Et hop, Alex Turner et ses Arctic Monkeys en remettent une (quatrième) couche avec leur nouvel album, Suck It And See, subtile collision entre pop sixties/fifties, stoner rock du désert et rock anglais débraillé façon Libertines... Même s'il est globalement plus calme que ses .../...

Et hop,
Alex Turner et ses
Arctic Monkeys en remettent une (quatrième) couche avec leur nouvel album,
Suck It And See, subtile collision entre pop sixties/fifties, stoner rock du désert et rock anglais débraillé façon
Libertines... Même s'il est globalement plus calme que ses prédécesseurs, ce disque flambant neuf des savants et doués singes de l'arctique n'est pas vraiment surprenant ; on y retrouve une écriture anglaise se frottant à des atmosphères américaines et le tout bénéficie du sens du songwriting et de la voix racée d'Alex Turner. Pas vraiment novateur, certes, mais quand même étincelant de classe, les 12 titres de l'album faisant très bon effet instantanément avant de supporter plusieurs écoutes haut la main et même de se bonifier incroyablement sur la durée, signe d'une œuvre marquée du sceau du talent. Il faut dire que Mr Turner s'est laissé pénétrer au début du processus de composition par les influences de figures tutélaires du rock ayant pour nom
Nick Cave, John Cale, Lou Reed, David Bowie et
Leonard Cohen. En s'appuyant sur de telles bases, puis en injectant ses vibrantes passions pour le rock stoner des
Queens Of The Stone Age et les crooners pop du niveau de
Scott Walker, Roy Orbison ou
Elvis (un peu à la manière de l'immense
Richard Hawley), les
Arctic Monkeys et leur leader font feu de tout bois, prouvant – entre deux ballades mystérieuses ou pop songs avec riffs entêtants, comme
Black Treacle ou
Reckless Serenade – qu'ils sont toujours capables de laisser s'emballer leur turbulente machine rock 'n roll (les très QOTSA
Don't Sit Down 'Cause I've Moved Your Chair et
All My Own Stunts, avec Mr Homme aux chœurs, le très Arctic Monkeys 1ère période
Library Pictures ou le très Bowie
Brick by Brick, chanté par le batteur,
Matt Helders). Capables d'être admirablement puissants tout en excellant dans les morceaux délicats, sensuels et nimbés d'un aura vintage – cf
Piledriver Waltz, Love is a Laserquest, Suck It and See, She's Thunderstorms... – les
Arctic Monkeys maitrisent leur sujet pop 'n roll à la perfection, attisant, s'il était besoin, le désir de les retrouver en live aussi bons, voire plus, que sur la tournée Humbug, où leurs progrès étaient méchamment bluffants. On n'a sans aucun doute pas fini de parler de ces singes-là...
A lire également, une chronique du concert des
Arctic Monkeys au
Zénith de Paris, le 5 novembre 2009, et celle du show donné à
Rock en Seine 2011.
Liens :
www.arcticmonkeys.com,
www.myspace.com/arcticmonkeys,
www.facebook.com/ArcticMonkeys,
www.thelastshadowpuppets.com,
www.dominorecordco.com.
6 juin 2011 (Domino Records - PIAS)