Wolfmother, vos critiques de disques
Wolfmother
Hard rock stoner régressif et pétaradant, voix à la Black Sabbath/Led Zeppelin, riffs jouissifs et batteries contondantes, réservé aux nostalgiques de Wayne's World. Retour fracassant pour Wolfmother : nouveau line up, nouveau disque (Cosmic Egg) et nouvelle tournée mondiale !
Plus d'info
Artiste : Wolfmother Titre : Cosmic Egg
Style : Pop - Rock
Retour du très chevelu australopithèque Andrew Stockdale avec un combo entièrement renouvelé, n'ayant gardé que le nom et une partie du son de Wolfmother. L'ancien trio, qui avait réussi la parfaite synthèse entre Led Zeppelin, Black Sabbath et White Stripes sur son remarquable premier LP éponyme, a en effet volé en morceaux, et la franchise y a perdu perdu quelques plumes en route. Toujours sous influence vocale marquée selon les cas par Ozzy Osbourne (10 000 Feet) ou par Robert Plant (voir sa façon de hululer le refrain de l'introductive et puissante California Queen !), le grand frisé sans plus de moustaches mais désormais équipé de rouflaquettes respectables, livre en effet un nouvel album où les compos de heavy rock tendance psyché prennent le dessus (Sundial ou Violence of the Sun), au détriment des racines blues.
Car il a par contre perdu en route l'influence (guitare et voix) pourtant bénéfique de Jack White au profit (si l'on peut dire) d'une certain retour au hair-metal, ses nouvelles chansons pouvant à l'occasion s'avérer presque pénibles voire embarrassantes : White Feather et surtout Far away - on dirait du Guns'n'Roses, cloche et solo de guitare bavard à l'appui, d'autant que sur la deuxième le chanteur semble carrément singer Axl Rose (second degré peut-être ?). In the morning finit de convaincre que le groupe est dans ces moments-là clairement sur une fausse piste...
Fort heureusement abandonnée sur la deuxième moitié du disque, où l'on retrouve une belle collection de riffs speed et plombés assez jouissifs, comme celui de Cosmic Egg, une compilation convaincante de titres tout-à-donf avec moult changements de rythme comme Pilgrim, Phoenix ou In the Castle, autant de chansons archi-classiques mais au son énorme et joyeusement régressif, permettant de headbanger voire air-guitariser comme un attardé - précisément ce qu'on aimait chez Wolfmother !... A ce sujet, pour conserver la liberté d'aller et venir sans camisole, l'écoute au casque de ces titres en transports en commun est à éviter, au moins à l'heure de pointe.
Et puis finalement on se rappelle assez vite que si le trio initial déchirait tout en live en 2006 (on y avait déjà noté que même les mauvais titres sonnaient nettement plus Zep' que Guns en live !), c'était en grande partie à cause de son charismatique et bondissant frontman, ledit Andrew Stockdale... Il n'y a donc pas de raisons que Wolfmother 2009 ne soit pas également très, très excitant sur scène, sans aucun doute avec force bonds de cabri et autres roulements de bras à la Pete Townshend. La fumante et terminale Back Round vous donnera par exemple comme à moi très envie de (re)voir une grand-messe de la Maman des Loups, entouré d'autres crétins congénitaux dans votre genre, oscillant comme vous de la tête sans pouvoir s'arrêter...
(2009)
PS : chronique dédicacée à notre liveinmarsien des antipodes, Mr Edd Dazuntski - Comment ça va, la tête en bas, gamin ?
PS 2010, post-Bataclan : garglll !!
Signature : Philippe
Envoyer un message à Philippe
Page Web Conseillée : www.myspace.com/wolfmother
Style : Pop - Rock
Retour du très chevelu australopithèque Andrew Stockdale avec un combo entièrement renouvelé, n'ayant gardé que le nom et une partie du son de Wolfmother. L'ancien trio, qui avait réussi la parfaite synthèse entre Led Zeppelin, Black Sabbath et White Stripes sur son remarquable premier LP éponyme, a en effet volé en morceaux, et la franchise y a perdu perdu quelques plumes en route. Toujours sous influence vocale marquée selon les cas par Ozzy Osbourne (10 000 Feet) ou par Robert Plant (voir sa façon de hululer le refrain de l'introductive et puissante California Queen !), le grand frisé sans plus de moustaches mais désormais équipé de rouflaquettes respectables, livre en effet un nouvel album où les compos de heavy rock tendance psyché prennent le dessus (Sundial ou Violence of the Sun), au détriment des racines blues.Car il a par contre perdu en route l'influence (guitare et voix) pourtant bénéfique de Jack White au profit (si l'on peut dire) d'une certain retour au hair-metal, ses nouvelles chansons pouvant à l'occasion s'avérer presque pénibles voire embarrassantes : White Feather et surtout Far away - on dirait du Guns'n'Roses, cloche et solo de guitare bavard à l'appui, d'autant que sur la deuxième le chanteur semble carrément singer Axl Rose (second degré peut-être ?). In the morning finit de convaincre que le groupe est dans ces moments-là clairement sur une fausse piste...
