Même en faisant quasiment du surplace et en proposant une redite de leurs travaux électro pop (pseudo ?) avant gardistes sur leur nouvel album The King Of Limbs, les stars mondiales du groupe Radiohead réussissent à proposer un disque dont la plupart des huit morceaux .../...

Même en faisant quasiment du surplace et en proposant une redite de leurs travaux électro pop (pseudo ?) avant gardistes sur leur nouvel album
The King Of Limbs, les stars mondiales du groupe
Radiohead réussissent à proposer un disque dont la plupart des huit morceaux fonctionnent sur la psyché... Bien sûr, pour l'apprécier pleinement, il faut l'écouter de nombreuses fois, ne pas être allergique aux parties vocales ultra sensibles de
Thom Yorke, dont la voix est superbe mais qui a parfois tendance à en faire trop, et aux musiciens qui réutilisent leurs propres trouvailles pour créer de nouvelles compositions (le recyclage musical ferait-il partie de la démanche politique écolo ?). Car malgré toutes les qualités précédemment dévoilées dans sa pléthorique discographie, sur
The King Of Limbs, le combo d'Oxford semble confirmer de prime abord l'impression d'auto-parodie un peu stérile (
Little By Little) que l'on avait eu lors d'un
concert en 2008 et à l'écoute de son dernier album
In Rainbows. Ajoutez à cela la démarche
« je suis plus malin que les autres, j'arrive à vendre tout seul ma propre musique – mais en fait pas vraiment, j'ai une maison de disques – et je m'érige en moralisateur écolo anti capitaliste milliardaire à chaque intervention dans l'espace public » et vous obtiendrez un groupe qui commence à énerver un peu tout le monde, à l'exception des innombrables cohortes de fans, qui trouvent tout génial comme de bien entendu ! Mais, car il y a un « mais », cela étant posé, on ne peut passer à côté des vertus planantes et stimulantes sur le cerveau de titres comme
Codex (même si
Radiohead a déjà composé des titres dans cette veine piano sobre/chœurs montant en spirale vers les cieux brumeux),
Bloom (la tête de radio rencontre le duo
Brian Eno/David Bowie de la trilogie berlinoise), le délirant cocktail à la fois psychotique et schizophrénique de
Morning Mr. Magpie, la mystérieuse frénésie synthétique – très
Kid A – de
Lotus Flower, la folk song de l'espace
Give Up the Ghost et le final apocalytico onirique sur
Separator... Le premier album journal de l'histoire de la musique (de qui se moque-t-on là ?),
The King Of Limbs tient donc globalement la route, ce qui n'est déjà pas mal, mais sans tracer de nouvelle voie pour l'avenir comme par le passé, ce qui est un peu dommage...
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18 février 2011