Critique de concert In & Out le Big (Jazz sur la Ville)

Lieu : Station Alexandre.
Contexte : Jazz sur la Ville.
Est-ce vraiment du jazz? Non pas que!
C'est qui? In & Out, le Big, soit un big band de 18 musiciens (rien que ça), véritable extension du quartet In & Out, créé quelques années plus tôt par le multirécidiviste Cyril Benhamou, accessoirement grand prix Sacem de composition au Concours National de Jazz de la Défense en 2006.
Y'avait qui dans ce quartet? Cyril Benhamou (piano), Stéphan Carraci (vibraphone), Cédrick Bec (batterie) et Simon Tailleu (contrebasse)
Alors, pourquoi, ils sont 18 ce soir ? Faut c'ki faut comme disait l'autre...Outre ces quatre musiciens précédemment cités (brillants, cela va sans dire...), on y entend ce soir 4 trompettistes, 4 trombonistes, 5 saxophonistes et un percussioniste-chanteur incroyable (Jean Luc Di Fraya).
Et leur musique, elle est comment? Des compositions précises et millimétrées (signées Cyril Benhamou), réarrangées pour l'occasion par le contrebassiste Simon Tailleu, qui dirige également Le Big.
Capacité d' accueil? On apprend en arrivant que les 300 places assises que contient cette salle assez originale, sont déja vendues depuis une semaine. L'effet In & Out diront certains...? On sent une drole d' énergie palpable dans le public, des impatients, des curieux, des initiés, des-qui-ne-font-que-passer, mon fleuriste...Bref, pas mal de monde attend cet orchestre qui rassemble quelques uns des meilleurs solistes de la région, en quelque sorte le "Who's Who?" du jazz nouvelle génération. J' entends dire qu'ils ont déja joué dans cette formation à ...l' Intermédiaire??? En tout cas, ils ont bien plus d'espace ce soir, la scène est belle, bien agencée, tous les pupitres éclairés, mais...toujours personne à l' horizon!
"Ma chère, vous êtes véritablement splendide ce soir avec votre ruban noir autour du cou! Une coupe de champagne en attendant? Dans les yeux..."
Enfin, tout le monde entre en scène sur une intro du percussioniste. Le ton est donné, ça groove. Tous nos préjugés sur le jazz, soit disant élitiste,on peut les mettre de côté, au moins pour cette soirée. Bien entendu, cela n'empêche pas de les sortir du placard à la prochaine occasion...Tout le monde est là, excepté le fameux quartet qui n'en fait qu' à sa tête, et se fait (encore) désirer. Quand ils sortent finalement des loges au premier étage, (Second Floor, c'est pour plus tard), ils arrivent d'un pas décontracte, un petit sourire aux lèvres, plutôt fièrs d'avoir réuni tout ce beau (?) monde.
On sent une véritable complicité entre Cyril Benhamou ,(particulièrement hirsute ce soir là), et Simon Tailleu, les deux têtes pensantes de cette organisation. Ils alternent en ce début de concert, un morceau en big band, un morceau quartet. Et l'on comprend que c'est pour eux l'occasion pour de revenir à la source.
Ces gars là avaient tout prévu (tee shirts à l'éffigie du Big, programmes du concert disponibles sur les chaises...) tout, sauf une panne de courant incroyable, avec cette voix automatique tellement charmante au tout début du solo de trombone : "Pour des raisons de sécurité, veuillez rejoindre la sortie du batiment dans le calme, pour des raisons de sécurité, veuillez rejoindre la sortie du batiment dans le calme..." Sympa, cela donne à cet événement un petit coté état d'urgence. Après quelques explications houleuses de la directrice des lieux qui tenta de de faire passer cela sur le compte d'un problème électrique quelconque, tout le monde, (en tout cas tous ceux qui étaient en age de raisonner de manière lucide j'entends), s'accorda plutôt sur le fait que le Big, c'était trop trop gros pour eux et que ça avait tout fait péter!
Après cette pause forcée, une cigarette, et quelques discussions instructives, ("Hey, salut! Alors qu'est-ce tu deviens? Rien? C'est kool..."), l'orchestre ne se démonte pas pour autant et reprend là où il s'était arrêté, à peu près. Cependant, on est un peu sur notre faim à la fin du premier set, et les musiciens aussi. = Pause (encore!)=
Le quartet débute la deuxième partie par Yellow Star, une composition emblématique de Cyril Benhamou. Le concert oscille enfin entre des moments très puissants où tout le pupitre est sollicité, et d'autres passages, plus calmes, notament un duo aérien entre Cyril B et Jean Luc Di Fraya à la voix céleste...
On repart de là, des sons pleins la tête, des solos dans tous les sens, toutes ces textures sonores, ces arrangements impéccables, (yesss Simon!!)....impatient de les écouter à nouveau. Mais bon, vu la machine que c'est pour bouger à 18, faut pas être pressé, je pense...
