Alison Mosshart alias VV et Jamie Hince aka Hotel concoctent des bombes entre pop, rock et punk, le genre de truc qui explose à la gueule de l'auditeur dès les premières secondes... Chez The Kills, la voix sexy de la chanteuse se fracasse admirablement sur les guitares acérées et les boites à rythmes basiques.
Bon avouons le, l’affiche de la Garden Nef Party, c’était un peu le truc le plus excitant niveau rock’n’roll qu’on ait vu depuis longtemps. Même si les festivals c’est pas trop ma came, là j’ai pas hésité longtemps. Et dire que j’y suis presque tombé par hasard, cherchant une hypothétique date française pour Archie Bronson Outfit, groupe que je désespère de voir depuis 3 ans. Je tombe sur la prog’ du festival, avec les Kills, autre groupe fantasmé (à Marseille c’est parfois la dèche niveau gros combos électriques). Et tout le reste c’est du bonus, et quel bonus : les Hives, les Bellrays et, (énooooorme) cerise sur le gateau, Iggy & the Stooges.
Un cours de géographie SNCFienne m’apprend qu’un Marseille-Paris-Angoulème c’est plus rapide et moins cher qu’un Marseille-Angoulème, et c’est parti pour deux jours de rock’n’roll ras la gueule, avec une seule appréhension, il va falloir faire des choix !
Le lieu est des plus agréables (même si peu d’ombre en journée), pas mal d’espace vert, une belle vue sur la vieille ville et une jauge où on se marche pas les uns sur les autres. Loi du genre, la bouffe est chère et pas spécialement bien fournie et la bibine un peu cheros (3 euros). Comme d’hab’, il vaut mieux avoir ses propres provisions. Mais l’accueil est des plus sympas, on n’a pas l’impression d’être dans une grosse machine à fric. D’autant que le pass deux jours à 60 euros est vraiment raisonnable.
Vu que je sais que pour certains c’est important, précisons que le festival est éco-citoyen comme on dit. Gobelets consignés, toilettes avec sciure, brigade verte, etc… Et faut dire que le résultat est visible d’entrée pour les vieux briscards des rendez-vous d’été : c’est propre ! Même après deux jours musicaux et éthyliques. Allez, on se prend à rêver d’un « label lutte-de-classe-compatible », qui s’apposerait aux salles et festival qui respectent le droit du travail, le salaire minimum, etc…
Archie Bronson Outfit
On arrive sur place à 16h30 le premier jour et c’est à peine après une bière qu’Archie Bronson Outfit attaque. Et là déception. Bon, entendons-nous bien, c’est un peu le groupe qui truste mes platines depuis 3 ans, que je crève d’envie de voir dans un petit club, et là 17h, en plein cagnard, avec un son horrible… Pas de bol, le son sera impeccable le reste du festival (bravo aux sonorisateurs d’ailleurs). Raaah, bordel, ça tombe juste sur ce groupe ! Et c’est d’autant plus frustrant qu’à travers le magma sonore, on sent que ce groupe est hyper doué, leur zique carrément obsessionnelle. À revoir d’urgence donc (programmateur marseillais, si tu lis ces lignes c’est ma commande pour 2009….).
Archie Bronson Outfit
J’avoue qu’après je serais fort peu professionnel : je boude ! Direction le bar pour cuver ma rancoeur et éviter de tomber sous un soleil de plomb. Tant pis pour le folk hippisant d’Alela Diane (et en plus elle a un bon son elle, screugneugneu…). Bon pas besoin de dire pourquoi je boycotte les BB Brunes, heing. Je jette un œil quand même, et suis déçu, leur public n’est même pas hystérique, plutôt mou du genou. Zarb’, y avait pleins de kids, j’pensais qu’ils seraient en folie pour leurs idoles.
Retour sur la ch’tite scène pour Moriarty, que j’avais jamais encore vu après leurs deux dates complètes au Poste à Galène. Cabaret blues, le combo fait partie des (trop nombreux ?) groupes actuels fan de Tom Waits, musicalement doués et qui s’échangent sans arrêt leurs instruments. Y a pas à dire, y a quelque chose, la chanteuse pince-sans-rire est bien dans son rôle, les musicos sont attachants, mais ça me fait l’effet d’un groupe de premiers de la classe, leurs reprises de Enjoy the silence de Depeche Mode et de Chocolate Jesus de Tom Waits ne m’enlèveront pas cette idée d’exercice appliqué. Attention, je me répète, il y a quelque chose (c’est pas comme The Do le lendemain que j’ai trouvé sans saveur) mais pas accroché. Sûrement plus facile d’entrer dans leur univers dans une ch’tite salle, aux allures de cabaret donc.
