Critique de concert Marsatac 2011 : Cascadeur + Death in Vegas + Theophilius London + Oh ! Tiger mountain + Stupeflip + Under kontrol + Pigeon John + Chinese man + Skip the Use + Antony Joseph + The Death Set

Que retenir de la 13e édition de Marsatac qui a eu lieu ce week-end à Marseille ?
1. Les trois soirs étaient sold-out pour la première fois dans l’histoire du festival, preuve que le public est réceptif et avide
2. Le site de la Friche colle bien avec l’identité urbaine du festival, mais sa configuration pose de sacrés problèmes d’accès. Les salles de la Seita et du Cabaret étaient systématiquement inaccessibles au public qui arrivait 5 minutes après le début des concerts. Et comme les concerts s’enchaînaient sur 4 sites, on pouvait tout aussi bien passer sa soirée à tourner en rond pour écouter les groupes… de l’extérieur
3. La programmation, qui s’est toujours posée comme défricheuse de talents a rempli allègrement son rôle. Qui peut, en effet, se targuer de connaître ou d’avoir vu en concert les 40 groupes de l’édition 2011 ? Le revers de la médaille, dans un festival, c’est que la sentence tombe très vite (surtout si on veut accéder au prochain concert…) Revue en détail des groupes que j’ai pu voir sur les soirées vendredi (hip-hop) et samedi (électro-rock) par ordre croissant de préférence…
Cascadeur (samedi, salle de la cartonnerie, 22h45)
Après une telle prestation, la côte des Inrocks va encore en prendre un coup ! Celui qui a été révélé par le prix CQFD des Inrocks en 2008, qui enchaîne les festivals hype, qui a sorti son premier album chez Mercury l’année dernière a presque réussi à endormir le public samedi soir sur le coup de 23h, soit un quart d’heure après le début de son set ! Ses chansons éthérées étaient peut-être appréciables, mais allongé dans un transat, pas debout une bière à la main. Une vraie catastrophe de programmer ce gugusse dans la grande salle du festival à part peut être de voir 3 minutes un mec habillé comme bioman ! Car si on lui enlève sa combi, son casque et ses projections, il reste quoi ? une voix proche de celle d’Antony and the Johnson, un son aux croisements d’Air, et de Jean-Michel Jarre.
Death in Vegas (samedi, salle de la cartonnerie, 00h15)
C’était LA tête d’affiche de la soirée électro rock de samedi et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle n’a pas tenu ses promesses. Porté aux nues au début des années 2000 pour leur cocktail ambiant-électro-techno-rock capable de faire décoller du sofa les plus gros fumeurs de joints pour les faire triper sur le dancefloor, Death in Vegas est en pleine descente. Très GROS SON électro qui enveloppe le public avec de grosses lignes de basses qui doivent se compter sur les doigts de la main sur la partition de leur morceau. Leur set est en effet carrément dark ambiant avec des voix qui ne décolle pas. Du sous sous sous Massive Attack en somme. Assommant

Theophilius London (vendredi, Salle de la cartonnerie, 23h40)
Attention, le programmateur de Marsactac, grand spécialiste de Hip Hop (en tout cas bien plus que moi) annonçait présenter la future star du Rap US en la personne du jeune Theophilius London. En voyant arriver le gus sur scène, où sa réputation de dandy l’avait précédée, on est un rien sceptique : tee-shirt lamé or, grosse chaîne et bagouze en or (ou couleur), lunette de soleil et casquette noire avec lettres… en or. Bref, l’attirail Bling-Bling par excellence du Rappeur bourrin, machiste et arriviste. Un fan du Sarko 2008 et de DSK 2011 ! Mais, on se dit, allez, arrêtons les clichés, écoutons un peu " cette révélation ". Hum, peut-être suis-je définitivement hermétique à ce genre musical, mais je n’ai RIEN entendu chez ce jeune homme qui me fasse vibrer. Ses morceaux Rap sont assez communs avec un flow peu fluide. Et quand il s’aventure sur d’autres styles (ce qui est à mettre à son crédit), là, on se dit, " tiens, du rock FM " ! Faut dire que quand on a un guitariste cheveux long qui se prend sur scène pour le chanteur d’Europe (si, si,) en balançant ses longs cheveux bouclés à chaque riff, on ne peut pas forcément être pris au sérieux en Europe…
Oh ! Tiger mountain (samedi, salle de la cartonnerie, 21h15)
Je n’avais pas encore vu en concert la sensation Marseille 2011 (Une des Inrock au printemps dernier, mais est-ce vraiment une chance ?). Et franchement, je me demande encore pourquoi on parle d’une sensation. Disons un joli frémissement. Certes, Mathieu Poulain est beau comme Jésus Christ, avec ses longs cheveux blonds, sa barbe. Certes, il a une belle voix rocailleuse. Certes, il est élégant avec son foulard autour du cou. Certes il a de l’humour entre chaque chanson et sa complicité avec Kid Francescoli (clavier et percu) est évidente. Mais ses chansons folk intimiste sont quasiment toutes sur le même format (tempo, jeu de guitare, batterie). C’est intéressant au début, puis ça devient vite lassant. On aimerait des changements de rythme, histoire de ne pas s’endormir en cours de route.
