Patti Smith and her band - 18 Octobre 2007 - Corum Montpellier Une grande dame! Faire bouger une salle comme le corum avec une musique punck-rock new yorkaise, c'était pas gagné et pourtant... Elle a fait danser, bouger, chanter tout un public plutôt .../...
Une grande dame! Faire bouger une salle comme le corum avec une musique punck-rock new yorkaise, c'était pas gagné et pourtant... Elle a fait danser, bouger, chanter tout un public plutôt quinquagénaire, que de souvenirs... grande nostalgie. Une grande dame avec une voix et un charisme extraordinaires. Même les plus jeunes (il y en avait) n'en sont pas revenus !!!!! Réagir à cette critique
Patti Smith and her band - 17 octobre 2007 - Palais des Congrès à Marseille
C'est seulement la veille que j'ai eu l'opportunité d'aller voir la légendaire Patti Smith au Palais des Congrès de Marseille. Je ne connais pas grand chose de la dame, mais par intuition, et rien .../...
C'est seulement la veille que j'ai eu l'opportunité d'aller voir la légendaire Patti Smith au Palais des Congrès de Marseille. Je ne connais pas grand chose de la dame, mais par intuition, et rien que sur son nom, je me sentais d'aller voir de quoi il retournait. Seulement, le prix prohibitif des places m'avait largement refroidi à l'époque... comme pas mal de Marseillais a priori, puisque la salle n'avait même pas ouvert son balcon pour nous accueillir. Sachant que le Palais ne doit pas excéder les mille et quelques sièges, c'est bien peu pour une telle dame...
En rentrant dans la salle par le bas, j'aperçois Eric, un des seuls potes capable d'enquiller Status Quo, Dark Tranquillity et Patti Smith dans la même semaine. On est toujours perplexe vis à vis de ce Palais des Congrès, où passent le plus souvent des comiques et des artistes français de la vieille garde... C'est un très bel auditorium, mais il est impossible d'enlever les sièges, et souvent l'ambiance est sans folie du fait de cette configuration...
Quand Patti Smith arrive simplement sur scène avec son groupe, on se dit que c'est pas ce soir que ca va changer... Un titre, quelques applaudissements, un grand blanc avant d'enchainer le second morceau... Le public de quinquas, mais pas seulement, va t il battre le record de platitude de celui de Status Quo une semaine avant au Dôme ? Que nenni !!! L'ambiance, tout comme le groupe, sont montés crescendo au fil des minutes, et très rapidement, y a des personnes debout au fond ou devant leur place, d'autres qui bougent et dansent aux quatre coins, les vivats sont nourris, pour finir par une standing ovation avant le rappel, qui ne verra dégun se rassoir par la suite ! Avec Eric on avoue, on a été mauvaise langue sur l'audience de cette soirée ! Et tant mieux :)
Le très grand avantage avec cette salle, c'est que le son y est excellent ! Un grand plaisir de discerner chaque instrument, de sentir la puissance monter, de saisir toutes les nuances musicales.
Et des nuances, la Patti elle nous en a servi. Tantôt déclamant un texte de Rimbaud (en anglais), tantôt murmurant, tantôt prenant sa voix de gorge grave, tantôt faisant passer ses trémolos et décrochés de voix...
J'avoue que rarement j'aurai été aussi scotché et emballé par un artiste dont je vais voir le concert en complet curieux, ne connaissant quasiment rien du répertoire !
Elle dégage un charisme terrible et une énergie phénoménale, sans en faire des tonnes. Elle est habillée simplement, avec son t-shirt informe au logo "peace", son jean et ses bottes, le décor n'en est pas moins épuré, avec seulement le drapeau arc en ciel "Pace" sur un retour, et les musiciens avec leurs instruments.
Des zicos très talentueux, qui peuvent interchanger les instruments selon les titres, le bassiste passant aux claviers, le gratteux passant donc à la basse, ou alors l'autre gratteux prenant la basse tandis que Patti prend une gratte, etc... Un grand batteur qui plus est, sobre mais absolument efficace et groovy !
