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|  | Arcade Fire + Air + Klaxons + TV On The Radio + The Good The Bad and The Queen + Loney, Dear + Bikini Machine + Tryo (Eurockéennes de Belfort 2007) - 1er Juillet 2007 - Presqu'île du Malsaucy, Belfort 
Feu d'artifice final pour les Eurockéennes 2007, après deux belles journées vendredi (Marilyn Manson, Wu-Tang Clan, Les Rita Mitsouko, Amy Winehouse, Young Gods vs Dälek, Archie Bronson Outfit) .../...
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Feu d’artifice final pour les Eurockéennes 2007, après deux belles journées vendredi (Marilyn Manson, Wu-Tang Clan, Les Rita Mitsouko, Amy Winehouse, Young Gods vs Dälek, Archie Bronson Outfit) et samedi (Queens Of The Stone Age, The Hives, Deerhoof, Blanche, Bassekou Kouyaté, Editors, Maxïmo Park)… La chaleur est au rendez-vous en ce dimanche 1er juillet et la pluie - qui s’invitera lors du concert final d’Arcade Fire - ne viendra pas doucher l’enthousiasme ressenti à la vue de la prestation enlevée des Canadiens… Malgré une affluence en baisse (80 000 spectateurs en 2007 au lieu de 100 000 en 2006), les Eurocks, même avec un peu moins de têtes d’affiche, restent incontournables sur le circuit des festivals d’été. Compte-rendu…

Bikini Machine :
La journée débute pour nous avec les Français de Bikini Machine qui se démènent pour faire bouger le public sous le chapiteau. Une jolie prestation, avec des morceaux électro rock bien funky et groovy, chantés tour à tour en français ou en anglais… A signaler : deux très bonnes reprises de Jacques Dutronc et des Sonics, exécutées par un groupe en perpétuel mouvement (les instruments passent de mains en mains… ). Tout n’est pas génial, mais l’ensemble est plutôt percutant ; Bikini Machine dégage une énergie communicative qui permet de partir du bon pied dans un marathon musical des Eurockéennes en ce début d’après midi.

Loney, Dear :
Quelques instants plus tard, le Suédois Loney, Dear a l’opportunité de présenter sa musique au festivaliers agglutinés sur la scène placée sur la Plage ensoleillée. Un club intimiste aurait été plus approprié pour la musique délicatement folk pop de ce songwriter plutôt doué, mais un peu timoré en live. Si la mayonnaise a un peu de mal à prendre dans l’ambiance festive et décontractée qui règne sur le sable belfortain, on remarque néanmoins une très belle voix et des morceaux qui tiennent la route. On pense furtivement à Sufjan Stevens, l’on se dit que notre homme et ses musiciens devraient plus se lâcher pour véritablement convaincre, avant de se dire que le lieu n’est tout simplement pas adapté. A revoir dans un autre cadre…

TV On The Radio :
Véritables bêtes de scène habituées à se produire sur de grandes scènes, les New-Yorkais de TV On The Radio ont une nouvelle fois impressionné par leur puissance de feu quasi surnaturelle sous le chapiteau des Eurocks. Ah, se laisser transporter par les guitares tournoyantes, le chant possédé et les rythmiques impérieuses de TV On The Radio… C’est vraiment le trip total, qui fait tout oublier et planer à 4000 mètres sans l’aide du moindre produit licite ou illicite… L’équilibre parfait a été trouvé entre la soul, le groove, le rock bruitiste et la pop sidérale par ces alchimistes diaboliquement doués ; dans ces conditions, avec un son puissamment évocateur, TV On The Radio n’a aucun problème pour emmener une foule entière dans son univers passionnant. Et comme à chaque fois, à la fin du set, on reste comme orphelin.

The Good The Bad and The Queen :
Heureusement, pas le temps de se laisser aller à des états d’âme, le super groupe The Good The Bad and The Queen a déboulé sur la grande scène pour accompagner paisiblement le début de soirée ensoleillé et engourdi de festivaliers avachis, mais souriants. « C’est bizarre, c’est la même voix que Gorillaz ! » dit une jeune fille à son amie, qui lui répond du tac au tac : « C’est normal, je crois que c’est le même chanteur… » Oui, le nouveau projet de Damon Albarn (Blur, Gorillaz, donc… ) réunit Paul Simonon, le mythique bassiste du Clash, Tony Allen, le batteur de Fela Kuti et Simon Tong, le guitariste de The Verve, pour un résultat plutôt sympathique sur disque et sur scène. La pop teintée de soul prodiguée par The Good The Bad and The Queen est une invitation au rêve éveillé et à la relaxation : le chant boudeur, les mélodies cotonneuses et les rythmes alanguis produisent un délicieux effet décontractant. On se croirait presque à Woodstock ou à l’île de Wight pour un festival de hippies… Sans forcer son talent, et en s’enquillant une bouteille de Whisky avec le toujours excellent et flegmatique Paul Simonon, Damon Albarn fait le strict minimum au chant et au piano, avant de lâcher quelques « Thank you very much » endormis. Le super groupe est un peu sous utilisé mais tout cela sonne finalement bien, sans être renversant.

