassiste sont bons, je suis pas plus emballé que ça par le chanteur et les passages a la gratte mais bon, ça se tient.
En fond visuel, on a droit a écran qui diffuse de petits films qui donnent une ambiance entre le zen et la schizophrénie.
C’est étrange mais malgré le sentiment d’un style plutôt varié et inconstant, je trouve le set assez redondant, et je finis par malheureusement me lasser très vite des morceaux.
Entre Big In Japan et Dissonant Nation il y a un fossé et c’est peut être ça le souci principal du deuxième set, c’est cette sensation de choc thermique.
En guest a la fin du set, le fils du chanteur je présume, monte sur scène pour reprendre le refrain du dernier titre, dans une dynamique rock n roll, joli moment avec le petit gamin aux cheveux long aux cotés du grand suant torse nu.
>> Réponse (le 22/06/2009 par Maryflo) Les Dissonant Nation enchaînent les dates et ne s’essoufflent pas et c’est donc au tour du Poste à Galène de prendre sa .../...La suite
The Needs+The Lunettes 13 Juin 2009- Le Poste à Galène, Marseille The Needs "B-Day Party" featuring The Lunettes
Hey Kids, Needs!Needs!Needs!
Une semaine et des broquilles pour se remettre de l'orgie sonique prodigalement donnée au Poste à Galène par les purs, les éternels damnés, les plus foutrement soignés .../... La suite
The Needs "B-Day Party" featuring The Lunettes
Hey Kids, Needs!Needs!Needs!
Une semaine et des broquilles pour se remettre de l'orgie sonique prodigalement donnée au Poste à Galène par les purs, les éternels damnés, les plus foutrement soignés electric warriors du depressive garage land d'outre P.A.C.A. : "the fucking 20 years old teen age band" qu'on appelle THE NEEDS ! Une birthday party inscrite sous le sceau du rock le plus intègre (fuzzy corrosif 60’s psyché combos, The pre-punk New York scene, et autres paisley underground, voire même quelques clins d'yeux aux UK hardmods...) ; tout un héritage plus que jamais d'actualité, puisqu'après une mini-tournée en Euskadie, The Needs, avant leur festif rendez-vous du 13, ouvraient le 5 juin pour Peter Perrett et ses Only Ones, récemment remis en selle par Pete Doherty soi-même.
Mais retour sur cette bonne soirée du mitan de juin, évocatrice des fructueuses collaborations passées comme des toutes nouvelles rafraîchissantes expériences. Ainsi The Lunettes, quintet en vedette américaine, éclaboussant la scène de leur mutine pop 60's, au sein duquel on reconnut Lord Dey, chantre des Needs flanqué de sa vocaliste de fille, Joséphine. Puis vinrent les impeccables Needs, défendant Santa Rita, leur 5e opus gorgé de toxique électricité, de ballades alcoolisées aussi de duos mixtes et sexy.
Bref, une Set list permettant de ré-entendre leurs plus frelatés brûlots ("The Nigger", "Old, sick and tired"...) au cours de laquelle on notera l'apparition de VIP Petey-Pan Shambles (arboran t-shirt Fuzztones sur son poitraille de 12 ans d'âge ! Un fugace 3e guitariste des plus vitaminés sur une compo de son fucking guitarist father, et VIP Josephine Dey en duo avec son crooner de géniteur...enfin c'est après un "Scarlet and Gold" des onthologiques 13th Floor Elevator qu'on débrancha les guitares, non sans avoir éternisé une sortie de morceau où la gratte de Vince "veteran" Shambles luttera avec les fûts du tout frais tambourinaire de 19 ans, le bien nommé Tony Gun (face d'ange, frappe de maître de forge). Scarlet and Gold : deux couleurs pour un anniversaire familial flamboyant sur les chatoiements duquel transparaissait le rire de fantasque gargouille du mentor de toujours : RIP Henry Gauby. Zeuk, qué soirée.
