Critique de concert Fantazio (duo Monnaie de Singe) + Jean-Louis (festival Jazz sur la Ville)
Ayant tenu un peu plus longtemps que Mardal je peux vous en dire un peu plus sur le fameux trio JEan louIs (comme écrit sur leur myspace) et sur le deuxième set de Monnaie de Singe.
En effet peu de temps avant le départ de Madral j'imagine, alors que Benjamin Colin et Fantazio étaient encore sur scène on a commencé à entendre de la batterie alors que Benjamin ne bougeait pas ses baguettes. Ma première pensée fut "quoi ils ont des samples en fait ?" et puis j'ai fini par réalisé que le son venait de derrière. Le duo Monnaie de Singe a salué le public qui n'avait pas tout de suite compris que la suite se passait en son sein justement. Cela dit en partant Fantazio a bien dit "à tout à l'heure !"
A commencé alors un set particulièrement intense (le MPP aurait surement employé le terme de jouissif) avec 3 musiciens à droite (dos à la scène) : Aymeric Avice (trompette) déjà croisé aux côtés de Fantazio à la Meson, à gauche Joachim Florent (contrebasse) et plus au fond, dos à la table de mixage Francesco Pastacaldi (batterie). C'est vrai qu'en me frayant un chemin jusqu'au pied de la scène j'avais bien vu des amplis et pédales scotchés dans le public.
Effet de surprise néanmoins réussi. Quelques semaines après Pneu c'est donc au tour de Jean Louis de bousculer un code de plus en plus malmené il faut bien l'avouer. Et cette fois, contrairement aux précédents (on pouvait aussi citer Lightning Bolt) les musiciens sont éparpillés et ne se voient pas (et ne doivent guère s'entendre en plus). Joachim arcbouté sur sa contrebasse joue comme il respire, sans arrêt, Aymeric sort tout un tas de sons distordus de sa trompette quand il ne se met pas carrément à chanter / hurler, quant à Francesco un peu perdu avec pas mal de gens qui lui tournent le dos où qui joue sur les montants de sa batterie semblent noyé mais ne se laisse pas démonter pour autant.
L'ensemble est extrêmement dansant et tiens plus de la rave que du concert de jazz (sur la ville - ne l'oublions pas !). Arpès être descendu du bord de la scène (seul endroit d'où on pouvait "voir" la musique) je navigue en transpirant de l'un à l'autre comme tout le monde, un peu à la recherche d'une bouffée d'air respirable ... ce qui me conduit paradoxalement du côté du bar (et donc près de la sortie).

Au moment où je commence à me dire que je vais y aller, épuisé par un mardi terriblement long, je remarque que Fantazio et Benjamin sont installés près d'un piano dans un demi cercle de fauteuils (juste à côté de la voiture pour ceux qui sont déjà venus à l'Embobineuse). A peine le temps de prendre une photo que j'entends Fantazio donner des instructions et les voilà qui se mettent à jouer au moment où les JEan louIs s'arrêtent. Quel enchainement une fois de plus !
Cette fois ci il s'agira d'un set plus intimiste. Ukulélé défoncé pour Fantazio, timbales et différents instruments trébuchants pour Benjamin. Le tout sonorisé par un porte voix lui-même relayé par un micro et qui renvoie le son du côté de la scène. Au point que par moment je le vois chanter devant moi mais l’entends derrière. J’ai encore l’opportunité de voir à quel point Benjamin Colin est habile pour suivre Fantazio dans ses délires. C’est fou ça d’ailleurs c’est déjà la 4ème fois que je le vois en quelques années (d’abord en trio au Paradox, puis en duo avec Gildas Etevenard à la Meson puis avec Aymeric aussi à la Meson et jamais dans la même configuration ni avec les même musiciens. Toujours le même délire foutraque, qui me lasse toujours pas, même si je commence à retrouver certaines constances. En fait ce qui m'a le plus frappé cette fois c'est cette impression de souffrance quand il joue / chante. Je l'ai trouvé moins souriant / malicieux que les autres fois, et plus desespéré (peut être juste fatigué).
Ce deuxième set durera un peu moins longtemps que les autres mais nous donnera une autre facette du duo. A noter que Benjamin Colin décidemment jamais à court d’idées (dans le premier set il viendra poser des trucs sur les cordes de la contrebasse de Fantazio pour en changer les sons pendant que ce dernier en joue) se mettra carrément à jouer du Fantazio lui faisant un sorte de massage cardiaque ou lui tapant dans le dos pendant qu’il chante pour en sortir bien évidemment de nouveaux sons.
Bref vous l’aurez compris encore une soirée bordélique (en tout cas qui ne laisse pas indifférent) comme seule l’Embobineuse peut être capable de nous en offrir ! Je partirai finalement (en voyant que 2 des photos de l’expo photo "Jazz in Marseille" sont déjà tombés derrière le piano ... d'un autre côté elles n'étaient pas spécialement jazz ces 2 photos là), un peu après minuit malgré la promesse d’un troisième set qui j’espère nous sera raconté par quelqu’un de plus courageux que moi (a priori ils ont fini comme il avait commencé - avant mon arrivée - à 5 !).
Bravo au festival Jazz sur la Ville qui cette année encore plus que les autres années aura montré une grand diversité dans sa programmation collective. Même si certaines dates peuvent paraitre un peu tirées par les cheveux, le public, les salles comme les artistes ont plus à y gagner qu'à y perdre ...
Plus de photos de cette soirée par Pirlouiiiit en cliquant ici
En effet peu de temps avant le départ de Madral j'imagine, alors que Benjamin Colin et Fantazio étaient encore sur scène on a commencé à entendre de la batterie alors que Benjamin ne bougeait pas ses baguettes. Ma première pensée fut "quoi ils ont des samples en fait ?" et puis j'ai fini par réalisé que le son venait de derrière. Le duo Monnaie de Singe a salué le public qui n'avait pas tout de suite compris que la suite se passait en son sein justement. Cela dit en partant Fantazio a bien dit "à tout à l'heure !"
A commencé alors un set particulièrement intense (le MPP aurait surement employé le terme de jouissif) avec 3 musiciens à droite (dos à la scène) : Aymeric Avice (trompette) déjà croisé aux côtés de Fantazio à la Meson, à gauche Joachim Florent (contrebasse) et plus au fond, dos à la table de mixage Francesco Pastacaldi (batterie). C'est vrai qu'en me frayant un chemin jusqu'au pied de la scène j'avais bien vu des amplis et pédales scotchés dans le public.
Effet de surprise néanmoins réussi. Quelques semaines après Pneu c'est donc au tour de Jean Louis de bousculer un code de plus en plus malmené il faut bien l'avouer. Et cette fois, contrairement aux précédents (on pouvait aussi citer Lightning Bolt) les musiciens sont éparpillés et ne se voient pas (et ne doivent guère s'entendre en plus). Joachim arcbouté sur sa contrebasse joue comme il respire, sans arrêt, Aymeric sort tout un tas de sons distordus de sa trompette quand il ne se met pas carrément à chanter / hurler, quant à Francesco un peu perdu avec pas mal de gens qui lui tournent le dos où qui joue sur les montants de sa batterie semblent noyé mais ne se laisse pas démonter pour autant.
L'ensemble est extrêmement dansant et tiens plus de la rave que du concert de jazz (sur la ville - ne l'oublions pas !). Arpès être descendu du bord de la scène (seul endroit d'où on pouvait "voir" la musique) je navigue en transpirant de l'un à l'autre comme tout le monde, un peu à la recherche d'une bouffée d'air respirable ... ce qui me conduit paradoxalement du côté du bar (et donc près de la sortie).