Klaxons :
Renversant, le show des très hype Klaxons l’a, lui, été à Belfort… La foule hystérique qui se presse sous le chapiteau devient dingue dès les premières minutes du show des fluokids anglais, devenus des héros à a fois rock ‘n roll et dancefloor. Leurs titres méchamment vrillants donnent immanquablement envie de se jeter partout ; le chapiteau devient donc une immense piste de danse bien rock. Le rêve quoi… Tous les publics (branchés, pas branchés), les sexes (hommes, femmes) et les âges (jeunes et un peu plus vieux… ) sont réconciliés en un clin d’œil pour participer à la fiesta. Et les Klaxons apprécient cette ambiance de feu. Ce qui les poussent encore à appuyer sur le champignon pour donner tout ce qu’ils ont. Le résultat est un concert de rêve où chaque titre est un tube imparable (Goldskans, It’s not over yet etc etc). Ah, que c’était bon !
Tryo :
Juste après les très risibles Tryo font un triomphe sur la grande scène avec leur chanson reggae démago et ultra facile. Ils représentent l’archétype du groupe détestable ayant cartonné après avoir bien étudié le comportement du jeune qui aime fumer des joints, kiffer le bon son entre potes au coin du feu quoi hein et se ressourcer en dehors des villes polluées (c’est méchant la pollution, hou la la !). Les chansons soi disant engagées (pour la légalisation du cannabis, contre la télé réalité, le racisme etc etc) et drôles (je raconte mon lendemain de cuite, ce genre de choses passionnantes… ) sont une véritable insulte à l’intelligence. Que ce genre de groupe ramasse la caillasse comme les autres lors de lucratives tournées des Zéniths devant un public de trentenaires nostalgiques et beaufs passe encore, mais qu’il soit programmé aux Eurockéennes, on se demande vraiment pourquoi. Oui pouquouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ?????

Air :
Fort heureusement, pour oublier ce (court, on n’est pas maso… ) mauvais moment le groupe Air se charge de nous faire évoluer en apesanteur pendant le durée de son set classieux et bien mené. Les morceaux du nouvel album du duo versaillais – Pocket symphony – sonnent beaucoup mieux en live que sur disque et s’intègrent parfaitement à une set list mélangeant les différentes époques… Jean-Benoît Dunkel et Nicolas Godin sont accompagnés par un groupe de pros discrets et sachant parfaitement ce qu’il doit faire… Les voix vocodérisées, les synthés analogiques, les guitares sèches, les basses rondes n’ont donc aucun mal à créer des atmosphères entre rock planant et pop lumineuse… C’est du grand art. Le public, très chaud (certains slamment carrément, ce qui fait sourire les musiciens) respectent les moments calmes et se déchaînent sur les passages plus enlevés. Et l’on passe un moment de rêve, qui nous place idéalement sur la rampe de lancement pour le décollage final avec les Montréalais volants, Arcade Fire.

Arcade Fire :
Deux ans après avoir été enchanté par leur set en plein jour au festival Rock en Seine, Arcade Fire nous a à nouveau emmené loin, très loin, dans la nuit pluvieuse de Belfort. Le set titanesque des Canadiens a enchanté le public présent devant la grande scène, malgré les trombes d’eau qui s’abattaient sur la presqu’île du Malsaucy. La très craquante et émouvante Régine Chassagne (chant, batterie, accordéon etc), l'inquiétant et intense Win Butler (guitare, mandoline etc) et leur virevoltants acolytes nous ont plongé dans un océan de bruits divins, du genre de ceux qu’on aimerait entendre lors du repos éternel au paradis (s’il existe !). Présenté avec un son magistral et dans une scénographie réussie (de multiples néons rouges et de petits écrans ronds disséminés partout sur scène), les morceaux des deux albums - Funeral et Neon Bible - de l’ultra talentueux combo ont - comme à chaque fois qu’on les écoute – fait passer du rire aux larmes en un instant (magique). C’est donc le cœur battant, les yeux pétillants (ou humides) et dans un état d’esprit euphorico mélancolique qu’on a reçu In the backseat, No Cars Go, Wake up, Neighborhood, Ocean of noise et Keep the car running (entre autres) lors du show mémorable d’Arcade Fire à Belfort. Un show qui met un point final à un week-end très réussi. On reviendra donc avec grand plaisir l’année prochaine !
Site du festival : www.eurockeennes.fr
Photo : Flore-Anne Roth
A lire également, les comptes rendus des Eurocks 2007 signés par Philippe... Réagir à cette critique |
|  | (mes) Eurockéennes de Belfort 2007 3/3 : TV on the Radio, The Good the Bad & the Queen, Klaxons, Laurent Garnier, Air, The Arcade Fire - 1er juillet 2007 - Presqu'Ile du Malsaucy, Evette-Salbert  Pour le Samedi c'est par ici !
Comme souvent aux Eurockéennes, on aborde le troisième jour avec sérénité, ayant déjà vu autant de bons concerts en 2 jours qu'en une année entière à Marseille, .../...
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Pour le Samedi c'est par ici !

Comme souvent aux Eurockéennes, on aborde le troisième jour avec sérénité, ayant déjà vu autant de bons concerts en 2 jours qu'en une année entière à Marseille, Strasbourg ou même Paris. On l'aborde aussi avec du retard, notamment à cause de la vilaine petite pluie dégueu qui est tombée en début d'après-midi et à découragé nos velléités. Dommage pour Stuck in The sound ou Bikini Machine que quelqu'un pourra peut-être raconter à notre place. En tout cas on a bien entendu en arrivant (et les mamies d'Evette-Salbert aussi ...) le metal très méchant de Hatebreed, qui avait l'air pas mal du tout - petit regret d'autant qu'on a pas vu Sick of it All non plus. Et qu'on ne peut décemment pas considérer le show de Marylin Manson comme un vrai concert de metal.

On atteind donc le chapiteau au moment de l'entrée en scène des toujours énervés TV on the Radio, coupables de deux des albums de rock les plus déconcertants des 5 dernières années. On constate que Kyp Malone (le guitariste barbu) et le hurleur Tunde Adebimpe (j'adore ces noms !) sont allés chez le coiffeur - il était temps... Leur stoner-funk rock n'en reste pas moins hirsute, malpoli et revêche, avec des titres délicieusement horripilants comme Dirty Whirlwind Ou Let the Devil In, ou les formidables murs de guitare de Dreams...