The only ones 5 juin 2009- Psote à Galène - Marseille Une vraie bonne soirée que ce concert d'un groupe de revenants qui s'est reformé avec tous les membres originaux. Bon je vous parlerais pas de la première partie, puisque ce sont les Needs qui ont ouvert et que je joue dedans. Donc je m'applique un .../... La suite
Une vraie bonne soirée que ce concert d'un groupe de revenants qui s'est reformé avec tous les membres originaux. Bon je vous parlerais pas de la première partie, puisque ce sont les Needs qui ont ouvert et que je joue dedans. Donc je m'applique un devoir de réserve même si je pense, et tant pis si c'est prétentieux qu'on a été vraiment pas mauvais ce soir là. Dès leur arrivée dans le club les mecs sont venus nous serrer la pogne spontanément et discuter avec nous. Pendant les balances ils n'ont émis aucune critique sur le matériel qu'on leur prêtait et se sont prêtés de bonne grâce à une courte mais sympathique séance de photos. Bien sûr durant le concert ils ont alignés tous leurs tubes dont évidemment une version magique d'another girl, another planet.
Techniquement monstrueux sans être pompeux les musiciens (pour une fois on peut employer ce terme), soutiennent la voix de Peter Perret qui n'a pas changé d'un iota depuis 20 ans. Majestueux, sobres et efficaces.
Nous nous sommes quittés après le concert par des poignées de main chaleureuses, des compliments mutuels et sincères et la promesse de se revoir.
Qu'est ce que c'est rafraichissant de voir un groupe de vieux.
P.S: le poste à galène était copieusement garni de fans de la première heure reprenant les refrains en choeur (et faux evidemment) et ça c'était vraiment réjouissant. Réagir à cette critique
>> Réponse (le 30/06/2009 par Sushi) très très bon concert des Only Ones à Marseille ! musiciens en forme et prenant plaisir à jouer ensemble dans cette .../...La suite
Sliimy + Carly Sings 30 Mai 2009- Poste à Galène - Marseille Le soirée commence avec Carly Sings. C'est une fille, elle est seule et ne fait pas trop de bruit, je veux dire par là qu'il était parfois difficile d'entendre ses chansons à cause du brouhaha de la salle.
Sa timidité saute aux yeux, on la sens très fébrile mais cela ne l'empêche pas d'avoir un très jolie sourire.
Elle interprète des .../... La suite
Le soirée commence avec Carly Sings. C'est une fille, elle est seule et ne fait pas trop de bruit, je veux dire par là qu'il était parfois difficile d'entendre ses chansons à cause du brouhaha de la salle.
Sa timidité saute aux yeux, on la sens très fébrile mais cela ne l'empêche pas d'avoir un très jolie sourire.
Elle interprète des chansons voix/guitare ou voix/piano, son piano qu'elle appelle d'ailleurs son "baby"... et oui, car elle parle anglais, comme bon nombre d'Irlandais d'ailleurs... (son pays d'origine)
Sa folk à la Emiliana Torrini est terriblement douce, peut-être un peu trop pour le public de la soirée, mais elle arrivera tout de même à se faire entendre.
On en a pas mal entendu parlé depuis pendant ces 6 derniers mois et ce n'est certainement pas fini. Sliimy est l'ovni musical du début d'année, il interprète une pop colorée très anglo-saxonne.
Les comparaisons vont bon train à son sujet : Mika, Lily Allen, Kate Nash, Prince et je rajouterai Mariah Carey, pour son petit air diva mais sans le côté chiant et prise de tête. Bref, passons...
Sliimy c'est une silhouette extra fine, une voix androgyne, un jean slim (!), un noeud papillon flashy et une veste violette avec épaulettes (vintage)... Son style est très année 70's mais version fluo, ce qui colle à merveille avec sa musique.
A l'origine, je ne suis pas particulièrement fan de cette musique, mais j'avoue m'être laissé prendre par la folie douce et la joie communicative que dégage Sliimy.
Ses mélodies sont à la fois légères et pétillantes, son univers est rempli d'arc-en-ciel et de bubble gum, il se donne sans compter à un public déjà conquis. Ses chansons s'adressent plutôt aux ados... parfois cela fait du bien de ne pas se prendre la tête sur des textes trop philosophiques.
Il est proche des gens dans tous les sens du terme, cela ne pourrait en être autrement, car au Poste à Galène le public est pratiquement sur scène.
A la fin du concert, il a passé une bonne heure à faire des photos, signer des autographes ou tout simplement discuter avec ses fans, on espère que son succès ne le fera pas changer.
On ressort de là un peu plus souriant qu'en rentrant !!!
