Critique de concert Bat for lashes, Fink (festival Marsatac)

Plantons rapidement le décor. Le festival Marsatac d'obédience électro hip hop s'est découvert voici deux ans une petite passion pour les guitares, histoire de proposer au final une affiche pointue qui ratisse le plus large possible. Une aubaine pour ceux qui ont les oreilles grandes ouvertes.
Avant le grand we du 29,30 septembre (www.marsatac.com pour la programmation complète) c'est au cabaret aléatoire que l'équipe nous propose de découvrir 5 formations de Brighton. POurquoi Brighton, une petite station balnéaire du sud de l'Angleterre, un rien désuète, très 19e où les londonniens viennent s'encanaillier depuis 50 ans ? On sait pas et on s'en fout.
Evidemment, sur les 5 groupes, on n'en connait aucun, mais bon, un festival, c'est fait pour ça, non ? Et puis, à 10 euros l'entrée, voilà un risque pour le moins mesuré (vachement plus mesuré que...les places à 35 euros de la voix du Gaou, par ex...)
Bref, 21H30, pas grand monde d'arrivé encore, et les Bat for lashes qui montent sur scène. ON vient de croiser le grand Dro, monsieur programmation, qui ajoute une angoisse à la tonne d'emmerdes qui doit le bouffer ces jours-ci "C'est con, j'ai fait une connerie, j'aurais du les mettre après, je les aime bien, c'est dommage qu'il n'y a pas grand monde"
Ouais, personne n'est parfait et nous, on est là, alors... Alors, on va avoir l'impression de faire partie de ceux qui pourront dire dans quelques mois "on y était"... Ouais, parce que les 4 demoiselles de Bat for Lashes ne vont pas rester inconnues très longtemps.
Bon, bien, sûr, elles sont jeunes, belles, maquillée de façon tout à fait originale avec leur paillettes dorées sur les joues et leur bandeaux dans les cheveux (la blonde, un moment, m'a fait même penser à Persée) un chouia sexy mais pas trop, parlent un français aussi hésitant que charmant etc...
Mais il y a surtout leur musique. Elles sont multiinstrumentistes, passant du violon à la guitare au clavier au percus. Comme chez Arcade Fire, ça donne un souffle, une énergie, de la surprise (qui va faire quoi sur le prochain morceau, comme si, à chaque fois, c'est un nouveau groupe qui monte sur scène). Mais elles ont aussi plein de petits instruments bizarres comme cette espèce d'accordéon à un seul soufflet. ça, c'est pour leur côté cocorosie, fabrication artisanale de musique pop fragile, sculptée avec précision et détermination, quelque chose de profond qui advient avec des bouts de ficelles. David Walters nous avait fait le coup l'année dernière au même festival Marsatac. Faut se rendre à l'évidence, c'est supérieur techniquement et artistiquement au DJ caché derrière ses platines et les disques des autres, au djeun à guitares reprenant les recettes passées, aux rappeurs qui cherchent cette putain de rime en "oi" (comme moi moi moi moi). La musique actuelle, qui est vraiment actuelle, c'est à dire celle qui émerge de la jeunesse, qui est innovante, qui créée un nouveau sillon, elle est là, non ?
Voilà, Bat for Lashes, en plus de tout ça, il y a la chanteuse, Mélissa, une belle brune qui surtout a une VOIX. Une voix qui oscille entre Bjork et Tori Amos avec, en plus, une profondeur surprenante pour une jeune fille de son âge.
On ne connaissait aucune chanson, mais on est resté sous le charme trois quart d'heure durant et quand le public, froid au début comme d'hab, réclame un rappel, c'est vraiment qu'il s'est passé quelque chose de spécial.
ça s'appelle BAT FOR LASHES et rien que pour avoir programmé cela, marsatac 2006 avait déjà réussi son job.
Ce qui viendrait ensuite sur la scène d'un cabaret qui s'est étoffé ne serait que du Bonus.