Fort heureusement abandonnée sur la deuxième moitié du disque, où l'on retrouve une belle collection de riffs speed et plombés assez jouissifs, comme celui de Cosmic Egg, une compilation convaincante de titres tout-à-donf avec moult changements de rythme comme Pilgrim, Phoenix ou In the Castle, autant de chansons archi-classiques mais au son énorme et joyeusement régressif, permettant de headbanger voire air-guitariser comme un attardé - précisément ce qu'on aimait chez Wolfmother !... A ce sujet, pour conserver la liberté d'aller et venir sans camisole, l'écoute au casque de ces titres en transports en commun est à éviter, au moins à l'heure de pointe.
Et puis finalement on se rappelle assez vite que si le trio initial déchirait tout en live en 2006 (on y avait déjà noté que même les mauvais titres sonnaient nettement plus Zep' que Guns en live !), c'était en grande partie à cause de son charismatique et bondissant frontman, ledit Andrew Stockdale... Il n'y a donc pas de raisons que Wolfmother 2009 ne soit pas également très, très excitant sur scène, sans aucun doute avec force bonds de cabri et autres roulements de bras à la Pete Townshend. La fumante et terminale Back Round vous donnera par exemple comme à moi très envie de (re)voir une grand-messe de la Maman des Loups, entouré d'autres crétins congénitaux dans votre genre, oscillant comme vous de la tête sans pouvoir s'arrêter...
(2009)
PS : chronique dédicacée à notre liveinmarsien des antipodes, Mr Edd Dazuntski - Comment ça va, la tête en bas, gamin ?
PS 2010, post-Bataclan : garglll !!
Signature : Philippe
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Artiste : Wolfmother Titre : Wolfmother.
Style : Pop - Rock
A l'écoute de Colossal (ach, Kholossal ?) au début de cet album, on prendrait facilement peur... Encore un de ces groupes hommages à Led Zeppelin (plus exactement, à Deep Purple), le monde a-t-il besoin de 3 chevelus en jean serré de plus, et avec un nom prétentieux et une pochette tout droit sortie des années 80 ? En plus les australiens sont connus pour ce genre de revival premier degré (garage bands sympas mais bas du front comme les Datsuns, tribute bands à Abba, etc...). Et puis voilà qu'un pogo sympa part et le doute s'installe, vite chassé par Woman, qui ne vole hélas pas plus haut.
A White Unicorn, damned, ça commence même à ressembler aux rigolos mais assez consternants The Darkness, et puis voilà un étrange pont à l'orgue très Doors, jusqu'à un final au riff très puissant où l'on sent malgré soi un frémissement de plaisir... on aurait pas dit Black Sabbath là tout à coup ? Le frisson se poursuit sur Pyramid qui commence furieusement à rappeler les Raconteurs : riff de plomb sur un air glam-rock, on réalise qu'en plus, ils ne sont que 3 pour faire tout ce boucan ? Finalement c'est pas mal du tout, on prête une oreille plus attentive mais, damned again, Mind's Eye est un slow aux miaulements Scorpions qui se rattrape heureusement sur la fin...
Cependant à la 40ième seconde de Joker and The Thief, ça refait tilt, cette voix miaulante et hargneuse et cette grosse guitare : mais oui, là on dirait carrément les White Stripes ! Parmi des chansons très rétro (Where Eagles have been limite hard FM à la Guns n'Roses) se cachent en effet des bombes comme Apple Tree qu'aurait très bien pu enregistrer la fratrie White et qui donne comme une envie de saccager quelque chose ! Chez WolfMother, le plaisir est souvent dans les fins de chanson : Tales from the forest of Gnomes commence en balade, mais comporte des passages de pétage de plomb d'un kitsch assumé et jouissif, où l'on se surprendra à sauter sur son lit en jouant de l'air guitar comme un débile, de même que sur Dimension, vraisemblablement chantée par une invocation satanique de l'Ozzy Osbourne de 1970.