Le groupe, emmené par le sorcier blanc David Sitek est toujours adepte des "ouh ouh ouh" comme sur le titre Province, des "oh oh oh" comme sur Tonight, et de toutes formes de hurlements en général, souvent proférés au mégaphone. On écoute avec bonheur la très excitante Playhouses (où Tunde hurle les basses) et I was a Lover (où Kyp miaule les aigüs). Difficile de dire si on aime ce groupe plus qu'il ne nous agace, en tout cas il nous tient en haleine. Par contre et comme à l'accoutumée pour les concerts de post-rock, la moitié du public s'en est allée avant la fin, ratant un terrible pogo noisy non identifié (Wash the day away ?), dans un tonnerre de stroboscopes. Un peu hermétique, mais sacrément recherché !

Ce qui est sûr c'est qu'on sera moins secoués par The Good, the Bad & the Queen, à la performance très reposante, très agréable... et presque soporifique. Impeccablement costumés et dans un décor qui évoque le Londres du 19ième, c'est d'abord un quatuor de violonistes qui prend place, rejoint par la bande réunie par Damon Albarn dont deux membres nous impressionnent vraiment par ce qu'ils représentent : Tony Allen et l'afro-beat furieux de la famille Kuti, Paul Simonon et l'énorme héritage du Clash... On aura d'ailleurs d'yeux que pour lui, nettement plus charismatique que l'ex-chanteur de Blur, qui passera d'ailleurs la majorité du concert assis au piano. Damon Albarn a la classe ? Paul Simonon EST la classe. Ce genre de choses ne s'explique pas, petit.

Il attaquent par le très kitsch slow 80's Life, puis la balade Northern Whale. A peine plus pop, Kingdom of Doom ou Three changes, pas suffisantes pour que Simonon, qu'on sent piaffer un peu, puisse vraiment s'exprimer, pas plus qu'Allen qui se retrouve à un moment, c'est le comble, avec pour toute percu un simple oeuf en plastique à agiter... Les chansons se suivent néanmoins agréablement : Behind the Sun, The Bunting Song, The Good the Bad & the Queen ou encore, la très belle Green Fields (ne pas rater par ailleurs la version "The Last Song" par Marianne Faithfull). On oubliera avec indulgence la prestation de l'espèce de gros rappeur repoussant qui est venu nous gonfler vers la fin.

Incontestablement le groupe a su créer une atmosphère, aussi mélancolique que les poches sous les yeux de son chanteur à la mine droopyesque. Et un vrai moment de chanson en anglais, mélancolique, qui nous aura permis de nous reposer un peu les oreilles. Réunir de grands musiciens est très louable et la sauce a même plutôt bien pris - ils ont pondu un agréable disque à écouter les dimanches pluvieux - ou le dimanche aux Eurocks. Le projet donne quand même l'impression d'être un assemblage de chevaux de course, retenus au petit trot par un jockey dépressif, voire un peu sadique... Dommage.

Le réveil va en tout cas être vigoureux avec les pétaradants Klaxons, qu'on attend au tournant pour voir s'ils vont se sortir en live de leurs phénoménales compositions (un titre paru aux Inrocks laissait un peu sceptique). L'explosif Bouncer nous cueille à froid et nous rassure sur leurs capacités, comme leurs titres tous plus fulgurants les uns que les autres : l'énorme Atlantis to Interzone, les tubesque Golden Skanks ou Two Receivers sont parfaitement expédiés, et à toute berzingue encore. On décollera définitivement du sol sur notre préférée, Magick, dont la descente-remontée sera diaboliquement menée avec un énorme blanc au milieu, déclenchant des rugissements de la foule.

Certes les gamins sont 4 au lieu de 3 mais on veut bien leur pardonner, d'autant que tous participent au chant sur Gravity's Rainbow ou Totems, non moins impressionnantes. Même les chansons qui ont le don de nous énerver sur disque (Isle of Her qui sonne d'ailleurs très TVOTR, ou It's not over yet) sont si impeccables qu'il est dûr d'y résister. Revers de la médaille quand on joue si vite : le groupe se tient aux 50 minute qui lui étaient initialement allouées, et finit donc 10 minutes plus tôt que prévu ! En tout cas on peut bien appeler leur style innovant de la "nu-rave" ou autres patronymes stupides, les Klaxons sont d'abord un immense groupe de rock en devenir ! Confirmation du jour.

On s'aventure à présent dans un grand blanc sur la programmation puisque rien ne nous tente vraiment et surtout pas Tryo (qui ne remplit pas sa scène d'ailleurs). Or on garde un bon souvenir d'une prestation ancienne à l'époque d'Unreasonable Behaviour : allons-y donc pour Laurent Garnier et son électro jazzy-cérébrale dans la loggia transformée en sauna. Certes l'homme a le chic pour mettre son public sous tension avec des montées interminables, épaulées au saxophone, au clavier ou par un chanteur black...

Mais les deux minutes de boum-boum libérateur finales sont rares, on se fatigue un peu de les attendre d'autant que ses visuels sont très répétitifs et pas réellement magnifiques. C'est donc du bar qu'on profitera de ses titres plus anciens, comme Crispy Bacon, et d'un autre hit final, étiré sur dix minutes (titre oublié). On se demande quand même quel sadisme ou masochisme le pousse à ne pas jouer The sound of Big Babou, son plus grand tube et le plus entraînant. Bref une prestation solide et sérieuse, mais pas délirante quand même. On passera aussi quelques instants au sound-system voir les Fluokids, paraît-il collectif arty et créatif - en l'occurence on n'a vu qu'un simple pousseur de disques d'électro, sans intérêt même quand ils remixent Justice...