Le dernier opus de Smith étant à ce que j'ai pigé, un album de reprises, j'ai pu me délecter de versions inédites et franchement réussies d'un "Smell like teen spirit" (Nirvana) assez méconnaissable, d'un "Are you experienced" (Hendrix) bandant, d'un "Soul Kitchen" (Doors) excellent, d'un "Because the night" (Patti Smith/Bruce Sprinsgteen) dansant, d'un "Pushing too hard" (The seeds) endiablé, et d'un "White Rabbit" (Jefferson airplane) que j'ai redécouvert. Avec toujours cette voix aux diverses nuances pour s'approprier la cover. Ajoutez à ca des chansons de la disco personnelle de Smith que j'ai beaucoup apprécié, et vous comprendrez que j'ai pu ne pas voir passer les 1h50 de show !
Mais ce qui m'a le plus impressionné, c'est la personnalité de cette artiste, et de comment elle vit ce qu'elle interprète. J'adore plus que tout les chanteurs qui sont "habités", qui sont transcendés par leur art, qui le donne à partager du fond de leur être. Et sur ce coup, je n'ai pu qu'être claqué par Patti Smith ! Elle est à fond dans son trip, parfois elle est comme groggy à la fin d'un long morceau où elle a mis toutes ses tripes, c'est tout simplement beau à mes yeux.
A coté de ca, elle a une facilité de contact et une fraicheur hallucinante ! Plusieurs fois elle est descendue des planches pour parcourir les travées, dansant avec des gens qui l'invitait à le faire, serrant des paluches, signant un autographe par ci, faisant une bise par là, se mettant en position de spectateur en face de son groupe pendant que celui ci jouait le morceau, se déhanchant, rampant sur la scène... Une attitude sincère, fraîche, admirable.
Elle nous a répété plusieurs fois que Marseille était une ville à part pour elle car Arthur Rimbaud, apparemment son poète favori, à rendu son dernier souffle ici, et que ca comptait, qu'on devait chérir notre ville, place des poètes. Elle lui a dédicacé un titre, a déclamé un long segment du "Drunken boat", bref elle nous a fait partager sa passion pour ce poète.
Avant de conclure par "Gloria", elle nous a dit qu'elle reviendrait... en nous promettant que le prix des places serait plus bas ! Je gage qu'elle devait pas y être pour grand chose aux tarifs pratiqués, et qu'elle était autant lésée que les fans restés chez eux à cause de ca.
J'ai pris un plaisir immense à écouter et regarder cette icone si simple, dévoiler son monde musical à travers ses émotions sincères et son charisme exceptionnel. Comme promis par le Pinguin, une vraie belle claque en travers de la gueule ! Et sans être maso, j'en redemande !
Setlist bientôt dispo sur le site officiel:
http://www.pattismith.net/setlists.html
>> Réponse (le 22/10/2007 par McYavell) J’avais déjà mon billet en poche pour Tom McRae lorsque j’ai appris que Patti Smith se produisait à la même date à .../...La suite
Patti Smith - 5 juin 2007 - La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand
Salle comble et public enthousiaste pour Patti Smith à la Coopérative de Mai... En un peu moins de deux heures de show, l'incontournable l'icône new yorkaise des années punk a présenté son dernier .../...
Salle comble et public enthousiaste pour Patti Smith à la Coopérative de Mai… En un peu moins de deux heures de show, l’incontournable l’icône new yorkaise des années punk a présenté son dernier disque - Twelve - ainsi que les titres qui ont jalonné sa carrière. Toujours irréprochable, Patti Smith a gardé intactes sa voix si puissante, son incroyable énergie, son charisme capable de faire chavirer une salle entière et sa capacité à se révolter contre l’injustice.
