Les quatre membres du groupes anglais Editors ne peuvent renier leurs influences new wave des années 80. A la première écoute on ne peut s'empêcher de penser à des groupes tels que Joy Division, Echo And The Bunnymen ou à Interpol. Editors s'est forgé une solide réputation en proposant des concerts sauvages et intimistes. Leur musique est résolument pop, avec des guitares incisives et une ambiance sombre chargée d'émotion. The Editors : vos critiques de concert The Editors : vos critiques de CD
Editors + Mobius Band - 7 avril 2008 - Bataclan, Paris MOBIUS BAND + EDITORS : Bataclan 7 avril 2008
Il fait bien froid ce soir là sur Paris, et la neige est presque de la partie. Le bataclan est tout de même bien plein lorsqu'à 20 h précises monte sur scène le 1er groupe
3 musiciens : claviers, guitare et batterie. C'est donc un trio classique qui démarre. Tout de suite, je remarque le .../...
Il fait bien froid ce soir là sur Paris, et la neige est presque de la partie. Le bataclan est tout de même bien plein lorsqu’à 20 h précises monte sur scène le 1er groupe
3 musiciens : claviers, guitare et batterie. C’est donc un trio classique qui démarre. Tout de suite, je remarque le claviériste scotché par un doigt a sa boite à rythme, tapotant dessus et sautillant comme un beau diable - Vu de loin le look de Garfunkel en plus grand. La musique qui m’est totalement inconnue se révèle au final d’un très bon niveau. Le batteur se met en valeur peu de temps après, et sa frappe a au moins le mérite de la variété et de faire travailler ses cymbales plus qu’à l’accoutumée, sortant des enchainements frappés d’une personnalité affirmée. Le claviériste enchaine à la guitare d’accompagnement, sans se départir de vivre intensément sa musique. Ils n’ont joué qu’un peu moins d’une demie-heure, mais c’est bon, enlevé, pas ennuyeux pour un sou... une très bonne 1ere partie, et le public semble tout a fait d’accord au vu des applaudissements récoltés à la fin de la prestation.
Editors rentre sur scène à 21 H, et c’est Camera qui a le privilège d’entamer le set. Tom Smith est au clavier de profil, et dès le début du set, c’est sa voix tout a fait particulière qui vous frappe, vous enchante devrais je même dire. An end has a start qui suit, commence a déclencher des mouvements dans la fosse, et ils confirment en live tout de bien que je pensais d’eux. Je les avais vus il y a de cela pas mal de temps, à l’Olympia je crois me rappeler, juste après Artic Monkeys, et je ne sais pourquoi je n’avais pas gardé un souvenir inoubliable des deux prestations - les touts débuts peut-etre.
Ce soir par contre, ils sont en très grande forme, et cela s’entend. Chris Urbanowicz tire des sons cristallins et stridents de sa Rickenbaker, Russell Leetch a un jeu de basse très propre, et Ed Lay a une frappe lourde, même si - et c’est pour moi la seule ombre au tableau de ce soir - je la trouve un peu monocorde.
Une classe certaine tout en sobriété, le début est très impressionnant. L’éclairage tout en teintes minimalistes renforce bien la sensation ressentie jusque là. 2 albums seulement à leur actif, presque joués en intégralité ce soir, et si Munich est joué aux 3/4 de 1ere partie, c’est bien la preuve si cela pouvait en étonner encore certains que leur discographie s’est enrichie par des oeuvres majeures. Une version presque acoustique de Push your head towards the air est un contrepied au ton de la soirée, seule entorse au tempo général magnigfié par des interprétations sublimes comme Bullets, Bones, All sparks qui redonnent le ton à la fois grave mais à la fois enjoué, et Fingers in the factory cloture le show dans une certaine sauvagerie contenue.
De mémoire, the racing rats entame les rappels, puis suit une chanson que je ne connaissais pas, et c’est Smokers outside qui met un terme définitif au spectacle dans un déluge de sons et de lumières blanches aveuglantes. Le final est apocalyptique, le sonomètre doit s’en souvenir
Il est 22h20 environ, et a la sortie, les membres de Mobius band vendent leur disque sans sembler avoir beaucoup de succès. Dommage !