Ca ne fait rien si on s'emmerde un peu, puisqu'on sait qu'on ira bientôt se consoler dans les bras d'Air, nos chouchous depuis toujours, qui nous attendent sous le chapiteau. Ayant peu révisé leur discographie (qui fait déjà partie de notre ADN musical), on identifie quand même dans cette heure de plaisir à l'état pur, des "vieilleries" comme La Femme d'Argent, les très rock et inévitables Kelly Watch the Stars, Don't be Light (et la sublime Sexy Boy évidemment, qui n'a sur scène pas grand rapport avec sa version album).

Tout de blanc vêtus et appuyés par un percussionniste black qui nous avait déjà impressionné par le passé, messieurs Dunkel et Godin se partagent comme d'habitude la voix de robot et la voix de fillette, dont le duo fait toujours des merveilles. Quelques petits mots de temps en temps nous rappellent qu'ils ne sont pas que de grands sorciers du son mais aussi des gars sympathiques. Laissons les goujats et les imbéciles (qui ne les ont jamais vus en live et ne sont pas là ce soir) traiter leur oeuvre de "musique d'ascenseur" : si les gens dansaient tous avec un grand sourire dans les ascenseurs, ça se saurait...

Pas mal, mais pas trop, de titres du dernier album Pocket Symphony, une très rock Mer du Japon, une emballante Redhead Girl ou encore Somewhere between waking et Once Upon a Time. Un bon retour aussi sur Talkie Walkie avec notamment Cherry Blossom Girl et l'énigmatique Run. On constate qu'on avait oublié à quel point ils sont bons sur scène ! Un petit regret pour finir : qu'ils n'aient pas amené Charlotte Gainsbourg dans leurs bagages pour défendre leur excellent projet avec elle. Ne boudons pas notre plaisir, ils nous ont quand même largement envoyés en l'Air (hum)...

C'est à ce moment précis, après avoir été félicité deux foix en cinq minutes pour mon T-shirt Wolfmother, quand on croyait s'en être tirés, que la bascule météo s'est faite (peut-être à cause d'un ami que je ne citerai pas et qui a cru bon de dire qu'on avait eu vraiment de la chance de ce point de vue) : une divinité farceuse a décidé - et on ne peut pas lui donner complètement tort - que la grand-messe païenne finale des extravagants The Arcade Fire aurait plus de gueule sous la pluie. Et en effet c'est heureux comme des enfants qu'on s'est rués une dernière fois à l'assaut de la grande colline embouée, à l'entame de Keep the Car Running. No Cars Go achève de nous remonter le moral et l'énergie, sur le pressentiment que ce concert va être, forcément, formidable.

The Arcade Fire ... Quel autre groupe, inconnu il y a deux ans, jouerait déjà en clôture du plus grand festival de rock de France ? Comment expliquer la vague de bonheur et l'envie irrépressible d'embrasser des inconnus en voyant la belle Régine Chassagne chanter Haïti ou reprendre l'émouvante In the Backseat ? C'est peut-être simplement parce que le groupe a énormément tourné et gagné en maturité depuis leur premier passage français à Rock en Seine en 2005 : ils étaient bons, mais un poil trop foutraques et bordéliques, et là ils sont juste devenus extraordinaires... Richard Parry, l'arrangeur en chef, ne passe par exemple plus son temps à taper sur tout ce qui bouge et se contente juste...de faire vibrer 10 000 personnes.

Même les nouveaux titres sonnent déjà comme des classiques : Ocean of Noise ou Black Waves - Bad Vibrations nous emportent très loin, on en oublie la pluie qui tombe et ce festival qui s'achève déjà... Personne ne pensait pouvoir y échapper et en effet, c'est un intense frisson de communion qui parcourt la foule quand retentit l'orgue magnifique d'Intervention, et l'enchaînement des Neigborhoods 1 & Neighborhood 3 où la pluie redouble (et une larme naît même au coin de l'oeil). L'émotion est à son comble quand le grand Win Butler et sa voix cabossée dégainent l'époustouflante Rebellion (Lies).

Conscients de l'effet électrisant de leurs chansons, le groupe n'en rajoute pas dans les paroles, mais Régine et Win expriment à plusieurs reprises une compassion sincère pour les êtres épuisés, trempés (et néanmoins euphoriques) que nous sommes. Il est vrai que ceux qui sont encore là un dimanche soir à 0 h 30 sous la pluie ne le sont pas par hasard. En rappel, le groupe nous donne Black Mirror et laisse éclater sa joie sur un Wake Up triomphal. Ils finiront le concert en nous disant que nous sommes le meilleur public qu'ils aient jamais eu et, pour une fois, on aura envie d'y croire. Rideau.

