Accueil Chronique de concert Interview des Liminanas à propos de l'album Faded (21 février 2025)
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Interview des Liminanas à propos de l'album Faded (21 février 2025)

Interview des Liminanas à propos de l'album Faded (21 février 2025) en concert

Paris Mars 2025

Interview réalisée le 28 mars 2025 par Pierre Andrieu



Début 2025, les Limiñanas ont livré un nouvel album de haut vol nommé Faded. C'est une collection de chansons qui permettra aux fans du groupe français connu à l'international de se frotter à nouveau à tout ce qu'ils aiment chez Lionel et Marie Limiñana : leur science du morceau garage qui tue, leur propension à créer des titres aux ambiances cinématographiques, les featurings de leurs amis musiciens ultra doués (l'impeccable Bertrand Belin, le savant fou Pascal Comelade... ) et leur désir d'élargir le cercle de leurs "collaborateurs" en invitant des chanteurs éloignés (ou non) de leur univers comme Rover, PENNY, Anna Jean (de Juniore), tous les trois très en forme, mais également certaines de leurs idoles, comme le grand Bobby Gillespie, de Primal Scream, et l'immense Jon Spencer, de Blues Explosion. Pour discuter de tout ça, et de plein d'autres choses, on a décroché notre téléphone pour appeler Lionel et Marie, toujours partants pour échanger à bâtons rompus...



Qu'est-ce qui s'est passé depuis De Pelicula, votre album commun avec Laurent Garnier, publié fin 2021 ?
Lionel : Beaucoup de choses... On a tourné avec ce disque-là pendant un an et on a fait pas mal de B.O., comme la musique du film Heureux Gagnants, sur laquelle on a travaillé avec David Menke. On a bossé également sur la musique de Tigres et Hyènes et sur celle des Règles de l'art. On a également planché sur la production de l'album de Brigitte Fontaine. Je pense qu'entre-temps, on a dû aussi faire un second disque des Wampas, mais les dates se sont mélangées avec la fin de notre tournée. Et puis il y a un an à peu près, en même temps que tous ces projets-là, on a commencé à travailler sur l'enregistrement de Faded.

Avec le recul, la collaboration avec Laurent Garnier c'était une super expérience ?
Lionel : Oui, on a adoré bosser avec Laurent, et c'est sûr qu'on essaiera de refaire quelque chose ensemble. On ne se voit pas assez souvent, mais quand on se parle au téléphone, on se dit qu'on aimerait bien remettre le couvert.

Quel a été le point de départ pour le nouvel album, Faded ?
Lionel : On est partis d'une chanson du Velvet Underground qui s'appelle "New Age", elle raconte l'histoire de ce qu'on peut imaginer être une star déchue du cinéma, une actrice un peu oubliée. C'était le départ d'une idée pour travailler, la ligne directrice du disque, Faded n'est pas un album concept. On a commencé à composer de la musique autour de cette idée-là, mais on s'intéressait aussi aux textes et à l'interprétation. On a travaillé sur la musique au fil de l'année, tout en bossant sur les B.O. et sur l'album de Brigitte Fontaine. Il y a longtemps déjà, je m'étais imaginé une pochette qu'on n'a pas gardée, une pochette intérieure où il y avait, comme ça, un trombinoscope d'invités comme autant d'acteurs d'un film. C'était un peu ça. Une fois que les morceaux ont été maquettés, on a commencé par envoyer un titre à Bertrand Belin. Puis on a eu l'opportunité de pouvoir contacter Bobby Gillespie et Jon Spencer, qui sont deux de nos vieilles idoles, des gens qu'on suit depuis très longtemps, et à qui on a aussi envoyé des morceaux. Et à chacun, on leur disait la même chose : "Faites ce que vous voulez, mais en gros l'album va parler des fantômes du passé, des fantômes de ces femmes-là, des actrices disparues ". Et l'album s'est construit comme ça. Et ce qui nous a intéressés, au final, c'est d'avoir une espèce de film à sketchs à l'italienne avec des histoires qui sont autonomes entre elles, mais qui parlent de la même idée.

Tu viens déjà d'en parler un peu, mais Bobby Gillespie et Jon Spencer, ce sont des gens que vous suivez depuis longtemps et que vous adorez ?
Lionel : Oui, oui, c'est clair. Jon Spencer, on le suit depuis le moment où on a commencé à enregistrer et même avant. A l'époque où on enregistrait des concerts de garage avec Marie, on bossait beaucoup avec les groupes de Crypt Records. Et Jon Spencer était signé chez Crypt, c'était un peu le haut du panier du label de l'époque et puis il est devenu encore plus important par la suite. C'est un mec dont on connaît le boulot depuis Pussy Galore et tous les projets auxquels il participait. Et ça fait très longtemps qu'on va le voir en concert. En ce qui concerne Bobby, on le connaît depuis son passage à la batterie dans Jesus And Mary Chain. Et c'est aussi quelqu'un qu'on avait croisé à Londres et qui disait des trucs cool sur nous dans ses interviews pour Mojo, en Angleterre. Il avait déjà dit qu'il nous aimait bien. Il y avait déjà eu des espèces de petits coups de pouce comme ça.
Marie : On était étonnés qu'il connaisse ce qu'on avait fait, bien sûr.
Lionel : Oui, la première fois qu'on a vu ça dans Mojo, on était sur le cul. Donc voilà, ce sont des gens qui sont autour de nous. Tous, de près ou de loin, sont des artistes dont on admirait le boulot, il y en a qu'on avait vraiment croisé physiquement comme c'est le cas pour Bertrand Belin ou pour Pascal Comelade, qui est un ami, ou pour Alban Barate, qui revient encore sur ce disque-là et qui joue avec nous tout le temps. Et puis après, il y a les gens qu'on nous a présentés : Bobby Gillespie, Jon Spencer et Tim, de Rover.