Contexte : Jazz sur la Ville.
Est-ce vraiment du jazz? Non pas que!
C'est qui? In & Out, le Big, soit un big band de 18 musiciens (rien que ça), véritable extension du quartet In & Out, créé quelques années plus tôt par le multirécidiviste Cyril Benhamou, accessoirement grand prix Sacem de composition au Concours National de Jazz de la Défense en 2006.
Y'avait qui dans ce quartet? Cyril Benhamou (piano), Stéphan Carraci (vibraphone), Cédrick Bec (batterie) et Simon Tailleu (contrebasse)
Alors, pourquoi, ils sont 18 ce soir ? Faut c'ki faut comme disait l'autre...Outre ces quatre musiciens précédemment cités (brillants, cela va sans dire...), on y entend ce soir 4 trompettistes, 4 trombonistes, 5 saxophonistes et un percussioniste-chanteur incroyable (Jean Luc Di Fraya).
Et leur musique, elle est comment? Des compositions précises et millimétrées (signées Cyril Benhamou), réarrangées pour l'occasion par le contrebassiste Simon Tailleu, qui dirige également Le Big.
Capacité d' accueil? On apprend en arrivant que les 300 places assises que contient cette salle assez originale, sont déja vendues depuis une semaine. L'effet In & Out diront certains...? On sent une drole d' énergie palpable dans le public, des impatients, des curieux, des initiés, des-qui-ne-font-que-passer, mon fleuriste...Bref, pas mal de monde attend cet orchestre qui rassemble quelques uns des meilleurs solistes de la région, en quelque sorte le "Who's Who?" du jazz nouvelle génération. J' entends dire qu'ils ont déja joué dans cette formation à ...l' Intermédiaire??? En tout cas, ils ont bien plus d'espace ce soir, la scène est belle, bien agencée, tous les pupitres éclairés, mais...toujours personne à l' horizon!
"Ma chère, vous êtes véritablement splendide ce soir avec votre ruban noir autour du cou! Une coupe de champagne en attendant? Dans les yeux..."
Enfin, tout le monde entre en scène sur une intro du percussioniste. Le ton est donné, ça groove. Tous nos préjugés sur le jazz, soit disant élitiste,on peut les mettre de côté, au moins pour cette soirée. Bien entendu, cela n'empêche pas de les sortir du placard à la prochaine occasion...Tout le monde est là, excepté le fameux quartet qui n'en fait qu' à sa tête, et se fait (encore) désirer. Quand ils sortent finalement des loges au premier étage, (Second Floor, c'est pour plus tard), ils arrivent d'un pas décontracte, un petit sourire aux lèvres, plutôt fièrs d'avoir réuni tout ce beau (?) monde.
On sent une véritable complicité entre Cyril Benhamou ,(particulièrement hirsute ce soir là), et Simon Tailleu, les deux têtes pensantes de cette organisation. Ils alternent en ce début de concert, un morceau en big band, un morceau quartet. Et l'on comprend que c'est pour eux l'occasion pour de revenir à la source.
Ces gars là avaient tout prévu (tee shirts à l'éffigie du Big, programmes du concert disponibles sur les chaises...) tout, sauf une panne de courant incroyable, avec cette voix automatique tellement charmante au tout début du solo de trombone : "Pour des raisons de sécurité, veuillez rejoindre la sortie du batiment dans le calme, pour des raisons de sécurité, veuillez rejoindre la sortie du batiment dans le calme..." Sympa, cela donne à cet événement un petit coté état d'urgence. Après quelques explications houleuses de la directrice des lieux qui tenta de de faire passer cela sur le compte d'un problème électrique quelconque, tout le monde, (en tout cas tous ceux qui étaient en age de raisonner de manière lucide j'entends), s'accorda plutôt sur le fait que le Big, c'était trop trop gros pour eux et que ça avait tout fait péter!
Après cette pause forcée, une cigarette, et quelques discussions instructives, ("Hey, salut! Alors qu'est-ce tu deviens? Rien? C'est kool..."), l'orchestre ne se démonte pas pour autant et reprend là où il s'était arrêté, à peu près. Cependant, on est un peu sur notre faim à la fin du premier set, et les musiciens aussi. = Pause (encore!)=
Le quartet débute la deuxième partie par Yellow Star, une composition emblématique de Cyril Benhamou. Le concert oscille enfin entre des moments très puissants où tout le pupitre est sollicité, et d'autres passages, plus calmes, notament un duo aérien entre Cyril B et Jean Luc Di Fraya à la voix céleste...
On repart de là, des sons pleins la tête, des solos dans tous les sens, toutes ces textures sonores, ces arrangements impéccables, (yesss Simon!!)....impatient de les écouter à nouveau. Mais bon, vu la machine que c'est pour bouger à 18, faut pas être pressé, je pense...
Signature : moonchildle 11/10/2008
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