Suivez nous :facebooktwitterflux concerts
Mercredi 19 juin 2013 : 10339 concerts, 22026 critiques de concert, 4866 critiques de CD.

Critique de concert Noisettes + Yann Tiersen + Ebony Bones + DANANANANAYKROYD + School Of Seven Bells + Faith No More + Zone Libre VS Casey & B. James + Kitty Daisy And Lewis + The Asteroids Galaxy Tour + The Horrors + Calvin Harris (Rock en Seine 2009)


Noisettes + Yann Tiersen + Ebony Bones + DANANANANAYKROYD + School Of Seven Bells + Faith No More + Zone Libre VS Casey & B. James + Kitty Daisy And Lewis + The Asteroids Galaxy Tour + The Horrors + Calvin Harris (Rock en Seine 2009) en concert


5 étoiles, concert à ne pas manquer

Jaime




L’excellente deuxième journée du festival Rock en Seine a complètement fait oublier l’annulation d’Oasis la veille… A une ou deux exceptions près (Faith No More et les ridiculissimes Offspring), les concerts réussis se sont succédés à un rythme effréné sur le superbe site du Parc de Saint-Cloud.



Seul problème ? La poussière, assez infernale à cause du persistant soleil, mais c’est là la rançon du succès quand 30 000 personnes se pressent chaque jour dans les allées d’un festival. Il faudra juste prévoir un budget arrosage pour l’année prochaine, si le réchauffement de la planète se confirme… Compte rendu d’une réjouissante journée passée en agréable compagnie.






Kitty Daisy And Lewis

Très belle ouverture avec le trio londonien Kitty Daisy And Lewis, une bande de gamins ultra doués pour trousser des chansons enlevées, entraînantes et super vintage. Malgré leur jeune age, on annonce 16 ans en moyenne, ils maîtrisent parfaitement l’art du songwriting et savent jouer de leurs instrument comme de vieux pros. Papa (discret…), à la guitare, et maman (qui n’a pas l’air commode à la contrebasse !) complètent le line up, permettant à leur progéniture de casser la baraque en échangeant leurs instruments (guitares, micros, batterie… ). Les voix sont parfaitement assurées, les rythmes balancent sévèrement et le rockabilly/rhythm and blues proposé a de quoi booster le festivalier pour la journée entière. La jeune troupe a en plus le sens du spectacle : elle fait tranquillement le show dans ses costumes des années 30, tout en invitant un trompettiste vétéran aussi hilare que très en forme quand il s'agit de souffler dans son outil de travail. Belle découverte.




Noisettes

Sur la grande scène et malheureusement en même temps que les imparables excentriques de Cheveu sur la scène de l’industrie, les Noisettes font un carton avec leur pop ‘n soul rock calibrée pour faire tourner la tête de la Terre entière. Emmenée par une chanteuse aussi divine vocalement que physiquement, le power trio s’en donne à cœur joie avec son répertoire en or massif. Les envolées lyriques succèdent aux passages langoureux, les décharges rock ‘n roll sont adoucies peu après par une rhythm and soul enjôleuse. C’est classe et servi très chaud par un groupe maîtrisant parfaitement son sujet. L’ingé son aurait pu avoir la bonne idée de mettre moins de basse dans le mix (notre pantalon vibrait, ce qui peut être sympa mais bon hein, heu, en d’autres occasions… ) mais à part ça rien à redire… Ah, si, juste une chose, le show très chaud de la vocaliste/bassiste (danses sexy, pied sur les retours, tenue moulante, escalade des structures et séances d’étirements… ) est une véritable torture morale pour tout homme hétérosexuel normalement constitué. Aie, Aie, Aie !!!




The Asteroids Galaxy Tour

Juste après les Danois de The Asteroids Galaxy Tour paraissent bien fades en comparaison, et ce malgré leur évidente bonne volonté doublée d'un désir de faire danser les gens. Emmenés par une chanteuse ayant un joli (mais un peu linéaire) timbre de voix, la troupe bigarrée déroule son set comme à la parade, mais l’on sent que tout cela est rendu un peu mécanique par la longueur de la tournée promotionnelle. Un concert idéal pour se reposer à l’ombre des arbres du Parc de Saint-Cloud.