Est-ce que vous pouvez parler de la participation de votre pote Pascal Comelade sur le disque ?
Lionel :En fait, comme le studio est sous la maison et qu'avec Pascal, on se voit régulièrement, on lui fait écouter ce qu'on fait. Cette fois, je lui ai envoyé les maquettes en lui disant "si tu as le temps, ce serait cool que tu viennes faire ce que tu veux sur le disque". Pascal peut faire des tas de choses : ça peut être de la guitare électrique, de l'orgue etc. On lui a envoyé un morceau et il l'a enregistré en une après-midi tout simplement, comme à chaque fois avec lui. C'est pratique d'avoir un studio à la maison aussi, tu peux vraiment travailler dès que tu veux, tout est branché, on peut enregistrer en 5 minutes.

Il joue sur quels morceaux ?
Lionel :Il joue sur le morceau d'intro qui s'appelle "Spirale" et sur les deux morceaux avec Jon Spencer, "Degenerate Star" et "Space Baby".



"Shout", le titre avec Rover, est très bien, il vient d'un univers un peu différent mais je trouve que le côté garage de votre musique fonctionne bien avec sa voix...
Lionel :En fait, l'instrumental du morceau avait un truc un peu cryptique, c'était un peu comme un morceau des Cramps (sans prétention aucune, hein) avec tous ces sons rockabilly. Je trouve moi-aussi que son timbre de voix et sa façon d'interpréter les trucs collent super bien. Ça a emmené le morceau un petit peu ailleurs, on était vraiment surpris. Bref, on a adoré ce qu'a fait Tim de cette chanson. J'espère qu'on fera d'autres trucs avec lui. On ne s'est pas encore rencontrés pour le moment mais on va essayer de partager des scènes cette année. On s'est pas mal parlés au téléphone, c'est vraiment un mec adorable et sa musique nous intéresse vachement.

Je trouve que la révélation du disque, c'est PENNY, que je ne connaissais pas et dont j'adore le morceau, "Faded". Vous pouvez la présenter ?
Lionel :En fait, PENNY on ne la connaissait pas non plus, on l'a rencontrée à Paris : on a été invités par Because Éditions il y a un peu plus d'un an pour passer le week-end à rencontrer d'autres musiciens. Il y avait des gens du hip-hop anglais, il y avait aussi des Français qu'on connaissait déjà de loin. Et au milieu, il y avait PENNY, qui est Anglaise. Elle a vraiment une personnalité très forte, on dirait un personnage des films de John Waters de l'époque de Cry Baby ou ce genre de truc-là. A la base, la maquette du titre "Faded", qui ne s'appelait pas du tout comme ça au début, était montée sur la vieille grille d'accords classiques d'un morceau de doo-wop américain. Si tu enlèves la voix de PENNY, tu peux chantonner la moitié du répertoire du doo-wop des années 60. On a procédé avec PENNY comme on l'a fait avec les autres : on lui a juste expliqué de quoi le disque allait parler. Quand on a reçu le morceau, non seulement on a adoré ce qu'elle avait fait, mais en plus elle avait parfaitement saisi l'idée de l'album avec son texte et le titre du morceau. Et donc, du coup, c'est devenu le titre de l'album !

Sa voix est géniale, on a l'impression qu'elle vient des années 60...
Lionel : On est d'accord, c'est ça, exactement. Oui, elle pourrait chanter avec Martha and The Vandellas, ce genre de truc. Pourtant, dans la musique qu'elle fait en solo, il n'y a pas beaucoup de liens avec ça finalement. Tu verras quand elle sortira son album...

Le premier extrait de l'album, c'est le titre avec Bertrand Belin, "J'adore le monde", qui est une fois de plus génial. Dans le texte qu'il a écrit, c'est un peu comme s'il rebondissait sur la désespérante actualité de ces derniers mois, tout en restant poétique et un peu mystérieux.
Lionel :Oui, ça colle aussi à l'histoire du disque, il l'aborde sous un angle un peu différent. Bertrand, on lui a envoyé le morceau, il nous a dit OK, on a attendu un peu et on a reçu la prise de voix qu'on a montée sur le morceau en studio. Et comme à chaque fois, il avait emmené la musique complètement ailleurs, à un endroit auquel on ne s'attendait pas du tout. C'est ça qui est dément avec Bertrand. A chaque fois, son boulot c'est un court-métrage à lui tout seul ! Pour moi, c'est vraiment le meilleur en France ! Sur ses disques, tout est excellent : l'écriture, l'interprétation et le jeu de guitare. Et humainement, c'est un mec merveilleux.

