The Horrors, vos critiques de disques
The Horrors
Entre garage rock psychotique, punk gothique et pop nocive, The Horrors nage en eaux troubles. A voir absolument sur scène, où le groupe excelle véritablement... Le virage (plus pop, moins garage) négocié sur l'album Primary Colors (mai 2009) est passionnant. Nouvel album en juillet 2011, Skying, et concerts en France...
Plus d'info
Artiste : The Horrors Titre : Skying
Style : Pop - Rock
Quoi encore avec The Horrors ? Ils ont une fois de plus changé de style sur leur dernier album, Skying ? Et ben ça fait trois fois en trois albums maintenant... En gardant la même intensité malsaine dans leurs morceaux ? Oui, nom de Dieu ! Étudions ce cas d'école si vous le voulez bien... Le groupe emmené par le plus en plus calme (mais rien de grave, hein) Faris « Rotter » Badwan – récent auteur avec Cat's Eyes d'un disque très pop sixties en duo avec une chanteuse lyrique chère à son cœur – poursuit en effet sa route avec un opus où il réussit à conserver son inquiétante personnalité (chant dramatique, guitares sachant hausser le ton quand il le faut, atmosphères suicidaires) en s'inspirant cette fois des ambiances étrangement pénétrantes et planantes des Cocteau Twins, d'Echo and The Bunnymen et des Stone Roses, entre autres. Ah ben merde alors ! The Horrors ne ménage pas sa peine (c'est le cas de le dire) pour tutoyer ses glorieux ainés tout en affirmant son originalité : claviers tournoyants à la Brian Eno, bruitages concassés à la My Bloody Valentine, chant emphatique et désespéré à la Ian McCulloch, Bowie et Brett Anderson, rythmiques massives, dérapages sonico bruitistes à la Jesus And Mary Chain... Résultat des courses, The Horrors s'éloigne encore du rock garage de ses débuts (en conservant les mêmes valeurs rock et roll, même sur le slow final Oceans Burning) pour faire dans le rock 'n pop psychédélique n’omettant pas d'être gothique. Signalons pour conclure que l'énième métamorphose des dangereux psychopathes de The Horrors n'empêche pas de fonctionner à plein régime leur machine à faire des tubes permettant de se sentir très vivant, hyper sensible et d'humeur rebelle. I Can See Through You, Still Life, Moving Further Away, Changing The Rain, Endless Blue et Monia Gems, sont là pour en témoigner...
A lire également, des chroniques de concerts de The Horrors au festival Rock en Seine 2011, au festival Rock en Seine 2009 et aux Transmusicales de Rennes 2006.
Liens : www.facebook.com/horrorsofficial, www.thehorrors.co.uk (album entier en écoute), http://twitter.com/#!/horrorsofficial, www.myspace.com/thehorrors.
11 juillet 2011 (XL - Beggars Banquet)
Signature : pierre andrieu
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Style : Pop - Rock
Quoi encore avec The Horrors ? Ils ont une fois de plus changé de style sur leur dernier album, Skying ? Et ben ça fait trois fois en trois albums maintenant... En gardant la même intensité malsaine dans leurs morceaux ? Oui, nom de Dieu ! Étudions ce cas d'école si vous le voulez bien... Le groupe emmené par le plus en plus calme (mais rien de grave, hein) Faris « Rotter » Badwan – récent auteur avec Cat's Eyes d'un disque très pop sixties en duo avec une chanteuse lyrique chère à son cœur – poursuit en effet sa route avec un opus où il réussit à conserver son inquiétante personnalité (chant dramatique, guitares sachant hausser le ton quand il le faut, atmosphères suicidaires) en s'inspirant cette fois des ambiances étrangement pénétrantes et planantes des Cocteau Twins, d'Echo and The Bunnymen et des Stone Roses, entre autres. Ah ben merde alors ! The Horrors ne ménage pas sa peine (c'est le cas de le dire) pour tutoyer ses glorieux ainés tout en affirmant son originalité : claviers tournoyants à la Brian Eno, bruitages concassés à la My Bloody Valentine, chant emphatique et désespéré à la Ian McCulloch, Bowie et Brett Anderson, rythmiques massives, dérapages sonico bruitistes à la Jesus And Mary Chain... Résultat des courses, The Horrors s'éloigne encore du rock garage de ses débuts (en conservant les mêmes valeurs rock et roll, même sur le slow final Oceans Burning) pour faire dans le rock 'n pop psychédélique n’omettant pas d'être gothique. Signalons pour conclure que l'énième métamorphose des dangereux psychopathes de The Horrors n'empêche pas de fonctionner à plein régime leur machine à faire des tubes permettant de se sentir très vivant, hyper sensible et d'humeur rebelle. I Can See Through You, Still Life, Moving Further Away, Changing The Rain, Endless Blue et Monia Gems, sont là pour en témoigner... A lire également, des chroniques de concerts de The Horrors au festival Rock en Seine 2011, au festival Rock en Seine 2009 et aux Transmusicales de Rennes 2006.