On concluera ces chroniques sur une image qui nous a marqué : 3 très jeunes gens émus, qui se tenaient par les épaules sous la pluie en écoutant la fin du concert, et semblaient se demander s'ils pourraient revenir un jour aux Eurockéennes. Qu'ils se rassurent : cette question, je me la suis posé déjà 13 fois, et ça m'a toujours porté chance ... Pour notre part, en vieux briscards, nous nous sommes fixés entre amis le but d'être présents, non seulement pour les 20 ans des Eurock's qui ne vont pas tarder, mais aussi pour leurs 50 ans, nom de Zeus ! Alors ... Longue vie aux Eurockéennes et au Eurockéens !!
PS : le seul salaire reçu pour ce minutieux travail de chronique, c'est les commentaires (même les pas contents) qui montrent qu'il a suscité de l'intérêt. On a raté selon vous le meilleur concert de l'édition 2007 ? Vous avez adoré Phoenix et détesté les Hives ? Vous pensez qu'Amy WineHouse est une pouf' et Josh Homme un poseur, bref, vous n'êtes pas d'accord avec nos jugements ? N'hésitez pas, surtout, réagissez !
Illustrations par Philippe
Des petites vidéos à tous ces concerts, c'est par ici !
A lire aussi sur Concertanco : la même journée, version Pierre Andrieu !
Flashback : Chroniques des Eurockéennes 2006, 2005, 2004, 2003,... et puis aussi un retour sur les années 1994 à 2002 ! Réagir à cette critique |
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>> Réponse (le 10/07/2007 par Waw !) justement, Amy Winehouse est une traînée et Josh Homme un frimeur, Les Phoenix sont des Dieux et les Hives des galopins .../... La suite |
 | Rock Werchter - Arno, LCD Soundsystem, Amy Winehouse, The Good the bad & the Queen, Chemical Brothers, Klaxons, Goose, The Bravery - 30 juin 2007 - Belgique  C'est très péniblement que j'amorçai ma venue vers ce 3e jour de Werchter, il faut dire que le début de la prog n'avait, à mon sens, rien de bien excitant (The Bravery, Klaxons, Goose, The good the .../...
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C’est très péniblement que j’amorçai ma venue vers ce 3e jour de Werchter, il faut dire que le début de la prog n’avait, à mon sens, rien de bien excitant (The Bravery, Klaxons, Goose, The good the band and the queen, Chemical Brothers... Heureusement il y aura aussi du Amy Winehouse, Arno, LCD Soundsystem et la Kriek Bellevue pour en faire une journée géniale.
Après une tentative d'arnaque par un vendeur de mauvais panchos, trop content de profiter de la pluie et de la détresse des gens, on commence par THE BRAVERY, groupe anglais disposant, comme souvent pour les groupes NME, d'un seul tube (Unconditionnal). C'est sympathique, pas désagréable, mais trois heures après le concert on a du mal à s'en souvenir exactement.
C’est en traînant les pieds que j’assistais à la prestation poussive de RAZORLIGHT, bon c’est sur un bon hit « America » (Note de l'autre auteur : pour ma part j'aurais un avis plus positif de Johnny Borell et ses amis, malgré son accoutrement digne des films les plus drôles des 70'. Il suffit d'écouter sa reprise de Je suis venu te dire que je m'en vais faites dernièrement à Taratata pour se convaincre que ce groupe vaut mieux qu'un tube) bon, bon, ça laisse passer le temps en attendant la sensation anglaise ... AMY WINEHOUSE laquelle daigne pointer le bout son nez crochu et de ses seins outrageusement mis en valeur avec 20 minutes de retard (Note de l’autre auteure, je me suis déjà pourtant indignée du fait que deux boutons d’acné dans un push-up bra ne constituent pas une paire de seins dignes de ce nom). La foule gronde car la divrogne (attention, mot-valise) se fait attendre, il faut dire que tout le festival ne parle que d’elle : même Josh Homme et la tri-tétonnée Lily Allen y sont allées de leur petit commentaire on stage. Un cas, je vous dis. Une chanteuse à voix que nous avons alors pu admirer dans tous son potentiel éthylique, un sous-fifre étant chargé de lui apporter un whisky-coca bien chargé entre deux morceaux ahanés. Car il faut bien s’en rendre compte, la pauvre Amy boit juste parce qu’elle ne parvient pas à faire face au public (contrairement à Césaria Evora qui boit juste parce que c’est la pire pocharde du Cap-Vert) Elle est vraiment touchante cette fille. Quel potentiel gâché. Car cette jeune femme a une voix extraordinaire et un charisme exceptionnel. « Pete Doherty, sors de ce corps… »
Un peu déçue quand même d’avoir raté BLONDE REDHEAD et leur petit bijou « Elephant Woman », le reste de la journée entre KLAXONS (plutôt sympathique et dansant), GOOSE (un des plus mauvais concerts du festival), the KILLERS (qui jouait en même temps que goose, tu parles d'une alternative) et PETER GABRIEL (toujours pas mort) me paraissait bien fade.
Sous l’insistance d’un certain acolyte je m’en vais toutefois me placer devant la Marquee afin d’assister à la prestation du non moins alcoolisé ARNO. Suivirent 1 heure d’un des meilleurs concerts de ma triste vie : à part Les filles du bord de mer, je ne connaissais pas un seul des titres du flamand pas morose du tout. Le set très rock enchaîne titres récents (Mourir à plusieurs) et désormais classiques (le déchirant Les Yeux de ma mère, le foutresque Putain Putain, l'hymne des filles du bord de mer,...). Le lendemain la presse lui donnait le surnom de Godfather de Werchter. En fait Arno c’est comme Dionysos, exceptionnel en live, et atrocement banal sur album… j’ai la version cymbalée de Bathroom Singer dans la tête depuis des semaines. Bref, me concernant LA découverte du festival (oui je sais il a 58 ans et fait des disques depuis 30 ans, ne vous moquez pas).
Ce bonheur était hélas de courte durée, puisque les prohibitifs THE GOOD, THE BAD AND THE QUEEN débarquèrent sur scène cigarette au bec et se la pétant à mort. Un set d’un ennui mortel….faut dire que je ne suis pas vraiment fan de ce side-project ni même de Damon Albarn en général. Mais en s’enfuyant de la fosse on pouvait compter facilement une dizaine de bâillements dans l’audience. Malheureusement pas d’alternative, puisque pendant ce temps, KEANE joue sa musique de mauvais préliminaires sur la grande scène non sans un certain succès. Après tout, ce groupe, à l’instar de Carla Bruni, passe régulièrement à Taratata... Vite une bière !
On va ensuite se placer pour LCD SOUNDSYSTEM. Leur concert aux Vieilles Charrues 2005 reste gravé dans ma mémoire et mes jambes s'en souviennent encore. Mis à part un anglais bourré (pléonasme ?) rien ne viendra gâcher ce concert génial rythmé par d'excellent tubes (Daft punk is playing in my house, in my hooooouse). La Marquee se transforme en dance-floor et les flamands sont en transe pendant une heure vingt. Les lumières s'éteignent.
En sortant on passe devant les CHEMICAL BROTHERS qui jouent poussivement sur la grande scène. Et en se dirigeant vers la tente, on se dit qui décidément ce groupe est définitivement devenu has-been. C'est triste de voir des idoles ringardisées s'accrochant malgré tout. Réagir à cette critique |
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>> Réponse (le 10/11/2007 par Marie) Réaction : les Klaxons étaient géniaux, mieux que lors de leur concert à l'Ancienne Belgique. Keane était pareil à .../... La suite |
 | John Cale + Klaxons + Twisted Charm + Cocoon + Vale Poher + Frustration + De Kift + 17 Hippies (Les Volcaniques de Mars 2007) - 10/18 mars 2007 - La Coopérative de Mai, Clermont-Fd, Espace Couriat, Riom 
Retour sur les Volcaniques de Mars 2007, qui avaient lieu du 10 au 18 mars à Clermont-Ferrand et dans ses alentours... Avec de bons moments (Klaxons, Cocoon, Vale Poher, De Kift), des déceptions .../...
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Retour sur les Volcaniques de Mars 2007, qui avaient lieu du 10 au 18 mars à Clermont-Ferrand et dans ses alentours… Avec de bons moments (Klaxons, Cocoon, Vale Poher, De Kift), des déceptions (John Cale) et de jolies découvertes (Twisted Charm, Frustration), comme chaque année depuis les débuts du festival, il y a neuf ans déjà. Compte rendu non exhaustif d’une neuvième éruption qui a rendu Godzilla assez fou pour se prendre pour Elvis (voir l’affiche du festival… ).
Ayant fait l’impasse sur la soirée électronique (comme sur les soirées métal et hip hop/dub d’ailleurs, on ne peut pas tout aimer… ) du 10 mars, les Volcaniques 2007 commencent pour nous au cinéma Le Rio avec les projections (entre autres) des très bons films Awesome : I fucking shot that ! des Beastie Boys et Block Party de Michel Gondry, une excellente entrée en matière avec deux concerts filmés qui donnent envie d’en voir en live, dans une salle de concert.

