Suivez nous :facebooktwitterflux concerts
Mardi 21 mai 2013 : 9920 concerts, 21931 critiques de concert, 4852 critiques de CD.

Critique de concert Festival du Bout du Monde : Bernard Lavillers & Bonga + Aloe Blacc + AfroCubism + Moriarty + 17 Hippies + I Muvrini + Muchachito Bombo Inffierno + Yael Naim & David Donatien + Systema Solar + Moussu T E Lei Jovents + Hanggai + Professor


Festival du Bout du Monde : Bernard Lavillers & Bonga + Aloe Blacc + AfroCubism + Moriarty + 17 Hippies + I Muvrini + Muchachito Bombo Inffierno + Yael Naim & David Donatien + Systema Solar + Moussu T E Lei Jovents + Hanggai + Professor en concert


5 étoiles, concert à ne pas manquer

Jaime

Le Festival du Bout du Monde - Jour 2



Deuxième journée de festival, avec une amplitude d'horaires plus large que la première journée. Aujourd'hui et demain, ce sera 15h00 - 3h00, contrairement à la veille avec 16h00 - 2h00. Va falloir s'armer de motivation pour tenir sur la longueur ! Sans compter que tout le monde flippe un peu. La pluie s'est invitée dans la nuit et n'a pas cessé de la matinée. On redoute ou on s'amuse à l'avance du pire : les incontournables images de festival sous la pluie et dans la boue...



Mais petit miracle, la pluie cesse une demie heure avant le début de festival, avec les Moussu T e lei Jovents. Hâte de les voir se produire à l'autre bout du monde, habitué de les voir en "terrain conquis" dans le Sud. On ne pourra s'empêcher de penser que la gouaille des deux leaders du groupe et leur musique chantante auront amené le soleil sur la scène Kermarrec, ce dont ils joueront bien entendu. Musique entraînante, déconnades et mini scketches de transition au fort accent marseillais, même en début d'après midi, cela prend sans mal, d'autant que quelques fans du Sud ont visiblement fait le déplacement avec force T-Shirts à l’effigie du groupe et banderoles proposant une variation sur thème du traditionnel slogan "Empêche-moi" du groupe : "Empêche moi d'être au Bout du Monde !". Les pannes en cascade lors de le leur seconde prestation dans l'après-midi n'entameront en rien leur énergie et leur bonne humeur : quand on ne peut pas jouer avec les instruments, jouons avec le public !



A l'autre bout du Bout du Monde, la très couronnée Yael Naim accompagnée de David Donatien s'installe derrière son piano sur la grande scène Landaoudec. Je redoute déjà un concert calme avec une chanteuse gentillement assise derrière son clavier, belle robe de fiançailles blanche et coiffure soignée. Et bien ce sera tout le contraire. Dès le second morceau, la chanteuse se lève et se met à virevolter sur scène. Sur Come Home, la voilà qui va et vient, dansant et sautillant, défaisant sa coiffure pour faire voler sa chevelure.On en croit pas ses yeux. Yael Naim est visiblement très heureuse d'être présente. Je comprendrais plus tard, qu'elle et son compère David Donatien fêtaient en quelque sorte leur fin de tournée, ici même. Énergie communicative. Public conquis.



Rendez-Vous manqué par contre sous le chapiteau cabaret, avec la pourtant très attendue Carte Blanche accordée au groupe Moriarty. Je ne sais pas à trop à quoi je m'attendais à la lecture de la programmation, mais autant le dire, pas à ça. Arrivé en avance pendant les balances, je m'attends au meilleur. On a offert à Moriarty de transporter leur salon ici, sur scène, ce qu'ils ont fait : canapés, chaises, tables, apéro, tous les membres sont confortablement installés, accompagnés de leurs invités pour l'occasion, le groupe suisse Mama Rosin et la britannique Lail Arad. Début de set, présentation par Rosemary du concept, et voilà l'ensemble des membres installés à voir se produire Lail Arad sur 3 premiers morceaux seule.



C'est tout à l'honneur des franco-américains de laisser la primeure à la britannique faussement ingénue, mais à la folk impeccable et à l'assurance sur scène. Belle performance quoique naturellement figée au micro et guitare à la main. S'ensuit le cajun aussi impeccable et entraînant des suisses Mama Rosin, et une reprise de Rolling on the River avec Moriarty au grand complet, coincée sur cette finalement trop petit scène. Mais 45 minutes moins 3 morceaux de Lail Arad solo, et un concert très attendu d'Afrocubism qui doit démarrer dans la foulée sur la grande scène, ça ne laisse plus beaucoup de place à ce qui devrait être le fil rouge de la journée, sur cette scène et ce chapiteau cabaret qui apparaissent au final bien trop étroits pour accueillir tout le public impatient comme moi de voir ce moment tant attendu. Photos uniquement autorisées sur les trois premiers morceaux. Et donc pas d'images de la Carte Blanche avec l'ensemble des invités sur scène. C'est un choix ; mais ce ne sera pas la contrainte la plus étonnante, on le verra le lendemain...