Liens : www.facebook.com/horrorsofficial, www.thehorrors.co.uk (album entier en écoute), http://twitter.com/#!/horrorsofficial, www.myspace.com/thehorrors.
11 juillet 2011 (XL - Beggars Banquet)
Signature : pierre andrieu
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Artiste : The Horrors Titre : Primary Colors
Style : Pop - Rock / Gothique
Nouvel album très surprenant pour les fous furieux de The Horrors, qui s’aventurent sur d’autres terrains de jeu que le garage tétanisant avec leur producteur, Geoff Barrow de Portishead. Le dangereux gang d’hommes en noir qui nous avait sidéré par la violence et l’intrépidité de son show aux Transmusicales de Rennes 2006 a changé son fusil d’épaule pour l’album Primary Colors, et ce afin de mettre en joue un son intégrant les influences de Kevin Shields (My Bloody Valentine), Ian Curtis (Joy Division), Morrissey (The Smiths), Jesus and Mary Chain, Portishead et The Cure, tout en gardant un œil (noir) sur les Cramps. Ce virage pris à fond après avoir été mûrement réfléchi contribue à l’érection de cathédrales sonores gorgées d’écho : les guitares tourbillonnent en s’élevant vers les cieux, la basse sature gravement, le chant sépulcral fait froid dans le dos, les synthés appuient là où ça fait mal (les sentiments torturés) et les rythmiques se font presque trip hop indus… Radicaux, envoûtants, tourmentés et addictifs, les nouveaux titres signés The Horrors entraînent dans un véritable maelström émotionnel ; Mirror’s image pousse le rythme cardiaque dans le rouge tout en rendant les humeurs noires, le « tube » Who can say électrise littéralement, la ballade maléfique I only think of you plonge dans les affres de la dépression d’un zombie, I can’t control myself provoque une danse de Saint Gui au ralenti, Scarlet fields est une bande son idéale pour faire un dernier adieu à quelqu'un que l'on aime, Sea within a sea donne l’envie d’être un naufragé volontaire dans un océan de sons détraqués… Attention, le nouvel effort de The Horrors est un concentré de spleen gothique destiné à faire resurgir de terribles démons des tréfonds de l’âme humaine… Navigant en eaux troubles, cet album ressassant des pensées étranges et exhumant les fantômes de disques ultra marquants, le nouvel effort de The Horrors est une sorte de diamant noir à multiples facettes ; tout à la fois rock ‘n roll, pop, gothique, trip hop, shoegaze, Primary Colors emmène l’auditeur dans un ailleurs à la fois bizarre, malsain, décalé et familier. Une expérience qui ne s’oublie pas de sitôt et que l’on a envie de renouveler souvent sur disque, avant de provoquer un violent désir de communier avec ce groupe complètement habité et barré lors de messes noires scéniques…
A lire également, une chronique du concert de The Horrors au festival Rock en Seine 2009.
Sites Internet : www.myspace.com/thehorrors, www.thehorrors.co.uk, www.youtube.com (vidéo de Sea within a sea), www.youtube.com (clip de Who can say).
Mai 2009 (XL Recordings - Beggars Banquet)
Signature : pierre andrieu
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Style : Pop - Rock / Gothique
Nouvel album très surprenant pour les fous furieux de The Horrors, qui s’aventurent sur d’autres terrains de jeu que le garage tétanisant avec leur producteur, Geoff Barrow de Portishead. Le dangereux gang d’hommes en noir qui nous avait sidéré par la violence et l’intrépidité de son show aux Transmusicales de Rennes 2006 a changé son fusil d’épaule pour l’album Primary Colors, et ce afin de mettre en joue un son intégrant les influences de Kevin Shields (My Bloody Valentine), Ian Curtis (Joy Division), Morrissey (The Smiths), Jesus and Mary Chain, Portishead et The Cure, tout en gardant un œil (noir) sur les Cramps. Ce virage pris à fond après avoir été mûrement réfléchi contribue à l’érection de cathédrales sonores gorgées d’écho : les guitares tourbillonnent en s’élevant vers les cieux, la basse sature gravement, le chant sépulcral fait froid dans le dos, les synthés appuient là où ça fait mal (les sentiments torturés) et les rythmiques se font presque trip hop indus… Radicaux, envoûtants, tourmentés et addictifs, les nouveaux titres signés The Horrors entraînent dans un véritable maelström émotionnel ; Mirror’s image pousse le rythme cardiaque dans le rouge tout en rendant les humeurs noires, le « tube » Who can say électrise littéralement, la ballade maléfique I only think of you plonge dans les affres de la dépression d’un zombie, I can’t control myself provoque une danse de Saint Gui au ralenti, Scarlet fields est une bande son idéale pour faire un dernier adieu à quelqu'un que l'on aime, Sea within a sea donne l’envie d’être un naufragé volontaire dans un océan de sons détraqués… Attention, le nouvel effort de The Horrors est un concentré de spleen gothique destiné à faire resurgir de terribles démons des tréfonds de l’âme humaine… Navigant en eaux troubles, cet album ressassant des pensées étranges et exhumant les fantômes de disques ultra marquants, le nouvel effort de The Horrors est une sorte de diamant noir à multiples facettes ; tout à la fois rock ‘n roll, pop, gothique, trip hop, shoegaze, Primary Colors emmène l’auditeur dans un ailleurs à la fois bizarre, malsain, décalé et familier. Une expérience qui ne s’oublie pas de sitôt et que l’on a envie de renouveler souvent sur disque, avant de provoquer un violent désir de communier avec ce groupe complètement habité et barré lors de messes noires scéniques… A lire également, une chronique du concert de The Horrors au festival Rock en Seine 2009.