>> Réponse (le 03/06/2009 par Jacques 2 Chabannes) Ce concert n’a jamais existé ! Ça crève les yeux : un seul personnage – mis à part deux photos provenant de la soirée .../...La suite
Psychic Tv (PTV3) + CTR 22 mai 2009- Poste à Galène , Marseille Samedi 22 mai, la concurrence est rude dans la ville, on a craint le pire, finalement le public répond présent. C'est un Poste à Galène bien rempli qui attend PTV3, laissant tout de même le loisir d'accéder aux premiers rangs sans avoir à trop jouer des coudes. La jauge parfaite pour profiter pleinement de la venue exceptionnelle du groupe dans la .../... La suite
Samedi 22 mai, la concurrence est rude dans la ville, on a craint le pire, finalement le public répond présent. C'est un Poste à Galène bien rempli qui attend PTV3, laissant tout de même le loisir d'accéder aux premiers rangs sans avoir à trop jouer des coudes. La jauge parfaite pour profiter pleinement de la venue exceptionnelle du groupe dans la cité marseillaise.
Un choix de première partie locale discutable qui fait amèrement regretter le désistement de Philippe Petit, une chaleur étouffante, la mise à bouche ne restera pas dans les annales.
C'est à 22h30 que Genesis P Orridge fait son entrée sur scène. Plus sobre qu'à son habitude, il a troqué la mini jupe et les collants bariolés contre un ensemble tunique, jupe longue aux réminiscences indiennes. Seule petite excentricité ce soir, un serre tête qui ne fera pas long feu. Le groupe qui l'accompagne pour cette nouvelle mouture de PTV3 n'est pas en reste.
Jess Steward et Gyda Gash respectivement au clavier et à la basse ont l'air toutes droit sorties de la Factory. Edward ODowd à la batterie semble avoir été emprunté à un groupe de Stoner et le guitariste David Max arbore une superbe chemise rouge à pois blancs. La fine équipe n'est que sourires et énergie communicative. Le ton est donné et nous voilà embarqués pour 1h45 de trip sans escale.
La set list pioche allègrement dans le deuxième album de PTV3, Mr Alien Brain VS The Skinwalkers dédié à Lady Jaye décédée en 2007. La muse de P.Orridge sera malgré tout omniprésente via les projections diffusées et le tatouage qu'arbore Genesis sur son avant bras droit. New York Story, Papal Breakdance, No Good Trying de Syd Barret, Maximum Swing illustré par une danse endiablée avec en guest une figure marseillaise dont je tairais le nom par respect pour sa famille. Le Thirteen Floor Elevators n'est pas très loin.
En rappel un seul titre, leur reprise de Foggy Notion du Velvet Underground , présente sur le dernier album et qui clôture magistralement les concerts de cette tournée.
Leur unique passage dans le sud de la France remonte à une dizaine d'années, à Saint Tropez. On croit à une blague, mais Genesis P. Orridge semble très sérieux lorsqu'il accepte de répondre humblement à quelques questions à la fin du concert.
Les absents ont toujours tort, ceux qui avaient fait un autre choix s'en mordront longtemps les doigts.
Holy Curse / The New Christs 18 mai 2009- Poste À Galène " Younger Than Yesterday ! "
(Et plein d’entrain, Aussie !)
C’est toujours comme ça, dans cette région qui ne sait pas verser dans l’humilité, qui en fait toujours des tonnes, qui promet à la pelle ; qui fait d’une vague sardine, une réalité, et d’un réel projet culturel, une vague… Illusion ! (2013 ?).
En gros, les concerts se multiplient .../... La suite
" Younger Than Yesterday ! "
(Et plein d’entrain, Aussie !)
C’est toujours comme ça, dans cette région qui ne sait pas verser dans l’humilité, qui en fait toujours des tonnes, qui promet à la pelle ; qui fait d’une vague sardine, une réalité, et d’un réel projet culturel, une vague… Illusion ! (2013 ?).
En gros, les concerts se multiplient actuellement jusqu’à frôler la nausée, l’incapacité de fait, ou nous pousser à rendre définitivement les armes – tant il nous est impossible de suivre, financièrement et physiquement parlant ! – tandis qu’à partir de la fin de ce mois de Mai, la ville sera " officieusement " fermée jusqu’à la mi-octobre : pour cause de jeux d’eaux et d’épidermes à brûler consciencieusement des DEUX côtés, des semaines durant… Un non-sens !
