Tut, tut, tut, voilà le premier album très attendu des Klaxons, un mix ébouriffant de guitares post punk/disco funk, de rythmes électro/dance/rave et de chants cold wave/pop... Le combo anglais à la mode donc. "C'est trop branché, tu vois man, c'est le truc dont tout le monde .../...

Tut, tut, tut, voilà le premier album très attendu des
Klaxons, un mix ébouriffant de guitares post punk/disco funk, de rythmes électro/dance/rave et de chants cold wave/pop… Le combo anglais à la mode donc.
« C’est trop branché, tu vois man, c’est le truc dont tout le monde parle… Tu connais pas encore ? Ils sont passés aux Trans, ça déchiiiirrait sa race sur scène, quoi… » Certes, les Klaxons sont très hype en ce moment et pourraient commencer à énerver un tantinet, mais la hype ne peut quand même pas se fourvoyer à chaque fois ; les Klaxons écrivent en effet des morceaux déstructurés, aventureux et dansants et ils les jouent
sur scène de manière percutante, sobre et humble… Ce qui fait beaucoup de raisons de s’exciter sur eux, vous en conviendrez aisément, non ? Les Klaxons écrivent à quatre mains habiles, et à quatre têtes chercheuses planant quelque part dans l’espace intersidéral. Perdus volontairement dans l’interzone en 2012, avec des perfusions vers les dance floors et les salles de concerts rock des années 80 et 90, nos quatre alchimistes débridés produisent dans leur laboratoire en apesanteur des tubes virevoltants qui donnent de sacrées envies… De danser sans penser au lendemain, de faire l’idiot sans penser à rien, de jeter sa collec de disques de folk dépressif (nonnnn ! pas mes
Bonne Prince Billy, quoi, merde !) sans penser une seule seconde aux soirées de loose tenace où ils nous sauveront une fois de plus la vie, d’imaginer une définition incompréhensible et idiote pour faire le malin sans penser aux conséquences néfastes pour sa crédibilité… Allez, hop, les Klaxons, c’est un peu comme si les
Happy Mondays, TV On The Radio, Primal Scream, Gang of Four, Prince, David Bowie, Liars, Joy Division, KLF, New Order, Madonna, Paul Oakenfold et
Grace (le génial
It’s not over yet est une reprise de ces gens-là) faisaient l’amour devant tout le monde dans une soirée à l’Hacienda (rouverte pour l’occasion) à Manchester, une énorme orgie sonico dansante plutôt salée donc…
A lire, une chronique de concert de
Klaxons au
festival Rock en Seine 2009.
Sites Internet :
www.klaxons.net,
www.myspace.com/klaxons.
29 janvier 2007 (Rinse - Because Music - Wagram Music)