Critique de concert Amadou et mariam + Rokia Traore + Tikken Jah Fakoly + Bernard Lavilliers (Printemps de Bourges 2005)

Le printemps revient et l'atmosphère bon enfant du festival de Bourges est toujours aussi agréable. Les concerts commencent à l'heure à Bourges, qu'on se le dise. Mais malheureusement le public attend toujours aussi longtemps pour pénétrer sous le chapiteau du Phénix.
AMADOU & MARIAM, toujours aussi souriants, débutent cette soirée aux couleurs très africaines. On regarde si Manu Chao est à la guitare comme lors de leurs 3 concerts parisiens ; petite déception, mais les musiciens tiennent la route. L'ambiance monte très vite. On sent qu'ils sont de plus en plus populaires : ils le méritent, ce couple d'aveugles maliens est vraiment chaleureux et sincère dans ces textes. Le final est grandiose : "la Réalité" est applaudi de bout en bout. Malheureusement pas de rappel : on a l'impression qu'à Bourges il faut tenir la montre pour laisser le prochain artiste commencer à l'heure dite.
Le petit décor en forme de feuilles pour la chanteuse malienne est vite monté et voici l'envoûtante ROKIA TRAORE. Entourée d'instruments traditionnels : Balafon (grand xylophone), N’goni (petite guitare à 4 cordes), djembé etc… Même si elle chante en malien, l’émotion passe très vite.
Puis le public se resserre, pas mal de jeunes sont venu voir la voix de la rue de l’Afrique de l’ouest, le successeur d’Alpha Blondy : l’ivoirien TIKEN JAH FAKOLY. Entouré d’une petite formation de cuivres (saxo, trompette, trombone), le son très lourd balance rapidement le public. Il alterne quelques titres de son dernier album avec ses classiques : tous ces textes sont très revendicatifs : la dette africaine, la pauvreté, l’esclavage, la politique françafricaine, la dictature des présidents etc…. Il résume et dénonce toujours aussi parfaitement la situation catastrophique de l’Afrique de l’ouest et fait reprendre à la foule ses slogans : « Quitte le pouvoir ! Africa va mal ! ». Pour le final il interprète l’excellent « Y’en a marre » des présidents assassins, des aides détournées, des populations affamées…. Ca fait du bien d’entendre des textes engagés à la LKJ, bien loin des clichés du reggae roots habituel et d’un monde qui n’existe pas (Jah, Babylone, love, harmonie etc…). En plus, ce soir les chansons sont toutes en français : pour faire mieux passer son message ?
Enfin la salle se vide quelques peu ; le son change carrément : il devient très lisse pour accueillir la voix de BERNARD LAVILLIERS. Même si il introduit ses textes comme des invitations au voyage (c’est sympa), ses textes ressemblent à du Kerouac de bas étage.
Personnellement je remarque qu’il a toujours autant de certitudes lorsqu’il explique les genres de musique qu’il aborde : comme si il venait professer au public la vraie salsa, la vraie musique brésilienne. D’ailleurs pas mal de monde quitte le chapiteau ; à tel point qu’un gars de la sécurité à la sortie nous disait « Partez pas tous, le vieux y’ va se retrouver tout seul ! »
Deux regrets cependant. L’ordre de passage des artistes a été mal choisi : Rokia Traoré et Bernard Lavilliers (tête d’affiche !) auraient dû passer avant Amadou & Mariam et Tiken Jah Fakoly qui ont enflammé le public. Pas de duos entre les africains ce soir qui se connaissent pourtant bien : on a l’impression d’assister à des prestations pré formatées et sans improvisations.
Néanmoins le public est toujours aussi varié : de 7 à 77 ans, c’est ce qui fait le charme du printemps de Bourges.
AMADOU & MARIAM, toujours aussi souriants, débutent cette soirée aux couleurs très africaines. On regarde si Manu Chao est à la guitare comme lors de leurs 3 concerts parisiens ; petite déception, mais les musiciens tiennent la route. L'ambiance monte très vite. On sent qu'ils sont de plus en plus populaires : ils le méritent, ce couple d'aveugles maliens est vraiment chaleureux et sincère dans ces textes. Le final est grandiose : "la Réalité" est applaudi de bout en bout. Malheureusement pas de rappel : on a l'impression qu'à Bourges il faut tenir la montre pour laisser le prochain artiste commencer à l'heure dite.
Le petit décor en forme de feuilles pour la chanteuse malienne est vite monté et voici l'envoûtante ROKIA TRAORE. Entourée d'instruments traditionnels : Balafon (grand xylophone), N’goni (petite guitare à 4 cordes), djembé etc… Même si elle chante en malien, l’émotion passe très vite.
Puis le public se resserre, pas mal de jeunes sont venu voir la voix de la rue de l’Afrique de l’ouest, le successeur d’Alpha Blondy : l’ivoirien TIKEN JAH FAKOLY. Entouré d’une petite formation de cuivres (saxo, trompette, trombone), le son très lourd balance rapidement le public. Il alterne quelques titres de son dernier album avec ses classiques : tous ces textes sont très revendicatifs : la dette africaine, la pauvreté, l’esclavage, la politique françafricaine, la dictature des présidents etc…. Il résume et dénonce toujours aussi parfaitement la situation catastrophique de l’Afrique de l’ouest et fait reprendre à la foule ses slogans : « Quitte le pouvoir ! Africa va mal ! ». Pour le final il interprète l’excellent « Y’en a marre » des présidents assassins, des aides détournées, des populations affamées…. Ca fait du bien d’entendre des textes engagés à la LKJ, bien loin des clichés du reggae roots habituel et d’un monde qui n’existe pas (Jah, Babylone, love, harmonie etc…). En plus, ce soir les chansons sont toutes en français : pour faire mieux passer son message ?
Enfin la salle se vide quelques peu ; le son change carrément : il devient très lisse pour accueillir la voix de BERNARD LAVILLIERS. Même si il introduit ses textes comme des invitations au voyage (c’est sympa), ses textes ressemblent à du Kerouac de bas étage.
Personnellement je remarque qu’il a toujours autant de certitudes lorsqu’il explique les genres de musique qu’il aborde : comme si il venait professer au public la vraie salsa, la vraie musique brésilienne. D’ailleurs pas mal de monde quitte le chapiteau ; à tel point qu’un gars de la sécurité à la sortie nous disait « Partez pas tous, le vieux y’ va se retrouver tout seul ! »
Deux regrets cependant. L’ordre de passage des artistes a été mal choisi : Rokia Traoré et Bernard Lavilliers (tête d’affiche !) auraient dû passer avant Amadou & Mariam et Tiken Jah Fakoly qui ont enflammé le public. Pas de duos entre les africains ce soir qui se connaissent pourtant bien : on a l’impression d’assister à des prestations pré formatées et sans improvisations.
Néanmoins le public est toujours aussi varié : de 7 à 77 ans, c’est ce qui fait le charme du printemps de Bourges.
Signature : Cadfael58
le 27/04/2005