Au moment où je commence à me dire que je vais y aller, épuisé par un mardi terriblement long, je remarque que Fantazio et Benjamin sont installés près d'un piano dans un demi cercle de fauteuils (juste à côté de la voiture pour ceux qui sont déjà venus à l'Embobineuse). A peine le temps de prendre une photo que j'entends Fantazio donner des instructions et les voilà qui se mettent à jouer au moment où les JEan louIs s'arrêtent. Quel enchainement une fois de plus !
Cette fois ci il s'agira d'un set plus intimiste. Ukulélé défoncé pour Fantazio, timbales et différents instruments trébuchants pour Benjamin. Le tout sonorisé par un porte voix lui-même relayé par un micro et qui renvoie le son du côté de la scène. Au point que par moment je le vois chanter devant moi mais l’entends derrière. J’ai encore l’opportunité de voir à quel point Benjamin Colin est habile pour suivre Fantazio dans ses délires. C’est fou ça d’ailleurs c’est déjà la 4ème fois que je le vois en quelques années (d’abord en trio au Paradox, puis en duo avec Gildas Etevenard à la Meson puis avec Aymeric aussi à la Meson et jamais dans la même configuration ni avec les même musiciens. Toujours le même délire foutraque, qui me lasse toujours pas, même si je commence à retrouver certaines constances. En fait ce qui m'a le plus frappé cette fois c'est cette impression de souffrance quand il joue / chante. Je l'ai trouvé moins souriant / malicieux que les autres fois, et plus desespéré (peut être juste fatigué).
Ce deuxième set durera un peu moins longtemps que les autres mais nous donnera une autre facette du duo. A noter que Benjamin Colin décidemment jamais à court d’idées (dans le premier set il viendra poser des trucs sur les cordes de la contrebasse de Fantazio pour en changer les sons pendant que ce dernier en joue) se mettra carrément à jouer du Fantazio lui faisant un sorte de massage cardiaque ou lui tapant dans le dos pendant qu’il chante pour en sortir bien évidemment de nouveaux sons.
Bref vous l’aurez compris encore une soirée bordélique (en tout cas qui ne laisse pas indifférent) comme seule l’Embobineuse peut être capable de nous en offrir ! Je partirai finalement (en voyant que 2 des photos de l’expo photo "Jazz in Marseille" sont déjà tombés derrière le piano ... d'un autre côté elles n'étaient pas spécialement jazz ces 2 photos là), un peu après minuit malgré la promesse d’un troisième set qui j’espère nous sera raconté par quelqu’un de plus courageux que moi (a priori ils ont fini comme il avait commencé - avant mon arrivée - à 5 !).
Bravo au festival Jazz sur la Ville qui cette année encore plus que les autres années aura montré une grand diversité dans sa programmation collective. Même si certaines dates peuvent paraitre un peu tirées par les cheveux, le public, les salles comme les artistes ont plus à y gagner qu'à y perdre ...
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Signature : pirlouiiiitle 07/10/2010
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Photographe : pirlouiiiit
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le 14 novembre 2010 - la Meson - Marseille (par Pirlouiiiit)


le 5 octobre 2010 - L'Embobineuse - Marseille (par Mardal)


le 5 octobre 2010 - L'Embobineuse - Marseille (par Mardal)
L'Embobineuse - Marseille


le 19 avril 2012 - Embobineuse - Marseille (par Pirlouiiiit)

le 23 Mars 2012 - Embobineuse - Marseille (par Mystic Punk Pinguin)
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