Des l’arrivée dans le hall 3, le duo mancunien The Ting Tings commence à provoquer des trémoussements inopinés avec son électro pop teintée de hip hop, de R & B… et de folk. A la fois organique et programmée électroniquement, la musique de The Ting Tings est un habile mélange furieusement sexy et dansant. Un batteur, guitariste, choriste et une chanteuse guitariste - habillée comme une star du R&B flirtant avec le porno, qui a dit comme Christina Aguilera ? – créent à quatre mains de petits hymnes remuants, futés et hédonistes… Le tout sonne à la fois funky, lo fi et électronico hip hop grâce à des samples percutants ; le public danse avec le sourire aux lèvres, un peu interloqué par ce groupe vraiment atypique… Et il y a même un tube à retenir : That’s not my name… Un petit conseil aux Ting Tings : évitez de finir par un rappel avec un morceau folk pop intimiste quand on vient de faire danser les gens, car la redescente est un peu dure…
Foreign Beggars :
Juste après, le meilleur concert de la soirée débute sur les chapeaux de roues : Foreign Beggars propose d’entrée de jeu un set impressionnant de maitrise entre hip hop, dub step et human beat box show. Les deux MC (Orifice Vulgatron et Metropolis) ont des flows percutants, les sons envoyés par leur acolyte aux platines sont vrillants, le contact avec le public est très chaleureux : n’en jetez plus, on tient là un concert de très haute tenue. Les morceaux s’enchainent à la vitesse de la lumière, pour le plus grand bonheur d'un hall 4 conquis par l’abattage de Foreign Beggars… Cerise sur le gâteau, la prestation de Shlomo, l’invité beat boxer, laisse tout le monde sur le carreau : avec un ou deux micros et ses cordes vocales magiques, ce gars là réussit à créer des véritables titres à lui tout seul… Foreign Beggars, un nom a retenir.
Metronomy :
C'est maintenant au groupe londonien Metronomy de faire ses preuves sur la scène du hall 3... Et le moins qu'on puisse dire, c'est que cette bande de petits agités s'y entend pour marquer les esprits : titres disco punk ou électro pop bien secoués, présence scénique et mise en scène marquantes (tenues noires avec un rond fluorescent sur le torse pour chaque musicien). En à peine quelques titres, Metronomy éveille le désir et donne envie d'en savoir plus à son sujet... Les fans de sons électroniques, synthéthico rock et discoïdes trouveront sans aucun doute de quoi danser jusqu'au bout de la nuit et finir sur le toit... ou la tête dans les étoiles.
Yo Majesty :
Yo Majesty nous a tout simplement mis la fièvre avec son hip hop ultra salé et hyper virulent... Le rap de ces deux femmes originaires de Tampa en Floride est fait pour remuer son cul en poussant des cris de bêtes sauvages (et en rut !). Beats énervés, flow complètement fous, morceaux agités de soubresauts, attitude belliqueuse, Yo Majesty n'est pas du genre à s'en laisser conter ! Si tu ne danses pas avec la série de claques hip hop que tu prends dans la gueule, c'est tout simplement que tu dois être mort... Au cas où certains seraient un peu endormis (on ne voit pas bien comment, mais bon hein... ) , la plus corpulente des deux rappeuses se charge de réveiller tout le monde avec des chorégraphies torrides, chemise grande ouverte et soutien gorge aux abonnés absents. Yo Majesty sur scène, ça fait l'effet d'un uppercut au foie ou d'un coup de pied dans les couilles... OUCH !
Simian Mobile Disco :
Dans une ambiance très fervente, Simian Mobile Disco a démontré son talent unique pour transformer un immense hall d'aéroport en plus grande discothèque du monde avec ses bidouillages électroniques. James Ford et James Shaw sont bien planqués derrière un light show démoniaque qui permet seulement de deviner leur présence en ombres chinoises. Toujours en train de s'agiter sur leurs machines infernales, les deux savants fous envoient une série de tubes électro pop (présents sur l'album Attack Decay Sustain Release) imparablement remixés pour la scène. Epileptiques, arthrytiques, agoraphobes, rockers trop exclusifs, s'abstenir absolument...
The Glass :
Le prix du meilleur « vilain petit canard » est attribué au chanteur des New Yorkais de The Glass. A moitié (voire complètement ivre mort), celui-ci a essayé de battre le record de conneries et autres jurons adressés au public ou à Daft Punk (« putain de connards de branchés parisiens ») en un seul concert... L'électro pop dansante (parfois proche de Depeche Mode) de The Glass pourrait éventuellement se révéler intéressante et efficace mais tout, ou presque, est ruiné par une attitude je m'en foutiste assez exaspérante. A part les insultes, le public - qui siffle en retour – a le droit de voir ces gens-là se trémousser sur un playback de Bloc Party ou encore faire semblant de jouer de la guitare. Garçon, remettez la même pour ces messieurs s'il vous plait... Comme ça, au moins, ils se casseront plus vite de la scène !
C'est fourbu, mais heureux, qu'on repart des Trans Musicacles de Rennes 2007, le festival breton ayant réservé - comme à son habitude - son lot de précieuses découvertes musicales. Vivement l'édition 2008, pour fêter comme il se doit les 30 ans des Trans !