Pourquoi ne pas lui proposer de produire un de ses albums, comme vous l'avez fait pour Brigitte Fontaine ?
Lionel :Oh là là, je n'oserais jamais proposer un truc pareil...

Sur Faded, il y a des invités mais vous chantez également : les titres que Lionel fait en talk over sont très bien, et j'adore aussi le titre interprété par Marie, la reprise de "Louie Louie". Tu peux en parler ?
Marie : Oui, merci beaucoup. Je ne suis pas du tout chanteuse, pas du tout.

Oui, mais le résultat est classe. J'ai vu que tu chantais aussi sur scène sur la dernière tournée des Limiñanas ...
Marie : Oui, j'essaye un petit peu. Là, sur la prochaine tournée on va essayer d'en faire d'autres.



La version originale du titre "Louie Louie", c'est un classique de Richard Berry qui a été repris par Iggy Pop dans les années 90. Vous avez fait une reprise de quelle version ? La votre est complètement différente... Vous aviez quoi en tête à la base ?
Lionel : C'est compliqué, c'est ma chanson de rock préférée depuis que je suis gosse et il en existe 1500 versions. J'ai grandi avec celles des Kingsmen, des Sonics, de Black Flag, de Toots and the Maytals et d'Iggy and The Stooges, sur l'album Metallic KO. Ce sont ces versions que j'ai le plus écoutées quand j'étais môme. Et après, j'ai eu la chance de trouver un "Best of Louie Louie" qui était sorti chez Rhino Records. Et dessus, il y avait enfin la version originale de Richard Berry, que je n'avais jamais entendue et que j'ai donc découverte bien après. Sur cette version il n'y a pas de guitare, le riff est chanté par des voix comme sur une chanson de doo-wop. Et celle-là aussi, je l'adore.

La deuxième "cover" du disque, c'est une chanson reprise par Françoise Hardy, qui s'appelle "Où va la chance". Je la trouve absolument géniale, la production et la voix font très Velvet Underground...
Lionel : C'est ma chanson préférée de Françoise Hardy depuis toujours. Au départ, c'est un titre qu'on avait enregistré pour un film. Finalement, le projet ne s'est pas fait, donc on a réclamé la maquette, qui nous plaisait beaucoup. C'est Silvia qui chante dessus, c'est la copine de notre ami David Menke. En fait, c'est une histoire et un titre qui collaient complètement avec ce qu'on voulait faire avec l'album Faded. On ne voulait pas mettre cette version à la poubelle, on aimait trop le résultat. Et donc comme le film ne s'est pas fait, on l'a mise sur le disque, tout simplement. Françoise Hardy, c'est quelqu'un qui nous a accompagnés depuis toujours. C'est par Jacques Dutronc que j'ai découvert son travail. Je suis ultra fan de Dutronc depuis que je suis gosse, vraiment depuis l'enfance, j'ai grandi avec ses Best of Vogue, les doubles albums qu'on pouvait trouver dans les supermarchés de l'époque. J'écoutais ça tout le temps quand j'étais petit. L'album dont est tiré "Où va la chance", qui a une pochette dessinée assez célèbre, c'est mon disque préféré de Françoise Hardy. Donc c'est assez logique qu'on mette ce titre sur le disque. Mais à l'époque où on l'a fait, Françoise Hardy n'était pas partie, elle était encore parmi nous. On a juste enregistré cette chanson parce qu'on l'aimait beaucoup, elle, et qu'on appréciait énormément sa version de ce titre.

J'ai vu que c'est Lionel qui avait réalisé le clip d'"Où va la chance"...
En fait, c'est un clip qui a été fait avec 70% d'Intelligence Artificielle et le reste ce sont des rushs libres de droits que j'ai chopés sur le net. Donc le travail sur ce clip-là c'est avec l'IA, il y a tout un boulot où tu apprends à générer les images. Et même si l'IA peut faire flipper sur le principe, moi ce qui m'intéresse c'est que c'est un truc qui n'est pas encore complètement parfait, les résultats sont souvent assez flippants. Il y a un côté un peu "lynchien" dans les résultats que ça génère et je trouve ça assez impressionnant. J'imagine que si un jour ça devient un truc plus parfait ce sera moins bien, mais, là, les possibilités que ça offre sont assez intéressantes. Donc je me suis improvisé réalisateur de ces clips-là, les trois derniers c'est moi qui les ai faits avec ces outils-là, avec l'IA pour la majorité des plans et des rushs que j'ai pu trouver sur le net. En revanche, je n'ai rien shooté moi-même, pratiquement rien. Je vais continuer à faire ça, cela dit on n'a pas du tout la prétention de réaliser des films. Mais de produire des clips, oui !