Dès le tonitruant - et acclamé ! - début du concert, à 20h45 pétantes, Patti Smith (cheveux fillasse, bottes, jeans, chemise blanche et veste noire) fait très forte impression vocalement, son groupe (Jay Dee Daugherty à la batterie, Lenny Kaye à la guitare, Jackson Smith à la guitare, Tony Shanahan à la basse et aux claviers) assurant une bande son bien rock ‘n roll aux paroles poétiques, engagées et politiquement incorrectes de son leader. Malheureusement, par la suite, le backing band laissera parfois un peu à désirer ; les sonorités froides, trop propres et archi professionnelles qu’il développe contrastant avec la liberté de ton, la voix gorgée de vécu et la rock ‘n roll attitude de Mrs Smith. Lenny Kaye a beau avoir sélectionné le meilleur du rock garage pour les compilations Nuggets (il se lancera d’ailleurs dans une version énergique de Pushin’ too hard des Seeds ce soir), il sonne un peu soft rock sur les bords, quand une pincée de distorsion rock garage ou punk 77 serait la bienvenue.
Cela dit, Patti Smith emporte à elle seule l’adhésion ; elle tire même son groupe vers le haut sur des versions mémorables de Gloria (Them), Because the night, Perfect day (Lou Reed) et Rock ‘n roll nigger, entre autres... White rabbit de Jefferson Airplane et Within you without you de George Harrison étant également de bons moments. Il faut signaler que Gimme shelter des Rolling Stones est proposé, quant à lui, dans une relecture un peu étriquée et convenue, comme la version acoustique - aussi fade qu’un MTV unplugged - de Smells like teen spirit (Nirvana). Malgré cela, on se trouve quand même à une autre altitude que la ridiculement mièvre version de Creep (par les métalleux de Korn) qui pollue actuellement certaines ondes commerciales. Contrairement à ces tristes sires, le naturel, la joie d’être vivante et la force de caractère transparaissent dans chaque mot chanté par Patti Smith, aussi est-ce toujours un moment à part de la voir sur scène. Malgré les quelques imperfections listées plus haut.
Le rappel qui conclut ce concert de bonne facture laissera une agréable sensation de communion, Patti Smith descendant de scène au cours du dernier morceau pour serrer longuement les mains des premiers rangs… Quand elle remonte sur scène, c’est pour essayer de faire le plus de bruit possible avec une guitare électrique, avant de réussir un arrachage complet des six cordes de son instrument. L’une après l’autre, chaque corde rend l’âme presque sereinement sous les mains de Patti Smith. Une artiste totalement à part qui a décidément une manière bien à elle de dire Au revoir…
Patti Smith + Janet Hamill & the Moving Star (Summerstage 2005) - 04 aout 2005 - Summerstage - New York desole pour l'absence d'accents ... je n'en ai pas sur mon clavier
Il y a quand meme d'amusantes coincidences par moments ... ainsi alors qu'il y a deux ans je n'avais jamais vu Patti Smith, cela .../...
desole pour l'absence d'accents ... je n'en ai pas sur mon clavier
Il y a quand meme d’amusantes coincidences par moments ... ainsi alors qu'il y a deux ans je n'avais jamais vu Patti Smith, cela fait maintenant la troisieme fois ... En effet, apres l'avoir decouverte au bord de l’eau au World Finacial plaza puis m'etre regale a l’echauffement pour la tourner de Trampin' a Warsaw, voila qu'elle donnait un concert gratuit a Central Park le lendemain de mon arrivee ...
J’arrive un peu avant 19h30 (heure officielle du depart) ... passe avec mauvais consicence devant les urnes chargees de recolter des fonds pour ce Festival gratuit hallucinant ou j’ai quand meme pu voir Johnny Winter, Jimmy Cliff, Sonny Rollins, Tindersticks, Susheela Raman et bien d’autres ... et ou j’en ai rate bien plus encore ... le par terre est deja noir de monde ... je m’approche un peu du devant de la scene, ou je croise les meme photographes accredites que l’annee derniere et ou je me fait refouler gentillement par les meme videurs que les autres annees ...
En premiere partie de Patti nous avons le droit a une amie a elle du nom de Janet Hamill accompagnee de 3 musiciens regroupes sous le snom de Moving Star ... pour la petite histoire (que nous raconte le guitariste assez vite), ils se sont rencontres (elle et ses musiciens) lors d’un concert donne ici meme par Patti Smith il y a maintenant 10 ans.