Une soirée vraiment excellente, sans aucun temps mort, et c’est suffisamment rare pour le souligner. Il ne manque pas grand chose au groupe pour se retrouver au sommet absolu. En tout cas, il a les chansons pour. En live comme cela est le cas de tous les bons groupes, le groupe assure des prestations de très très haut niveau, que du bon donc, et ce n’est pas le froid a la sortie qui aura prise sur moi, j’ai la tête ailleurs. Du bon, du très très bon Réagir à cette critique
Deuxième soirée riche en bons moments aux Eurockéennes de Belfort 2007. Avec une succession de groupes intéressants avant les têtes d’affiche classieuses et furieusement rock ‘n roll prévues en fin de soirée. Avant la pluie, qui est annoncée pour le dimanche, la journée du samedi se déroule sous un beau soleil pour une foule un peu moins nombreuse que les années précédentes, mais toujours enthousiaste, chaleureuse et prompte à faire un triomphe à un artiste qui mouille sa chemise…
Blanche :
Les Américains de Blanche ont par exemple l’occasion de jouer sous un « petit » chapiteau – la Loggia – qui répond au quart de tour à leur country rock authentique, épicée et marquante. Les petits protégés de Jack White avaient déjà fait très bonne impression à Rock en Seine il y a de cela trois ans avec leur morceaux inspirés, à la fois délicieusement pop et outrageusement country folk ; et bien, à Belfort, ils confirment parfaitement leur statut d’excellent groupe de scène. Le couple Dan John/Tracee Mae Mille, qui chante admirablement en duo, joue de la guitare stridente et de la basse souple est, en plus, soutenu de belle manière par un joueur de pedal steel guitar, un batteur parfait mais également par le bassiste des Greenhornes et des Raconteurs au banjo. Cet orchestre égaré dans l’espace spatio temporel semble tout droit sorti de Nashville en 1954 avec sa musique rustique et son look gothico country. Le public est bien loin d’être insensible à la belle démonstration de ferveur effectuée par Blanche. Et il y a fort à parier qu’il n’oubliera pas de sitôt leur concert belfortain !
Editors :
A peine quelques mètres à faire et nous découvrons Editors à l’oeuvre sur la grande scène, un lieu sans doute un peu trop grand pour le jeune groupe anglais. Qui s’acquitte toutefois parfaitement de ses obligations en proposant un set énergique et puissant. Pour convaincre le festivalier, Editors a trois obstacles à surmonter : tout d’abord, le fait d’évoluer dans un créneau très encombré – pop rock avec chant à la Ian Curtis et ambiances à la Joy Division/Echo And The Bunnymen –, ensuite des morceaux corrects mais pas aussi intenses que ceux d’Interpol ou The National, et enfin la belle gueule de play boy du chanteur, qui arbore le genre de visage qu’on croise plus souvent dans une série américaine que sur une scène de rock. Au début du set, on observe les gens s’amuser à déconcentrer le groupe en portant un de leur petit camarade au dessus de la foule pendant quelques secondes (ça marche : le guitariste ne peut s’empêcher de rire de bon coeur… ) avec la bande son « Editors » en fond sonore. Puis peu à peu, l’abattage du chanteur/guitariste, qui se démène comme un beau diable, et la puissance de feu de combo font leur effet : on vit littéralement les morceaux et l’on se laisse pénétrer par les atmosphères troubles des Anglais. Comme le reste du public, d’ailleurs… Mission accomplie pour Editors donc.
Bassekou Kouyaté :
Changement radical de style juste après, avec le blues rock malien Bassekou Kouyaté, qui transforme immédiatement la Loggia en fournaise… Les voix féminines et masculines, les guitares africaines et les rythmes entêtants entraînent irrémédiablement dans une sorte de transe jubilatoire. Le public est à fond, ce qui galvanise encore plus le groupe, qui étire les morceaux avec des solos basiques et des sortes de jam sessions imparables. Sorte de Tinariwen sans guitares électriques, Bassekou Kouyaté puise son hallucinante force dans les racines du blues, pour en tirer le meilleur : des morceaux remuants, colorés, envoûtants et ultra dansants. Une véritable cure de jouvence aux vertus rafraîchissantes, dont on ressort tout chamboulé comme après une prestation scénique des bluesmen du désert de Tinariwen. Une très belle découverte !
Maxïmo Park :
Comme son peu intéressant deuxième album le laissait présager, Maxïmo Park a décidé de passer à la « vitesse supérieure » et de viser le grand public. Mauvais choix, car la folie et l’excentricité des morceaux du premier album manquent cruellement à l’écoute du second opus des Anglais ! Et l’on se retrouve devant un groupe de tacherons jouant des morceaux sans saveur avec une sorte de conviction forcée. Le chanteur et son chapeau ridicule a beau faire le clown et dépenser une incroyable énergie pour faire bouger le public (à force, il y arrive… ), un sentiment de vague ennui s’installe, seulement bousculé par quelques morceaux plus nerveux et moins passe-partout. Dommage !
