Critique de concert Festival Marsatac 2011 (jour 3)

Ca a faillit être la chronique " je suis trop vieux pour ces conneries ", mais finalement pas tout à fait…Peut-être l’année prochaine ? J’ai lu que pour sa 13e année d’existence l’équipe Marsatac considère rentrer dans son " adolescence ".

Et effectivement c’est un peu ça : les 2/3 des artistes programmés ce soir dépassent difficilement les 25 ans d’âge (je parle pas des années de carrière) et au niveau des spectateurs la tranche la plus présente est sans doute les 16-22 ans ; l’âge moyen des spectateurs étant sans doute la conséquence de la programmation.
Je ne suis pas en train de faire de l’anti jeunes de base. Les jeunes c’est bien ça croit encore à l’utopie rock’n’roll, en un monde meilleur, et à ces grands rassemblements festifs…Alors que les " vieux " pour les bouger, surtout à Marseille, il faut leur promettre cocaïne, partouze et Bob Dylan en dj, bref, " des trucs de vieux "…

Non, la critique va plutôt à la programmation, en plus de Death in Vegas il aurait été agréable d’avoir un autre artiste confirmé (comprenez un artiste " vieux " pour spectateurs à calvitie et à rhumatismes…) [note de moi-même à moi-même : mais non, t’es ouf on a déjà ça à Marseille, ça s’appelle la Fiesta des suds…lol jeune homme lol], histoire de mélanger un peu plus les genres et les générations.

En bon marseillais, j’arrive un peu tardivement (bon les navettes rtm gratuites n’étaient pas aussi très fréquentes…) du coup je rate le chanteur pop casqué Cascadeur. J’arrive alors qu’il remercie les spectateurs d’une voix un peu timide. Au-delà du visuel marketing à la Daftpunk, ça avait l’air bien…Tant pis.

Comme je suis " vieux ", je suis surtout venu pour Death in Vegas qui est quand même mon groupe électronique favori de ces 15 dernières années. (déjà vus aux eurockéennes). Marsatac est gentil il a programmé tôt pour les rhumatisants. Donc pas de préliminaires, voyage direct pour les atmosphères (souvent) sombres de Death in Vegas.

Ils nous expédient un de leur tube, Dirge, dès le deuxième titre. Le chanteur de ce soir s’en tire pas mal pour imiter la voix féminine originale. Autour de moi de jolies (ou pas) jeunes filles s’auto-photographient en train de danser et posteront sans doute ça demain pour leurs amis virtuels, c’est mignon ou triste au choix…

Le duo (mais est-ce toujours un duo ? il me semble que non et que Death in Vegas est devenu un projet solo celui de Richard Fearless) de machinistes est accompagné ce soir par plusieurs musiciens dont un guitariste chevelu qui bouge plus ses cheveux qu’il ne gratte sa six cordes, étant donné qu’il y a beaucoup de samples et pas toujours de guitare…
Ca donne parfois une impression de playback, d’autant que c’est carré de chez carré, mais je ne pense pas : le batteur a bien fini par me convaincre du contraire avec des parties bien tripantes vers la fin du set !

Les ambiances sont donc souvent sombres avec une voix un peu d’outre tombe, et au niveau visuel on a droit à des silhouettes sans visages étant donné le tamisage des éclairages. Ils jouent essentiellement des titres du tout nouvel album (que je n’ai pas) vu que je ne connais presque rien (dommage des titres krautrock de Satan’s circus " ça m’aurait fait plaisir).

Le concert est sympa mais ça ne décolle pas non plus totalement. Sauf peut-être les quatre derniers morceaux où ils enchaînent un (nouveau) titre où le batteur fait nettement entendre qu’il ne fait pas semblant de jouer sur une boîte à rythme, puis c’est Aicha, titre qui les avait fait découvrir à l’époque avec la voix samplée du bon " vieux "( !!!) Iggy. Puis le tube des tubes Hands around my throat qui réussit même à faire sauter les jeunes gens…pourtant c’est pas du speed non plus…putaing ça a une de ces pêches un jeune quand même ! Ca te ferait un pogo sur du Bjork !