La très Led'Zepienne Witchcraft et sa flûte traversière folle, et la psychédélique Vagabond viennent agréablement conclure l'affaire. Bon alors, on s'est bien amusé mais il faut bien émettre un avis objectif, le voici : amateurs de nouveautés, d'avant-garde ou de belles mélodies éthérées, passez votre chemin, les Wolfmother ne font que faire revivre un monde que vous avez toujours méprisé !
Par contre, amateurs de hard rock vintage, cheveux longs et de grosses guitares régressives, nostalgiques de Beavis and Butthead et Wayne's World, n'hésitez plus, la Maman des Loups, c'est VOTRE disque de l'année 2006, tant pis, vous pourrez encore aller chez le coiffeur en 2007 !
(2006)
PS post - Rock en Seine 2006 : en scène ? mortels !
Signature : Philippe
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Style : Pop - Rock
A l'écoute de Colossal (ach, Kholossal ?) au début de cet album, on prendrait facilement peur... Encore un de ces groupes hommages à Led Zeppelin (plus exactement, à Deep Purple), le monde a-t-il besoin de 3 chevelus en jean serré de plus, et avec un nom prétentieux et une pochette tout droit sortie des années 80 ? En plus les australiens sont connus pour ce genre de revival premier degré (garage bands sympas mais bas du front comme les Datsuns, tribute bands à Abba, etc...). Et puis voilà qu'un pogo sympa part et le doute s'installe, vite chassé par Woman, qui ne vole hélas pas plus haut. A White Unicorn, damned, ça commence même à ressembler aux rigolos mais assez consternants The Darkness, et puis voilà un étrange pont à l'orgue très Doors, jusqu'à un final au riff très puissant où l'on sent malgré soi un frémissement de plaisir... on aurait pas dit Black Sabbath là tout à coup ? Le frisson se poursuit sur Pyramid qui commence furieusement à rappeler les Raconteurs : riff de plomb sur un air glam-rock, on réalise qu'en plus, ils ne sont que 3 pour faire tout ce boucan ? Finalement c'est pas mal du tout, on prête une oreille plus attentive mais, damned again, Mind's Eye est un slow aux miaulements Scorpions qui se rattrape heureusement sur la fin...
Cependant à la 40ième seconde de Joker and The Thief, ça refait tilt, cette voix miaulante et hargneuse et cette grosse guitare : mais oui, là on dirait carrément les White Stripes ! Parmi des chansons très rétro (Where Eagles have been limite hard FM à la Guns n'Roses) se cachent en effet des bombes comme Apple Tree qu'aurait très bien pu enregistrer la fratrie White et qui donne comme une envie de saccager quelque chose ! Chez WolfMother, le plaisir est souvent dans les fins de chanson : Tales from the forest of Gnomes commence en balade, mais comporte des passages de pétage de plomb d'un kitsch assumé et jouissif, où l'on se surprendra à sauter sur son lit en jouant de l'air guitar comme un débile, de même que sur Dimension, vraisemblablement chantée par une invocation satanique de l'Ozzy Osbourne de 1970.
La très Led'Zepienne Witchcraft et sa flûte traversière folle, et la psychédélique Vagabond viennent agréablement conclure l'affaire. Bon alors, on s'est bien amusé mais il faut bien émettre un avis objectif, le voici : amateurs de nouveautés, d'avant-garde ou de belles mélodies éthérées, passez votre chemin, les Wolfmother ne font que faire revivre un monde que vous avez toujours méprisé !
Par contre, amateurs de hard rock vintage, cheveux longs et de grosses guitares régressives, nostalgiques de Beavis and Butthead et Wayne's World, n'hésitez plus, la Maman des Loups, c'est VOTRE disque de l'année 2006, tant pis, vous pourrez encore aller chez le coiffeur en 2007 !
(2006)
PS post - Rock en Seine 2006 : en scène ? mortels !
Signature : Philippe
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1 à 2 sur 2 critiques trouvées
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