Reste, que, comment faire la fine bouche face à cette initiative (à risques !) prise par les racés membres du magasin de disques Lollipop ? Celle de nous plonger avec délices, au sein du mythique et cultissime son " Australien ! ".
Une double affiche un brin biblique sur les bords, puisqu’elle nous propose, en vrac : les " Parisiens " d’Holy Curse et les incontournables New Christs : en gros, les " Nouveaux Christs " et la " Sainte Malédiction " (j’suis vraiment un trouduc’ de la traduc’, je sais, je sais !).
" Future : Now ? "
Dès la phrase d’introduction lancée par Mad Éric (chant), " Nous sommes les Holy Curse, and we’re playing Rock’n’Roll ! ", tout est dit, annoncé, parfaitement résumé, et je sais pourquoi je ne ferais pas l’impasse sur cette chapelle, ni ne m’en tiendrais à l’écart, du reste, ou à distance respectable (pour cette UNIQUE fois…). Ce type de déclaration me fait immédiatement plonger tout au fond du franglais et du teigneux No Way Out There, boosté d’un solo estampillé MC5 : pour cause de sticker collé sur Fender qui y voisine fièrement avec un noir Black Flag de circonstance !
Tout du long de Bye Bye Preacher Man – dont les réminiscences Wild Thing, parsèment fièrement le pont – je ne peux que m’incliner devant la fougue et l’énergie déployée par le quatuor, qui enchaîne illico sur Let’s Go Surfin’ : une brusque montée d’intensité qui fait poisser sous les dessous de bras et sillons interfessiers tendus d’après… Une suite parfaitement au diapason, puisque dévouée aux Godfathers et à leur fameux I Want Everything ; dommage que la voix soit parfois, non pas " dans ", mais plutôt " sous " le mix : ce qui atténue d’autant l’énergie déployée, un " manque " fort heureusement récupéré par des " backing vocals " omniprésents.
Se profile alors, LE moment un poil " surréaliste " de la soirée, puisque Stu Wilson (batteur des New Christs) surgit alors sur scène, simplement équipé d’une paire de baguettes et d’une… Voix ! Pour venir se coller derrière le micro et marquer le tempo durant l’intégralité de Shit Happens (morceau extrait du toujours recommandable Feed The Dogs/2008).
Le solo de verre à bière interprété avec maestria – sans en renverser une goutte, quoi ! – par un surexcité du premier rang fiché tout contre Sonic Polo (guitare/chœurs) parvient à faire de Sister Soul un moment plus qu’à part : notre " tireur-tritureur " de cordes finissant littéralement à genoux devant ampli, avant d’aller brièvement s’essuyer front et favoris d’un même élan sur l’épais rideau noir du lieu…
Pendant qu’ils remettent " ça " sans moufter (ni souffler) je repense aux années fastes du retour du rock en France, aux cours des brinquebalantes 80’s – du côté de Rennes, du Havre, ou de Bordeaux ! – sauf, que, ben… Ils jouent bien mieux aujourd’hui : c’est carré, net, senti, mais jamais, ô grand jamais, " propret ", " appris ", aseptisé…
Éminents dépositaires du " son " garage, ambassadeurs incontestés du genre à l’étranger – des tournées effectuées aux States et en Australie, ne peuvent qu’en attester ! – nos " Parisiano-Marseillais " (si, si, c’est possible !) savent ce que jouer et enflammer un parterre veut dire.
À l’heure où l’on glorifie les " bébés rockeurs " de Manœuvre et les piteux articles pré-pubères à la Busty (et où Pete Doherty commence déjà à émarger au registre de vieux con, de has-been trop " aaââarty " !) il est plus que temps de pointer ce que 13 années d’existence peuvent amener à un groupe !
Plus je regarde Mad Éric bouger, racler de la corde et " manger " de la scène avec appétit, et plus je repense à tous ces stupides procès d’intention faits au gars Franck Black, pour une vulgaire histoire d’embonpoint, de joues, de poids, ou d’âge… Quelle connerie, et quels prototypes inachevés de critiques de salon à vue basse ! Les Holy Curse vieillissent bien, et ils vous emmerdent, vous : les dictateurs de la ligne, les fondus du capiton, les Staliniens de la peau tendue sous joues, les jusqu’au-boutistes du " teen ", les adorateurs d’ados en jeans taille basse, les aimants à Lolita de toutes formes, et confessions ! ! !