Vous pouvez évoquer vos réinventions des poèmes de Bernard Heidsieck sur les titres "Tu viens Marie ?" et "Autour de chez moi" ?
Lionel : C'est un poète suisse qui était banquier et qui pratiquait ce qu'on appelle la poésie sonore. C'est mon grand frère qui m'a fait découvrir son boulot il y a déjà quelques années. J'avais piraté deux enregistrements de lui sur le net : il y en a un qui s'appelle "Autour de Vaduz" et l'autre "Tu viens chéri(e) ?". J'avais écrit des instrumentaux dessus et c'est devenu ce que tu as pu écouter sur le disque. Comme c'était compliqué d'avoir les droits pour utiliser sa voix, on a demandé à la famille l'autorisation d'utiliser la métrique et, donc "Autour de Vaduz" est devenu "Autour de chez moi" et "Tu viens chéri(e) ?" s'est transformé en "Tu viens Marie ?" En plus de la métrique, on a piqué l'organisation du son et des voix sur ses enregistrements, en gros c'est une spatialisation droite/gauche et devant/derrière : il y a des mélanges de voix qui se répondent et sont extrêmement psychédéliques. Ça rend fou au bout d'un moment, et on a essayé de reproduire ce truc-là comme un hommage à son travail...



Est-ce que vous pouvez dire quelques mots sur la production du disque ? Je trouve qu'elle est vraiment très réussie, ce n'est pas pour rien qu'on fait appel à vous pour produire d'autres artistes. Vous enregistrez tous les deux ? Dans un énorme studio ?
Lionel : Non, non, non. On a une maison dans le sud à Cabestany, un petit village à côté de Perpignan, c'est le village de notre enfance, celui où on a grandi. Et en fait, on a un appart qui est un ancien atelier de menuiserie. Et sous la maison, on a le studio. C'est un studio dans lequel on bosse pratiquement tous les jours. On fait nos albums tous seuls, tous les deux, on va au maximum de ce qu'on sait faire sur la production. C'est-à-dire qu'en gros on arrête le boulot juste avant le mixage, on fait ça pour chaque album. Et à chaque disque, on demande à quelqu'un dont on aime bien le boulot de faire le mixage. On a procédé un peu de la même manière pour l'album de Brigitte Fontaine : il y a quelqu'un qui a mixé le disque de Brigitte. Et pour notre album, c'est David Menke, avec qui on travaille régulièrement sur les musiques de films, qui est venu mixer le disque à la maison. On travaille souvent de la même façon, le processus est le même qu'aux tout débuts du groupe. Tu sais, nous, on a commencé avec un petit "portable studio" digital. Après, on a fait les prises de son, puis on s'est achetés un Mac. Mais ce n'est pas un gros studio, c'est fait de bric et de broc, il y a quelques bons pré-amplis et un Macintosh que tu peux acheter dans le commerce, un truc assez basique avec une carte son. Et puis après, on a plein d'instruments et de conneries qu'on a chinés au fur et à mesure des voyages. Ça va d'instruments en plastique à des guitares électriques, des amplis à lampe, des flûtes, des percussions, des percus marocaines, tout ce qu'on a pu trouver.

En tout cas, c'est très réussi. On a l'impression que ça a été fait dans un grand studio.
Lionel : C'est vraiment fait à la maison. En tout cas, c'est cool si c'est l'impression que ça te donne !

Je pense que je ne suis pas le seul ! Le disque de Brigitte Fontaine que tu as produit est très réussi également... Comment ça s'est fait ? Elle est venue enregistrer avec vous ?
Lionel : Merci beaucoup ! Brigitte, on l'a rencontrée à la fin de la tournée précédente, on est restés à Paris histoire de la voir chez elle à l'île Saint-Louis, où on a aussi rencontré Areski. Un peu plus tard, Areski est venu à la maison dans le sud et là on a mis à plat les premières mains droites et mélodies qu'il avait pour l'album. Ensuite on n'a pas travaillé ensemble dans le même studio parce que Brigitte était malade, mais j'ai reçu les voix à la maison et à partir des mains droites d'Areski et de ce qu'on avait enregistré à ce moment-là j'ai construit le disque et j'ai fini l'album tout seul chez moi.

Est-ce que ça vous a donné envie de l'inviter sur un de vos disques ?
Lionel : Bah pourquoi pas ? Peut-être qu'on le fera sur le prochain mais en gros, là, on a fait Faded en même temps qu'on finissait le disque de Brigitte. On avait déjà pratiquement tout bouclé et donc ça ne s'est pas fait, ce n'était pas le bon moment. Mais il y a plein de morceaux qui sont sur son album et qu'on aurait pu avoir sur le notre, c'est un peu la même couleur. Ce n'est pas une suite, mais il y a des similitudes dans l'instrumentarium et dans la façon de produire la musique.

