Critique de concert Brune + Eiffel

Après le superbe concert donné en février dernier au Cargo de Nuit en Arles, Romain Humeau et sa bande étaient attendus de pied ferme à Istres. Nous sommes tout d’abord frappés par le peu de monde présent sur place une grosse demie heure avant l’horaire prévu. Nous apprenons que le spectacle aura lieu dans le bar et non dans la grande salle, à laquelle nous sommes habitués. Les spectateurs, arrivant au fil de l’eau, seront 200 au meilleur de la soirée.


La première partie est assurée par la jeune Brune au sujet de laquelle le buzz grandit actuellement. Son set est (trop?) varié, avec des moments agréables, faisant tantôt penser à Mademoiselle K pour la voix ou à Emilie Simon pour certains arrangements électros. On peut cependant lui reprocher un manque d’unité dans l’ensemble des titres joués durant une grosse demie heure.

Elle est cela dit fort sympathique, chante bien et ses musiciens sont à l’aise également. Le tout demande un peu de maturation pour qu’elle trouve définitivement son style, mais c’est plutôt très encourageant. Petit carton jaune à l’ingénieur du son par contre, car le volume nous a paru bien trop élevé (y compris avec des protections auditives). On m’a soufflé qu’on atteignait souvent les 100 décibels, alors que nous étions tout au fond de la salle, tranquillement accoudés au bar.

Il est 22H10 quand le quatuor bordelais fait son entrée sur scène. Placés près de l’action, nous avons une vue imprenable et sommes surtout immédiatement plongés dans l’ambiance. Le volume est toujours élevé, mais ça reste supportable. Les morceaux sont à très peu de choses près les mêmes que ceux entendus en Arles. Le dernier album en date du groupe est donc toujours très largement mis en avant. Ayant eu l’occasion d’éplucher et d’écouter à volonté leur discographie depuis février, 8 titres d’A tout moment, ça finit peut être à faire beaucoup, surtout compte tenu de la qualité non moins élevée des précédentes galettes.

Je trouve en effet que même s’il se caractérise par des textes et des arrangements aux petits oignons, la musique est moins directe et " rock ". Et en concert, si l’on se fie aux commentaires plus ou moins déplacés de certains spectateurs avinés, on s’ennuie parfois devant ces titres. Si Mort j’appelle est toujours aussi poignante me concernant, à l’exception de Je m’obstine et d’ A tout moment la rue, ça décolle relativement peu. Cela dit, pour les deux titres pré-cités, ça bouge bien, le public s’en donne à cœur joie et le plaisir est visible partout à travers la salle. On ne peut d’ailleurs qu’applaudir la justesse des textes et hurler à tue tête le " Non " que Romain nous invite à exprimer, en ces périodes socialement troubles…

Le plus appréciable de cette soirée est donc bien pour moi l’énergie déployée par la formation bordelaise, se démenant à quelques mères de moi. Le son est très bon, ça joue bien et juste et force est de reconnaître qu’on est bien dans un concert rock. Les moments forts sont les morceaux coup de poing rallongé, souvent réorchestrés et portés à bout de bras par un Romain Humeau des grands soirs. Il est terriblement touchant sur Dispersés et complètement habité sur le gigantesque Bigger than the biggest dédié au petit Nicolas et à ses amis ou la superbe reprise de Boris Vian, Je voudrais pas crever. Il viendra même s’allonger au milieu du public, à 1 mètre de nous, sur le délirant Hype, J’entrerai pour ma part en transe durant les longues minutes de l’hypnotique Sombre, sans doute le titre d’Eiffel que je préfère, qui sera une nouvelle fois exécuté à la perfection dans une version brute, lancinante et diablement efficace.


Estelle et les 2Nicolas accompagneront leur leader comme ils le font chaque soir, c’est à dire avec une conviction et un métier certains. Ça sonne bien et juste et le public en redemande. Il sera donc servi avec un second rappel, non prévu au départ, la reprise des Stooges habituelle, à savoir Search and Destroy. Cette version n’est d’ailleurs par anecdotique et m’a d’ailleurs plus convaincu que celle de la formation originale entendue l’été dernier en cette même ville d’Istres…

Mes comparses et moi sortons donc de cette superbe performance de près de 2 heures souriants et un peu essoufflés. Les personnes les ayant déjà vus auparavant, regrettent le peu de changement dans les morceaux, même si les arrangement des anciens titres diffèrent un peu. On va dire que c’est notre côté " fan de " qui parle. Les autres sont pleinement convaincus et ravis d’avoir découvert le phénomène Eiffel sur scène, malheureusement, toujours aussi peu (re)connu.