John Cale & Band :
Ça tombe bien : mardi 13 mars, l’immense John Cale est programmé à la Coopérative de Mai. Cela devrait donner lieu à un concert d’anthologie de l’ex Velvet Underground. Et bien non. C’est dans un salle pas très remplie (il faut dire que notre homme fait une tournée pour promouvoir un disque live pas exactement passionnant) que John Cale et son groupe ont alterné le bon et le moins bon pendant deux heures… Toujours impressionnant physiquement – il ressemble à un vieux chef sioux avec ses cheveux teints et son visage taillé à coups de serpe – et vocalement – cette inimitable voix grave de stentor rock –, John Cale est malheureusement accompagné par un groupe très moyen, pour ne pas dire méchant. On pense en particulier au guitariste se complaisant dans les solos hard rock/jazz, qui plus est avec un horrible son compressé. Après un début expérimental un peu ardu mais intéressant, le concert se perd dans les méandres d’un funk jazz indus assez peu original, avant de retrouver fort heureusement une certaine vigueur sur des titres acoustiques et sobres joués un peu plus tard. Le groupe semble s’ennuyer, le public aussi, ce n’est pas vraiment une soirée mémorable… Pour finir sur une bonne note nostalgique, l’ex acolyte de Lou Reed consent à interpréter le génial titre du Velvet Underground, Venus in Furs, vers la fin du « show ». La version est de bonne facture, mais le violon se met en grève suite à un problème technique. Ce qui fait dire à un John Cale un peu dépité : « Sorry about that ! ». C’est la phrase qui résumera cette soirée décevante, avec quelques éclairs de génie.
Klaxons + Twisted Charm :
Changement radical d’ambiance quelques jours plus tard avec le concerts des très branchés et surmédiatisés Klaxons, avec Twisted Charm en première partie. Si le concert de John Cale sentait franchement la fin de règne, le public de ce vendredi soir à la Coopérative de Mai est très nombreux, très jeune et positivement surexcité. Ça fait plaisir à voir… Un peu de fraîcheur et d’enthousiasme juvénile, c’est réconfortant.

Twisted Charm, le « support act » est assuré par un excellent et prometteur combo anglais, qui fait partie de la même mouvance que les Klaxons. Des fluo kids déchaînés qui montent sur scène pour faire danser leur public au son de leur dance rock funcky en diable, pour le surprendre avec un cocktail basé sur une rythmique ultra groovy à laquelle se greffe un saxophone et finalement emporter la mise, grâce à leur fraîcheur et à la qualité de leurs morceaux.

Un bon échauffement des guibolles, juste avant l’entrée en scène tonitruante des Klaxons, qui se pointent avec des mini bibendums dans les mains, ne se doutant pas que la majorité du public se contrefiche royalement (voire plus) du manufacturier clermontois. Passons… Car pour le reste, les Anglais ont donné un concert en forme de boulet de canon : tout à fond pendant à peine 40 minutes. Tous leurs tubes ultra remuants et dansants (présents sur leur remarquable disque Myths of the near future) sont servis chauds et puissants, et l’on passe un moment délicieux et groovy. Sans doute à cause de son jeune âge, le groupe est appliqué, même si le bassiste essaie de parler un peu, mais tout le monde met en commun son savoir faire musical pour faire monter un énorme groove dance funk punk. Un truc de dingue, qui rend complètement fou… La preuve, un spectateur rendu hystérique monte sur scène pour s’emparer l’espace de quelques secondes du micro pour hurler, avant d’être délogé manu militari par la sécu. Seul petit hic au cours de ce set des Klaxons : le groupe sort de scène très (trop !) rapidement, et ne revient pas… Il a filé à l’anglaise ! Mais après tout, la messe était déjà dite. Sur les prochaines dates, attention à ne pas louper l’entrée en scène, sinon vous risqueriez de ne pas voir grand-chose !
Cocoon + Vale Poher + Frustration :
C’est à Riom que la soirée du lendemain permet de passer des instants tout à tour folk pop, rock et punk, avec respectivement, Cocoon, Vale Poher et Frustration. Une programmation un peu bizarre et pas très cohérente occasionnant un affluence pas aussi nombreuse que prévu et une ambiance un peu éteinte sur la fin. Ce sont les aléas des festivals…