Deerhoof :
Comme au Printemps de Bourges en avril 2007, les Américains de Deerhoof ont réussi à emmener le public dans les méandres de leur inspiration tortueuse et surprenante. Deerhoof, c’est un peu comme si Yoko Ono jouait avec Sonic Youth dans un uivers parallèle... La Japonaise Satomi Matsuzaki (basse vrombissante, chant haut perché) et ses acolytes, respectivement guitariste et batteur, semblent improviser des morceaux diaboliquement structurés. La pop, le rock bruitiste, le jazz sont passés dans la centrifugeuse Deerhoof pour obtenir un résultat complètement vrillant, joué avec un sourire au lèvres et en toute simplicité. La prétention ne fait en effet pas partie de l’attirail de ce groupe d’extra terrestres, qui se contente de jouer sa musique barrée avec une sincérité plus que touchante…
Queens Of The Stone Age :
Revoir les Queens Of The Stone Agedeux ans après aux Eurockéennes ne pose aucun problème tant ce groupe surpuissant est une véritable usine à tubes heavy pop rock. Josh Homme est toujours le frontman le plus cool de la Terre ; normal, il sait qu’il a un singulier talent pour écrire des morceaux percutants, un don pour le chant et la guitare, sans oublier un charme vénéneux qui opère immanquablement sur la gent féminine. Porté par un son divin et un groupe impeccable, les Queens Of The Stone Age de Mr Homme ont encore une fois dégagé une énorme impression de force et de classe. La présentation des meilleurs morceaux d’Era Vulgaris, le dernier opus du combo, agrémentée de titres plus anciens a propulsé au paradis le public réuni devant la grande scène des Eurocks. Chaque titre est mieux joué, mieux interprété que le précédent, déjà incroyablement bon… ça ressemble au bonheur ! Cerise sur le gâteau, les musiciens et leur leader semblent prendre un pied incroyable à se produire sur les planches. Contrairement à Marilyn Manson (aperçu ici même la veille pour un show au rabais), les Queens Of The Stone Age ont le rock ‘n roll viscéralement ancré en eux, et ça se sent, ça se voit… et ça s’entend. Vivement le prochain rendez-vous avec les QOTSA !
The Hives :
Juste après, les Hives, leurs hits punk rock/pop et l’humour bravache de leur leader insaisissable ont fait un triomphe sur la presqu’île du Malsaucy. Hate to say I Told you so, Main Offender, Aka IDIOT, et tous leurs tubes s’enchaînent admirablement, entrecoupés des discours volontairement débiles et arrogants du chanteur/cascadeur (il escalade plusieurs fois les murs d'enceintes, et descend souvent chanter pour les premiers rangs)/humoriste… Le seul « petit » hic, c’est le son - beaucoup trop fort - qui a gâché de nombreux morceaux, la basse couvrant les guitares et le chant. C’est bien dommage de ne pas avoir gardé le même volume et la même balance entre les instruments que les Queens Of The Stone Age, qui sonnaient puissants mais pas assourdissants… Est-ce le traditionnel péché d’orgueil ou complexe d’infériorité du groupe voulant impressionner la galerie par un fort volume, pour compenser un manque de puissance ? Sans doute que non, car les morceaux des Hives sont excellents, et les titres inédits à paraître sur leur nouvel opus sont, eux aussi, imparables. Nous sommes là probablement en présence de l’incompétence crasse d’un ingénieur du son. Pour nous avoir en partie gâché ce formidable concert, on proposerait volontiers qu’il soit pendu par les couilles sur une place publique ou obligé de travailler avec un groupe français annoncé le lendemain, Tryo (ce qui doit être aussi douloureux)… Mais, plus sérieusement, on se contentera d’attendre des jours meilleurs (à Rock en Seine, fin août ?) et de partir se coucher pour profiter pleinement de la dernière journée des Eurocks 2007, en pensant au superbe concert des Hives au Zénith en 2005.
Après une bonne nuit de sommeil et diverses activités reposantes, retour sur le site pour une journée qui s'annonce riche en cadors du rock, mais aussi en divers espoirs à confirmer. Côté ciel, on est plus près de la canicule que du déluge - Libé nous a promis un climat intermédiaire mais sait-on jamais, il est déjà arrivé ici qu'on ait plutôt les deux le même jour !
Samedi, un p'tit black en survet' tient tête à aux dieux du rock en scène
On rejoint Joeystarr, déjà vu et apprécié cette année en salle, qui harangue la foule en lui rappelant opportunément l'existence d'un problème - parmi d'autres - dans ce pays désormais de droite : So so so, solidarité, avec les sans-papiers ! qu'il enchaîne avec sa chanson sur la question Hot, Hot. Puis il nous sort son magnifique et terrifiant Métèque au son un peu en surchauffe (il faut dire qu'il est aujourd'hui accompagné d'un vrai groupe batterie-basse-guitare, les Enhancer). Il met en tout cas la grosse ambiance, incomparable avec celles des peigne-culs du WTC la veille.
La méchantissime Bad Boy est soutenue par une basse tellurique, et il la fait en entier cette fois-ci, tout autant que cette histoire de 9-3 qu'est d'la Bombe, bébé à base de Po po po po (qui réjouit les fans de son ancien duo). Il a le bon goût de moins provquer le public (qui n'est pas le sien) qu'en salle. Cela dit la célébration de la Seine St-Denis, ça devient un peu lourd sur 93 déboule. On s'éloigne discrètement pour écouter encore Carnaval (où il arrive à faire brasser la fosse, à gauche, à droite). On le quitte sur Pose ton Gun 2, toujours sympa en live même si on fatigue un peu. "Quoi qu'il en soit" (comme il le dit toutes les 2 phrases), force est de constater que le Jaguarr a bien repris sa carrière en main !