L'une des plus belles révélations sera au final Afrocubism. Le mix de musique cubaine et malienne est un mélange détonnant, a priori impensable, mais qui donne un mariage unique et très réussi, tant dans la sonorité que dans le visuel : sur scène, costumes colorés et instruments traditionnels du mali, alliés aux chapeaux, maracas et guitare cubaines donnent un résultat fantastique à voir et une musique très dansante. Le public est plus que conquis. A en croire les échos, Afrocubism aurait été l'une des meilleurs ventes au stand de CD des artistes du festival installé sur le site.



Sous le chapiteau, après des balances ultra pointilleuses, Professor s'élance sur scène accompagné de ce qui me semble être des pointures en matière musique reggae. Harrison Stafford sorti tout droit de Groudation semble un peu loin de ses compères sur scène, mais c'est pour mieux le laisser aller et venir, dansant d'un pied sur l'autre, au rythme de son jeu de guitare. Loin d'être une de mes musiques de prédilection, on perçoit cependant un jeu très complexe et fin qui dépasse le "simple" reggae, avec de subtiles influences variées que j'aurais du mal à définir sans me tromper dans cet univers musical qui m'est étranger, contrairement au public encore une fois trop nombreux pour ce trop petit chapiteau. Mais c'est très efficace, Le Professor charismatique est impeccable. Les musiciens ont des "gueules" et des attitudes comme on en rêve. Moment d'antologie.



Changement radical de décors et de contexte, avec I Muvrini qui prend place sur la grande scène. Je me garderai bien de plaisanter sur eux, car on ne plaisante pas avec les corses, comme on ne plaisante visiblement pas avec les fans de l'Ile de Beauté qui se sont frayés un chemin jusqu'aux barrières de protection... Début de concert très solennel alternant les traditionnels chants polyphoniques sur fond de note de synthé dramatique maintenue et envolées plus lyriques et chantantes. C'est droit comme un I et beaucoup moins colorés qu'Afrocubism (...), mais quand même plus que le Louis Chedid le lendemain, c'est dire. Le souriant leader charismatique usera des transitions parlées entre les morceaux, sur ton poético-politique, rappelant à juste titre que les bouts du monde ne sont pas forcément les plus éloignés, les découvertes et les richesses culturelles étant parfois à nos portes, pour peu qu'on prenne la peine de les chercher et les écouter, discours prenant une résonance particulière, ici, en Bretagne. On aime ou pas, mais reconnaissons l'efficacité d'I Muvrini et leur place entière et légitime dans la palette du festival du Bout du Monde.

Une deuxième piqure de rappel des Moussu T lors de leur seconde prestation, un arrêt pour déguster (assis cette fois) une gallette-poulet-curry-riz au stand mauricien et un nouvelle bière bio bretonne (comment ça, ça va toujours pas ensemble ?) me feront manquer les 17 hippies qui rencontreront un beau succès sous chapiteau, d'après les échos.



Nous voilà à la nuit tombée avec l'autre pointure du festival, Bernard Lavilliers. Un stéphanois très mobile et félin comme je pourrai le lire ici et là, et c'est effectivement le cas. Belle présence sur scène, avec des incontournables reprises de désormais tubes de la chanson française teintée de couleur et de voyage. Voyage et engagement politique seront le fil conducteur du concert avec un discours très radical dans les transitions, un Lavilliers se revendicant Stéphane Hessel avant l'heure sur Identité Nationale, un félin lançant quelques coups de griffes au passage aux hommes et femmes politiques du moment, allant d'Eric Besson à Marine Le Pen, la prétendue blondeur qui rassure (...).
Bien entendu, j'imiterai la presse locale, en n'évoquant pas la palme des boulettes, décernée à notre Bernard national, accueillant son ami angolais Bonga pour un duo sur le septième ou huitième morceaux (mais autorise le retour des photographes sur ce morceau, ce ce qui est tout à son honneur), avec une chanson que j'ai écrite spécialement en son honneur mais qui oublie les paroles. Vite, claquement de doigts à destination d'un assistant qui accoure sur scène en plein morceau pour retrouver la bonne page sur le pupitre. Non, promis, je n'en parlerai pas.