J'ai une question sur un des morceaux avec Jon Spencer, "Space Baby", sur lequel la production et la manière dont Jon chante me font penser au groupe Suicide. Est-ce que vous aviez ça en tête ou est-ce que c'est venu comme ça ?
Lionel :En fait, le morceau instrumental était très "Suicidesque" à la base, c'est certain. Le truc c'est que Jon Spencer a une façon d'interpréter qui a les mêmes accents rockabilly qu'on peut trouver chez Alan Vega dans Suicide, ça c'est sûr. Et puis ce sont tous les deux des New-Yorkais et il y a cette espèce de truc en commun. Je pense que Jon Spencer doit adorer Alan Vega. Mais du coup on n'avait pas prémédité ce truc-là, mais il se trouve que ça a été plus loin dans le côté "Suicide" que prévu, et ça nous a plu.

Un grand fan de Jon Spencer et d'Alan Vega est mort il y a deux ans : Jean-Louis Murat. Je l'appréciais beaucoup et j'ai d'ailleurs écrit un bouquin pour lui rendre hommage. Est-ce que c'est quelqu'un dont vous aimiez la musique ? Ou que vous aviez croisé ?
Lionel : Je connais un peu son travail et je me rappelle très bien de ce que je ressentais de sa personnalité en tout cas. C'est quelqu'un qui m'intriguait et m'intéressait beaucoup. Je pense que si ça avait été possible, on aurait adoré bosser avec lui. Et je me rappelle très bien de la première fois où je l'ai vu sur des plateaux de télé, dans un contexte qui était presque de la variété. Tu sentais très bien qu'il n'était pas du tout à l'aise, il avait envoyé bouler tout ça pour faire son propre truc et j'avais trouvé ça courageux. Mais je voyais ça vraiment de loin, c'était une époque où j'étais à fond dans le garage punk, le do it yourself et tous ces trucs, mais ce mec-là m'intriguait. J'aimais bien sa façon d'écrire aussi et puis cette espèce de douceur qu'il y avait dans son boulot. Mais je ne l'ai jamais croisé, ni vu sur scène.

Je crois que Bertrand Belin est très fan de Murat, d'ailleurs dans le bouquin j'ai mentionné qu'à mon avis il était un de ses descendants directs. Est-ce que vous avez écouté Bertrand reprendre "La tige d'or" de Murat tout seul chez lui pendant le confinement ?
Lionel : Non, je ne connais pas, mais j'irai écouter.



La dernière fois qu'on s'était croisés pour une interview, c'était pour le festival Lévitation, à Angers. Je vous avais posé une question sur Iggy Pop, vous deviez faire un titre avec lui. Est-ce que c'est un projet qui est toujours dans les tuyaux ?
Lionel : On a eu la chance d'aller chez lui à Miami, il était OK pour qu'on fasse quatre titres ensemble. Et puis après, on s'est mangé le confinement, le Covid, tout ça, donc ça a été reporté plusieurs fois et jusqu'à aujourd'hui, on n'a pas pu le faire : Iggy est souvent en tournée. On en reparlait tout à l'heure, justement, on a vraiment envie d'y arriver, je pense qu'on va le relancer là-dessus. On a toujours cette maquette à la maison avec sa voix sur le morceau. Il faudrait qu'on finalise ce truc-là et pour ça il faut qu'on aille le voir à Miami.

La dernière fois que je vous ai vus, c'était en mai 2022 quand vous passiez des disques à La Coopé avant le concert d'Iggy Pop justement. J'imagine que ça vous a fait quelque chose de faire les DJs lors de son concert ?
Lionel : Carrément, oui ! Et surtout, j'ai trouvé son concert vraiment dément.
Marie : Moi aussi, j'ai adoré !
Lionel : On l'a beaucoup vu sur scène avec Marie. A La Coopé, je crois que c'est un des plus beaux concerts qu'on ait vus de lui, Iggy était vraiment formidable ce soir-là. Et oui, pour te répondre, on était hyper fiers de jouer avant et après ce concert-là, c'était vraiment super bien. Iggy Pop, ça reste vraiment quelqu'un qu'on aime profondément. Et en plus, humainement, c'est un mec adorable.

On ne sait pas si Bertrand sera là, mais sur votre future tournée vous allez jouer pour la première fois à l'Olympia, c'est assez incroyable. Qu'est-ce que ça vous fait ?
Marie : C'est impressionnant !
Lionel : Très sincèrement, on est vraiment surpris d'avoir rempli l'Olympia. Je ne pensais vraiment pas que l'Olympia afficherait complet, on est très impressionnés.

Est-ce qu'une partie des invités présents sur le disque seront sur scène avec vous à l'Olympia le 10 avril 2025 ?
Lionel : On va essayer mais il n'y a rien de sûr pour l'instant. Mais on espère en avoir au moins deux ou trois. Mais je ne peux pas encore te dire lesquels parce que ce n'est pas arrêté. Tu sais, même quand on est en tournée si par exemple Bertrand Belin n'est pas loin, on l'invite, y compris quand ce ne sont pas des dates parisiennes. Dès qu'on a des potes qui sont dans le coin on leur propose, mais c'est compliqué.