En ouverture, Cocoon, le régional de l’étape, fait une très bonne impression avec les excellents morceaux qui figurent sur ses premiers EP, I Hate birds et From Panda mountains : les deux voix de Morgane Imbeaud et Mark Daumail s’entendent à merveille, les mélodies sont captivantes, l’instrumentation est dépouillée à l’extrême. Tout cela est dans la veine du grand Sufjan Stevens, que le duo clermontois reprend joliment t d’ailleurs… Cerise sur le gâteau, les nouveaux morceaux sont très prometteurs, dans un style folk ‘n soul très prenant. Deux petits bémols malgré tout : les violons aux claviers sonnent trop cheap et la façon qu’à Mark d’annoncer que le groupe est le vainqueur du concours CQFD est un peu too much. Un peu d’humilité ne ferait pas de mal, même si le talent est indéniable…

Peu après Vale Poher a proposé un set en solo assez réussi. S’il est un peu difficile de rentrer dans l’univers lacéré de distorsion de la jeune lyonnaise, petit à petit le charme de la voix, la puissance de la guitare et le qualité des titres font leur petit effet sur le public réuni à l’Espace Couriat. Les morceaux interprétés par Vale Poher Tour à tour violents et tétanisants ou plus caressants, évoquent parfois Cat Power, Pj Harvey et Shannon Wright, d’illustres aînés passées maîtres dans l’art de trousser une chanson rock. Après une jolie reprise électrique du mythique Hey HeyM y My de Neil Young, Vale Poher termine son set, laissant impatient d’écouter cet artiste sur disque.

C’est malheureusement devant un public clairsemé et peu motivé que les Parisiens de Frustration ont donné leur concert, qui méritait un meilleur accueil, si l’on considère l’intensité des morceaux et la ferveur de leur interprétation… Chant dramatique à la Ian Curtis, basse imparable jouée à la Peter Hook, guitare acide à la Warsaw, batterie martiale à la Joy Division, claviers cheap et joliment kitsh façon cold wave : Frustration est fasciné par le punk des années 80, ça s’entend très bien… Mais, si les influences sont claires et nettes, les morceaux écrits par le combo de trentenaires baroudeurs sont originaux, marquants, puissants et donnent des frissons. C’est un signe qui ne trompe pas. Cet excellent groupe est à revoir au plus vite dans une salle avec un public plus énervé et rock ‘n roll.
De Kift + 17 Hippies :
Soirée de clôture le dimanche soir, avec les Hollandais de De Kift et les Allemands de 17 Hippies. Déjà vu au printemps de Bourges il y a quelques temps, la famille De Kift est toujours aussi ravie de jouer sur scène ses morceaux entre punk rock à la The Ex et fanfare des pays de L’est. Le mélange, saupoudré de chanson française avec l’accent hollandais est rafraîchissant, festif dans le bon sens du terme et percutant. Un groupe drôle, engagé et inspiré, qui donne une énorme pêche dès qu’il apparaît sur scène. A voir donc.
Malgré une bonne volonté manifeste et quelques morceaux remuants, les 17 Hippies n’ont pas fait la même bonne impression, le redoutable effet « dimanche soir », le passage après De Kift et des compositions pas toujours originales y sont sans doute pour quelque chose…
Malgré les annulations de 2Many Dj’s, The Blood Arm et Nelson (pour des raisons indépendantes de la volonté des organisateurs), les Volcaniques de Mars 2007 ont permis de faire bouger une fois de plus Clermont-Fd et les villes avoisinantes. Un peu moins réussie que l’édition 2006 – qui avait permis d’assister à des prestations d’anthologie de The Elektrocution, Mansfield Tya, Queen Adreena, Louis XIV et Alec Empire –, la cuvée 2007 aura néanmoins permis d’avoir son quota d’émois musicaux. Rendez-vous est donc pris pour mars 2008.
Sites internet : www.volcaniquesdemars.com, www.because.tv/artistes/klaxons, www.myspace.com/klaxons, www.myspace.com/twistedcharm, www.myspace.com/listentococoon, www.myspace.com/valepoher, www.myspace.com/_frustration, www.john-cale.com, www.myspace.com/johncaleofficialsite, www.dekift.nl, www.17hippies.de. Réagir à cette critique |
|  | The Books +Serena Maneesh + Orville Brody & Goodfellas + Cassius + The Bishops + Ezra + Nicole Willis & the soul investigators + Klaxons - 08 décembre 2006 - Transmusicales de Rennes  En guise d'apéritif, pour cette 2eme soirée aux Trans, direction "La cité"...
Cette salle me rappelle "Le moulin" : une assez vieille salle avec un balcon, une bonne acoustique et une âme. Bref, un .../...
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En guise d’apéritif, pour cette 2eme soirée aux Trans, direction « La cité »…
Cette salle me rappelle « Le moulin » : une assez vieille salle avec un balcon, une bonne acoustique et une âme. Bref, un bel endroit pour un concert…Les organisateurs devraient peut-être réfléchir à un retour à l’ancienne formule des « trans », car les halls, surtout le « 9 », c’est pas toujours génial…
Donc premier concert de la soirée, à 18h00, avec Nicole Willis & the soul investigators, qui sont originaires de Finlande.