La grosse déception d'aujourd'hui sera Cold War Kids, pourtant pas désagréable sur album : le groupe de pop US pianistique est emmené par un sosie de Woody Harrelson (en moins beau), ce qui complète il est vrai le couple de tueurs nés avec Juliette Lewis hier. Hélas sa voix criarde et approximative s'avère rapidement pénible, il a d'ailleurs du mal à emballer le chapiteau même avec ses "tubes" Hang me Up to Dry ou We Used to Vacation. La vague parenté avec les White Stripes sur disque ne s'entend pas, un oeil sur le guide et nous trouvons un objectif pour fuire ce groupe qui n'a décidément de chouette que le nom !
Direction la loggia donc, pour passer un moment agréable avec Blanche, quatuor de country avec saillies rock authentiques (généralement sous forme de courts pétages de plomb en fin de chanson), adoubé par Jack White. On y reconnait le guitariste des explosifs Raconteurs/Greenhornes, avec son look de nerd improbable et aujourd'hui mandoliste. Look assez rigolo, voire énorme, pour ce groupe de personnages qui semblent tout droit sortis d'un (ou plusieurs) film des frères Coen, d'autant plus que le chanteur a une tronche ...Turturoesque. Jolies mélodies, chanteuse ravissante dans sa robe Scarlett, country pas trop crottée des pieds, Jack avait raison : l'expérience est convaincante.
Après la country, l'inévitable concert de pop-à-guitares (nous avons un ami gravement addict à ce genre de choses) mais coup de bol, celui-ci en est un (des rares) qu'on aime : Editors sans The, qui s'avère vieillir mieux, au rayon "enfants de Ian Curtis", que les épuisants Interpol ou les infects Bloc Party. Découverts pour moi en petit comité à Rock en Seine l'été dernier, la pop racée et volontiers discoïde, les guitares vrillantes typiques des éditeurs, font merveille en festival, au point que c'en est un plaisir d'assister à l'ensemble du concert.
Notre ami popaguitaropathe prend donc un pied énorme (comme nous) en enchaînant air drums, puis air guitar, sur les superbes titres que sont les déjà classiques Munich, Blood, Lights... Ainsi que sur The Racing Rats issue du récent et très prometteur nouvel album (acheté dès notre retour !). Pour ne rien gâcher le chanteur est pêchu, charismatique et terriblement efficace : il emballe définitivement l'assistance sur un Fingers in the Factories final de haute volée. Décidément, ces mecs ont la classe et vous tiennent une grande scène aussi bien qu'une petite...
On rate donc l'arrivée sur scène d'Abd Al Malik, slammeur talentueux qui a en plus le bon goût d'être accompagné d'un groupe de jazz, et l'un des objectifs majeurs du jour. Plus jeune que ce qu'on pensait, et plutôt petit dans son survet', la scène paraît d'abord trop grande pour lui. Sauf qu'à la force de son flow et grâce à son groupe de cadors (on pense au regretté St Germain), Soldat de Plomb et 12 septembre 2001 lui suffiront déjà pour tenir le chapiteau dans le creux de sa main - on avait pas du tout soupçonné sa formidable popularité ! Suit le trip-hop de Rentrer chez moi (rentrer, déjà, t'es sûr ?) et sa sublime ré-interprétation des Autres - le chapiteau prend officiellement feu sur le terrifiant afro-beat de Gibraltar.
Après avoir raconté la très déprimante bavure Saigne, il remet le couvert afro avec le Grand Frère ; il n'a plus qu'à présenter ses musiciens et recueillir un triomphe, qui semble l'étonner et le bouleverser lui-même. Je ne sais pas si un public de rappeurs (souvent dûrs avec le slam) lui ferait un tel accueil, en tout cas les Eurockéens sont en parfait délire. On savait déjà ses textes conscients et matures, moins gentils que ceux du sympathique Grand Corps Malade - il s'avère que la prestance scénique du strasbourgeois le place d'entrée dans la cour des grands. Sûr qu'il s'en souviendra, le petit black du Neuhof, de ses Eurockéennes, à tournoyer comme un derviche sous des acclamations assourdissantes... Labellisé confirmation du jour !
Après ça, et après les excellents Editors, dûr de s'intéresser à ce qu'on pourrait appeler (sans méchanceté) de la division 2 de pop-rock : les Maxïmo Park qui jouent sur la Plage ne déméritent pourtant pas. Compositions carrées et plaisantes comme Book from Boxes ou Graffiti, le groupe a un leader sympathique et enjoué, à défaut d'être flamboyant, en la personne de Paul Smith. "What a nice festival !" sera hélas une des seules choses comprises dans ce qu'il raconte à longueur de temps avec un accent horrible. Une fin plus entraînante nous laissera finalement convaincus. Plus en tout cas que par les Phoenix entendus de loin, et qui eux semblent sonner tout pourri, on dirait du U2...