Stupeflip (vendredi, salle de la cartonnerie 22h)
Attention, grande séance de régression avec le set de Stupeflip. Le come back du Crew, après 10 ans de silence, a mis le feu dans le public. Ambiance Star Wars sur scène avec des musiciens capuchonnés comme des jedi et les 2 MC tout aussi déguisés pour un show basé sur l’énergie brute. Le Hip Hop un peu crade a fait mouche chez les plus jeunes qui sont ressortis trempés de la tête aux pieds de la salle. Pas de grandes vibrations de mon côté, mais malgré leur défaut (flow un peu trop lent, musique un peu trop répétitive, morceaux trop inégaux) on ne peut pas rester insensible à cette grande récréation.

Under kontrol (vendredi, salle de la Seita, 22h)
Le seul groupe que j’ai pu voir dans la salle de la Seita (500 personnes). Le quatuor d’Human Beat Box, champion du monde 2009, a montré l’étendu de ses qualités techniques et rythmiques. Là dessus, rien à redire. Mais la construction de leur morceau pêche encore par un déficit de sens mélodique qui maintient leur show dans une case trop étroite : celle de l’exercice de style. C’est ce qui les différencie de Baucklang, groupe de HBB Autrichiens qui avait mis le feu au Marsactac voici 2 ans.
Pigeon John (vendredi, cabaret aléatoire, 22h)
Bonne surprise avec Pigeon John qui a su transmettre avec beaucoup d’envie (et le public a répondu présent) son hip hop groovy, véritable séance de positivisme collectif. On déguste son set comme une Margarita en bord de mer, quand le soleil se couche et que le son commence doucement à monter. Un seul bémol, on pense trop souvent à la musique de Finley Quaye, le côté sombre et torturé du bonhomme en moins.
Chinese man (vendredi, salle de la cartonnerie, 01h)
La tête d’affiche de la soirée Hip Hop a rempli son rôle. La salle de la cartonnerie absolument blindée pour un set que n’aurait pas renié Damon Albarn, époque Gorillaz. C’est d’ailleurs la grande référence qui vient à l’esprit quand on découvre les 4 DJ qui jettent des ponts entre l’Europe et l’Asie. Leur mix électro-hip-hop-funk est destiné à leur ouvrir grandes la route qu’a déjà empruntée Birdy Nam Nam. C’est tout le mal qu’on souhaite à cette machine à danser qui nous a essorée !ong-Kong avecHonHOSDCL,SDC,DV
Skip the Use (samedi, cabaret aléatoire, 22h)
Tu veux être mince et en pleine santé ? Arrête le foot ou la gym, fait toi un concert de Skip the Use. Quand tu auras vu Mat Bastard sur scène, tu sauras comment faire. Ce gaillard est branché sur les lignes à haute tension et son groupe ne fait rien pour faire baisser la température.Leur set est un rock à la nitroglycérine : tout explose : la batterie, les guitares, les boucles samplées. Le public n’a pas été en reste face à l’énergie déployé par le groupe : il est resté en place, ultra-compact et super actif, avec pogo et bras levés pendant une heure. A la sortie de la salle, il n’y avait que des visages fatigués, mais heureux de cette décharge. Et je ne vous parle pas de l’ingé lumière qui groupe (je me trouvais derrière lui à la console). Je n’avais jamais vu un technicien bondir dans tous les sens en chantant les paroles du groupe, tout en assurant le light show !