Il y a une tournée française qui est prévue, mais il y a aussi des dates en Europe, ça claque ! C'est quelque chose que vous allez développer ?
Lionel :On joue un peu partout depuis les tout débuts du groupe : les premières années on jouait plus en Hollande et en Allemagne qu'en France. Curieusement, il y a un circuit garage dans les clubs de ces pays-là, donc c'était par le biais de ce réseau qui était le notre, des petits clubs, des bars. C'était assez facile de trouver des plans pour aller en Allemagne, en Belgique et en Hollande. Et puis après, quand on a signé avec le tourneur Radical et qu'on a commencé à tourner avec eux, ils ont continué ce boulot-là et ont trouvé des agents en Allemagne en Angleterre. Et petit à petit, on a fait une ou deux tournées en Angleterre : on a commencé par les bars et puis sur la deuxième tournée c'était des clubs un tout petit peu plus gros. On n'est pas du tout un groupe connu en Angleterre mais on a des gens qui viennent régulièrement aux concerts et c'est le pays où je préfère aller jouer !
Marie : On a plein d'amis là-bas qui viennent nous voir sur scène.

Est-ce que vous avez un projet de tournée aux États-Unis ?
Lionel : On a déjà fait une tournée aux États-Unis en 2010 et on espère y retourner à l'automne prochain. Je sais que René de Radical est en train de bosser dessus, malgré le contexte politique et le fait que ce soit de plus en plus compliqué pour les groupes français et européens. Ça coûte une blinde d'aller jouer là-bas et ça ne va pas s'arranger, mais on espère quand même que la tournée pourra se faire parce qu'on a plein d'amis là-bas.

Ça s'était bien passé la fois où vous aviez joué aux USA ?
Lionel : Oui, oui, on avait joué dans des petits bars, des petits clubs, dans 12 ou 13 villes, je m'en rappelle plus où exactement. En gros, on avait joué dans un club à New York, mais également à Chicago, je me souviens qu'on avait joué pour une radio indé américaine et à Nashville. C'était vachement cool de jouer dans des clubs. Ce voyage était vraiment génial, mais les conditions étaient un peu compliquées puisqu'on dormait par terre tous les soirs et qu'on n'avait pas les papiers officiels pour jouer.

J'ai vu que pour la tournée 2025 vous aviez un nouveau groupe de scène... Comment avez-vous choisi les musiciens ?
Ça s'est fait un peu comme quand on bosse sur un disque. En gros, il y a Alban Barate, qui joue de la guitare et des claviers avec nous depuis très longtemps, qui est toujours là. Tout le staff technique est le même, ce sont des gens avec qui on travaille depuis des années. En plus d'Alban, il y a Marie et moi donc, et on a embauché Clémence Lasme, qu'on connaît depuis longtemps aussi, à la basse, c'est la soeur d'une grande copine à nous avec qui on bosse depuis pas mal de temps. On va travailler également avec Tom Gorman, l'ancien chanteur du groupe Kill The Young, et avec Keith Streng, le guitariste des Fleshtones, on est fans de lui depuis qu'on est ados. C'est un rêve de bosser avec Keith, on est hyper heureux de partir avec lui sur les routes...

Le 24 mai 2025, quand vous allez jouer à Clermont-Ferrand (là où j'habite), ce sera à La Coopé avec les clermonto-parisiens de Mustang. C'est un groupe que vous connaissez  ?
Lionel : On ne se connaît pas, parce qu'on ne s'est jamais croisés, Mais on écoute ce qu'ils font et on entend parler d'eux depuis très longtemps, mais bizarrement on ne s'est jamais vus sur les routes.



Je suis un grand fan du groupe The Cure, qui a sorti un album fin 2024, c'est l'un des disques de l'année à mon avis. J'ai commencé un bouquin sur eux qui sortira fin 2025 ou en 2026. Je voulais savoir si c'était un groupe que vous connaissiez ou que vous appréciez ?
Lionel : On a grandi dans les années 80 et chez moi à la maison mes frangins écoutaient The Cure depuis leur tout premier disque. Ce ne sont pas des albums que je mettais sur ma platine d'enfant ou d'ado, mais je les entendais au travers de la porte de mes frères et soeurs. Et ensuite, il y a eu le moment où ils ont passé un cap et où on a commencé à les voir à la télé chez Michel Drucker. Je me rappelle d'un samedi soir où avant Les Enfants du Rock il y avait les Cure qui jouaient dans son émission, ils étaient bourrés d'ailleurs ! (rires) Et nous on les adorait, vraiment... J'aimais beaucoup les clips de l'époque de "Close To Me", mais je connaissais plus Pornography et tous leurs premiers disques. Ça serait vraiment te mentir que de dire qu'on est des fans des Cure mais ce sont des gens qu'on a toujours aimés. Et j'ai toujours trouvé Robert Smith extrêmement intelligent, c'est vraiment un génie ce mec-là. On n'écoute pas la musique des Cure aujourd'hui à la maison, mais j'ai grandi avec et quand on allait dans les clubs, dans les concerts, la musique des Cure était partout.