Mais voici venue l'heure de la tête d'affiche, enfin pour les moins eurockéens du public, et qui justifie sans doute la présence de ces tous petits auditeurs sur le site aujourd'hui : la délicieuse Olivia Ruiz, bizarrement programmée sous un chapiteau trop petit et qui dégueule littéralement (le chapiteau, pas Olivia !). Perdant un peu le côté intimiste et impudique de ses concerts en salle, reste son rock français efficace et consensuel : qu'elle joue Quixote, le twist pogo J'aime pas l'amour, et la très rock Goutez-moi, et le public tout acquis à sa cause est déjà aux anges.
Alors évidemment, connaissant les auteurs de ses chansons, on est guère surpris par ses guests : le grand Christian Olivier pour Non-dits (on le revoit hurlant ici même unplugged avec ses Têtes Raides dans un tempête déchaînée, lors de la fameuse journée annulée de 2001), puis le formidable Mathias Malzieu (la seule personne au monde à avoir parcouru 2 fois le public entier de la grande scène en crowd-surfing) pour I Need a child. Plus étonnante, Adrienne Pauly (et non Catherine Ringer comme l'ont cru pas mal de gens, le journaliste de Libé y compris - il faut dire qu'elle l'imite bien) viendra interpréter un chouette Marcia Baïla. On écoute avec plaisir Thérapie de groupe et la jolie J'traîne des pieds, mais il semble que nous ayons une suffisamment bonne excuse pour nous éloigner pendant qu'elle triomphe sur son hit radiophonique La Femme chocolat.
Parce que bon, ok, Queens of the Stone Age, on les a déjà vus 2 fois dans d'excellents prestations, dont ici même en 2005 (pour l'anecdote, on nous voit même sur plusieurs plans de la vidéo, hi hi !), mais leur dernier opus Era Vulgaris est quand même venu nous rappeler, s'il le fallait, qu'ils étaient toujours (et j'assume cette affirmation) le meilleur groupe de rock sur scène du monde actuellement ! En plus cette fois-ci, c'est la nuit et c'est notre première nuit avec eux... Et ceci même si le groupe a toujours une géométrie très (trop) variable.
Exit le guitariste à tête de tueur à gages, exit la claviériste (dont la plastique nous manquera, snif...). Sans même parler du gotha qui a défilé par le passé dans ce groupe (et qu'on a même pas vus sur scène) : Dave Grohl, Nick Oliveri, Mark Lanegan... Reste donc le cerveau, le beau bébé rouquin Josh Homme, ainsi que ses acolytes Troy van Leuwen et Joey Castillo, comme seuls rescapés du line-up précédent. Et qui donnent le ton en commençant avec Burn the Witch : fini de rire, ça va être moins pop que sur la tournée Lullabies to paralyse ! T'en veux pour ton argent, du rock qui tabasse grave, et sans aucune facilité métal - pas trace de power-chord, encore moins de vulgaires doubles batteries, et même pas besoin de crier ?
Eh bien prends-ça, quelques titres en vrac et à peu près dans l'ordre, envoyés à une foule hébétée et en transe (on ajoutera pas d'adjectifs cette fois-ci aux chansons, disons que c'est juste une série de tueries) : Little Sister, Battery Acid (oumphhh) ,Turning on the Screw, In my Head, Go with the Flow (gargllll), I think I Lost my Headache (jamais entendu en live auparavant), Sick Sick Sick (arghhhhh), Mexico (une vieille ?), 3's & 7's (pitié, Maître) , No one Knows, Misfit Love (...couic !). Rien à signaler : les QOTSA nous laissent K.O. debout. "Comme d'hab". Vite, vite, un rafraichissement ! Temporairement saoûlé de musique, on passe un bon moment à blaguer avec Pierre Andrieu et ses compères - pour une fois qu'on ne se croise pas en coup de vent au début d'un concert ! On évite donc les sujets qui fâchent : Nosfell et les Pixies...
Le problème est qu'on est pas complètement tiré d'affaires en matière de violence gratuite : restent The Hives, le meilleur groupe de punk'n'roll du monde et qu'on attend de voir depuis des années ! Sans pitié et comme si on venait pas déjà d'en prendre plein la tronche, voilà donc que Pelle Almqvist et sa bande en noir et blanc en chemises, moustaches, bretelles et autres cravates classieuses, au mépris le plus élémentaire des règles de courtoisie, nous resservent de force un plâtrée de grenades dégoupillées, et qui plus est en les jouant exactement comme se joue ce style de musique : avec tous les potards à 11...