Antony Joseph (vendredi, cabaret aléatoire, 23h20)
L’une des grandes révélation (pour moi) du Marsactac 2011 et pourtant, Antony Joseph n’est pas un jeunot. Né en 1966 à Trinidad, docteur en littérature, il a signé plusieurs recueils de poème tout en menant une activité de spoken word. Imaginez votre prof de fac faire la même chose en France ? En tout cas, sa formule reggae-funk-rock (congo punk ?) sert à merveille son phrasé qui est précis et ciselé. Et l’homme a une présence scénique absolument magnétique. Vite, trouver ses albums !
The Death Set (samedi, cabaret aléatoire, 23h20)
Il fallait bien un groupe qui emporte tout mon enthousiasme, qui me permette de dire que Marsactac, cette année encore, a rempli son contrat, c’est-à-dire nous faire tripper au plus haut point sur un groupe que l’on ne connaissait pas avant. Chaque année, il y en a eu un : Buck 65 en 2003, Kid Koala en 2004, Birdy Nam Nam en 2005, Bat for Lashes en 2006, the Dead 60s en 2007, Ebony Bones en 2008, Battant en 2009, Nasser en 2010. Cette année, ce sera The Death Set. Soit 3 Australiens qui réussissent le mariage parfait entre les Ramones et les Beastie Boys. Rien que cela ! Boucle en début de morceaux, accord de guitare punk, batterie au marteau, chants alternés de MC, casquette et tee-shirt rock, the Death set a réussi l’improbable pari de réunir le hip hop et le punk avec comme ciment l’énergie. Et de rappeler ainsi que tous les mouvements musicaux ont commencé par " Motherfucker ". Certains devraient mieux s’en souvenir
1. Les trois soirs étaient sold-out pour la première fois dans l’histoire du festival, preuve que le public est réceptif et avide
2. Le site de la Friche colle bien avec l’identité urbaine du festival, mais sa configuration pose de sacrés problèmes d’accès. Les salles de la Seita et du Cabaret étaient systématiquement inaccessibles au public qui arrivait 5 minutes après le début des concerts. Et comme les concerts s’enchaînaient sur 4 sites, on pouvait tout aussi bien passer sa soirée à tourner en rond pour écouter les groupes… de l’extérieur
3. La programmation, qui s’est toujours posée comme défricheuse de talents a rempli allègrement son rôle. Qui peut, en effet, se targuer de connaître ou d’avoir vu en concert les 40 groupes de l’édition 2011 ? Le revers de la médaille, dans un festival, c’est que la sentence tombe très vite (surtout si on veut accéder au prochain concert…) Revue en détail des groupes que j’ai pu voir sur les soirées vendredi (hip-hop) et samedi (électro-rock) par ordre croissant de préférence…
Cascadeur (samedi, salle de la cartonnerie, 22h45)
Après une telle prestation, la côte des Inrocks va encore en prendre un coup ! Celui qui a été révélé par le prix CQFD des Inrocks en 2008, qui enchaîne les festivals hype, qui a sorti son premier album chez Mercury l’année dernière a presque réussi à endormir le public samedi soir sur le coup de 23h, soit un quart d’heure après le début de son set ! Ses chansons éthérées étaient peut-être appréciables, mais allongé dans un transat, pas debout une bière à la main. Une vraie catastrophe de programmer ce gugusse dans la grande salle du festival à part peut être de voir 3 minutes un mec habillé comme bioman ! Car si on lui enlève sa combi, son casque et ses projections, il reste quoi ? une voix proche de celle d’Antony and the Johnson, un son aux croisements d’Air, et de Jean-Michel Jarre.
