Critique de concert Opossum + Capoiera Brazil

Pour me rendre à ce concert, j’étais tellement motivé que j’ai traversé la moitié de la ville à pied, à savoir un petit aller-retour Porte d’Aix-rue Ferrari plutôt sympathique quoique relativement essoufflant. Il faut dire qu’il y avait de quoi car Opossum, seul en tête d’affiche, en pleine semaine, au Poste à Galène, ce n’est pas tous les jours tout de même.
On a rarement la chance (pour l’instant en tout cas) de pouvoir assister à un concert d’au moins une heure et demie de ce quatuor marseillais de charme et d’élite.


Pour rajouter à l’originalité de la prestation, la première partie
était assurée par le collectif "aixois" Capoïera Brazil. Les
différents protagonistes s’étaient rassemblés devant la scène, réalisant des petites démos individuelles ou en duo, accompagnés par le son des djembés, berimbos et autres incantations "vodoos". Tout ceci était fort sympathique et quelle ne fut pas ma surprise quand je me suis rendu compte que Jean-Philippe Barrios, batteur d’Opossum, faisait partie intégrante du collectif et qu’il se débrouillait ma foi fort bien (même si mon regard de néophyte fan d’Opossum n’était, il est vrai, pas très objectif). Un bonne demie-heure de Capoiera donc, puis une petite vingtaine de minutes en plus d’attente et le grand moment arrive enfin.


Comme à leur nouvelle accoutumée, les 4 membres du groupe pénètrent sur scène en sortie de bain pour une démonstration de danse Hip-Hop au top du top. Puis le rythme s’accélère d’emblée avec Le Moustique, Go West et Japanese Tourist. Trois morceaux qui mettent d’entrée de jeu le public en folie (il devait y avoir peut-être 150 personnes dont la moitié au moins étaient conquis d’avance). Ils enchaînent ensuite trois autres morceaux "moins connus" : Le premier amour, Turtle et Le crapaud et la princesse avant le morceau ultime qui risque de rester à jamais mon préféré de loin à savoir the song of the Pizza man.


Cette chanson, qui est l’une des premières qu’ils aient écrite, si ce n’est la toute première, a sur moi l’effet d’un tube entier de GuronsanÒ injecté en intra veineuse. Alors qu’elle devait durer à l’origine peut-être 7 minutes, elle se prolonge désormais pendant un bon quart d’heure de bonheur absolu, donnant à n’importe qui l’envie de sauter dans tous les sens en criant "I wanna hear the sound of the Pizza man…Paaarty, I wanna a Pi.Aïe.Dzi.Dzi.Hey !!!". C’est de la folie !!!
Pas le temps de souffler, car c’est l’arrivée de la Diva incarnée à merveille par la (une fois de plus) splendide Anaïs Croze avant le très très joli La vie est dure. Shopping permet à nouveau aux motivés de se dégourdir les jambes en faisant "n’importe quoi" même si tout cela reste très consensuel au grand désespoir de Jean-Philippe et de son compère guitariste aux talents multiples Christophe Rodomisto. Tout au long du concert Gaël Charles le plus bassiste des 4
marsupiaux ne s’endort pas sur ses lauriers non plus.


Il nous gratifiera d’ailleurs d’un magnifique tour de chant d’autant plus hilarant que c’est à ce moment là que son petit air de Francis Lalanne (mais sans Joey Star fort heureusement) ressortait le plus.
Ensuite c’est l’heure de partir en Patagonie à dos de bisons pour un
Patchanga vraiment mémorable avant l’ode aux Gauchers à
la fois touchante et très vraie. Bien entendu, un esprit torturé par ses convictions politiques comme le mien ne peut s’empêcher d’y voir un gentil clin d’œil aux idées, même si tout ceci reste un pur fantasme (mais quelque part, ça me fait du bien de croire à cette allusion)… Pour clore la première partie de leur prestation, les Opossum interprètent un morceau plus ancien qui à la toute première écoute ne m’avait pas plus marqué que cela.


Or ce soir là, le coté "punk" du refrain m’a follement séduit et j’ai perçu cette chanson complètement différemment.
Le quatuor s’éclipse alors quelques instants pour mieux se faire désirer et il revient avec une toute nouvelle compo Au parc des Expositions que je qualifierai de "trash-guinguette", un style qui leur sied à ravir.
Le fait de découvrir ce morceau fraîchement terminé et qui va certainement subir encore des petits remaniements, fut un réel plaisir d’autant qu’il était au moins aussi bon qu’original et aussi parce qu’après les avoir vu déjà quatre fois, j’avais quasiment fait le tour complet de leur répertoire.
Je découvre ensuite un ancien morceau Broadway, moins tripant à mon goût (mais bon on ne peut pas être à 10 000 à chaque morceau non plus…)avant leur seconde évasion. Le public qui était… bon… on ne peut pas dire excellent non plus (ça reste le public marseillais voire français en général c’est à dire un p’tit peu coincé sur les bords) mais disons dans une bonne moyenne, a donné l’occasion par ses acclamations aux 4 survoltés de terminer le concert sur une note douce avec le très apaisant Farniente.