Le très agité chanteur a en plus plein de choses à nous raconter : il profitera par exemple de l'extraordinaire A.K.A. Idiot pour nous rappeler qu'elle fut composée en 1997 (mais quel âge pouvait bien avoir ce petit con à l'époque ?). Il se moquera aussi de notre "typically french disorganization" pour nous faire traduire Two-timing touch and broken bones (comme si qui que ce soit comprenait, ou voulait comprendre ce que ça signifie...). Il baragouine même parfois dans un franglais déconcertant et drôle ("La moon est full, we are le Hives and vous êtes le Rockéennes !"), quand il n'est pas trop occupé à grimper sur le premier rang ou à escalader les piliers de la grande scène.
Que peut-faire un tel groupe d'autre, je pose la question, que d'aligner sans coup férir ses petits bijoux, que des générations de punk-rockers vont vraisemblablement copier ensuite pendant 20 ans ? Il est à peine croyable qu'un seul groupe ait pu composer des singles aussi évidents et jouissifs que Walk Idiot Walk, Main offender, Outsmarted, Die ! Allright, Supply & Demand, Here We Go Again, Hate to Say i told you So... Et toutes sont jouées de façon absolument pétaradante, servies chaudes comme de la braise à un public exsangue... La banquise menace de fondre et les Hives habitent en Suède ? Je dis que ce n'est pas une coincidence, il faut éloigner ces barjos d'urgence, leur leader taré en tête. Encore une claque donc, nous repartons mourants de bonheur et de fatigue.
Et évidemment dans ces cas-là et à 2 heures du matin, seul un truc comme Digitalism peut encore vous arracher de l'énergie. Le duo allemand, moins flamboyant que Justice, est aussi moins flambeur et met une ambiance parfaite avec un son irréprochable, avec ses tubes électro-rock en devenir : In Cairo, Zdarlight, The Pulse, ou plus encore la phénoménale Anything New, d'autant plus relevée et légitime aux Eurockéennes qu'elle comporte du chant et de la batterie jouée en live ! Les enchaînements ne sont pas toujours terribles mais au moins ils permettent de respirer entre la vrillante Idealistic et le single Pogo. Soit un deuxième concert d'électro rock qui nous a tué au moins autant que le premier !
Alors après un tel enchaînement d'excellents concerts, force est de constater que ce samedi fut sans doute la meilleure journée et la plus dense de l'édition 2007 des Eurockéennes. Qu'on aime le rap, la pop, le rock stoner, la country, le slam, la chanson français, le punk-rock ou l'électro, il y a eu à boire et à manger... Y'a pas à tortiller, les programmateurs de ce festival sont décidément des génies.
Illustrations par Philippe
Toujours des petites vidéos de tous ces concerts, c'est par ici !
La pluie a bien fait mine de venir taquiner Paname, qui ne s'en est pas laissé compter. Certains des provinciaux (merde, déjà un gros mot) que nous sommes ont profité des nuages matinaux pour se ruer au paradis du vinyle, chez Gibert... Tout ça pour en repartir atrocement frustrés avec 2 à 3 galettes à peine, après en avoir amoureusement tripoté une cinquantaine. Retour sur le site donc, assurés quoi qu'il en soit d'avoir déjà fait une excellente journée la veille !
Nettement moins à l'heure qu'hier, on retrouve la sculpturale panthère Skin, ex-chanteuse du groupe Skunk Anansie et auteure de l'un des plus beaux stage-diving de l'histoire des Eurockéennes, il y a dix ans déjà : un jump sacrément culotté, avec élan et toutes dents blanches en avant, dans une mer de k-ways mâles trempés et rêvant de lui palper les formes. La belle ne semble pas avoir vieilli depuis, hélas son rock US standard, malgré une belle énergie, ne nous passionne pas. Elle reprendra une ou deux chansons de son ex-combo de power pop, mais pas les meilleures, pendant qu'on s'éloigne déja pour ne pas rater l'un des objectifs majeurs du festival.
Car The Dead 60's sont dans la place ! L'explosif quatuor ska-punk de Liverpool dont l'album éponyme est la meilleure surprise de l'année. Après une sirène de chantier destinée à avertir les personnes sensibles, les 4 gueules de petites frappes, sapées cintré, attaquent avec Loaded Gun (battez-vous autant que vous voudrez à la sortie des pubs mais à la maison... méfiez-vous des filles qui ont un pistolet chargé) puis A Different Age où le fuzz commente à monter en flèche...
Suivent deux nouveautés (une très chouette, une un peu faiblarde). Puis We get High où des fumées clandestines commencent évidemment à envahir la scène. Et puis sans crier gare retentit le meilleur riff de l'année 2006, Riot Radio qui transforme instantanément la fosse de la grande scène en parc à kangourous ! D'autant plus qu'elle est enchaînée avec une chanson inédite très proche du punk des Clash (à l'usage des ronchons, oui ils leur ressemblent ainsi qu'à Madness, oui c'est fait exprès et c'est pour ça qu'on les aime !!). Le concert alterne judicieusement les plages sautillantes comme Red Light et les dubs lancinants genre Control this.
