Critique de concert Rock Werchter 2010 : jour 1 - Skunk Anansie - The XX - Stereophonics - Muse - Faithless

Rock Werchter, énorme festival belge flamand propose chaque année une affiche des plus alléchante. Après 2007 et 2009, j’ai donc décidé de m‘y rendre une 3e fois avec ma sœur pour son baptême du feu et un ami avec qui j’ai déjà partagé l’expérience l’an dernier.
Nous arrivons donc sur place en fin de matinée, après avoir passé une soirée bien sympathique chez des amis à Bruxelles. Portant notre imposant bardas et constatant la chaleur, nous décidons sagement de camper à l’ombre. Une fois installés, nous prenons nos aises au camping avec les réserves de nourriture amenées depuis la France.
Revêtus des indispensables bracelets en tissus, nous entrons donc sur la plaine du festival avant 16H. Ca tombe bien, les concerts débutant quelques minutes après. Le temps de faire le tour et de constater que ni la nourriture, ni la boissons ne viendront à manquer, nous nous plaçons à une distance raisonnable de la "Main", c’est à dire la scène principale.
Les hollandais de De Jeugd Van Tegenwoordig ouvrent donc le bal avec leur rnb dans leur langue maternelle. Pour schématiser, imaginez un noir en surpoids et 2 neuneus dont un portant une robe à la Jaba the Hutt et vous aurez l’impression d’être présent à ce merveilleux concert. Beaucoup de voix robotisées, dont j’ai proprement horreur, et très peu de musique sont proposés. Autant dire, que ne comprenant pas un seul mot de la soupe qui nous est servie, il est impossible de l’apprécier. La "musique" fait parfois penser à un jeu vidéo, c’est donc assez pauvre, facile et bien trop long pour nos oreilles qui sifflent déjà d’entendre le doux son de cette si belle langue. Nous nous rendons donc vers la "Pyramid Marquee", la seconde scène beaucoup plus petite, avec un petit chapiteau, et le Kyteman’s Hiphop Orchestra ne nous sied pas mieux, plus pêchu voire violent, mais pas du tout notre truc.
Le WE nostalgie débute ensuite avec la performance des revenants de Skunk Anansie. J’avoue d’entrée que je n’ai jamais aimé plus que ça la formation anglaise. Leur son est bon, je me régale bien sur Charlie big potato leur seul titre que j’adore et Skin fait bien le spectacle, prenant même un bain de foule sur Weak suivi de l’inévitable Hedonism. Même si elle l’a fort jolie, sa voix toute (trop ?) en puissance m’irrite plus qu’elle ne me touche.
Je décide donc de me diriger vers la seconde scène, pour jeter une oreille à la fin du concert des immense Midlake déjà vus et fortement appréciés il y a quelques mois. Le son est malheureusement catastrophique, les nombreux instruments donnant ainsi une bouillie infâme et trop forte. Le cadre n’est sans surprise pas adapté du tout à ce type de représentations toutes en nuances. J’applaudis poliment la sortie des artistes et me félicite d’avoir mis mes protections auditives.
Je me place ensuite le plus en avant possible pour bénéficier au mieux du groupe suivant, raté en février dernier et véritable coup de cœur discographique de l’année passée. Les trois membres de The XX du haut de leur majorité toute juste atteinte me ravissent ainsi pendant une petite heure. Leur magnifique album passe à merveille l’épreuve du live. On retrouve tout le dépouillement et l’émotion de leur immense disque. Le Give Up final est notamment extrêmement émouvant, manquant même de m’arracher une larme. Véritablement, ce groupe anglais, bien que fortement influencé par Joy Division, The Cure et leurs suiveurs a su créer son style et toucher avec un style minimaliste mais diablement efficace. Malgré la chaleur dans la tente, le plaisir était vraiment là.
La soirée passée près de la Main nous gratifiera tout d’abord d’une excellente performance des gallois de Stereophonics, honteusement ignorée par un public éteint au possible. Les titres de l’ensemble de la discographie du combo s’enchaînent pourtant sans encombre et il y en a pour tous les goûts et toutes les ambiances. Kelly Jones et sa bande ont donc parcouru un sacré chemin depuis que je les avais vus après leur premier album en Bretagne, il y a déjà 12 ans…Local In The Photograph tiré de ce même opus est décidément une chanson pop comme on en a rarement entendues dans les 90s. Le "public" se manifestera un peu plus sur le Dakota final, mais c’est bien I’m Just Looking qui décrit le mieux leur passivité durant le show. La tête pensante du groupe est pourtant en forme, toujours aussi appréciable avec sa voix éraillée et son jeu de guitare assez roots et ses compères ne sont pas en reste non plus.