Lorsque la basse d’El Vinz et la batterie de Goolox, fusionnent ainsi d’envie pour doter City Slang (du Sonics RendezVous Band de Fred Smith) d’une double dose d’adrénaline, on se surprend à affronter l’attraction pour bondir au plus haut (ailleurs ET higher !) bras levés de plaisir, poing tendu d’une hargne toute juvénile, et " pas que ", tiens, juste heureux, quoi, en somme…
Plus ne leur reste désormais qu’à apprivoiser et canaliser cette décharge née du " live ", pour la coucher tout prochainement sur disque – avec Rob Youger aux commandes ? – je sais, je suis un vieux con, je dis encore " disque " et j’écoute même TOUJOURS des 45t ; quoique, à bien y penser, les Holy Curse en MP3, quelle hérésie, quel non-sens ! Ce serait comme émasculer un Italien en pleine puberté ou installer le futur détenu Phil Spector derrière la console du prochain Arielle Dombasle pour lui demander de se faire péter le corsage sur l’insensé River Deep… Mountain High !
No way, Baby ! ! !
" The Burning Of Marseille "
Dès le premier coup de baguette asséné très, très, sèchement sur la caisse claire, le ton est donné : impression corroborée par ce furieux We Have Landed porté d’une pulsation effrénée, acharnée, sans (récent) précédent en ces lieux ! Tandis que Rob Younger sautille prestement, ou se trémousse du bassin à la mode de Détroit, le reste du groupe usine sans ciller. Posté à ses côtés – telle une girafe coincée dans une baignoire sabot ! – la haute stature de l’alter ego Jim Dickson, semble destinée à aspirer ou bouffer tout l’espace dispo, et l’oxygène raréfié qui va avec.
" On a la puissance de feu d’un croiseur et des flingues de concours ! " : quelques onces d’Audiard visiblement bâties pour le quintette d’Aussies en grande quête, qui nous fait face désormais (à moins que ce ne soit le contraire ?) ; ce que ne démentira pas la guitare de Dave Kettley, qui habille et incise sans se presser, sans esbroufe ni trompettes : du carré sans géométrie, glané à l’école du non-formatage, soit, mais néanmoins élevé sous la mère " plans séculaires du rock " (sans pour autant sonner plan-plan, justement !).
Le Rob s’accroche désormais au pied du micro et l’envoie valser de droite à gauche, tandis que quelques accords de claviers bâtissent doucement la suivante ; une suite de notes qui n’annonce pas la série des " slows " pour autant (ils le connaissent pas, ce mot, on vous dit !) mais bel et bien Psych Nurse, extrait du tout nouveau Gloria, à sortir sous peu en nos chaudes contrées Méditerranéennes (présentement sous chape, de moiteur absorbées). Une première incursion réussie vers les lointaines 60’s : époque protée où les plexus savaient s’étendre doucement dans l’herbe " Grass " des parcs…
" En cas d’urgence : brisez la glace ! " : putain, faite-en de même et jetez-vous à l’eau depuis tout là-haut, vous-là, les " enfumés " du premier ! La liberté de suer (et s’enflammer) est à ce prix…
Qui ne dodeline pas de la tête d’un coup sec, n’est pas un… Un quoi, déjà ? À première vue, une partie de la présente assemblée déborde des cadres habitués de notre sudiste cité. Bon, d’accord, " ils " ont perdu 3 à 1 ! Bon, d’accord, ils ont eu des occasions… Des poteaux, aussi… Ils ont peut-être AUSSI été volés d’un Penalty, ok ! Mais ce n’est pas une raison pour rester fiché là-dessus, Ad Vitam Aeternam. Tiens, puisqu’on en parle : j’échange 12 barils de Gerets(Éric), contre un seul et unique " Plus Jeune " (Rob).
Baigné de sel liquide, fine croix d’or inversée (re)bondissant contre oreille : il semble ausculter chaque partie ou bribe du mur du son constitué, devant derrière et avec lui, et s’en servir pour maintenir l’énergie de l’ensemble ; quitte à y laisser çà et là quelque mélodie dans l’histoire.