The Kills
Ce n'est pas sans une excitation certaine que je me dirige vers la grande scène, pour ce qui est pour moi une des grosse claque de ces dernières années, The Kills, la version crade de White Stripes. Et je ne serais pas déçu par le duo le plus sexe du rock actuel. Voix, deux guitare, boite à rythmes, la recette d'un rock obsessionnel et épileptique, violent, cradingue, qui te saisis au dessous de la ceinture. VV a cette voix d'une PJ Harvey toxico et enragée, à elle seule elle fascine. Hotel mitraille le public, et sa compagne, avec sa gratte, obsédé par son son, autiste lors de son moon-walking de camé. Musique trouble, ambiance malsaine, renforcé par la boite à rythme qui déshumanise le son, peine perdue vu l'énergie charnelle, lascive qui se dégage du couple. Violence implacable aussi dans ses riffs de guitares fiévreux, cette voix au bord de la rupture, la cavalcade désespérée pour ces deux là qui pousse à son paroxysme le côté viscéral du rock'n'roll. Une claque magistrale donc...
The Kills
Bon après un truc comme ça, normalement tu rends les armes, tu vas te coucher. Et bien pas à la Garden Nef Party qui semble vouloir garder son festivalier sous tension et excitation permanente. Parce que là, dans la foulée, on a droit à rien de moins qu'Heavy Trash, le nouveau projet de Jon Spencer, Ladys and Gentlemen ! Avec son alter ego canadien Matt Verta Rey, accompagné par les insolents danois de Powersolo (qu'on adore ! Lollipop power !), il revisite à sa façon le rock 50's.
Heavy Trash
C'est pas trop ma came à la base le 50's, mais le Spencer c'est quand même la classe absolue sur scène. Une dégaine de crooner sous amphétamines, un groupe qui assure sa race, pour un set impeccable. Niveau son, je préfère le Blues explosion, mais faut bien avouer qu'Heavy Trash, c'est terriblement efficace, complètement jouissif. On passe de la face sombre du rock avec les Kills à un côté complètement jubilatoire.
Heavy Trash
Suite à tant de bonheur électrique, j'écouterais de loin le rock 70's des) The Raconteurs, me faisant penser à du sous Ten Years After pas inspiré... Tu me diras, si on avait eut droit à White Stripes, je crois que j'aurais succombé...
The Raconteurs
On retourne donc à la petite scène pour Brian Jonestown Massacre. Vu que j'ai pas vu Dig, j'arrive "vierge" pour découvrir le groupe. Déjà, ils sont nombreux, sept, et je me demanderais souvent lors du concert le pourquoi de 3 guitares (parfois 4 !). Disons le tout de suite, je n'ai pas été conquis. Attention, c'est pas mauvais, loin de là, mais ce côté rock 70's psyché, sous influence Doors / Velvet, m'a guère touché. J'ai trouvé que les morceaux se ressemblaient souvent, et, alors que je susi assez accro des montées instrumentale sous tension, là je m'enmerde un peu malgrès leur mascotte aux clopes et accessoirement tambourin. Juste que j'ai pas trouvé ça habité malgrès tout ce qu'on m'avait dit. Pas mon truc quoi...
Brian Jonestown Massacre
C'est quand même loin de l'escroquerie Justice qui suivra. J'comprends pas comment un tel groupe peut susciter l'enthousisame alors que leur set est terriblement basique et ennuyeux. Bon ok l'électro c'est pas ma came, mais je trouve que Birdy Nam Nam le lendemain s'en sortira bien mieux dans un set plus efficace.
Justice
C'est pas tout ça, mais faut rentrer (cool y a un système de navettes gratos), encore abasourdi par tant de qualité sonique prise en peu de temps.
The Kills + Gossip - 16 mars 2008 - Transbordeur à Lyon un pur moment de rock par deux putains de nanas belles et sexy, deux concerts électriques et orgasmiques, j'ai tout simplement adoré, merci Beth et VV !!
>> Réponse (le 21/03/2008 par Vivement Werchter) Aeronef Lille - 20 mars 2007 Une claque et une révélation : Gossip. J’ai rarement vu une chanteuse capable d’insuffler autant d’énergie et retourner .../...La suite
The Kills + GOSSIP - 14 mars 2008 - bikini à TOULOUSE Un concert de rock, enfin ! la chanteuse de THE KILLS a un charisme paranormal, ce couple complètement barré nous entraine dans leur univers, c'est extra ce qu'ils dégagent et quel talent !
GOSSIP .../...
Un concert de rock, enfin ! la chanteuse de THE KILLS a un charisme paranormal, ce couple complètement barré nous entraine dans leur univers, c'est extra ce qu'ils dégagent et quel talent !
GOSSIP : La chanteuse est vraiment généreuse, je n'ai jamais vu envahissement de scène comme celui là ! quelle énergie ! je voulais sauter partout.