Malheureusement, la quasi-totalité des personnes présentes avec nous en fosse, attendent en fait, la sensation de la soirée. J’en profite donc pour prendre du recul et ainsi éviter de me retrouver coincé dans un flot d’ados fan de la bande à Mat. Muse est toujours aussi fort techniquement et on peut dire que ça envoie sévère, soniquement et visuellement. Cela dit, les ayant déjà vus ici même en 2007 et ayant usé leur dernier live en date, je suis quelque peu déçu des enchaînements et fins de morceaux peu novateurs. Bellamy a d’ailleurs le plus grand mal à terminer ses titres et il faut toujours qu’il en rajoute. J’avoue qu’au bout d’un moment, ça m’agace plus que ça ne me plait. J’ajoute aussi et cela n’engage que moi, que le groupe a fait un album de trop. Chaque titre du dernier opus en date joué est poussif et fortement inspiré de leurs idoles, Queen en tête. C’est trop peu novateur (y compris par rapport à eux même) et ça me fait penser à des "hymnes" de jeux vidéos. Cela dit, les titres plus anciens sont toujours aussi sympas à partager avec leurs auteurs, Stockholm Syndrome ou Knights of Cydonia en tête. On a donc droit à un bon gros show avec un public hurlant à tue tête chacune des paroles, sympa mais quelque peu décevant me concernant.
Déjà vus à Rock En Seine en 2007, les anglais de Faithless clôturent la soirée de belle manière, comme à leur habitude. C’est toujours aussi varié, entraînant et plein de bons sentiments. 1H30 durant, les titres, tantôt dance, tantôt trip hop voire rock, s’enchaînent avec un jeu de lumières pas piqué des hanetons. Les classiques font toujours autant plaisir à entendre Insomnia, God Is a DJ et le "We come 1 final en tête. Musicalement, c’est toujours en place et pas si simple qu’on pourrait le croire au premier abord…
La première journée s’achève donc à 2H30 et nous somme bien contents de regagner nos tentes pour cette 1ère nuit, qui sera d’ailleurs plutôt bonne.
Nous arrivons donc sur place en fin de matinée, après avoir passé une soirée bien sympathique chez des amis à Bruxelles. Portant notre imposant bardas et constatant la chaleur, nous décidons sagement de camper à l’ombre. Une fois installés, nous prenons nos aises au camping avec les réserves de nourriture amenées depuis la France.
Revêtus des indispensables bracelets en tissus, nous entrons donc sur la plaine du festival avant 16H. Ca tombe bien, les concerts débutant quelques minutes après. Le temps de faire le tour et de constater que ni la nourriture, ni la boissons ne viendront à manquer, nous nous plaçons à une distance raisonnable de la "Main", c’est à dire la scène principale.
Les hollandais de De Jeugd Van Tegenwoordig ouvrent donc le bal avec leur rnb dans leur langue maternelle. Pour schématiser, imaginez un noir en surpoids et 2 neuneus dont un portant une robe à la Jaba the Hutt et vous aurez l’impression d’être présent à ce merveilleux concert. Beaucoup de voix robotisées, dont j’ai proprement horreur, et très peu de musique sont proposés. Autant dire, que ne comprenant pas un seul mot de la soupe qui nous est servie, il est impossible de l’apprécier. La "musique" fait parfois penser à un jeu vidéo, c’est donc assez pauvre, facile et bien trop long pour nos oreilles qui sifflent déjà d’entendre le doux son de cette si belle langue. Nous nous rendons donc vers la "Pyramid Marquee", la seconde scène beaucoup plus petite, avec un petit chapiteau, et le Kyteman’s Hiphop Orchestra ne nous sied pas mieux, plus pêchu voire violent, mais pas du tout notre truc.
Le WE nostalgie débute ensuite avec la performance des revenants de Skunk Anansie. J’avoue d’entrée que je n’ai jamais aimé plus que ça la formation anglaise. Leur son est bon, je me régale bien sur Charlie big potato leur seul titre que j’adore et Skin fait bien le spectacle, prenant même un bain de foule sur Weak suivi de l’inévitable Hedonism. Même si elle l’a fort jolie, sa voix toute (trop ?) en puissance m’irrite plus qu’elle ne me touche.
