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Le Moulin à Jazz est plein comme un œuf lorsque nous nous installons à notre table où nos étiquettes côtoient celle de "Rampal M."
Marion Rampal va-t-elle s’asseoir à nos côtés pour chanter ? Non, c’est sa tante, charmante aussi, qui nous tient compagnie.
Marion est là-bas, sur la petite scène. Elle débute par une tendre pièce de Duke Ellington qui semble parler d’elle : A Flower Is A Lovesome Thing. Elle s’échauffe la voix et Bruno, qui la découvre ce soir (il l’avait juste vue en guest avec Little Big) ne se doute toujours de rien.
En ce qui me concerne, c’est ma troisième rencontre avec elle. Les deux premières, à la Mesón et au Cri du Port étaient très différentes. Marion va encore me surprendre ce soir. Pourquoi ?
Parce que certaines interprétations ont pris du volume, pas seulement de son fait à elle. Il semble que les archétypes féminins qui l’ont inspirée ont désormais envoûté ses musiciens : le piano de Fabien Ottones s’évade sur Iokanaan’s Mouth, la batterie de Cédrick Bec explose sur Dido’s Lament, la guitare d’Aurélien Arnoux se libère sur Hè Séléné. Et que dire de My Oh My ? C’est simple, je ne reconnais pas ce titre dont l’émotion se trouve décuplée.

Parce que la présentation des morceaux évolue. De nouveaux détails sont dévoilés sur la rencontre de Marion avec Wattana, sur la vie et les mœurs de cette attachante guenon du Jardin des Plantes.
Parce que sa reprise de Joni Mitchell n’est pas la même. Elle interprète cette fois Winter Lady, un pur moment de folk qui débute par un doux duo entre son harmonium et la contrebasse de Michel Péres.
Parce que Gershwin (The Man I Love) est magistralement relooké grâce aux arrangements de Fabien Ottones. Parce que ce dernier martèle obsessionnellement les touches de son piano pour sa compo Trois qui a inspiré Marion pour l’écriture et l’inspire encore pour l’interprétation.
Parce qu’elle nous chante en rappel un sublime chant traditionnel des Appalaches, In The Pines, que le banjoïste Paul Elwood lui a fait découvrir.
Et parce qu’elle nous susurre toujours sa divine berceuse, Hammock Song avant d’éteindre la lumière et de peupler nos nuits d’étoiles.
Une petite fille apporte un bouquet à Marion Rampal qui vient de revêtir un châle rouge. Sa corolle à elle.
A flower is the heart of spring
That makes the rolling hillsides sing
The gentle winds that blow
Blow gently for they know
A flower is a lovesome thing
Flaming with the breeze
Swaying with the trees
In the silent night
Or in the misty light
such a miracle…
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>> Réponse (le 19/03/2010 par Flag) |
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Moulin à Jazz - Vitrolles - 13 mars 2010 Effectivement, je ne m'attendais à rien, ou plutôt à tout.
N'ayant vu Marion Rampal que lors de la prestation avec Little Big à La Meson, je savais que sa voix était à tomber, mais je ne savais rien de l'ambiance de sa formation à 5.
C'était effectivement à tomber.
Ne me demandez pas ce que j'ai entendu ce soir là, mes connaissances en matière de pop jazzy sont quasi nulles. Mais c'était phénoménal.
Une voix bien entendu, mais des musiciens très inspirés ce soir là, et, pour avoir squatter l'arrière scène dans le dos de Fabien Ottones (le pianiste) pour une série de photos, j'avais l'impression d'être encore plus dans le concert.
A ne pas manquer... même si on y connaît rien ... raison de plus. |
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