Death in Vegas (samedi, salle de la cartonnerie, 00h15)
C’était LA tête d’affiche de la soirée électro rock de samedi et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle n’a pas tenu ses promesses. Porté aux nues au début des années 2000 pour leur cocktail ambiant-électro-techno-rock capable de faire décoller du sofa les plus gros fumeurs de joints pour les faire triper sur le dancefloor, Death in Vegas est en pleine descente. Très GROS SON électro qui enveloppe le public avec de grosses lignes de basses qui doivent se compter sur les doigts de la main sur la partition de leur morceau. Leur set est en effet carrément dark ambiant avec des voix qui ne décolle pas. Du sous sous sous Massive Attack en somme. Assommant

Theophilius London (vendredi, Salle de la cartonnerie, 23h40)
Attention, le programmateur de Marsactac, grand spécialiste de Hip Hop (en tout cas bien plus que moi) annonçait présenter la future star du Rap US en la personne du jeune Theophilius London. En voyant arriver le gus sur scène, où sa réputation de dandy l’avait précédée, on est un rien sceptique : tee-shirt lamé or, grosse chaîne et bagouze en or (ou couleur), lunette de soleil et casquette noire avec lettres… en or. Bref, l’attirail Bling-Bling par excellence du Rappeur bourrin, machiste et arriviste. Un fan du Sarko 2008 et de DSK 2011 ! Mais, on se dit, allez, arrêtons les clichés, écoutons un peu " cette révélation ". Hum, peut-être suis-je définitivement hermétique à ce genre musical, mais je n’ai RIEN entendu chez ce jeune homme qui me fasse vibrer. Ses morceaux Rap sont assez communs avec un flow peu fluide. Et quand il s’aventure sur d’autres styles (ce qui est à mettre à son crédit), là, on se dit, " tiens, du rock FM " ! Faut dire que quand on a un guitariste cheveux long qui se prend sur scène pour le chanteur d’Europe (si, si,) en balançant ses longs cheveux bouclés à chaque riff, on ne peut pas forcément être pris au sérieux en Europe…
Oh ! Tiger mountain (samedi, salle de la cartonnerie, 21h15)
Je n’avais pas encore vu en concert la sensation Marseille 2011 (Une des Inrock au printemps dernier, mais est-ce vraiment une chance ?). Et franchement, je me demande encore pourquoi on parle d’une sensation. Disons un joli frémissement. Certes, Mathieu Poulain est beau comme Jésus Christ, avec ses longs cheveux blonds, sa barbe. Certes, il a une belle voix rocailleuse. Certes, il est élégant avec son foulard autour du cou. Certes il a de l’humour entre chaque chanson et sa complicité avec Kid Francescoli (clavier et percu) est évidente. Mais ses chansons folk intimiste sont quasiment toutes sur le même format (tempo, jeu de guitare, batterie). C’est intéressant au début, puis ça devient vite lassant. On aimerait des changements de rythme, histoire de ne pas s’endormir en cours de route.
Stupeflip (vendredi, salle de la cartonnerie 22h)
Attention, grande séance de régression avec le set de Stupeflip. Le come back du Crew, après 10 ans de silence, a mis le feu dans le public. Ambiance Star Wars sur scène avec des musiciens capuchonnés comme des jedi et les 2 MC tout aussi déguisés pour un show basé sur l’énergie brute. Le Hip Hop un peu crade a fait mouche chez les plus jeunes qui sont ressortis trempés de la tête aux pieds de la salle. Pas de grandes vibrations de mon côté, mais malgré leur défaut (flow un peu trop lent, musique un peu trop répétitive, morceaux trop inégaux) on ne peut pas rester insensible à cette grande récréation.

Le seul groupe que j’ai pu voir dans la salle de la Seita (500 personnes). Le quatuor d’Human Beat Box, champion du monde 2009, a montré l’étendu de ses qualités techniques et rythmiques. Là dessus, rien à redire. Mais la construction de leur morceau pêche encore par un déficit de sens mélodique qui maintient leur show dans une case trop étroite : celle de l’exercice de style. C’est ce qui les différencie de Baucklang, groupe de HBB Autrichiens qui avait mis le feu au Marsactac voici 2 ans.