Sites Internet : www.myspace.com/thehorrors, www.thehorrors.co.uk, www.youtube.com (vidéo de Sea within a sea), www.youtube.com (clip de Who can say).
Mai 2009 (XL Recordings - Beggars Banquet)
Signature : pierre andrieu
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Artiste : The Horrors Titre : Strange House
Style : Pop - Rock / GaragePsychotic
Du garage psychotique par une bande de dangereux malades aux idées noires… Strange House par The Horrors est à déconseillé formellement aux fans de musique fleur bleue, de mélodies aériennes, d’arrangements délicats et à ceux auxquels le médecin a prescris du calme et de la sérénité… Car dans l’univers de ces cinq Londoniens extrêmement perturbés, tout est sombre, humide, dérangé, malsain, violent, hanté… et c’est ça qui est bon ! Les titres sont délibérément hystériques, courts et torturés : voix vociférée semblant provenir du fin fond d’une crypte, guitare sauvagement terrifiante, rythmiques agitées de soubresauts (comme lors d’une électrocution), orgue violenté… Aie, aie, aie !!! La musique proprement infernale de The Horrors est un véritable bonheur sur disque, si on aime le rock garage, les mythiques Cramps et les hit singles où le chanteur hurle à la mort comme Nick Cave dans sa période dérangée. Jack the Ripper, Sheena is a parasite, Counts in five, Gloves et Draw Japan sont autant d’invitations à la débauche sonique et à la folie destructrice de l’apathie ; une salvatrice opération de lutte contre l’avachissement général, les bons sentiments mielleux et le consensus mou donc. Il va sans dire que sur scène, l’effet est décuplé : voir s’agiter ces personnages cadavériques sous les stroboscopes et un déluge de décibels est une expérience bruitiste en soi. Ceux qui les sont vus aux Transmusicales de Rennes ou lors de la récente - et chaotique - tournée française n’en sont toujours pas revenus…
Sites Internet : www.myspace.com/thehorrors, www.thehorrors.co.uk.
2007 (Loog)
Signature : pierre andrieu
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Style : Pop - Rock / GaragePsychotic
Du garage psychotique par une bande de dangereux malades aux idées noires… Strange House par The Horrors est à déconseillé formellement aux fans de musique fleur bleue, de mélodies aériennes, d’arrangements délicats et à ceux auxquels le médecin a prescris du calme et de la sérénité… Car dans l’univers de ces cinq Londoniens extrêmement perturbés, tout est sombre, humide, dérangé, malsain, violent, hanté… et c’est ça qui est bon ! Les titres sont délibérément hystériques, courts et torturés : voix vociférée semblant provenir du fin fond d’une crypte, guitare sauvagement terrifiante, rythmiques agitées de soubresauts (comme lors d’une électrocution), orgue violenté… Aie, aie, aie !!! La musique proprement infernale de The Horrors est un véritable bonheur sur disque, si on aime le rock garage, les mythiques Cramps et les hit singles où le chanteur hurle à la mort comme Nick Cave dans sa période dérangée. Jack the Ripper, Sheena is a parasite, Counts in five, Gloves et Draw Japan sont autant d’invitations à la débauche sonique et à la folie destructrice de l’apathie ; une salvatrice opération de lutte contre l’avachissement général, les bons sentiments mielleux et le consensus mou donc. Il va sans dire que sur scène, l’effet est décuplé : voir s’agiter ces personnages cadavériques sous les stroboscopes et un déluge de décibels est une expérience bruitiste en soi. Ceux qui les sont vus aux Transmusicales de Rennes ou lors de la récente - et chaotique - tournée française n’en sont toujours pas revenus… Sites Internet : www.myspace.com/thehorrors, www.thehorrors.co.uk.
2007 (Loog)
Signature : pierre andrieu
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