Vous l’aurez compris ce jeudi soir au Poste à Galène était à marquer
d’une pierre blanche. La prestation d’Opossum était stupéfiante, envoûtante et surexcitante. J’allais dire comme toujours mais il est vrai que ce concert là était peut-être encore mieux que tous les précédents, le groupe ayant acquis au fil du temps et des concerts, de la maturité tant au niveau du son, du jeu de scène, des compos et du jeu en lui-même. Deux choses sont sûres : 1) c’était un réel plaisir voire un délice et 2) si vraiment un groupe marseillais devait exploser cette année sur la scène nationale, ce devrait tout logiquement être celui-ci ! Malheureusement la logique actuelle
du profit à outrance dans l’industrie du disque (comme ailleurs) se
répand comme la gangrène au détriment de l’originalité et de l’authenticité des artistes et laisse ainsi très peu de place à la logique du mérite et du talent. Je leur souhaite tout de même de tout cœur bonne chance notamment pour leur sélection toute récente au Printemps de Bourges
En résumé, points positifs du concert : Tout ; points négatifs : Rien !


P.S 1 : je n’ai rien dit encore une fois sur l’animation vidéo live
assurée par Anonymal non pas parce que ce n’était pas bien, au contraire le peu de fois où j’ai jeté un coup d’œil sur l’écran, les images se mariaient à merveille avec la musique et les paroles. Je pense notamment aux extraits de Dirty dancing pendant Le premier amour, c’était à mourir de rire. Mais le fait est que l’écran était cette fois encore situé sur le coté de la salle et comme d’hab j’avais le visage constamment rivé vers la scène. Sorry !
P.S 2: désolé aussi pour le retard de la chronique et pour les retranscriptions hasardeuses de paroles mais moi aussi "J’gueule les
refrains en anglais même si j’l’ai comprend pas" parfaitement…
Photos Pilouiiiit
On a rarement la chance (pour l’instant en tout cas) de pouvoir assister à un concert d’au moins une heure et demie de ce quatuor marseillais de charme et d’élite.


Pour rajouter à l’originalité de la prestation, la première partie
était assurée par le collectif "aixois" Capoïera Brazil. Les
différents protagonistes s’étaient rassemblés devant la scène, réalisant des petites démos individuelles ou en duo, accompagnés par le son des djembés, berimbos et autres incantations "vodoos". Tout ceci était fort sympathique et quelle ne fut pas ma surprise quand je me suis rendu compte que Jean-Philippe Barrios, batteur d’Opossum, faisait partie intégrante du collectif et qu’il se débrouillait ma foi fort bien (même si mon regard de néophyte fan d’Opossum n’était, il est vrai, pas très objectif). Un bonne demie-heure de Capoiera donc, puis une petite vingtaine de minutes en plus d’attente et le grand moment arrive enfin.


Comme à leur nouvelle accoutumée, les 4 membres du groupe pénètrent sur scène en sortie de bain pour une démonstration de danse Hip-Hop au top du top. Puis le rythme s’accélère d’emblée avec Le Moustique, Go West et Japanese Tourist. Trois morceaux qui mettent d’entrée de jeu le public en folie (il devait y avoir peut-être 150 personnes dont la moitié au moins étaient conquis d’avance). Ils enchaînent ensuite trois autres morceaux "moins connus" : Le premier amour, Turtle et Le crapaud et la princesse avant le morceau ultime qui risque de rester à jamais mon préféré de loin à savoir the song of the Pizza man.


Cette chanson, qui est l’une des premières qu’ils aient écrite, si ce n’est la toute première, a sur moi l’effet d’un tube entier de GuronsanÒ injecté en intra veineuse. Alors qu’elle devait durer à l’origine peut-être 7 minutes, elle se prolonge désormais pendant un bon quart d’heure de bonheur absolu, donnant à n’importe qui l’envie de sauter dans tous les sens en criant "I wanna hear the sound of the Pizza man…Paaarty, I wanna a Pi.Aïe.Dzi.Dzi.Hey !!!". C’est de la folie !!!
Pas le temps de souffler, car c’est l’arrivée de la Diva incarnée à merveille par la (une fois de plus) splendide Anaïs Croze avant le très très joli La vie est dure. Shopping permet à nouveau aux motivés de se dégourdir les jambes en faisant "n’importe quoi" même si tout cela reste très consensuel au grand désespoir de Jean-Philippe et de son compère guitariste aux talents multiples Christophe Rodomisto. Tout au long du concert Gaël Charles le plus bassiste des 4
marsupiaux ne s’endort pas sur ses lauriers non plus.