le 6 août 2011 - Presqu'île de Crozon (par Flag)


le 22 mars 2011 - Dock des Suds - Marseille (par Pirlouiiiit)


le 14 octobre 2011 - Le Dock des Suds, Marseille (par Philippe)

le 14 Octobre 2011 - Dock des suds, Marseille (par Sami)


le 4 juillet 2008 - Presqu'Ile du Malsaucy, Evette-Salbert (par Philippe)

le 20 octobre 2004 - Dock des Suds - Marseille (par Pirlouiiiit)

le 27 août 2011 - Charleville-Mézières (par Mardi)

le 29 Juillet 2011 - Garance Reggae Festival Bagnols sur Cèze (par Audrey H)


le 9 Juillet 2011 - Etang des Aulnes - St Martin de Crau (par bertrand)


le 1er juillet 2011 - Presqu'île du Malsaucy, Evette Salbert (par Philippe)

le 25 octobre 2008 - Fiesta des Suds - Marseille (par Audrey)


le 14 août 2008 - Óbuda Island - Budapest - Hongrie (par Pirlouiiiit)
le Phénix - Bourges

le 28 avril 2012 - Le Phénix, Bourges (par Pierre Andrieu)

le 25 avril 2012 - Phénix, Auditorium, Palais d'Auron, Bourges (par Pierre Andrieu)

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le 22 avril 2011 - Le Phénix et le 22 d'Auron, Bourges (par Pierre Andrieu)
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Mercredi 23 mai 2012 : 9783 concerts, 20886 critiques de concert, 4719 critiques de CD. 