Mon compagnon de droite se marre bruyamment : le chanteur des A-Phones vient de se laisser aller à " Pogoter " comme en ses vertes années, mais peine à décoller franchement et abandonne rapidement ; désirant plus que tout, sa bière fraîche, conserver ! Il a raison le gars Roger (Daltrey) " Ça " devrait pas vieillir… Sur la suivante – tandis que Dave et Brent Williams (claviers/guitare/voix) s’entrelacent de parties jouées et accords alternés – Rob semble me prendre à témoin ou espérer que je le " double ", côté couplet et refrain : alors que j’échoue désormais platement à reconnaître ou détacher tout titre de ce concentré d’acier qui coule et se répand alentour en nos modestes pavillons, tout de fusion " combustés "…
Une basse ronde qui draine la machine, une batterie au diapason qui annonce l’arrivée du riff qui tue, et les fantômes d’Iggy qui déboulent de hanches roulées : happez vos masques et respirez de frais, tant que vous le pouvez encore, parce qu’ici, H1-N1aux aguets (ou pas) la contagion peut s’avérer fatale, inévitable, définitive.
" Non, non, NON ! Le monolithique, c’est pas une période, je t’assure ! Ils vont tout simplement au bout de leurs idées : même quand ils n’en ont qu’une ! " (Je viens de soliloquer ceci à haute voix, devant le regard affligé de mes potes de virée !).
" C’est la première fois que nous jouons à Marseille ! Merci ! " : " allez, c’est du bla-bla, tout ça, envoie la suite ! " (semble alors lui lancer l’ensemble des participants, en retour, ou quelque chose d’approchant, en tout cas !).
Après These Reasons, le " Pogo " a de nouveau démarré tout devant : lancé par des " seniors ", dont un était même équipé de BÉQUILLES ! ! ! Y’a plus de " middle life crisis ", ça, non : rameutez la jeunesse, putain, ça devient ingérable ici, ou quand quadra, rime avec… J’en reste baba (pas cool, pas cool !). Ils ont beau avoir mis du temps à démarrer, ils nous débordent de tous côtés désormais : force reste à la JEUNESSE, putain, fait chier ! Est-ce que je vais bloquer les Facs, moi, en diurne ou en journée, hein ? Ça y est, ils ont pris le pouvoir – péril en tête – heureusement qu’ils sont rôdés, sur scène, pour contrebalancer et concurrencer sans trembler cette subite montée de sève, sous puberté affichée.
Je me sens désormais comme l’astronaute de 2 001 : j’ai fait de la purée avec ma matière et me grise de dangers " lévités " ; mes synapses ont sombré et feront bientôt tâche sur l’oreiller, à n’en pas douter…
Les titres se bousculent dans ma tête, tandis qu’ils se rafraîchissent vite " backstage " : Jenny, From On High, Truly Anaware, We Have Landed, Animilization, The Wheel et… Trop tard ! Les voici qui déboulent de nouveau : prunelles en fête, membres endoloris de tensions actions et coups portés. Rob peine visiblement à surnager, désormais, soit, mais s’il se noie quelque peu sous les assauts conjugués de ses camarades de je(ux) – durant She Comes In Colours (Love) ou The Seeker (The Who) – l’ADN de la soirée (lui) restera à récupérer ou éponger un peu partout autour, " façon " flaque (et suées) sous nos beaux corps fatigués et exsangues ; tous tendus de dense, électrifiés, en transe, broyés et comblés… Aussie !
P " 2Chab " S :
On m’a moult fois, reproché, de ne jamais, l’OM, ici, citer ; c’est chose faite, désormais…
>> Réponse (le 21/05/2009 par Chris Manzo) Je ne sais pas pourquoi, mais au beau milieu du concert, devant la débauche de décibels délivré par les killers .../...La suite
>> Réponse (le 22/05/2009 par Louison) Super prog'! Super soirée ! avec deux groupes fantastiques et des New Christs en pleine décharge… Merci ! Pas vu ça .../...La suite
>> Réponse (le 23/05/2009 par Meltingpod) Un super concert c'est vrai ! Holy Curse a bien assuré cette première partie et les New Christs...ah ! ces Australiens, .../...La suite
>> Réponse (le 24/05/2009 par Philippe) Après cette impressionnante diarrhée chroniquale de mon collègue J2C, et pris par le temps (une semaine d'écoulée, déjà, .../...La suite