Je décide donc de me diriger vers la seconde scène, pour jeter une oreille à la fin du concert des immense Midlake déjà vus et fortement appréciés il y a quelques mois. Le son est malheureusement catastrophique, les nombreux instruments donnant ainsi une bouillie infâme et trop forte. Le cadre n’est sans surprise pas adapté du tout à ce type de représentations toutes en nuances. J’applaudis poliment la sortie des artistes et me félicite d’avoir mis mes protections auditives.
Je me place ensuite le plus en avant possible pour bénéficier au mieux du groupe suivant, raté en février dernier et véritable coup de cœur discographique de l’année passée. Les trois membres de The XX du haut de leur majorité toute juste atteinte me ravissent ainsi pendant une petite heure. Leur magnifique album passe à merveille l’épreuve du live. On retrouve tout le dépouillement et l’émotion de leur immense disque. Le Give Up final est notamment extrêmement émouvant, manquant même de m’arracher une larme. Véritablement, ce groupe anglais, bien que fortement influencé par Joy Division, The Cure et leurs suiveurs a su créer son style et toucher avec un style minimaliste mais diablement efficace. Malgré la chaleur dans la tente, le plaisir était vraiment là.
La soirée passée près de la Main nous gratifiera tout d’abord d’une excellente performance des gallois de Stereophonics, honteusement ignorée par un public éteint au possible. Les titres de l’ensemble de la discographie du combo s’enchaînent pourtant sans encombre et il y en a pour tous les goûts et toutes les ambiances. Kelly Jones et sa bande ont donc parcouru un sacré chemin depuis que je les avais vus après leur premier album en Bretagne, il y a déjà 12 ans…Local In The Photograph tiré de ce même opus est décidément une chanson pop comme on en a rarement entendues dans les 90s. Le "public" se manifestera un peu plus sur le Dakota final, mais c’est bien I’m Just Looking qui décrit le mieux leur passivité durant le show. La tête pensante du groupe est pourtant en forme, toujours aussi appréciable avec sa voix éraillée et son jeu de guitare assez roots et ses compères ne sont pas en reste non plus.
Malheureusement, la quasi-totalité des personnes présentes avec nous en fosse, attendent en fait, la sensation de la soirée. J’en profite donc pour prendre du recul et ainsi éviter de me retrouver coincé dans un flot d’ados fan de la bande à Mat. Muse est toujours aussi fort techniquement et on peut dire que ça envoie sévère, soniquement et visuellement. Cela dit, les ayant déjà vus ici même en 2007 et ayant usé leur dernier live en date, je suis quelque peu déçu des enchaînements et fins de morceaux peu novateurs. Bellamy a d’ailleurs le plus grand mal à terminer ses titres et il faut toujours qu’il en rajoute. J’avoue qu’au bout d’un moment, ça m’agace plus que ça ne me plait. J’ajoute aussi et cela n’engage que moi, que le groupe a fait un album de trop. Chaque titre du dernier opus en date joué est poussif et fortement inspiré de leurs idoles, Queen en tête. C’est trop peu novateur (y compris par rapport à eux même) et ça me fait penser à des "hymnes" de jeux vidéos. Cela dit, les titres plus anciens sont toujours aussi sympas à partager avec leurs auteurs, Stockholm Syndrome ou Knights of Cydonia en tête. On a donc droit à un bon gros show avec un public hurlant à tue tête chacune des paroles, sympa mais quelque peu décevant me concernant.
Déjà vus à Rock En Seine en 2007, les anglais de Faithless clôturent la soirée de belle manière, comme à leur habitude. C’est toujours aussi varié, entraînant et plein de bons sentiments. 1H30 durant, les titres, tantôt dance, tantôt trip hop voire rock, s’enchaînent avec un jeu de lumières pas piqué des hanetons. Les classiques font toujours autant plaisir à entendre Insomnia, God Is a DJ et le "We come 1 final en tête. Musicalement, c’est toujours en place et pas si simple qu’on pourrait le croire au premier abord…
La première journée s’achève donc à 2H30 et nous somme bien contents de regagner nos tentes pour cette 1ère nuit, qui sera d’ailleurs plutôt bonne.
Signature : cabaskle 11/07/2010
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Photographe : cabask
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