MERCI LES PETITES SALLES QUI PERMETTENT ENCORE D'ASSISTER A CES CONCERTS ! Réagir à cette critique
the Kills - 18 novembre 2005 - Rockstore - Montpellier un concert vraiment super qui a commence avec Child and women en premiere partie vraiment de bons musiciens le guitariste s'est mis a la batterie et vice versa vraiment un bon groupe tout le monde .../...
un concert vraiment super qui a commence avec Child and women en premiere partie vraiment de bons musiciens le guitariste s'est mis a la batterie et vice versa vraiment un bon groupe tout le monde chante dans le groupe ils sont 5.
puis 20Mn d'attente la pression monte the kills arrive en forme
sa commence pas no now puis good ones ça s'enchaine les chansons sont longues mais sa passe a une vitesse une energie ça se ralentie avec kissy kissy et wait puis ça reprend encore plus rock VV tape sur sa guitare qui a un sacré son ils partent puis reviennent pour le rappel j'attendais cat claw et à la deuxieme chanson du rappel j'entend le riff de cat claw un pogo commence une derniere chanson ou VV commence a faire des larsens d'anthologie j'exagere mais c'etait enorme.
un concert rock avec plusieurs ambiances une energie
le rockstore qui peut contenir 1000 personnes en contenaient pres de 500 ya des gens qu'ont loupé quelque chose
The Kills (Printemps de Bourges 2005) - 21 avril 2005 - Le Palais d'Auron, Bourges
Rodeo town
C'est dans un Palais d'Auron chauffé à blanc, et tout acquis à leur cause, que le duo americano anglais The Kills a une nouvelle fois démontré toute l'efficacité de son .../...
C’est dans un Palais d’Auron chauffé à blanc, et tout acquis à leur cause, que le duo americano anglais The Kills a une nouvelle fois démontré toute l’efficacité de son furieux show punk ‘n blues déjà apprécié cet été à la Route du rock 2004 et à la Coopérative de Mai en première partie de Franz Ferdinand. La tête d’affiche de la soirée était le groupe français Luke (rires), pourtant l’accueil du très jeune public pour les Kills était celui réservé aux (vraies) stars.
Il faut dire qu’Alison Mosshart (VV) et Jamie Hince (Hotel) ne ménagent pas leur peine sur scène : ils enchaînent les titres accrocheurs (superbement cradingues) aux ambiances troubles. On a certes envie de danser, mais on reste un peu coi devant un tel déchaînement de violence guitaristique et vocale. Tel des Bonnie & Clyde modernes fascinés par les assassinats perpétrés par Audry Maupin et Florence Rey (le nom du groupe « The Kills » vient de là), Alison et Jamie jouent aux voyous sauvagement amoureux, et ils le font bien. Hotel fait mine de flinguer tout le monde avec sa guitare, VV mime admirablement la camée sur le point de faire une overdose, - elle ne pourra finir un morceau, prostrée aux pieds du micro -, et le concert se terminera par la traditionnelle baise mimée sur scène… Numéro d’acteur ou réalité ? Peu importe, le show des Kills fonctionne. Car avant de se lancer dans une tournée, le duo a pris de soin d’écrire une collection de tubes imparables pour son deuxième album, le très marquant No vow. The good ones, I hate the way you love, No vow, Rodeo town se succèdent à un rythme effréné, entrecoupés par les morceaux toujours pertinents du premier effort du groupe (Cat claw, Fuck the people etc), sorti en 2003.
« This song is for Florence Rey »
La boite à rythme métronomique, les guitares surdistordues et le chant malade (on pense fortement à Lou Reed, Nico, PJ Harvey, Courtney Love... ) des deux jusqu’au boutistes sonores font un incroyable effet, un peu comme si l’on assistait au testament musical d’un couple parti pour un rodeo meurtrier sans but précis, sans aucun sens, si ce n’est une quête nihiliste, suicidaire. La chanson Rodeo town sera d’ailleurs dédiée à Florence Rey, cette jeune femme aujourd’hui en prison pour le meurtre inexpliqué et gratuit (commis à l’âge de 19 ans, avec la complicité de son compagnon Audry Maupin, mort dans la tuerie) de quatre hommes en plein Paris. Sans glorifier ces terribles assassinats, il faut avouer que ce fait divers a de quoi interpeller à cause de la jeunesse des assassins et du manque de mobile. Le visage juvénile et hagard de la jeune femme sur les photos de l’identité judiciaire provoque une incroyable tristesse, il reste en mémoire ad vitam aeternam. Elle vient de tout perdre (son amour, sa vie) et de commettre l’inexcusable, elle semble ne pas comprendre, elle est déjà ailleurs. C’est le côté dramatiquement romantique de l’histoire qui a sans doute ému VV et Hotel, au point d’en faire une chanson magistrale, ce Rodeo town qui vous hante dès la première écoute…