Ebony Bones

Juste après, Ebony Bones en fait des kilos dès son arrivée sur les planches… On a sans doute un peu trop vu cet excellent groupe pour apprécier ce set expédié en plein jour. Pour éviter la fatigue due à l’harassante série de concerts, la bande de guerriers scéniques a semble t-il bu des litres d’alcool, ce qui n’est pas une très brillante idée en plein après midi sous une soleil de plomb. Cela donne donc un joyeux bordel électro funk en disco punk world entrecoupé d’exaspérantes harangues de chanteuse ("Wrock an sine !"). Quand notre quota de cris hystériques entre les morceaux est atteint, voire dépassé, on quitte les lieux sans demander notre reste. Attention, l’abus d’alcool par les artistes peut parfois être dangereux pour la santé des oreilles des festivaliers.





DANANANANAYKROYD

Alors là, c’est la claque ! On parlait d’hystérie à l’instant, et bien voilà une belle bande de petits agités qui savent admirablement la canaliser pour en faire des morceaux déments entre Arcade Fire, At The Drive In, Fugazi, Rage Agaisnt The Machine, Sonic Youth et Pavement. Leur nom ? DANANANANAYKROYD ! Sous ce vocable référencé cinématographiquement se cache un groupe de Glasgow monté sur ressorts soniques hardcore ‘n pop, faisant des bons punk et dérapant gravement dans le bruitisme assumé.



Voilà un combo qui ridiculise durablement toutes les plaies pseudo punk et surtout très commerciales à la Offspring ou à la Blink 182 (les fans de ces deux groupes qui ont dépassé l’age de 15 ans doivent impérativement consulter un médecin dans les plus brefs délais). Les gars de DANANANANAYKROYD savent être accrocheurs et festifs (voire presque pop !) en proposant une musique hyper extrême et sauvagement rock ‘n roll. Une gageure qui ne semble pas leur poser de problème particulier. A voir absolument sur scène si le groupe passe à moins de 1000 kilomètres de chez vous.







L’angle Mort : Zone Libre VS Casey & B. James

On enchaîne avec un autre combo de furieux, L’angle Mort aka Zone Libre VS Casey & B. James. Le groupe emmené par le guitariste Serge Teyssot-Gay et la rappeuse Casey remplace parfaitement au pied levé le groupe anglais Esser, possiblement retenu par "une gastro" selon Casey. Qui se gausse également du fait que son groupe avait été initialement recalé de la prog de Rock en Seine car jugé "trop violent". Hum, hum… il est bon de rire parfois ! La violence de Zone Libre VS Casey & B. James est une bonne claque aux nauséabondes histoires de bruit et d’odeur, une claque qui a en outre le mérite d’être une réunion au sommet entre le rock bruitiste et le hip hop en français. Comme les deux fois où on l’a vu sur scène, L’angle Mort fait un effet bœuf, tétanisant l’auditeur innocent que nous sommes, sans lui laisser une seule seconde pour respirer. Encore un joli coup (dans la gueule) !





The Horrors

Le meilleur concert de la journée est, à notre avis, celui de The Horrors. Lire la chronique ici.




Yann Tiersen

Malgré la puissance émotionnelle dégagée par le concert The Horrors, qui nous a donné des frissons sur tous le corps, Yann Tiersen arrive également à nous embarquer dans son univers, entre post rock bruitiste, mélodies graciles et chansons rock relevée. Peu bavard, comme toujours, le musicien breton présente des nouveaux morceaux qui tiennent parfaitement la route, même s’ils risquent de faire sursauter les fans exclusifs de la BO d’Amélie Poulain. Encore une fois, Yann Tiersen - qui se démène entre guitare distordue, violon sidérant et synthés planants -, a su s’entourer : son groupe rend grâce à sa musique avec force chœurs lyriques, envolées orageuses et passages d’accalmie magiques. Rendez-vous pour son album perso et pour celui qu’il a co composé avec Miossec.




Calvin Harris

Peu de temps après, la techno disco eighties pour stade de Calvin Harris fait un carton auprès du public, ravi de pouvoir se défouler. En ce qui nous concerne, son show lourdingue au possible nous fait fuir assez rapidement et à grandes enjambées. Car ici toutes les grosses ficelles vocales et instrumentales sont utilisées pour tenter d’approcher le Depeche Mode de Dave Gahan. Sans succès, le coté putassier et facile de cette entreprise visant à faire les poches du monde entier étant vraiment du plus mauvais effet. A éviter si possible !