Vous avez eu l'occasion de les voir sur scène ?
Lionel : Non, jamais, il paraît que c'est génial.

Oui, oui c'est toujours bien. Robert Smith a 65 ans mais il a encore sa voix d'adolescent un peu torturé...
On m'a dit qu'ils faisaient des concerts très longs...

Robert Smith a été marqué par un concert de Bowie en 72 à Londres qui n'avait duré que 50 minutes, sans rappel. Et donc après quand il a commencé à faire de la musique il s'est dit "Je vais en donner aux gens pour leur argent". Et maintenant il veut contenter tout le monde, les fans de la première heure et ceux du dernier album ou des tubes, et donc The Cure se lance dans des concerts marathons de 2h30, voire plus, mais ça ne paraît pas long.
Lionel : Ah ok, ça c'est super.
Marie : Et il y a toujours Richard Bellia qui fait des photos d'eux, non ?

Oui, Richard Bellia fait toujours des photos d'eux. D'ailleurs je l'ai interviewé pour mon livre et il y aura sans doute des photos de lui dans le bouquin.
Lionel : Ah, c'est cool ça !

Pour terminer l'interview, deux petites questions... Vous avez des titres fétiches sur votre nouvel album ?
Lionel : Houla, non, je sais pas moi...
Marie : C'est une question difficile, mais moi j'aime beaucoup "J'adore le monde", le titre tourne en boucle dans ma tête.
Lionel : Ouais, moi aussi je suis fan de "J'adore le monde", il y a aussi "Tu viens Marie ?" que j'apprécie particulièrement. Mais je les aime toutes nos chansons, c'est difficile pour nous de faire un choix !

Et pour conclure, vous pouvez parler de ce que vous écoutez en ce moment ?
Lionel : Houla, qu'est-ce qu'on écoute en ce moment ?
Marie : En ce moment, je lance une application radio où tu as une mappemonde, et tu choisis un pays, une période, un genre, et ça te met de la musique en fonction de ces critères. Et donc voilà, ces temps-ci j'aime bien choisir "Turquie", "fin des années 70" ou "Iran", entre autres.
Lionel : Donc à la maison, on écoute vachement de musique iranienne et libanaise. Cette appli permet de découvrir plein de titres, et après tu peux chopper les albums dont ils sont extraits et découvrir des tonnes de choses. Et sinon moi j'ai réécouté des vieux trucs, des disques des Cramps et des Runaways, ces périodes-là. Après, dans les groupes plus récents et qu'on écoute assez souvent, on est toujours fans des Sleaford Mods.

Toutes les dates de la tournée 2025 des Limiñanas sont ici...



Une interview des Limiñanas à propos de l'album De Pelicula (itw faite lors du festival Levitation France fin septembre 2021) est à lire ici...



Liens : theliminanas.bandcamp.com/album/faded, www.facebook.com/theliminanas, www.theliminanas.com, www.instagram.com/the_liminanas...



Une interview de L'Epée (The Limiñanas + Emmanuelle Seigner + Anton Newcombe de The Brian Jonestown Massacre), réalisée à Levitation France le 21 septembre 2019, est à lire ici...



Photos : Titouan Massé (1 et 3, www.titouanmassephoto.com) et Mathieu Zazzo (2, 4, 5, 6 et 7, pascoandco.com/portfolio-item/mathieu-zazzo-portraits).


Bertrand Belin : les dernières chroniques concerts

Interview de Bertrand Belin dans le cadre de la sortie de l'album Watt (3 octobre 2025) en concert

Interview de Bertrand Belin dans le cadre de la sortie de l'album Watt (3 octobre 2025) par Pierre Andrieu
Les Vinzelles, Volvic, le 09/02/2026
"ESSAYER DE FAIRE MIEUX, C'EST QUAND MÊME LA MOINDRE DES CHOSES IL ME SEMBLE... "Rencontré le 26 septembre en fin d'après-midi aux Vinzelles, Bertrand Belin a accepté de... La suite

Bertrand Belin - rencontre/dédicace autour du livre La Figure + mini concert acoustique en concert

Bertrand Belin - rencontre/dédicace autour du livre La Figure + mini concert acoustique par Pierre Andrieu
Les Vinzelles, Volvic, le 26/09/2025
Après deux annulations pour des raisons indépendantes de la volonté de Bertrand Belin, l'auteur de La Figure a enfin pu venir présenter son très émouvant dernier livre lors... La suite

Bertrand Belin en concert

Bertrand Belin par Sébastien Lopez
Cité de la musique, Paris , le 07/02/2024
En deux heures et quelques 17 titres, le dandy breton Bertrand Belin a embarqué le public de la Cité de la Musique dans son univers empreint de poésie et de musique... La suite

