Pas aussi irrécupérable qu'on ne pourrait le penser, Anton Newcombe continue à sortir des disques marquants avec The Brian Jonestown Massacre... Et le moins que l'on puisse dire c'est que le dernier en date, Who Killed Sgt. Pepper ?, a encore une fois de quoi autoriser un .../...

Pas aussi irrécupérable qu’on ne pourrait le penser,
Anton Newcombe continue à sortir des disques marquants avec
The Brian Jonestown Massacre… Et le moins que l’on puisse dire c’est que le dernier en date,
Who Killed Sgt. Pepper ?, a encore une fois de quoi autoriser un magistral trip pour les fans de rock psyché drogué et de post punk borderline. Toujours aussi barré mais plus accessible – le son est un peu moins bruitiste – que le précédent opus intitulé
My Bloody Underground,
Who Killed Sgt. Pepper ? est une œuvre admirablement malade – à écouter d’un traite puis en boucle – où toutes les fascinations de Mr Newcombe ressortent avec bonheur :
Joy Division,
My Bloody Valentine,
Jesus And Mary Chain,
Beatles, Stones et
Velvet Underground… Toutefois, point de plagiat ici, notre brillant autant que déjanté songwriter passant le son de ces figures tutélaires par le filtre démoniaque de son cerveau cramé. L’air islandais et les invités présents sur cet opus semblent galvaniser le démiurge de
The Brian Jonestown Massacre, qui s’autorise de surprenantes envolées space blues ténébreux (
Tempo 116.7,
The One,
Someplace Else Unknown,
Hungur Hnifur), post punk marécageux (
This Is The First Of Your Last Warning et le moment de bravoure noise joydivisionesque
This Is The One thing We Did Not Want To Have Happen) et groove schizophrénique (
Let’s Go Fucking Mental et
Feel It, qui font penser à du
Primal Scream en plus maniaque). Entre deux interludes bizarres et avant l’élégiaque morceau final où
John Lennon tente d’expliquer par l’intermédiaire d’un sample de sa voix pourquoi il a déclaré que les
Beatles étaient plus célèbres que Jésus (en tout cas, pour nous autres pauvres pécheurs ils ont plus changé le monde que le soi disant fils de Dieu, qui n’existe sans doute pas, rappelons-le),
BJM délivre de véritables perles rares dans le style rock majestueusement satanique créé pour faire danser autour d’un feu de joie et/ou décoller vers les paradis artificiels. Noyée dans un écho de larsens blasphématoires, la voix de zombie venu d’Outre tombe d’
Anton Newcombe annonce de nombreuses séances de reconstitution de l’apocalypse sur la prometteuse tournée qui s’annonce… Chouette, la fin du monde tel que nous le connaissons est pour avril 2010 !
A lire également, des chroniques de
Brian Jonestown Massacre en live lors d'un
extraordinaire concert en 2006 et d'un très bon set au
Printemps de Bourges 2010.
Sites Internet :
www.myspace.com/brianjonestownmassacre,
www.brianjonestownmassacre.com,
www.differ-ant.fr.
2010 ("A" Recordings - Differ-ant)