Faith No More

Toujours dans le style années 80, Faith No More commence son show avec une ignoble ballade FM eighties (très sirupeuse !) chantée par le très (trop ?) doué Mike Patton, qui réussit à imiter une voix noire. Son groupe réuni dans le seul but de relever les compteurs des fans de Heavy Metal des années 90 enchaîne avec un affreux titres hard rock truffée de solos de guitares aussi dégoulinants et incontinents que honteusement merdiques. Le troisième morceau – du même acabit – suffit à nous faire fuir pour aller voir School Of Seven Bells sur le scène de la Cascade. En quittant les lieux – il faut bien garder des forces pour le lendemain ! –, on repasse jeter une oreille au show de Faith No More, qui massacre allègrement I Started A Joke des Bee Gees. Une reprise réjouissante, présentée par un Mike Patton acerbe et second degré. Pas dupe, notre homme sait sans doute que ses projets solo avec Fantomas, Tomahawk et consorts sont bien plus intéressants que son ancien groupe gagne pain. Le morceau suivant est aussi peu engageant que les autres, on décide donc prendre la poudre d’escampette.






School Of Seven Bells

Pendant que les hard rockers ferraillent à tout va sur la grande scène, à l’autre bout du site du parc de Saint-Cloud, le trio new yorkais School Of Seven Bells crée un mur du son électronico rock planant dans lequel évoluent deux voix féminines angéliques. Les morceaux hyper psychédéliques donnent l’impression d’assister à une fête pour les 40 ans de Woodstock, même si le son de School Of Seven Bells est très actuel. La musique de ce groupe est en effet idéale pour planer à très haute altitude en évitant les effets secondaires dus à l’abus de Marijuana et de LSD. Très homogène, le show assez statique de ce jeune groupe réussit à plonger l’auditeur dans la béatitude grâce à une longue montée en puissance électro pop dissonante. Après ce joli trip, il ne reste plus qu'à écouter un dernier slow de Faith No More et, hop, au lit !


A lire également, les chroniques des concerts du dimanche 30 août (Klaxons + MGMT + Eagles Of Death Metal + Prodigy + Them Crooked Vultures + Metric + Macy Gray + Lilly Wood And The Prick) et des concerts du vendredi 28 août (Yeah Yeah Yeahs + Vampire Weekend + Passion Pit + Gush + The Tatianas + Keane + Asher Roth) + le compte rendu de Philippe...


Sites internet : www.rockenseine.com, www.myspace.com/rockenseine.


Photos : Rod Maurice, Maud Bernos (photos d'ambiance, sauf celle au dessus de la chronique sur L'Angle Mort : Rod Maurice) et Nicolas Joubard (DANANANANAYKROYD).


 


>> Réponse (le 01/09/2009 par Diego)
Je ne partage pas l'avis négatif sur Faith No More, groupe que je ne connaissais que de nom et de réputation et qui m'a bluffé, notamment grâce à la performance de Mike Patton, chanteur hors norme capable de briller dans tous les registres et de cabotiner juste qu'il faut pour assurer le show. Quant aux "ridiculisimes " OffSpring, certes le titre au piano était effectivement d'un goût très douteux, mais pour le reste la prestation était impressionnante, du son américain précis et puissant. Beaucoup de formations surfant sur la hype et la pose devraient en prendre de la graine. Mon groupe préféré aura été sur les 3 jours Eagles of Ddeath Metal et je me referai bien The Horrors, mais en salle.  > Réagir à cette critique

>> Réponse (le 01/09/2009 par Lily ) Pas du tout mais pas du tout d'accord sur la critique de FAITH NO MORE. Un groupe très bien rôdé, ça vous dérange ?  > Réagir à cette critique
Le festival Festival de Carcassonne : concerts et billetterieLe festival Les Clayescibels : concerts et billetterieLe festival Hellfest : concerts et billetterieLe festival Paris Jazz Festival : concerts et billetterieLe festival Festival de Poupet : concerts et billetterieLe festival Les Nuits de Fourvière : concerts et billetterieLe festival Festival Solidays : concerts et billetterieLe festival Euskal Herria Zuzenean : concerts et billetterieLe festival Le Rock Dans Tous Ses Etats : concerts et billetterieLe festival Festival Garorock : concerts et billetterie
Copyright © Neolab Production 2000-2013. Reproduction totale ou partielle interdite sans accord préalable.
Conditions générales d'utilisation