La première partie est assurée par la jeune Brune au sujet de laquelle le buzz grandit actuellement. Son set est (trop?) varié, avec des moments agréables, faisant tantôt penser à Mademoiselle K pour la voix ou à Emilie Simon pour certains arrangements électros. On peut cependant lui reprocher un manque d’unité dans l’ensemble des titres joués durant une grosse demie heure.

Elle est cela dit fort sympathique, chante bien et ses musiciens sont à l’aise également. Le tout demande un peu de maturation pour qu’elle trouve définitivement son style, mais c’est plutôt très encourageant. Petit carton jaune à l’ingénieur du son par contre, car le volume nous a paru bien trop élevé (y compris avec des protections auditives). On m’a soufflé qu’on atteignait souvent les 100 décibels, alors que nous étions tout au fond de la salle, tranquillement accoudés au bar.

Il est 22H10 quand le quatuor bordelais fait son entrée sur scène. Placés près de l’action, nous avons une vue imprenable et sommes surtout immédiatement plongés dans l’ambiance. Le volume est toujours élevé, mais ça reste supportable. Les morceaux sont à très peu de choses près les mêmes que ceux entendus en Arles. Le dernier album en date du groupe est donc toujours très largement mis en avant. Ayant eu l’occasion d’éplucher et d’écouter à volonté leur discographie depuis février, 8 titres d’A tout moment, ça finit peut être à faire beaucoup, surtout compte tenu de la qualité non moins élevée des précédentes galettes.

Je trouve en effet que même s’il se caractérise par des textes et des arrangements aux petits oignons, la musique est moins directe et " rock ". Et en concert, si l’on se fie aux commentaires plus ou moins déplacés de certains spectateurs avinés, on s’ennuie parfois devant ces titres. Si Mort j’appelle est toujours aussi poignante me concernant, à l’exception de Je m’obstine et d’ A tout moment la rue, ça décolle relativement peu. Cela dit, pour les deux titres pré-cités, ça bouge bien, le public s’en donne à cœur joie et le plaisir est visible partout à travers la salle. On ne peut d’ailleurs qu’applaudir la justesse des textes et hurler à tue tête le " Non " que Romain nous invite à exprimer, en ces périodes socialement troubles…

Le plus appréciable de cette soirée est donc bien pour moi l’énergie déployée par la formation bordelaise, se démenant à quelques mères de moi. Le son est très bon, ça joue bien et juste et force est de reconnaître qu’on est bien dans un concert rock. Les moments forts sont les morceaux coup de poing rallongé, souvent réorchestrés et portés à bout de bras par un Romain Humeau des grands soirs. Il est terriblement touchant sur Dispersés et complètement habité sur le gigantesque Bigger than the biggest dédié au petit Nicolas et à ses amis ou la superbe reprise de Boris Vian, Je voudrais pas crever. Il viendra même s’allonger au milieu du public, à 1 mètre de nous, sur le délirant Hype, J’entrerai pour ma part en transe durant les longues minutes de l’hypnotique Sombre, sans doute le titre d’Eiffel que je préfère, qui sera une nouvelle fois exécuté à la perfection dans une version brute, lancinante et diablement efficace.


Estelle et les 2Nicolas accompagneront leur leader comme ils le font chaque soir, c’est à dire avec une conviction et un métier certains. Ça sonne bien et juste et le public en redemande. Il sera donc servi avec un second rappel, non prévu au départ, la reprise des Stooges habituelle, à savoir Search and Destroy. Cette version n’est d’ailleurs par anecdotique et m’a d’ailleurs plus convaincu que celle de la formation originale entendue l’été dernier en cette même ville d’Istres…

Mes comparses et moi sortons donc de cette superbe performance de près de 2 heures souriants et un peu essoufflés. Les personnes les ayant déjà vus auparavant, regrettent le peu de changement dans les morceaux, même si les arrangement des anciens titres diffèrent un peu. On va dire que c’est notre côté " fan de " qui parle. Les autres sont pleinement convaincus et ravis d’avoir découvert le phénomène Eiffel sur scène, malheureusement, toujours aussi peu (re)connu.


Signature : cabaskle 13/10/2010
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Photographe : boby
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