Adepte du « Spoken word » (version folk du slam ?) sa musique est plus de la poesie dite / chantee accompagnee par des musiciens (la premiere fois qu’elle s’etait produite ici, les futurs Moving Star etaient en fait dans le public. Il y a une certaine puissance dans ses textes (assez politiques) et finalement cela sonne un peu comme certains morceaux ou tirades de Patti Smith (a priori ce serait d’ailleurs peut etre le contraire).
Assez rapidement les Moving Stars seront rejoint par un gars au claiver, puis une fille a la guitare et un autre gars a la flute. Tres agreable premiere partie, qui aurait pu l’etre encore plus si les gars de la securite etaient moins a cheval sur les emplacement ou l’on pouvait s’asseoir ou pas, ceux ou on ne pouvait pas s’arreter 1 minute pour prnedre une photo etc … chose d’autant plus curieuse que des que Janet Hamill a eu fini tout le monde s’est leve et masse devant les barrieres …
En attendant le changement de set je constate que la temperature a encore augmenter d’un cran (j’ai oublier de dire qu’il fait une chaleur a crever depuis hier … super humide et tout). Je me demande aussi si je ne vais pas finir par me lasser de Patti Smith … en effet en dehors de quelques exceptions (du nom par exmple de The National ou Qatsi pour n’en citer que deux d’ici) lorsque je vois plusieurs fois le meme groupe en concert j’ai tendance a m’ennuyer un peu … normal non ?
Et bien ce soir, mes craintes se sont vite envolees (des qu’elle est montee sur scene en fait) et une nouvelle fois je me suis regale ! Contrairemnt a Iggy Pop par exmple qui m’a servi a un an d’intervalle (a Randall Island et a l’Ile du Gaou) deux shows certes dynamiques, mais tellement huiles et identiques (morceaux joues, moment ou il monte sur l’ampli de gauche, moment ou il fait monter le public sur la scene …), que l'on peut legitimement se demander si l’on assiste a une performance sportive ou a un concert donne avec passion ...
Dans le cas de Patti Smith (en tout cas des trois concerts que j’ai vu) on ne se pose pas une seconde la question. Tout ce qu’elle fait est senti, vecu, bref sincere : aucun doute, lorsqu'elle crache c'est qu'elle a besoin de le faire (a force de rugir au chant), lorsqu'elle s'enerve contre la guerre c'est avec emotion ... d'ailleurs elle finit toujours par bafouiller un peu ou s’arreter au mileu de sa tirade dans ce cas la, ... lorsqu'elle sourit elle est vraiment touchante ...
Je ne me relancerai pas dans une description aussi detaillee que celle de Warsaw mais je n'ai pas du tout eu l'impresison d’assister au meme concert ... ne serait ce que par la set list qui a changee ... Cette fois on a eu le droit a Because the night, Gloria, et Power to the people en plus de beaucooup de morceau de son excellent dernier album ... mais aussi a une repsie d'une chanson folk (comme elle l’a introduite) en la magnifique Like a Rolling Stone de Bob Dylan
Elle a aussi rendu un vibrant hommage a Jerry Garcia de Grateful Dead dont c’etait les anniversaires cette semaine (de sa naissance et de son deces) pour lequel elle proposera notamment d’instaurer une semaine de 9 jours pour lui. Elle changera aussi les paroles d’une chanson pour lui.
Au niveau des musiciens qui l'accompagnent un petit changement dans le line-up. Outre Lenny Kay, son batteur Jay Dee Daugherty (avec sa batterie au signe peace), Tony Shanahan a la basse et au clavier et un petit nouveau a la guitare (et parfois aussi a la basse), se permettant meme de voler la lead a Lenny Kay ... assez discret il portait un joli t-shirt du Brian Jonestown massacre (que j'ai rate a deux jours pres).
On comprendra mieux son apparente timidite lorsque Patti le presentera comme son fils Jackson Frederick Smith (ne a Detroit le 5 aout 1982 - il se trouve que c'est son anniversaire au moment ou je finis cette chronique, comme me l'apprend la page souvenance du site http://pattismith.net/)
… vous vous imaginez vous etre sur scene avec votre mere qui crache partout, fait des mouvement provocateurs, genre le pied de micro entre les jambes, se rejouit explicitement en public a l’idee d'aller jouer a Amsterdam (ou elle pourra se re approvisioner) ... en tout cas c’est un tres bon guitariste.