Bon deuxième critique de la soirée : les churros ils étaient pas tellement bons ! A " plages de rock " pour le même prix on avait des super churros avec (un peu) de nutella… Changez de vendeur ou je reviens plus, merci.
Bon j’ai oublié de parler de la configuration Marsatac dans la Friche belle de mai et de l’acoustique ! Donc : je me demande finalement si c’est pas carrément mieux qu’au J4 ! Les salles de la Cartonnerie et de la Seita ont un super rendu au niveau acoustique et la déco Marsatac a rendu les déambulations dans la friche vraiment agréables alors que ce n’est pas un lieu que j’adore à la base...

Après ces fades churros que je ne finirai pas, retour dans la salle de la cartonnerie pour le dj français Yuksek en mode groupe ce soir. Finalement c’était beaucoup plus supportable en clip : la magie des images ou comment faire vendre de la merde…Là en live c’est carrément nul. Au niveau visuel ça me fait penser à un épisode des Bisounours et au niveau son ça m’a provoqué un flashback très désagréable sur Début de soirée. Je quitte donc précipitamment la salle avant de me vomir dessus.

Et dehors c’est pas trop mieux, quoiqu’un peu plus drôle, des dizaines de jeunes (oui j’ai bien dis " jeunes ") dorment affalés les uns sur les autres. Ca s’ennuie vite un jeune quand même…z’ont pas l’air bourrés en plus…enfin pour le coup je vous comprends !

Finalement de toute la soirée l’ambiance vraiment festive se trouve dehors du côté de la scène esplanade qui programme seulement des dj plutôt " boum boum ". Je ne m’y attarde pas malgré l’ambiance c’est pas mon genre [j’ai volontairement boycotté le Cabaret aléatoire : trop de mauvais souvenirs auditifs dans cette salle et rien qui me dit vraiment au programme…]

Donc direction la salle Seita pour les français de Housse de Racket, pas mal le nom volontairement à la con mais finalement ils ne sont pas aussi " drôles " que leur nom. Au contraire ils sont même très crédibles ! Ca joue ! Trois très bons musiciens. Ils assurent aussi les parties de chant à trois, ce qui donne aussi de l’épaisseur à leur musique. Les mélodies sont plutôt bonnes. Leurs compos font preuve d’une belle maturité et trouvent leurs forces et leur originalité dans les sonorités du clavier. Voilà voilà ça aurait pu être une bonne chronique et un bon concert mais il y a un mais voire plusieurs mais…

Le pire côtoie souvent le meilleur : le chanteur principal (très bon guitariste au demeurant) chante épouvantablement faux par moment (surtout quand il chante en français). M’a bien écorché les oreilles à moi en tout cas ! Et puis, ces jeunes gens savent créer des bons climats mais dommage qu’ils enchaînent souvent sur les pires plans putassiers de l’histoire récente du disco rock…Donc là aussi je pars et vu l’heure (pas loin de 3h) j’ai presque envie de partir pour de bon.

Ca aurait été regrettable car le gros truc de la soirée (c’est encore mon syndrome last night a dj saved my life) ça va être le set de Mondkopf, jeune dj toulousain qui " joue " avec son portable. Comme quoi encore une fois c’est pas forcément les " vrais " musiciens qui font la meilleure musique ! Et c’est un des (rares ?) avantages de la technologie.

Mondkopf nous la joue Kraftwerk à lui tout seul : une musique plutôt lugubre et robotique avec des sonorités qui évoquent la chaîne de montage d’avant l’apocalypse. Vous vous rappelez quand tout le monde ou presque travaillait et que les gens étaient des petits écrous bien huilés.
La musique de Mondkopf est soulignée de manière assez hypnotique par des images abstraites en noir et blanc créées par le collectif Trafik. Ca pourrait être très angoissant tout ça et il est même plutôt bizarre de danser là-dessus. Mais finalement non il y a quelque chose de réconfortant dans cette expérience. On est même pas loin de toucher au génie tant l’harmonie entre les images et le son finit par créé une espèce de symbiose.
Donc finalement merci Marsatac pour cette découverte et à une prochaine !...
Beaucoup plus de photos (et mini vidéos) de cette longue soirée par Pirlouiiiit par là