soit FINK, ancien dj ambiant qui signe chez Ninja Tune silvouplait, un album de folk/blues à la manière d'un Finley Quaye... Le monde change a une vitesse... Il arrive avec sa guitare classique, accompagné d'un bassiste et d'un batteur. Ils ont le cheveux ras, porte des tee shirt sans forme et des baggys en toile sur des grosses baskets, boivent de la bière à la canette . le parfait look de DJ anglais et pourtant, il joue du folk. Avec sa voix de canard à la Dylan, Fink distille les titres de son album, Biscuits for Breakfast, dans une version forcément plus brute et c'est encore mieux. Fink triture sa 6 cordes comme les sentiments qui l'étreignent dans ses chansons. ça sent les frustrations, les déceptions, les joies secrètes, toutes ces petites sensations étouffantes qui nous font si souvent broyer du noir ... A Marseille, c'est un peu dur avec la dictature du soleil, mais à Brighton... ça prend tout son sens... Et ça se sent.
Pretty little things est parmi celle qui se bonifie le plus dans la version live. Comme il le dit à un moment "We're proud to représente the Brighton's underground music".
Vient ensuite sur scène Fujya and Miyagi. C'est sûrement le top de la branchouille à Brighton de prendre un nom de groupe à consonance japonaise, mais si ça peut faire vendre plus de galette là-bas, le passage sur scène reste inpitoyable. Soit guitare, basse et sampleur. UN tchak poum réglementaire, une ligne de basse funky et des riffs de guitare en boucle. De temps en temps, une voix robotique... Allez, au début, on est pris par le groove, que c'est original, ouais, une sorte de post rock dansant, comme si franz ferdinand jouait avec Godspeed... On a déjà entendu ça quand même... Merde, c'est le KID A/Amnesiac de Radiohead ! C'est ça, le défi, les ultras basses parlent aux tripes et aux jambes et les guitares à la tête. La symbiose parfaite, la musique qui parlent à tout le corps, qui fait suer intelligemmment, etc... Ouais, mais bon, Radiohead l'a déjà fait parfaitement. Radiohead, c'est Ingres. Quand Ingres a atteint la perfection figurative, les autres étaient bien emmerdés. Y en a qu'on voulu copié, y a d'autres qui ont emmené la peinture ailleurs... Mais attends là... Bat for Lashes, c'est pas eux qui indiquent la nouvelle direction à prendre ?
Bon, y avait encore deux groupes ensuite, Evil Nine et Black Grass. Qui les a vu ?
Avant le grand we du 29,30 septembre (www.marsatac.com pour la programmation complète) c'est au cabaret aléatoire que l'équipe nous propose de découvrir 5 formations de Brighton. POurquoi Brighton, une petite station balnéaire du sud de l'Angleterre, un rien désuète, très 19e où les londonniens viennent s'encanaillier depuis 50 ans ? On sait pas et on s'en fout.
Evidemment, sur les 5 groupes, on n'en connait aucun, mais bon, un festival, c'est fait pour ça, non ? Et puis, à 10 euros l'entrée, voilà un risque pour le moins mesuré (vachement plus mesuré que...les places à 35 euros de la voix du Gaou, par ex...)
Bref, 21H30, pas grand monde d'arrivé encore, et les Bat for lashes qui montent sur scène. ON vient de croiser le grand Dro, monsieur programmation, qui ajoute une angoisse à la tonne d'emmerdes qui doit le bouffer ces jours-ci "C'est con, j'ai fait une connerie, j'aurais du les mettre après, je les aime bien, c'est dommage qu'il n'y a pas grand monde"
Ouais, personne n'est parfait et nous, on est là, alors... Alors, on va avoir l'impression de faire partie de ceux qui pourront dire dans quelques mois "on y était"... Ouais, parce que les 4 demoiselles de Bat for Lashes ne vont pas rester inconnues très longtemps.
Bon, bien, sûr, elles sont jeunes, belles, maquillée de façon tout à fait originale avec leur paillettes dorées sur les joues et leur bandeaux dans les cheveux (la blonde, un moment, m'a fait même penser à Persée) un chouia sexy mais pas trop, parlent un français aussi hésitant que charmant etc...
Mais il y a surtout leur musique. Elles sont multiinstrumentistes, passant du violon à la guitare au clavier au percus. Comme chez Arcade Fire, ça donne un souffle, une énergie, de la surprise (qui va faire quoi sur le prochain morceau, comme si, à chaque fois, c'est un nouveau groupe qui monte sur scène). Mais elles ont aussi plein de petits instruments bizarres comme cette espèce d'accordéon à un seul soufflet. ça, c'est pour leur côté cocorosie, fabrication artisanale de musique pop fragile, sculptée avec précision et détermination, quelque chose de profond qui advient avec des bouts de ficelles. David Walters nous avait fait le coup l'année dernière au même festival Marsatac. Faut se rendre à l'évidence, c'est supérieur techniquement et artistiquement au DJ caché derrière ses platines et les disques des autres, au djeun à guitares reprenant les recettes passées, aux rappeurs qui cherchent cette putain de rime en "oi" (comme moi moi moi moi). La musique actuelle, qui est vraiment actuelle, c'est à dire celle qui émerge de la jeunesse, qui est innovante, qui créée un nouveau sillon, elle est là, non ?