Bref ayant completement recupere du decalage horaire (ou presque) j'ai passe une super soiree et dans l'euphorie du moment me suis un peu ridiculise en allant echanger quelques mots avec le fameux Bob Gruen avec qui j'avais echange quelques mails l'annee derniere.
ps : c’est decide, je vais m’acheter un « vrai » appareil photo tres prochainement …
pps : pour relancer la polemique Bonnie Tyler je dois avouer que j'ai une nouvelle fois pense a elle a l'ecoute de Patti Smith, mais aussi que je suis recemment tombe sur un clip de Bonnie Tyler et que je ne l'ai pas reconnue ...
Patti Smith (Fiesta des suds 2004) - 16 Octobre 2004 - Dock des suds, Marseille Même muni d'un précieux (mais pas très rare vu la bonne demi heure de queue) carton d'invitation, il fallait se motiver pour se laisser emporter par la foule immense qui s'est ruée, cette année encore .../...
Même muni d'un précieux (mais pas très rare vu la bonne demi heure de queue) carton d'invitation, il fallait se motiver pour se laisser emporter par la foule immense qui s'est ruée, cette année encore à la soirée d'inauguration de la fiesta.
A l'instar des très éclectiques Vielles Charrues, la lecture du programme de ce samedi laissait quelque peu perplexe.
Passe encore pour Kassav et Oai Star, le zouk et le rock festif c'est absolument pas mon truc mais après quelques pastagas et entouré de gens dans le délire, pourquoi pas, "Melangeons nous", c'est le titre du spectacle !
Par contre ça m'aurait vraiment fait chier de payer 30 € pour voir les prétentieux Troublemakers qui balançaient cet été dans un torchon culturel des âneries comme, je cite : "Les gens ne sont pas très cultivés dans cette ville" ou encore "les seules soirées intéressantes, c'est nous qui les organisons".
Parenthèse Gerard Languedepute refermée, venons-en à ce qui nous interessait ce soir, la présence de la légende vivante du rock Patti Smith, fidèle à son look anti glamour des années 70 et à ses convictions politiques.
Un jean et un t-shirt avec un symbole "peace" dessus, alors que tronait pas loin un drapeau du Tibet, les choses ont le mérite d'être claires : fiesta ou pas on est pas là pour rigoler.
Elle avait l'air néanmoins contente de jouer devant des milliers de fans et surtout de curieux agglutinés sous le même chapiteau installé l'an passé, avec un son nettement meilleur que lors de la précédente édition et deux écrans géants bien utiles tant il était impossible de se frayer un chemin une fois arrivés dans l'antre.
En ne connaissant pas très bien (j'avoue) son répertoire, on apprécie le concert dans l'ensemble grace à son indéniable charisme, son énérgie qui ne faiblit pas d'une chanson à l'autre, qui impressionne même dans les moments les plus calmes, où on arrive à faire abstraction de tout le reste (allées-venues pénibles, gugusse qui prend des photos avec son portable, briquets qui s'allument pendant les ballades, nostalgique qui crie "rock'n'roll, etc).
Par contre le groupe qui l'accompagne joue sans surprises, c'est bien trop carré pour donner des frissons dignes de ce nom, c'est souvent puissant mais paradoxalement ça manque un peu de sueur, l'habitude et l'experience sans doute.
Reste sa voix, toujours aussi imperiale, et ces tubes qui font vaciller le public : "Free money", "People have the power" ou le "Because the night" final, tellement repris par l'assistance qu'elle n'a pas besoin d'en chanter les refrains fédérateurs.
Elle dédiera un titre à ses amis qui font le Ramadan en ce moment et en grande poetesse qui se respecte, un autre à Arthur Rimbaud dont elle rappelera qu'il a fini ses jours à Marseille.
On sort donc de ce concert un peu moins con, avant d'être compressé sur le chemin du retour, puis pressé de fuir les lieux, histoire de ne pas trop gacher cet assez bon moment. Réagir à cette critique