Le casse du siècle (soit le braquage de tout le best-of de la scène liverpuldienne des années 80) se termine par la phénoménale The Return of the Ghost Faced Killer, ses bruits de série Z et ses orgues apoplectiques et morbides dignes de rameuter toute la famille Addams. La partouze ska se continuera d'ailleurs plus tard avec le Tokyo Ska Paradise Orchestra (pas vu pour cause de Radioheadomanie mais raconté par Céline).
Pour les avoir chroniqués au Moulin de Marseille il y a peu, on sait que The Rakes donne mieux sur album que sur scène où leur charisme de palourdes (mention spéciale au bassiste) refroidit un peu... Cela étant le jeu de scène a (un peu) progressé puisque le chanteur gesticule frénétiquement pour pousser l'ambiance et pense désormais à s'adresser au public dans un français de vache espagnole. Le guitariste (une sorte de Milouse devenu grand) envoie ses riffs imparables sur les bombinettes que sont Strasbourg, We are all animals ou encore The Guilt, et ça le fait pas mal même si ça ne vaut pas leurs grand frères Franz Ferdinand.
L'excitante Open Book est aimablement (sarcastiquement ?) dédicacée à l'équipe de France via la pub zidanesque qui l'avait reprise, tandis que Binary Love, pourtant l'une des plus recherchées, sera un peu gâchée par une guitare inaudible. Le concert continue judicieusement sur la très plaisante reprise du Poinçonneur des Lilas (enregistrée pour Monsieur Gainsbourg revisited), avec en exclu le refrain chanté in french (Déptitwou, déptitwou, toujou'déptitwou' !) puis Retreat sont le punk/funk radical transforme la fosse en dance floor. Une très longue nouveauté (sympa sur la fin, comme nous en a averti le chanteur) et 22 Grand Job finissent un concert fort bien troussé !
Après ces deux concerts dûrs pour les genoux, un rafraîchissement houblonné sera le bienvenu tandis que les trois-quart du public du festival s'en vont, l'air de rien, faire semblant de connaître tout Beck pour pouvoir se placer tout devant... Pas stressé à ce point par l'enjeu, et pas fan de lui après ses deux premiers albums, on n'en entendra que Loser de loin mais, pour faire une digression, un certain XOF a fort bien raconté ce concert à marionnettes apparemment hilarant par ici (ainsi qu'a peu près tous les shows du samedi non relatés ici) !
On rejoint donc une scène clairsemée mais motivée venue applaudir le slammeur Grand Corps Malade dont l'album Midi 20 (surtout après le buzz l'entourant) nous avait pas mal déçu. Quoi qu'il en soit à la fin de Saint Denis a capella, l'oreille est déjà intéressée par cette grosse voix grave qui berce et son humour ravageur ('Ici on est fier d'être dionysiens, j'espère que j't'ai convaincu. Et si tu m'traites de parisien, j't'enfonce ma béquille dans l'c...').
On rit de bon coeur aux jeux de mots néo-Devos de Ma Tête, mon Coeur et mes Couilles. Midi 20 est même assez bouleversante, et plus encore Chercheur de Phase où le grand escogriffe, désormais flanqué d'un très classieux orchestre de chambre, arrivera même, le salaud, à nous filer le frisson ! Qui l'eut crû, même Les voyages en train dont on croyait être saoûlé, gagne à être réécoutée dans un silence religieux et ému. Retour à plus de légèreté avec la très bien vue Le Célibataire qui déclenchera l'hilarité, et fin avec piano sur Rencontres sacrément belle aussi.
Ce fut donc un bonheur de redécouvrir ces textes dans un contexte idéal : 90 % du public étant à la grande scène, Fabien arrive même à reconnaître ses postes slammeurs dans une audience qui, au moins, est vraiment là pour lui. C'est incontestablement la grosse claque du festival. Le public fait une juste ovation à ce ... Grand Artiste en Devenir, qui confesse lui aussi avoir aimé ce concert improbable dans un festival de rock !
Alors que s'approche l'heure du concert tant attendu, les happy few qui ont déjà vu Grand Corps Malade et quelques centaines de popeux hardcore font un tour à Editors. Groupe de nous à peu près inconnu, il distille une pop glaçante de très haute tenue. On pense à Morrissey (en plus speed), mais aussi à Interpol (en moins statique et en plus chaleureux). Tenues de poseurs classe, son réglé au cordeau, lumières chiadées, les chansons lentes ennuient un peu mais les chansons rock (voire disco-rock pour celle annoncée en nouveauté) sonnent sacrément bien ! (Encore une) excellente surprise, et album à creuser sans tarder !