Pigeon John (vendredi, cabaret aléatoire, 22h)
Bonne surprise avec Pigeon John qui a su transmettre avec beaucoup d’envie (et le public a répondu présent) son hip hop groovy, véritable séance de positivisme collectif. On déguste son set comme une Margarita en bord de mer, quand le soleil se couche et que le son commence doucement à monter. Un seul bémol, on pense trop souvent à la musique de Finley Quaye, le côté sombre et torturé du bonhomme en moins.
Chinese man (vendredi, salle de la cartonnerie, 01h)
La tête d’affiche de la soirée Hip Hop a rempli son rôle. La salle de la cartonnerie absolument blindée pour un set que n’aurait pas renié Damon Albarn, époque Gorillaz. C’est d’ailleurs la grande référence qui vient à l’esprit quand on découvre les 4 DJ qui jettent des ponts entre l’Europe et l’Asie. Leur mix électro-hip-hop-funk est destiné à leur ouvrir grandes la route qu’a déjà empruntée Birdy Nam Nam. C’est tout le mal qu’on souhaite à cette machine à danser qui nous a essorée !ong-Kong avecHonHOSDCL,SDC,DV
Skip the Use (samedi, cabaret aléatoire, 22h)
Tu veux être mince et en pleine santé ? Arrête le foot ou la gym, fait toi un concert de Skip the Use. Quand tu auras vu Mat Bastard sur scène, tu sauras comment faire. Ce gaillard est branché sur les lignes à haute tension et son groupe ne fait rien pour faire baisser la température.Leur set est un rock à la nitroglycérine : tout explose : la batterie, les guitares, les boucles samplées. Le public n’a pas été en reste face à l’énergie déployé par le groupe : il est resté en place, ultra-compact et super actif, avec pogo et bras levés pendant une heure. A la sortie de la salle, il n’y avait que des visages fatigués, mais heureux de cette décharge. Et je ne vous parle pas de l’ingé lumière qui groupe (je me trouvais derrière lui à la console). Je n’avais jamais vu un technicien bondir dans tous les sens en chantant les paroles du groupe, tout en assurant le light show !

Antony Joseph (vendredi, cabaret aléatoire, 23h20)
L’une des grandes révélation (pour moi) du Marsactac 2011 et pourtant, Antony Joseph n’est pas un jeunot. Né en 1966 à Trinidad, docteur en littérature, il a signé plusieurs recueils de poème tout en menant une activité de spoken word. Imaginez votre prof de fac faire la même chose en France ? En tout cas, sa formule reggae-funk-rock (congo punk ?) sert à merveille son phrasé qui est précis et ciselé. Et l’homme a une présence scénique absolument magnétique. Vite, trouver ses albums !
The Death Set (samedi, cabaret aléatoire, 23h20)
Il fallait bien un groupe qui emporte tout mon enthousiasme, qui me permette de dire que Marsactac, cette année encore, a rempli son contrat, c’est-à-dire nous faire tripper au plus haut point sur un groupe que l’on ne connaissait pas avant. Chaque année, il y en a eu un : Buck 65 en 2003, Kid Koala en 2004, Birdy Nam Nam en 2005, Bat for Lashes en 2006, the Dead 60s en 2007, Ebony Bones en 2008, Battant en 2009, Nasser en 2010. Cette année, ce sera The Death Set. Soit 3 Australiens qui réussissent le mariage parfait entre les Ramones et les Beastie Boys. Rien que cela ! Boucle en début de morceaux, accord de guitare punk, batterie au marteau, chants alternés de MC, casquette et tee-shirt rock, the Death set a réussi l’improbable pari de réunir le hip hop et le punk avec comme ciment l’énergie. Et de rappeler ainsi que tous les mouvements musicaux ont commencé par " Motherfucker ". Certains devraient mieux s’en souvenir
Signature : stephane sarpauxle 02/10/2011
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