Et effectivement c’est un peu ça : les 2/3 des artistes programmés ce soir dépassent difficilement les 25 ans d’âge (je parle pas des années de carrière) et au niveau des spectateurs la tranche la plus présente est sans doute les 16-22 ans ; l’âge moyen des spectateurs étant sans doute la conséquence de la programmation.
Je ne suis pas en train de faire de l’anti jeunes de base. Les jeunes c’est bien ça croit encore à l’utopie rock’n’roll, en un monde meilleur, et à ces grands rassemblements festifs…Alors que les " vieux " pour les bouger, surtout à Marseille, il faut leur promettre cocaïne, partouze et Bob Dylan en dj, bref, " des trucs de vieux "…

Non, la critique va plutôt à la programmation, en plus de Death in Vegas il aurait été agréable d’avoir un autre artiste confirmé (comprenez un artiste " vieux " pour spectateurs à calvitie et à rhumatismes…) [note de moi-même à moi-même : mais non, t’es ouf on a déjà ça à Marseille, ça s’appelle la Fiesta des suds…lol jeune homme lol], histoire de mélanger un peu plus les genres et les générations.

En bon marseillais, j’arrive un peu tardivement (bon les navettes rtm gratuites n’étaient pas aussi très fréquentes…) du coup je rate le chanteur pop casqué Cascadeur. J’arrive alors qu’il remercie les spectateurs d’une voix un peu timide. Au-delà du visuel marketing à la Daftpunk, ça avait l’air bien…Tant pis.

Comme je suis " vieux ", je suis surtout venu pour Death in Vegas qui est quand même mon groupe électronique favori de ces 15 dernières années. (déjà vus aux eurockéennes). Marsatac est gentil il a programmé tôt pour les rhumatisants. Donc pas de préliminaires, voyage direct pour les atmosphères (souvent) sombres de Death in Vegas.

Ils nous expédient un de leur tube, Dirge, dès le deuxième titre. Le chanteur de ce soir s’en tire pas mal pour imiter la voix féminine originale. Autour de moi de jolies (ou pas) jeunes filles s’auto-photographient en train de danser et posteront sans doute ça demain pour leurs amis virtuels, c’est mignon ou triste au choix…

Le duo (mais est-ce toujours un duo ? il me semble que non et que Death in Vegas est devenu un projet solo celui de Richard Fearless) de machinistes est accompagné ce soir par plusieurs musiciens dont un guitariste chevelu qui bouge plus ses cheveux qu’il ne gratte sa six cordes, étant donné qu’il y a beaucoup de samples et pas toujours de guitare…
Ca donne parfois une impression de playback, d’autant que c’est carré de chez carré, mais je ne pense pas : le batteur a bien fini par me convaincre du contraire avec des parties bien tripantes vers la fin du set !

Les ambiances sont donc souvent sombres avec une voix un peu d’outre tombe, et au niveau visuel on a droit à des silhouettes sans visages étant donné le tamisage des éclairages. Ils jouent essentiellement des titres du tout nouvel album (que je n’ai pas) vu que je ne connais presque rien (dommage des titres krautrock de Satan’s circus " ça m’aurait fait plaisir).

Le concert est sympa mais ça ne décolle pas non plus totalement. Sauf peut-être les quatre derniers morceaux où ils enchaînent un (nouveau) titre où le batteur fait nettement entendre qu’il ne fait pas semblant de jouer sur une boîte à rythme, puis c’est Aicha, titre qui les avait fait découvrir à l’époque avec la voix samplée du bon " vieux "( !!!) Iggy. Puis le tube des tubes Hands around my throat qui réussit même à faire sauter les jeunes gens…pourtant c’est pas du speed non plus…putaing ça a une de ces pêches un jeune quand même ! Ca te ferait un pogo sur du Bjork !

Bon deuxième critique de la soirée : les churros ils étaient pas tellement bons ! A " plages de rock " pour le même prix on avait des super churros avec (un peu) de nutella… Changez de vendeur ou je reviens plus, merci.
Bon j’ai oublié de parler de la configuration Marsatac dans la Friche belle de mai et de l’acoustique ! Donc : je me demande finalement si c’est pas carrément mieux qu’au J4 ! Les salles de la Cartonnerie et de la Seita ont un super rendu au niveau acoustique et la déco Marsatac a rendu les déambulations dans la friche vraiment agréables alors que ce n’est pas un lieu que j’adore à la base...