Bon, on a traîné tant qu'on a pu mais quand faut y aller... jetons-nous sans retenue dans le moulon énorme qui s'est formé pour Radiohead. La pression monte, le groupe est en retard, impossible de s'approcher à moins de 30 mètres (donc pas de belles photos non plus), des jeunes filles défaillent et des grands garçons vomissent : grosse ambiance pour le seul concert annoncé en France des auteurs inoubliables de (entre beaucoup d'autres) Hail to the thief. Qui il est vrai nous délaissent un peu depuis 2003, un sublime concert vu à Nîmes où je crois bien avoir chialé quelques instants, et le très bon The Eraser de Thom Yorke.
La lumière s'éteint brutalement, le petit chanteur torturé arrive, et envoie Airbag avec un light show déjà dantesque et des images extrêmement travaillées projetées sur les grands écrans splittés en 4 (il doit y avoir des caméras planquées partout autour de la scène). Faut-il préciser que le meilleur groupe de pop du monde a un son absolument énorme ?
Pas évident de reconstituer la playlist pour leurs albums concepts et psychotropes qu'on a toujours écoutés d'une traite en se foutant pas mal du nom des chansons (et même un peu de ce qu'elles racontent), mais un (ou une) fanatique la complètera surement par ailleurs ! En tout cas pour la deuxième, facile, une de mes préférées : 2+2=5 où se produit (sur le mot "because" bien sûr) le fameux frisson radioheadomane que j'attendais. Puis en route pour l'aventure sonique dans les albums étranges et beaux : The National Anthem de Kid A, Morning Bell d'Amnesiac. Plongeon dans le passé avec (il me semble) Fake Plastic Trees, le chanteur seul à la guitare et sa voix, THE voice, qui parle directement au cerveau reptilien.
Plongeon aussi dans le futur avec deux nouvelles chansons (une pas mal du tout, qui part lentement et explose sur la fin, et un très beau slow ou Thom Yorke fait encore des merveilles). On remarque la "splendide" veste jaune et rose fluo de Colin Greenwood qui, au moins ressort quelle que soit la couleur de l'éclairage. Bizarroïde The gloaming et sa basse vrombissante de Hail to the Thief (qui sera au fond l'album le moins visité ce soir). on se fait la réflexion que les lumières sont presque de trop : même jouée dans le noir total, la musique de Radiohead aurait des ... couleurs. Enorme pied avec Paranoïd Android, une des dix chansons totales du rock anglais, sans laquelle il ne saurait y avoir un concert complet.
Encore une nouvelle chanson, jolie, Jonny Greenwood y joue du xylophone... pas étonnant, on dit que le groupe en a 70 sous le coude ! Pyramid Song, piano-voix, frissons garantis, on ferme les yeux et on décolle (Radiohead ne joue que pour moi, je suis seul au monde). Tant pis pour la prochaine, extraite d'OK Computer, trop loin pour la reconnaître, pas plus que la suivante (mon collègue m'a soufflé The Bends ?). La suivante par contre, facile : I Might be wrong et son riff tellurique, et putain de nom de zeus, une Idioteque dont la batterie tape au fond du ventre, sublime - le chanteur se déchaîne en une de ses danses chelou et habitées dont il a le secret. Voici la trippante Everything is in it's right place où le piano à roulettes revient et où Thom filme son gracieux visage en gros plan, donnant un curieux résultat coupé en 4... mais le groupe file tandis que les boucles tournent encore et du coup, on se sent un peu orphelins.
C'était oublier la règle d'or de Rock en Seine : (seule) la tête d'affiche a droit à un rappel ! Ca commence avec la douce You and whose army ?, ça continue avec l'inévitable There there où trois personnes martyrisent des percussions en même temps. Et cette heure et trente minutes en apesanteur se finit avec Karma Police reprise en coeur par un public chaviré de bonheur, laissant forcément des regrets à tout le monde (avec une telle discographie, chacun sera frustré au moins d'une chanson, pour moi Where I end and you begin et, pour le fun, Creep qui fut parait-il rejouée récemment en concert). Quoi qu'il en soit la communion est totale à la fin du concert, où chacun regagne à regret la sortie du site après cette deuxième journée au moins aussi classieuse que la première.
Au final, Rock en Seine a proposé une série de concerts très attendus dont aucun n'a déçu : Wolfmother, The Raconteurs, The Dead 60's, Radiohead, quelques excellentes surprises (Dirty Pretty things, TV on the Radio, Grand Corps Malade), et des performers honnêtes qui ont assuré l'ambiance entre temps (The Rakes, Editors, CYHSY). Alors grâce leur soit rendue et, évidemment, à l'année prochaine ! Longue Vie à Rock en Seine ! (et gloire à Jean-Paul Huchon).
A lire également si vous n'êtes pas mort desséché devant l'écran : un retour de Rock en Seine 2005 et un (plus court !) de 2004
PS : big up à Steve et Flo dont la base arrière nous fut précieuse et douce !
RPS : Réactions, coups de gueule, échanges bienvenus !