A peine un an après son fort justement acclamé album Brothers, le désormais fameux duo de blues 'n soul rock 'n roll The Black Keys revient avec un El Camino synthétisant le meilleur de ce qu'il a fait jusque là, en plus accrocheur et en plus tubesque. Le tour de force réussi par .../...

A peine un an après son fort justement acclamé album
Brothers, le désormais fameux duo de blues 'n soul rock 'n roll
The Black Keys revient avec un
El Camino synthétisant le meilleur de ce qu'il a fait jusque là, en plus accrocheur et en plus tubesque. Le tour de force réussi par
Patrick Carney et
Dan Auerbach (deux bons gars pas poseurs pour un sou, ça change !) consiste à garder la personnalité du groupe – à la base, c'est « juste » du blues joué par deux passionnés – tout en écrivant des chansons accessibles au plus grand nombre. Eclatante réussite car sur
El Camino il y a déjà deux tubes instantanés appelés à devenir des classiques : l'imparable
Lonely Boy et son super riff en acier chromé rouillé façon
Cramps (tout cela donne envie de danser en mimant les paroles comme le mec du clip) et le stratosphérique
Gold On the Ceiling, porté par un groove énorme, un refrain qui claque, une guitare blues et un orgue scintillant. Mais qu'est ce qu'on écrit ? Il n'y a pas deux tubes, mais bien trois : l'hymne
Sister évoque un
Miss You des
Rolling Stones en version non disco, le genre de hit déclenchant le désir de danser lascivement puis de repeupler la planète... Et les autres compositions ? Excellentes elles aussi, à l'image de la slow folk blues song
Little Black Submarines (qui s'énerve rapidement façon
Led Zeppelin... ), de la soul blues de
Stop Stop, des très pop rock
Nova Baby et
Run Right Back (les 4èmes et 5èmes tubes ?), du stonien – encore ! –
Mind Eraser, sans oublier les très inspirés par la guitare des
Clash Hell Of A Season et
Dead And Gone, entre autres petites perles bénéficiant d'un songwriting très classe, d'une production séduisante sans être lisse signée
Danger Mouse, d'un voix de soulbluesman admirable (Mr Auerbach), d'une guitare inspirée et subtilement référencée (le même monsieur) et d'une batterie (Mr Carney) sachant cogner, avoir l'âme câline ou le sens du rythme de l'amour... Les défunts (snif snif)
White Stripes ont donc trouvé leurs respectables successeurs pour le carton planétaire et les tournées des Zéniths, voire des stades...
A lire également, la
chronique du super concert des Black Keys à l'Olympia de Paris, le 15 mars 2011...
Liens :
www.theblackkeys.com,
www.youtube.com/theblackkeys,
www.facebook.com/pages/The-Black-Keys,
www.myspace.com/theblackkeys.
5 décembre 2011 (Nonesuch Records - Warner)