Ces huit jeunes hommes venus du froid et leur diva à la peau ébène font dans la soul 60s, avec son vintage. Ca me fait d’ailleurs un peu bizarre, de voir ces jeunes gars si blonds et si pâles jouer cette pure black music.
Mais rien à dire, l’esprit d’origine est bien là et la touche du batteur m’a même évoqué par moments les batteurs de James Brown…
L’ensemble est bien interprété et les titres sont plutôt sympas, mais ça manque cruellement de sueur et de folie, pour me convaincre à 100%.
Bref, c’est un peu trop propre, mais ça se laisse écouter sans déplaisir.
Bon allez, métro + navette et direction les halls du « parc d’exposition »…
Je démarre par les français de Orville Brody & Goodfellas, anciens punks
reconvertis dans la country U.S. Au niveau du look et du son, on y est en plein !!

On croirait voir des rednecks ayant garé leur tracteur ou leur « truck » dans la « grand rue » de Rennes city. Bon, en revanche comme je ne suis pas très sensible à ce style musical, je m’empresse de me rendre au hall 9, pour le concert des jeunes anglais hype de Klaxons (quel mauvais nom de groupe quand même !)…
En lieu et place, j’ai d’abord droit au jeune Ezra, human beat box français très très talentueux !

Tout y passe : beatbox évidemment, mais aussi guitare wahwah, infrabass, cuivres, guitare fuzz…En plus, la mise en scène est souvent marrante. Bravo, p’tit gars !!
En revanche, Klaxons sera pour moi la première déception de la soirée.

J’avais trouvé leurs extraits mp3 assez sympas. Mais là, force est de constater qu’on a encore droit à des « enfants », nés maxi en 1986 et qui nous resservent une resucée de tubes 80s (en + énervé). Comme si les 80s c’était génial…
Tout cela ne manque pas d’énergie, mais il y a beaucoup trop de passages très mélodiques où le chant m’évoque les pires moments de la new wave…
L’assez jeune public du hall 9 a l’air d’adorer, moi je me tire…
Et bien m’en prends, puisque je vais avoir droit à la découverte de la soirée, avec
les autres british (légèrement + âgés que ceux de Klaxons) de The Bishops.

C’est un power trio composé notamment des deux frères jumeaux Bishop (respectivement chanteur/guitariste et bassiste/chanteur).
Tous les deux portent le même costume noir et c’est un peu schizoidifiant à regarder !

Ces jeunes gens ont le bon goût de jouer une pop 60s assez énergique, qui à n’en pas douter contient des graines de punk77 à l’intérieur. On pourra penser à The Jam, si on veut…Leurs compos dépassent guère les 3 minutes, ça donnes des grosses fourmis rouges dans les pattes. Les refrains sont accrocheurs et ces jeunes gens sont souriants et à fond dans leur truc. Bref, 1 heure de plaisir intégral à bougeotter le popo et les guibolles. Grand merci les gars !! Ca fait plaisir, après The horrors hier soir, de constater que tous les groupes de 20 ans ne sont pas des poseurs et qu’ils n’ont pas tous des goûts de chiottes.
Allez, vive les jeunes !! Dans de telles conditions, vous pouvez réellement écrire une nouvelle belle page de l’histoire du Rock !!
Ensuite, ça va être l’orgie sonore : des bouts de concerts à l’univers très différents…
A commencer par les rock (très) bruitistes et norvégiens de Serena Maneesh.

Hum…j’aime bien la blonde bassiste Serena, dans le noir en tout cas.
Et comme pour The Horrors, hier soir, c’est assez trippant à regarder.

Beaux jeux de lumières, et certains fantômes (là aussi) des 80s sont convoqués.
Mais bon, la tonne d’effets sur la voix pour masquer le fait qu’on ne sait pas chanter me rappelle aussi les 80s…Enfin, quand même trippant à regarder, mais prévoyez des neuroleptiques si vous écoutez ça seul chez vous…
Changement de hall et d’atmosphère, avec le blues préhistorique et habité du canadien Son of Dave. Hélas, je n’ai pu suivre qu’un bout de ce concert.

Mais ce gars-là, seul sur scène qui joue tour à tour de la gratte, diverses percus bizarres et de l’harmonica branché dans un minuscule ampli « Vox », et s’auto-sample en direct, a littéralement enflammé le public !
Il faut dire, qu’il a le son et la putain de voix du blues ancestral.
Voyage garanti !! A revoir rapidement.
Retour dans le grand hall, pour les parrains de la french touch : Cassius.

L’assez mauvais son du hall 9 et un peu de fatigue m’ont empêché d’atteindre le nirvana. Mais le duo Cassius, accompagné d’un groupe au complet et d’une bien jolie choriste noire, vaut vraiment le déplacement.

C’est leur premier concert (eh, oui) nous a dit JL Brossard. Pourtant ils ont bien assurés et on a eu droit au meilleur de l’electro-pop. A revoir dans de meilleures conditions…
Bref passage par le duo américain de The Books : chant/guitare + chant/violoncelle + samples + vidéos.

Plutôt sympa, mais j’ai envie de voir les finlandais de Beats & Styles dont les mp3 rock/dance m’avaient séduit.
Hélas, il s’avère qu’il n’y a que Beats…

C’est donc la 2eme déception de la soirée. Là aussi, hum…j’aime bien la blonde choriste danseuse.
Ils sont sympas. Ils bougent bien. Mais ce grand mixer Rock/Dance accouche
bien trop souvent d’une sorte de mauvaise soupe minute (non, pas de pub !).
Bref, direction coucouche-panier…
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