Vous voulez de l'originalité et de la découverte au festival du Bout du Monde ? La palme de la surprise est donc accordé au phénoménal Hanggai, groupe qualifié de rock-punk-fusion-traditionnel de Mongolie. Difficile de décrire précisément ce à quoi on assiste en écoutant et voyant Hanggai, mais c'est réellement une expérience unique et très loin d'être désagréable. Les tenues et les attitudes des musiciens sont déjà un spectacle en soi, et le mélange sonorités traditionnelles et punk-rock est curieux, avec ce leader sous l'apparence d'une brute épaisse en carapace de cuir cloutée, et sur sur certains morceaux une base de voix profonde et gutturale venue de je ne sais où (j'aurais du mal à comprendre lequel des musiciens produisait cette voix-là). Un régal pour le photographe. Un régal pour le curieux de musique du monde. Une découverte très étonnante.



Je terminerai la soirée un peu en avance sur Aloe Blacc sur la grande scène. Efficacité est le maître mot du set. Un véritable show millimétré. Une soul impeccable et très accrocheuse avec un leader très mobile et qui fait le spectacle à lui tout seul, outre la présence d'un ensemble de musiciens percutants ; une collection de costumes de trois pièces déversant une musique comme on les aime dans la soul music. Classe et efficace. Il est 2 heures du matin je remonte jusqu'au... 17ème parking. Je vais me coucher.

(plus de photos prochainement)


 


I Muvrini : actuellement en concert 


  3 étoiles
I Muvrini + les Grands Ducs video
le 18 mars 2013 - Silo, Marseille (par Emmanuel)
 

  5 étoiles
I MUVRINI
le 14 Décembre 2008 - Salle de l'amphy à YUTZ en moselle (par DANIEL BACHELIER)
 

I Muvrini (Les Voix Du Gaou 2006)
le 15 juillet 2006 - Presqu'île du Gaou - Six Fours les Plages (par G)
 

  5 étoiles
I MUVRINI
le 13 DECEMBRE 2005 - Le vinci audit F PREMIER TOURS (par JACJAC)
 

  1 étoiles
i muvrini
le 20 mars 2004 - paris stade de france (nuit celtique) (par leiacorsica)
 

Moussu T e lei Jovents : actuellement en concert 


  4 étoiles
Massilia Sound System
le 14 décembre 2012 - Le Moulin Marseille (par Gabrielle Olga)
 

  4 étoiles
Massilia Baleti
le 10 Octobre 2012 - Le Moulin (Marseille) (par Bertrand 13rugissant)
 

  5 étoiles
Moussu T E Lei Jovents + Rit Vs Papet-J
le 4 décembre 2010 - Oméga Live - Toulon (par Flag)
 

  4 étoiles
Arno + Hindi Zahra + Moussu T e lei Jovents + GiedRé
le 16 octobre 2010 - Fiesta des Suds - Marseille (par Boby)
 

  5 étoiles
Moussu T e lei Jovents & le Jaz Ciotaden
le 25 juin 2010 - Esplanade de la Major - Marseille (par Guillaume B)
 

Yael Naim : actuellement en concert 


  5 étoiles
Yael Naim + Kid with no eyes video
le 05 février 2011 - Espace Julien - Marseille (par Pierre-Adrien Berton)
 

  4 étoiles
Charlie Winston + Yael Naim
le 13 novembre 2008 - Folies Bergères Paris (par july)
 

  2 étoiles
Les Escales du Cargo : Yael Naim + The Do
le 24 juillet 2008 - Théâtre Antique - Arles (par Mc Yavell)
 

  4 étoiles
Yael Naim + Spleen video
le 24 avril 2008 - Espace Julien - Marseille (par Pirlouiiiit)
 

Professor 


  5 étoiles
Professor
le 2 octobre 2012 - Le Divan du monde - Paris (par Lebonair)
 

  5 étoiles
Groundation + Broussaï
le 31 mai 2011 - Olympia - Paris (par lebonair)
 

Le festival Le Week End des Curiosités : concerts et billetterieLe festival Villette Sonique : concerts et billetterieLe festival Fivestival : concerts et billetterieLe festival 3 Eléphants Festival : concerts et billetterieLe festival CrossOver Festival : concerts et billetterieLe festival Rock'n Tarn : concerts et billetterieLe festival Micro action : concerts et billetterieLe festival Music To Rock The Nation : concerts et billetterieLe festival Festival Couleurs Urbaines : concerts et billetterieLe festival Optimus Primavera Sound Porto : concerts et billetterie
Copyright © Neolab Production 2000-2013. Reproduction totale ou partielle interdite sans accord préalable.
Conditions générales d'utilisation