Il nous gratifiera d’ailleurs d’un magnifique tour de chant d’autant plus hilarant que c’est à ce moment là que son petit air de Francis Lalanne (mais sans Joey Star fort heureusement) ressortait le plus.
Ensuite c’est l’heure de partir en Patagonie à dos de bisons pour un
Patchanga vraiment mémorable avant l’ode aux Gauchers à
la fois touchante et très vraie. Bien entendu, un esprit torturé par ses convictions politiques comme le mien ne peut s’empêcher d’y voir un gentil clin d’œil aux idées, même si tout ceci reste un pur fantasme (mais quelque part, ça me fait du bien de croire à cette allusion)… Pour clore la première partie de leur prestation, les Opossum interprètent un morceau plus ancien qui à la toute première écoute ne m’avait pas plus marqué que cela.


Or ce soir là, le coté "punk" du refrain m’a follement séduit et j’ai perçu cette chanson complètement différemment.
Le quatuor s’éclipse alors quelques instants pour mieux se faire désirer et il revient avec une toute nouvelle compo Au parc des Expositions que je qualifierai de "trash-guinguette", un style qui leur sied à ravir.
Le fait de découvrir ce morceau fraîchement terminé et qui va certainement subir encore des petits remaniements, fut un réel plaisir d’autant qu’il était au moins aussi bon qu’original et aussi parce qu’après les avoir vu déjà quatre fois, j’avais quasiment fait le tour complet de leur répertoire.
Je découvre ensuite un ancien morceau Broadway, moins tripant à mon goût (mais bon on ne peut pas être à 10 000 à chaque morceau non plus…)avant leur seconde évasion. Le public qui était… bon… on ne peut pas dire excellent non plus (ça reste le public marseillais voire français en général c’est à dire un p’tit peu coincé sur les bords) mais disons dans une bonne moyenne, a donné l’occasion par ses acclamations aux 4 survoltés de terminer le concert sur une note douce avec le très apaisant Farniente.


Vous l’aurez compris ce jeudi soir au Poste à Galène était à marquer
d’une pierre blanche. La prestation d’Opossum était stupéfiante, envoûtante et surexcitante. J’allais dire comme toujours mais il est vrai que ce concert là était peut-être encore mieux que tous les précédents, le groupe ayant acquis au fil du temps et des concerts, de la maturité tant au niveau du son, du jeu de scène, des compos et du jeu en lui-même. Deux choses sont sûres : 1) c’était un réel plaisir voire un délice et 2) si vraiment un groupe marseillais devait exploser cette année sur la scène nationale, ce devrait tout logiquement être celui-ci ! Malheureusement la logique actuelle
du profit à outrance dans l’industrie du disque (comme ailleurs) se
répand comme la gangrène au détriment de l’originalité et de l’authenticité des artistes et laisse ainsi très peu de place à la logique du mérite et du talent. Je leur souhaite tout de même de tout cœur bonne chance notamment pour leur sélection toute récente au Printemps de Bourges
En résumé, points positifs du concert : Tout ; points négatifs : Rien !


P.S 1 : je n’ai rien dit encore une fois sur l’animation vidéo live
assurée par Anonymal non pas parce que ce n’était pas bien, au contraire le peu de fois où j’ai jeté un coup d’œil sur l’écran, les images se mariaient à merveille avec la musique et les paroles. Je pense notamment aux extraits de Dirty dancing pendant Le premier amour, c’était à mourir de rire. Mais le fait est que l’écran était cette fois encore situé sur le coté de la salle et comme d’hab j’avais le visage constamment rivé vers la scène. Sorry !
P.S 2: désolé aussi pour le retard de la chronique et pour les retranscriptions hasardeuses de paroles mais moi aussi "J’gueule les
refrains en anglais même si j’l’ai comprend pas" parfaitement…
Photos Pilouiiiit
Signature : Dazuntski
le 26/01/2003
Photographe : pirlouiiiit
Envoyer un message à pirlouiiiit
Voir toutes les critiques de concert photographiées par pirlouiiiit
Copyright © Neolab Production 2000-2012. Reproduction totale ou partielle interdite sans accord préalable.
Conditions générales d'utilisation
Conditions générales d'utilisation






