Bertrand Belin, Uzi Freyja (Festival Au Large) en concert

Bertrand Belin, Uzi Freyja (Festival Au Large) par Pirlouiiiit
Théâtre Silvain, Marseille, le 30/06/2023
Pfff ... ce soir encore il n'y avait que l'embarras du choix ... Catalogue et No Jazz Quartet au Leda Atomica Musique (pour la clôture de la saison - voir la chronique de VV par... La suite

Jon Spencer : les dernières chroniques concerts

Jon Spencer - Sasha Vaughan en concert

Jon Spencer - Sasha Vaughan par Fred Boyer
Le Makeda - Marseille, le 09/11/2025
Message de Bison Futé : 9 novembre 2025 : 10h00 du matinBonjour, aujourd'hui dimanche, contre toute attente, attendez-vous à des bouchons au niveau du 103 rue Ferrari dans le... La suite

Jon Spencer And The Hit Makers en concert

Jon Spencer And The Hit Makers par lol
La Maroquinerie, Paris, le 04/06/2025
Ce n'est pas avec le Blues Explosion mais avec les Hit Makers que Jon Spencer se présentait sur la scène de la Maroquinerie en ce début de mois de juin. C'est donc une... La suite

Jon Spencer And The Hitmakers + Boring Girl en concert

Jon Spencer And The Hitmakers + Boring Girl par Fred Boyer
Rockstore, Montpellier, le 12/11/2022
Et c'est reparti pour un petit shoot de rock'n'roll avec tonton Jon Spencer et son plus si nouveau groupe The Hitmakers. Vu au début comme un des multiples "side project" du... La suite

Jon Spencer And The Hit Makers, Tramhaus, Stuffed Foxes (Festival Les Indisciplinées 2022) en concert

Jon Spencer And The Hit Makers, Tramhaus, Stuffed Foxes (Festival Les Indisciplinées 2022) par Stephane Vidroc
L'Hydrophone, Lorient, le 03/11/2022
Le rendez-vous automnal "Les Indisciplinées", dans le pays de Lorient, est l'occasion - fort appréciable en cette morne et triste saison - des retrouvailles et des... La suite

Primal Scream : les dernières chroniques concerts

Primal Scream (Festival Art Rock 2019) en concert

Primal Scream (Festival Art Rock 2019) par Ludmilla
Saint-Brieuc, le 08/06/2019
Bobby Gillespie en arrivant sur la scène de Poulain Corbion annonce la couleur du rock'n'roll : le chanteur de Primal Scream est monochrome de la tête aux pieds,... La suite

Primal Scream (This Is Not A Love Song Festival 2017) en concert

Primal Scream (This Is Not A Love Song Festival 2017) par Pierre Andrieu
Paloma, Nîmes, le 10/06/2017
Samedi 10 juin 2017, juste après 23 heures, on approche de la fin de la deuxième soirée au This Is Not A Love Song Festival, et Bobby Gillespie déboule sur la grande scène... La suite

Primal Scream + The Icarus Line en concert

Primal Scream + The Icarus Line par Pierre Andrieu
La Cigale, Paris, le 14/11/2013
Jeudi 14 novembre 2013, le groupe anglais Primal Scream vient présenter son nouvel album More Light au public français... Le concert a lieu à La Cigale, à Paris, devant... La suite

The Liminanas : les dernières chroniques concerts

Interview de Bertrand Belin dans le cadre de la sortie de l'album Watt (3 octobre 2025) en concert

Interview de Bertrand Belin dans le cadre de la sortie de l'album Watt (3 octobre 2025) par Pierre Andrieu
Les Vinzelles, Volvic, le 09/02/2026
"ESSAYER DE FAIRE MIEUX, C'EST QUAND MÊME LA MOINDRE DES CHOSES IL ME SEMBLE... "Rencontré le 26 septembre en fin d'après-midi aux Vinzelles, Bertrand Belin a accepté de... La suite

the Liminanas + David Shaw & The Beat (the Echo festival) en concert

the Liminanas + David Shaw & The Beat (the Echo festival) par GammaGT feat. JBL
Espace Julien, Marseille, le 23/05/2025
David Shaw & The Beat est malheureusement passé à la trappe de mon spectre auditif, je suis restée un peu trainer à l'apéro après les excellentes et émouvantes Erotic Market... La suite

Liminanas, Social Dance en concert

Liminanas, Social Dance par Lb Photographie
Yeah Are Family #4 - Gigondas, le 15/09/2023
On ne sait pas jusqu'où ira, ni quand s'arrêtera l'histoire, mais celle des Liminanas ressemble jusqu'ici à un conte de fées pour Marie et Lionel, couple à la scène comme à... La suite

Bertrand Belin + Chateau Forte (Festival Avec le Temps) en concert

Bertrand Belin + Chateau Forte (Festival Avec le Temps) par Pirlouiiiit
Espace Julien, Marseille, le 18/03/2023
Cette année j'ai vu le moment où je n'allais assisté à aucun concert du pourtant très riche et varié festival Avec le Temps. Pas mal de trucs que j'aurais bien aimé... La suite