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Artiste :
The Aggravation
Titre :
S/t
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Style :
Pop - Rock / Punk
Gravement dégénéré, le punk rock supersonique de The Aggravation agit comme une électrocution sur l’auditeur… Celui-ci est en effet littéralement foudroyé par l’électricité dont regorgent les dix titres de cet album expédié à la vitesse grand V. Une guitare saturée qui tente de faire le mur du son, un « One, two, three, four » hurlé, une basse énorme qui s’emballe, aussitôt suivie par une batterie survoltée et un chant hystérico punk, voilà comment sonnent les titres de The Aggravation… « Pas la peine d’en rajouter, ce sont-ils sans doute dit entre eux dans leur local de répétition, c’est assez percutant comme ça ! » En respectant à la lettre les préceptes des Mancuniens ayant assisté en 1976 à la première tournée des Sex Pistols, c'est-à-dire les déchaînés Buzzcocks et les extrêmes Warsaw (futurs Joy Division), The Aggravation produit un punk rock vif, sans fioritures, agité de soubresauts incessants et provoquant des éclairs de lumière blanche. Le combo marseillais semble avoir été marqué également par le groupe de hardcore punk américain Reagan Youth (premier concert en 1980) puisqu’il reprend façon TGV leur titre Degenerated… En faisant d’incessants aller-retour dans la machine à remonter le temps punk, The Aggravation produit une musique qui ne tient pas en place… Le genre de musique à déconseiller aux épileptiques, aux personnes amenées à conduire un véhicule en respectant le code de la route et à ceux qui veulent apprécier le son du silence pour retrouver leur calme…
The Aggravation est en tournée en ce moment.
Sites Internet : http://ratakans.free.fr/aggravation.htm, www.myspace.com/theaggravation, http://lollipop.records.free.fr/, http://relaxomatic.free.fr/.
17 septembre 2007 (Relax-O-Matic Vibrator Records - Lollipop - PIAS) Signature :
Pierre Andrieu
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Artiste :
The Aggravation
Titre :
The Aggravation
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Style :
Pop - Rock
Comme pas mal d'amateurs de badges roses de Marseille, je dois à The Aggravation quelques dixièmes d'audition en moins et plusieurs des meilleures soirées punk-rock phocéennes des deux dernières années, où ils ont d'ailleurs bien souvent été chroniqués (depuis une première date à l'improbable Trolleybus), commençant en bas de programme et remontant insensiblement sur les flyers, jusqu'à devenir l'autoproclamée "New coqueluche of the south of France".
C'est d'ailleurs pendant qu'ils se tiraient la bourre en Allemagne avec les Hatepinks, qu'ils ont laissé le soin à Relax'o'Matic de se bouger pour sortir ce premier LP. La couverture, très sobre, a échappé on ne sait comment aux habituels débauches de jaune et rose fluo gasoilesques de la maison. Et l'objet est en vinyl uniquement s'il vous plaît ! Ce qui relève d'une stratégie commerciale certes tout à fait discutable mais prestigieuse, et qui permet une vraie photo de poseurs en pied sur le verso, et même un cadeau à Mamie - elle qui n'a jamais voulu se mettre au compact disc...
A propos de poseurs, c'est peut-être aussi à une chronique de L'Aggravation que je dois ce punkissime commentaire reçu par mail (je cite) : va te faire enculé salope de poseur toi même !.
Quoi qu'il en soit le disque compile la plus grande partie des titres qui composent habituellement les concerts de 23 minutes du pétaradant trio, mis à part ce qui est déjà sorti en 45 T, par exemple récemment avec les Defenestrors. Même le son est finement reproduit (No Reaction, une de mes préférées, est jouée en tout à fond, c'est comme ça que ca sonne le mieux). Si d'entrée Travel for free s'avère étrangement plus molle que dans votre souvenir, c'est que comme moi vous avez mal réglé la vitesse (eh oui, ceci est un gros 45 T !). La presque nostalgique Olivier est un hommage à la légendaire et mystérieuse disparition du chanteur des Gasolheads le jour de son mariage (disparition qui ne s'est pas produite, elle est donc légendaire et mystérieuse, si vous suivez bien).
La face B remet le couvert avec notamment le tube explosif What are u doing now, la pogoïde Violence, la punk-rock (et "très longue") Degenerated qui comporte même un solo de guitare, l'épatante et très chiadée The Judge dont je ne me souvenais pas, pour conclure l'affaire. Avec cette première galette prometteuse, Kevin, Rudy et Miguel confirment donc qu'il va falloir compter avec eux !
Alors pour finir, on pourrait saupoudrer la chronique d'un peu de name dropping en citant les prestigieuses références qui ont influencé The Aggravation mais c'est un jeu trop dangereux : dans ces cas-là ou on tombe à côté - et le groupe vous déteste, ou on tombe juste - et le groupe prend la grosse tête. Prudemment, pour être sûr de ne pas gaffer ni se faire de nouveaux ennemis, on dira donc pour conclure que The Aggravation ... ça ne ressemble à rien.
(Relax'O'Matic Vibrator Records, 2007). Signature :
Philippe
Page Web Conseillée : http://ratakans.free.fr/aggravation.htm |
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