Photos : Nicolas Joubard (The Ting Tings), Delphine Gallot (Metronomy, Yo Majesty)
Bloc Party + Metronomy - 20 Novembre 2007 - Dock des Suds - Marseille Bon bah ça faisait suuuuper longtemps que je n'avais fait un concert tout seul, c'est triste les trajets en solo ! D'ailleurs si y'avait eu quelqu'un avec moi, j'me serais pas planté... 20h, je pars serein de la maison, direction la salle ! Je roule bon train histoire de ne rien louper, je sais que les grosses salles sont ponctuelles ! J'arrive .../...
Bon bah ça faisait suuuuper longtemps que je n'avais fait un concert tout seul, c'est triste les trajets en solo ! D'ailleurs si y'avait eu quelqu'un avec moi, j'me serais pas planté... 20h, je pars serein de la maison, direction la salle ! Je roule bon train histoire de ne rien louper, je sais que les grosses salles sont ponctuelles ! J'arrive nickel à 20h20...
...Au Moulin, grilles fermées.
*tilt*
Donc là, on retrouve la Vandmobile telle qu'on la connaissait : martyrisée par son mongol de chauffeur et qui en 10mn arrivera à la bonne salle, c'est-à-dire aux Docks des Suds !
No comment...
Je ne me rappelais pas que cette salle était si jolie, la dernière fois remonte à plusieurs années, y'a pas mal de monde mais c'est pas non plus l'émeute, royal !
Le concert commence pile à l'heure, avec une sorte de boy's band 80's, les Metronomy : ils sont trois, ils ont chacun leur clavier Bontempi pour pas faire de jaloux, ils s'en servent à outrance, ils ont de jolies loupiottes sur le torse qui s'allument puis s'éteignent, ils ont aussi une basse, voire une guitare (le côté punk des années 80 sûrement), et font une sorte de New-Wave qui n'est pas sans évoquer les plus belles heures d'Europe, avec son légendaire « The Final Coutdown »...
Un vrai plaisir pour les yeux, moins pour les oreilles, résultat 3mn et puis m'en vais, boire un verre tranquille en mattant les (centaines de) jolies filles qui font des allers et retours pour aller s'chercher à boire...
Ils jouent environ une petite heure, je reviens sur la fin pour les voir tous les trois poser en train de scruter l'horizon...
Punk-rock.
Petite pause d'une demi-heure, et voilà les Bloc Party qui débarquent. Je ne connais qu'un seul morceau d'eux (probablement le plus connu), mais il me transcende littéralement, aussi suis-je venu très curieux ce soir...
Bon, constat premier : le chanteur a un réel charisme : souriant, pur feeling avec la salle, il se dépense sans compter, tient bien le chant et la gratte tout en gesticulant beaucoup, un vrai plaisir.
Constat second : les deux porte-manteaux qui l'épaulent font violemment chuter le modjo...
Le bassiste est stoïque, totalement quelconque, donne l'impression de se faire chier et fait des backlines dénuées de vie.
Le gratteux a une mèche émo à en devenir l'ambassadeur de la boutique Michigan rue St Fé, et son plus grand plaisir dans la vie semble être de la balancer de gauche à droite tandis qu'il joue (p't'être un hommage « métronomique » à la première partie...).
Le batteur frappe très fort, ça c'est bon, par contre son air hyper-sérieux et hyper-appliqué gâche un peu, mais on mettra ça sur le compte de la concentration.
Bon ben les morceaux, c'est un peu de brit-pop, un peu de rock, de new-wave, le tout est sympa, le public est super-réceptif et file une bonne ambiance à la sauce finale.
L'émeute lors de « Banquet » me convainc que celle que j'aime tant est finalement celle que tout le monde attendait, encore mise en valeur par un chanteur décidémment plein de classe.
Heureusement qu'il est là, seule attraction valant la peine de les voir plutôt que de se contenter d'une écoute CD.
Je file environ un quart d'heure avant la fin, flingué par de dures journées, forcément partagé entre la déception, et le réconfort d'avoir vu un chanteur qui soutient à lui tout seul un groupe finalement assez fade.
>> Réponse (le 21/11/2007 par Mozamen) Bloc Party c'est une voix, une sacré voix même : Kele Okereke a ce timbre si particulier, un mélange unique de fragilité .../...La suite
>> Réponse (le 21/11/2007 par Pirlouiiiit) Bon pas trop de regret de ne pas y être allé ... je m'en serais vouylu de revivre la même chose que lors de leur premier .../...La suite
>> Réponse (le 21/11/2007 par Philippe) Pas mieux que Pirlouiiiit - apparemment les Bloc Party, après 3 ans de scène sont toujours aussi excitants qu'un pack de .../...La suite
>> Réponse (le 21/11/2007 par Le Moulin (Babouze)) Houla Les gars, vous y allez fort quand même ! Perso, j'ai trouvé la prestation de Bloc assez honorable et quant à .../...La suite
>> Réponse (le 21/11/2007 par Nel) Comparé au concert du moulin, Bloc party a assuré bien qu'ils étaient fatigués et enchaînent les dates. Il y a avait bcp .../...La suite