Voilà, Bat for Lashes, en plus de tout ça, il y a la chanteuse, Mélissa, une belle brune qui surtout a une VOIX. Une voix qui oscille entre Bjork et Tori Amos avec, en plus, une profondeur surprenante pour une jeune fille de son âge.
On ne connaissait aucune chanson, mais on est resté sous le charme trois quart d'heure durant et quand le public, froid au début comme d'hab, réclame un rappel, c'est vraiment qu'il s'est passé quelque chose de spécial.
ça s'appelle BAT FOR LASHES et rien que pour avoir programmé cela, marsatac 2006 avait déjà réussi son job.
Ce qui viendrait ensuite sur la scène d'un cabaret qui s'est étoffé ne serait que du Bonus.
soit FINK, ancien dj ambiant qui signe chez Ninja Tune silvouplait, un album de folk/blues à la manière d'un Finley Quaye... Le monde change a une vitesse... Il arrive avec sa guitare classique, accompagné d'un bassiste et d'un batteur. Ils ont le cheveux ras, porte des tee shirt sans forme et des baggys en toile sur des grosses baskets, boivent de la bière à la canette . le parfait look de DJ anglais et pourtant, il joue du folk. Avec sa voix de canard à la Dylan, Fink distille les titres de son album, Biscuits for Breakfast, dans une version forcément plus brute et c'est encore mieux. Fink triture sa 6 cordes comme les sentiments qui l'étreignent dans ses chansons. ça sent les frustrations, les déceptions, les joies secrètes, toutes ces petites sensations étouffantes qui nous font si souvent broyer du noir ... A Marseille, c'est un peu dur avec la dictature du soleil, mais à Brighton... ça prend tout son sens... Et ça se sent.
Pretty little things est parmi celle qui se bonifie le plus dans la version live. Comme il le dit à un moment "We're proud to représente the Brighton's underground music".
Vient ensuite sur scène Fujya and Miyagi. C'est sûrement le top de la branchouille à Brighton de prendre un nom de groupe à consonance japonaise, mais si ça peut faire vendre plus de galette là-bas, le passage sur scène reste inpitoyable. Soit guitare, basse et sampleur. UN tchak poum réglementaire, une ligne de basse funky et des riffs de guitare en boucle. De temps en temps, une voix robotique... Allez, au début, on est pris par le groove, que c'est original, ouais, une sorte de post rock dansant, comme si franz ferdinand jouait avec Godspeed... On a déjà entendu ça quand même... Merde, c'est le KID A/Amnesiac de Radiohead ! C'est ça, le défi, les ultras basses parlent aux tripes et aux jambes et les guitares à la tête. La symbiose parfaite, la musique qui parlent à tout le corps, qui fait suer intelligemmment, etc... Ouais, mais bon, Radiohead l'a déjà fait parfaitement. Radiohead, c'est Ingres. Quand Ingres a atteint la perfection figurative, les autres étaient bien emmerdés. Y en a qu'on voulu copié, y a d'autres qui ont emmené la peinture ailleurs... Mais attends là... Bat for Lashes, c'est pas eux qui indiquent la nouvelle direction à prendre ?
Bon, y avait encore deux groupes ensuite, Evil Nine et Black Grass. Qui les a vu ?


le 01 octobre 2011 - Friche Belle de Mai, Marseille (par Pirlouiiiit)

le 1er octobre 2011 - La Friche Belle-de-Mai, Marseille (par Philippe)

le 1er octobre 2011 - Friche Belle de Mai - Marseille (par Julien)

le 14 octobre 2009 - La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand (par Pierre Andrieu)

le 23 Juillet 2008 - Théâtre Antique d'Arles (par Guillaume Z)
le 4 novembre 2009 - Olympia, Paris (par Pierre Andrieu)

le 26 août 2007 - Parc de Saint-Cloud, Paris (par Pierre Andrieu)
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Dimanche 27 mai 2012 : 9162 concerts, 20891 critiques de concert, 4719 critiques de CD. 