Après ces fades churros que je ne finirai pas, retour dans la salle de la cartonnerie pour le dj français Yuksek en mode groupe ce soir. Finalement c’était beaucoup plus supportable en clip : la magie des images ou comment faire vendre de la merde…Là en live c’est carrément nul. Au niveau visuel ça me fait penser à un épisode des Bisounours et au niveau son ça m’a provoqué un flashback très désagréable sur Début de soirée. Je quitte donc précipitamment la salle avant de me vomir dessus.

Et dehors c’est pas trop mieux, quoiqu’un peu plus drôle, des dizaines de jeunes (oui j’ai bien dis " jeunes ") dorment affalés les uns sur les autres. Ca s’ennuie vite un jeune quand même…z’ont pas l’air bourrés en plus…enfin pour le coup je vous comprends !

Finalement de toute la soirée l’ambiance vraiment festive se trouve dehors du côté de la scène esplanade qui programme seulement des dj plutôt " boum boum ". Je ne m’y attarde pas malgré l’ambiance c’est pas mon genre [j’ai volontairement boycotté le Cabaret aléatoire : trop de mauvais souvenirs auditifs dans cette salle et rien qui me dit vraiment au programme…]

Donc direction la salle Seita pour les français de Housse de Racket, pas mal le nom volontairement à la con mais finalement ils ne sont pas aussi " drôles " que leur nom. Au contraire ils sont même très crédibles ! Ca joue ! Trois très bons musiciens. Ils assurent aussi les parties de chant à trois, ce qui donne aussi de l’épaisseur à leur musique. Les mélodies sont plutôt bonnes. Leurs compos font preuve d’une belle maturité et trouvent leurs forces et leur originalité dans les sonorités du clavier. Voilà voilà ça aurait pu être une bonne chronique et un bon concert mais il y a un mais voire plusieurs mais…

Le pire côtoie souvent le meilleur : le chanteur principal (très bon guitariste au demeurant) chante épouvantablement faux par moment (surtout quand il chante en français). M’a bien écorché les oreilles à moi en tout cas ! Et puis, ces jeunes gens savent créer des bons climats mais dommage qu’ils enchaînent souvent sur les pires plans putassiers de l’histoire récente du disco rock…Donc là aussi je pars et vu l’heure (pas loin de 3h) j’ai presque envie de partir pour de bon.

Ca aurait été regrettable car le gros truc de la soirée (c’est encore mon syndrome last night a dj saved my life) ça va être le set de Mondkopf, jeune dj toulousain qui " joue " avec son portable. Comme quoi encore une fois c’est pas forcément les " vrais " musiciens qui font la meilleure musique ! Et c’est un des (rares ?) avantages de la technologie.

Mondkopf nous la joue Kraftwerk à lui tout seul : une musique plutôt lugubre et robotique avec des sonorités qui évoquent la chaîne de montage d’avant l’apocalypse. Vous vous rappelez quand tout le monde ou presque travaillait et que les gens étaient des petits écrous bien huilés.
La musique de Mondkopf est soulignée de manière assez hypnotique par des images abstraites en noir et blanc créées par le collectif Trafik. Ca pourrait être très angoissant tout ça et il est même plutôt bizarre de danser là-dessus. Mais finalement non il y a quelque chose de réconfortant dans cette expérience. On est même pas loin de toucher au génie tant l’harmonie entre les images et le son finit par créé une espèce de symbiose.
Donc finalement merci Marsatac pour cette découverte et à une prochaine !...
Beaucoup plus de photos (et mini vidéos) de cette longue soirée par Pirlouiiiit par là
Signature : roohakimle 03/10/2011
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Photographe : pirlouiiiit
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le 01 octobre 2011 - Friche Belle de Mai, Marseille (par Pirlouiiiit)

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le 01 octobre 2011 - Friche Belle de Mai, Marseille (par Pirlouiiiit)
Friche Belle de Mai - Marseille


le 01 octobre 2011 - Friche Belle de Mai, Marseille (par Pirlouiiiit)
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